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Montfort AJPM

 

Ad Jesum per Mariam

Gilbert Chevalier, aveugle (vendéen), compositeur-interprète, a mis en musique, depuis les années 80 jusqu'à ce jour, l'intégralité des cantiques de St Louis-Marie Grignion de Montfort (environ 200), et ce, sur plusieurs airs (environ un millier), cantiques que lui-même chante et joue, toujours en continu ; vous en trouverez ici plusieurs échantillons avec d'autres cantiques (Ave Maria, Stes Thérèse & Jeanne d'Arc, etc)

Sur le Blog Montfort AJPM, vous trouverez les indications nécessaires pour télécharger les cantiques et suivre les nouvelles parutions au jour le jour.

-- CD en ventes ici : www.montfort.kingeshop.com --

AJPM61 : Noël des enfants de Marie (extrait d'un cantique de St L-M de Montfort)

AJPM62 : La Flagellation (extrait d'un cantique de St L-M de Montfort)

Extrait de la plage 7 du CD "Noëls".

Extrait de la plage 2 du CD I "La Croix".

1-Allons tous dans le Prétoire,
Le cœur touché de douleur,
Contempler le Roi de gloire
Maltraité comme un voleur.


2-Quatre bourreaux pleins de rage,
Comme des loups ravissants,
Lui tirent avec outrage
Tous ses pauvres vêtements.


3-Cette insolente canaille,
Ayant dépouillé Jésus,
S’en divertit et s’en raille
Pour le rendre plus confus.


4-On le garrotte, on le lie
Contre un infâme poteau.
On lui dit par moquerie :
Le voyez-vous ? Qu’il est beau !


5-L’un a des cordes nouées,
L’autre a des chaînes de fer,
Et tous ont les mains armées
Comme des démons d’enfer.


6-O chose très étonnante !
Cette troupe de soldats
Sur cette chair innocente
Décharge à grands tours de bras.


7-Ils le couvrent de blessures
Et le déchirent de coups,
On ne voit que meurtrissures,
Que cicatrices, que trous.


8-Il n’en peut plus, ce bon Maître,
Son Sang coule par ruisseaux !
Et ses os se font paraître,
Sa chair tombant par lambeaux.


9-Hélas ! il est de faiblesse
Tombé dans son propre Sang,
Et cependant on ne cesse
De battre cet innocent.


10-O bourreaux impitoyables,
Arrêtez votre courroux ;
C’est nous qui sommes coupables,
Frappez donc plutôt sur nous.


11-Considérez qu’il endure
Cet effroyable tourment
Sans qu’il s’en plaigne ou murmure,
Tant son amour est ardent.


12-O Souveraine Clémence,
Voyez Jésus, votre Fils !
Arrêtez votre vengeance,
Ou que nous soyons punis.


13-Les bourreaux, de défaillance,
Ne peuvent plus le frapper,
Mais par son amour immense
Il n’est pas las d’endurer.


14-Pécheurs, ce sont nos offenses
Et nos sensualités
Qui causent tant de souffrances
A cet objet de pitié.


15-Viens-t’en, pécheur impudique,
Considérer la douleur
Que tu causes au Fils unique
Du Souverain Créateur.


16-Viens dans le Sang de ses veines
Rencontrer ta guérison,
Et n’augmente pas ses peines
En suivant ta passion.


17-Faisons, faisons pénitence,
Pleurons ces maux nuit et jour,
Usons de reconnaissance,
Rendant amour pour amour.


18-O Sauveur tout débonnaire,
Par ce corps meurtri de coups,
Apaisez votre colère
Et nous pardonnez à tous !

1- Chers enfants de Marie,
Bénissez le Seigneur
De ce qu’il l’a remplie
De grâce et de douceur.
Elle vient d’enfanter ce Seigneur adorable ;
Allons tous l’en féliciter,
Allons humblement visiter
Cette Mère admirable.

2- Ô Vierge merveilleuse,
Ô prodige étonnant,
Ô Mère bienheureuse,
Votre bonheur est grand ;
Le nôtre l’est aussi, vous nous donnez la vie,
Puisque vous brisez tous nos liens,
Vous nous comblez de mille biens.
Que vous soyez bénie !

3- Enfin les prophéties
De l’Ancien Testament
Se trouvent accomplies
Dans votre enfantement.
Le ciel reçoit par vous une gloire nouvelle,
Vous brisez la tête au démon,
Et vous obtenez le pardon
Au pécheur infidèle.

4- Vous seule avez pu faire,
Par un consentement,
Ce que toute la terre
Désirait ardemment.
Qu’on rende à votre foi honneur, gloire et louange !
Ce Sauveur ne nous est venu
Que parce que vous avez cru
La parole d’un ange.

5- Que vous êtes charmante
Dans votre pureté !
Que vous êtes puissante
Dans votre humilité !
Vous avez ravi Dieu, vous l’avez fait descendre :
Attiré par votre beauté,
Il a pris notre humanité,
Il n’a pu s’en défendre.

6- Par vous, puissante Reine,
Dieu vient dans ces bas lieux,
Et la nature humaine
S’élève jusqu’aux cieux.
Ô miracle étonnant ! Dieu devient notre frère,
Vous formez votre Créateur,
Vous enfantez votre Sauveur,
Et votre propre Père.

7- Ce Monarque suprême
S’est montré vraiment grand
En faisant de vous-même
Son chef-d’œuvre excellent.
Tout est mystère en vous, mais un très grand mystère :
Vous enfantez, mais sans douleur,
Vous engendrez, avec l’honneur
De rester vierge et mère.

8- Jésus aime l’étable
Mais surtout votre Cœur :
C’est son lit agréable,
C’est son palais d’honneur.
Il fait de votre sein son plus glorieux trône :
C’est là qu’il fait voir ses grandeurs,
C’est là qu’il pardonne aux pécheurs,
C’est là qu’il fait l’aumône !

9- Recevez les caresses
Que vous fait cet Enfant,
Recevez ses tendresses
Pour nos remerciements.
Heureux est votre sein, Vierge pure et fidèle,
D’avoir compris l’immensité,
D’avoir nourri, d’avoir porté
La Sagesse éternelle !

AJPM63 : L'école du Saint-Sacrement (extrait d'un cantique de St L-M de Montfort)

AJPM64 : Les excès amoureux du Cœur de Jésus (1) : extrait d'un cantique de St L-M de Montfort

Extrait de la plage 3 du CD "Le Saint Sacrement".

Extrait de la plage 3 du CD I "Le Sacré-Cœur".

1- Pénétrons jusqu’au fond du temple,
Entrons dans ce Cœur merveilleux,
Afin d’aimer à son exemple,
Voyons ses excès amoureux.


2- Voyons dans le sein de Marie
Ce petit Cœur qui n’est que feu,
Qui, plein du Saint-Esprit, s’écrie :

«Amour, amour, amour de Dieu.

3- «Mon Cœur est prêt, mon Dieu, mon Père,
À faire votre Volonté ;
Ici dans le sein de ma Mère
Je m’y soumets en vérité.


4- «Je vous adore et je vous aime,
Me voilà, disposez de moi,
Je place au milieu de moi-même
Et votre croix et votre loi.

 

5- «Vous me faites voir à cette heure
Qu’il faut que j’embrasse la Croix,
Et qu’il faut même que j’y meure,
Je le veux, mon Dieu, c’est mon choix.


6- «Quoi, les hommes perdraient la vie ?
Mon amour ne peut le souffrir,
Je veux mourir, je meurs d’envie
Pour les empêcher de périr.


7- «Ma Mère, vous m’êtes très chère ;
Je vous comble de mes faveurs,
Afin que vous soyez la mère
Et le refuge des pécheurs.
»

8- Ce Cœur dans l’amour qui le presse
Va trouver Jean son Précurseur,
Il remplit son Cœur d’allégresse,
De sa grâce et de sa douceur.

 

9- Il nous fait voir dès son enfance
Les excès de sa charité
Par les excès de sa souffrance
Et de sa grande pauvreté.


10- Dans son étable tout nous prêche
Que son Cœur est très amoureux,
Qu’il est si pauvre en cette crèche,
Qu’il semble en être malheureux.


11- L’amour fait que ce Cœur soupire,
Car il lui tarde de mourir,
Il court se faire circoncire
Pour donner son sang et souffrir.


12- Au temple, le voilà victime ;
Il calme Dieu dans son courroux,
Il lui rend un honneur sublime,
Il s’offre tout entier pour nous.

 

13- S’il fuit, la charité le presse,
Il nous cherche, il veut nous trouver,
Il cache sous cette faiblesse
L’ardeur qu’il a pour nous sauver.


14- Que ce Cœur est doux et traitable !
Il converse avec les enfants ;
Qu’il est affable et charitable,
Que ses attraits sont triomphants !


15- Pour nous obtenir la victoire,
Il se soumet à ses parents ;
Pour nous faire éclater en gloire,
Il se cache pendant trente ans.


16- Ce Cœur court où l’amour l’entraîne,
Il veut nous trouver à la fin,
Il est faible, il est hors d’haleine,
Il est fatigué du chemin.

 

17- Il s’assit près d’une fontaine,
Non pas afin de s’épargner,
Mais c’est pour la Samaritaine
Qu’il veut sauver, qu’il veut gagner.


18- Avec quelle adresse et sagesse
Ce Cœur plein de bénignité
Gagne-t-il cette pécheresse !
C’est un miracle en charité.


19- C’est par la douceur souveraine
De son Cœur si tendre et si doux
Qu’il convertit la Madeleine
Et qu’il la défend contre tous.


20- Admirons la douce manière
Avec laquelle sans rigueurs
Il sauve la femme adultère
Des mains de ses accusateurs.

 

21- Le voyez-vous qui s’humilie
Aux pieds du malheureux Judas,
Son Cœur lui dit, son Cœur lui crie :
« Mon ami, ne te damne pas ».


22- Il soupire, il verse des larmes,
Et Judas n’en est pas ému,
Ô Cœur tendre, ô Cœur plein de charmes,
Vraiment vous n’êtes point connu !


23- L’amour qui lui ravit la vie
Le fait survivre après sa mort,
Il se met dans l’Eucharistie.
Ô Cœur, que votre amour est fort !


24- Dans un jardin, il pleure, il crie,
Il combat contre lui pour nous,
Il est réduit à l’agonie,
Il est accablé sous nos coups.

 

25- Il ne pleure pas sur lui-même
Quoique son Sang coule à ruisseaux,
Comme ce Sacré-Cœur nous aime,
Il ne peut supporter nos maux.


26- Son Cœur dans ce combat terrible
Surmonte tout par un effort,
C’est pour nous seuls qu’il est sensible,
Il se lève, il court à la mort.


27- On le traîne à la boucherie,
Mais comme un agneau sans bêler ;
On le traite avec barbarie,
Mais sans se plaindre et sans parler.


28- Hélas ! on le prend, on le lie,
On l’accable de mille coups,
On le cloue, on le crucifie,
Son Cœur est toujours aussi doux.

 

29- Il compte pour rien sa souffrance
Ni tous les maux qu’il a reçus,
Son Cœur plein d’un amour immense
Dit : « Frappez, frappez encor plus.


30- « Je suis content que l’on m’assomme,
Que tout mon Sang soit répandu,
Pourvu que l’on pardonne à l’homme,
Pourvu qu’il ne soit pas perdu ».


31- Voyez comme ce Cœur ramasse
Son peu de force et de vigueur,
Ce n’est que pour obtenir grâce
Pour ses bourreaux et le pécheur.


32- Ce Cœur dit plus haut que sa bouche :
« Ô mon Père, pardonnez-leur,
Par là, comme leur mal me touche,
Vous diminuerez ma douleur ».

 

33- À la fin, ce Cœur perd la vie,
Ou plutôt il ne la perd pas,
Puisqu’encore il est plein d’envie
De souffrir après le trépas.


34- Son Père exauce sa prière,
Voilà qu’on perce son côté
Duquel il sort une rivière
D’eau, de Sang et de charité.


35- Enfin, la fournaise est ouverte,
Enfin, ce grand Cœur est ouvert ;
Enfin, la cause est découverte
Pourquoi Jésus a tant souffert.


36- En le perçant on le soulage,
Car le feu dévorant ce Cœur,
La lance lui fait un passage
Pour se rendre au cœur du pécheur.


37- C’est par cette bouche sanglante
Qu’il dit, depuis plusieurs cent ans,
D’une voix mourante et vivante,
Des mots qu’à peine je comprends.

1a-Oh ! que le Saint-Sacrement
Est une bonne école
Pour apprendre en peu de temps,
Sans art et sans parole,
La vraie science des vertus,
La divine Sagesse !


1b-Le docteur, c’est le très doux Jésus, (bis)
Il y prêche sans cesse. (bis)

 


2a-C’est un Maître sans pareil,
Il éclaire notre âme,
Et comme un divin soleil
Il l’échauffe et l’enflamme ;


2b-Dans ce mystère il se fait
Notre saint exemplaire,
Pratiquant jour et nuit en secret (bis)
Ce qu’il enseigne à faire. (bis)

 


3a-Lorsqu’il descend sur l’autel,
C’est par obéissance,
La voix d’un homme mortel
L’y met sans résistance.


3b-C’est là que son Sacré-Cœur
Brûle d’un très grand zèle,
Il y vient pour sauver le pécheur, (bis)
Il l’excite, il l’appelle. (bis)


4-L’amour de l’humilité
L’attire de la gloire,
Pour cacher sa majesté
Dans un pauvre ciboire ;
C’est là qu’il nous fait à tous
Sa leçon ordinaire :
« Apprenez que je suis humble et doux,
Un Agneau débonnaire. »


5-Quoique souvent le pécheur,
Par son immodestie,
Vienne insulter sa grandeur
Dedans l’Eucharistie,
On ne peut pas concevoir
Quelle est sa patience :
Son Saint Cœur souffre tout sans vouloir
En tirer la vengeance.


6-C’est là qu’il est en tout temps
Mort aux choses du monde,
Sans usage de ses sens,
Dans une paix profonde.
Son Cœur est plein de douceur,
C’est sa vertu très chère,
Supportant le pécheur sans aigreur,
Sans se mettre en colère.


7-Ce mystère est tout d’amour,
Ou plutôt l’amour même,
Jésus s’y tient nuit et jour,
Pour montrer qu’il nous aime.
Comme un très fidèle ami,
Sans cesse il nous y prie
De l’aimer, d’aller chercher en lui
La véritable vie.


8-Quel est son amour pour Dieu ?
Il n’a point de limite,
Puisqu’il l’aime dans ce lieu
Autant qu’il le mérite.
Enfin toutes les vertus
Ont pour leur source unique
Le Saint Cœur de l’aimable Jésus,
Lui seul les communique.


9-Chers amis, visitons tous
Ce monarque suprême,
Puisqu’il veut rester chez nous
Pour montrer qu’il nous aime.
Nous apprendrons des secrets
Pour avoir la victoire,
Des moyens de devenir parfaits
Et d’acquérir la gloire.


10-O Jésus, éclairez-nous,
O Lumière infinie !
On ne peut trouver qu’en vous
Les paroles de vie.
Formez en nous vos vertus
Et votre vive image,
Notre cœur ne résistera plus
A ce divin ouvrage.

AJPM66 : Regina Cœli (extrait d'un cantique de St L-M de Montfort)

AJPM65 : Le dévot esclave de Jésus en Marie (3) (extrait d'un cantique de St L-M de Montfort)

lien de téléchargement

Extrait de la plage 3 du CD II "La Sainte Vierge III-IV".

Extrait de la plage 4 du CD I "La Sainte Vierge I-II".

Le dévot esclave de Jésus en Marie (paroles en PDF)
86 ko
Le_devot_esclave_de_Jesus_en_Marie_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

1-Très grande Reine des cieux,
Que votre Cœur amoureux
Ne soit plus dans la tristesse,
Qu’il tressaille d’allégresse :
Jésus est ressuscité,
O très douce vérité !
Chantons tous : Alleluia !
Et puis : Ave Maria !
Alleluia !

2-Nos péchés sont effacés,
Les démons sont terrassés,
Jésus revêtu de gloire
A sur eux tous la victoire ;
Ces orgueilleux sont à bas,
Ils n’en relèveront pas.
Chantons tous : Alleluia !
Et puis : Ave Maria !
Alleluia !

3-Il a fermé les enfers,
Tiré nos pères des fers,
Ouvert la gloire éternelle,
Fait la paix universelle ;
Enfin Jésus est vainqueur
Pour le salut du pécheur.
Chantons tous : Alleluia !
Et puis : Ave Maria !
Alleluia !

4-O Mère du bel amour,
Tressaillez d’aise en ce jour !
Que les anges, que les hommes
Et nous tous tels que nous sommes,
Répondent tous tour à tour
En solennisant ce jour :
Chantons tous : Alleluia !
Et puis : Ave Maria !
Alleluia !

5-O digne Mère de Dieu
Que tous vous louent en tous lieux !
O Vierge très glorieuse,
O mille fois bienheureuse,
D’avoir vous-même porté
Ce grand Roi de majesté.
Chantons tous : Alleluia !
Et puis : Ave Maria !
Alleluia !

6-Obtenez-nous de Jésus
Part à toutes ses vertus,
Part à sa nouvelle vie,
Afin qu’un chacun publie
Dans toute l’éternité :
Jésus est ressuscité !
Chantons tous : Alleluia !
Et puis : Ave Maria !
Alleluia !

AJPM67 : Plaintes des âmes du Purgatoire (extrait d'un cantique de St L-M de Montfort)

AJPM68 : Laudate pueri (cantique de St L-M de Montfort)

Plage 7 du CD "Dieu".

Extrait de la plage 2 du CD "Le Purgatoire".

1- Mon âme, chantons souvent
Un cantique agréable,
Louons le Dieu tout-puissant
Et son Nom ineffable :
Qu'un chacun loue éternellement
Ce Nom suradorable.

2-Son Nom est digne d'honneur
Sur la terre et sur l'onde,
Car il surpasse en grandeur
Toute nation du monde :
Il s'étend sur les cieux en hauteur,
Sa gloire est sans seconde.

3-Que peut trouver de pareil
Ce grand Dieu, notre Père ?
Il règne avec appareil
Au ciel, dans la lumière ;
Cependant il voit d'un très bon œil,
Ici-bas, la poussière.

4-Oh ! qu'il est bon en tout temps
Envers sa créature !
Il tire les indigents
Du milieu de l'ordure,
Les rendant des princes tout-puissants :
O bonté sans mesure !

5-Ce grand Dieu de majesté
Entretient le pupille,
Donne la fécondité
A la femme stérile,
Il soutient dans son infirmité
Le faible et le débile.

6-Oui, tous d'un accord mutuel,
Aimons ce Dieu suprême :
Soit gloire au Père éternel,
Gloire au Fils tout de même,
Tout honneur à l'Esprit immortel,
Qu'on l'adore et qu'on l'aime.

1-Mortels, écoutez-nous,
Écoutez-nous, chers frères,
Nous soupirons vers vous
Du fond de nos misères.
Hélas ! que nous souffrons !
Qui le pourrait comprendre ?
Nous pleurons, nous crions
Sans qu’on nous veuille entendre.


R./O notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l’a porté,
Oh ! calmez sa colère.


2-Nous sommes vos parents,
Vos pères et vos mères,
Vos amis, vos enfants,
Vos propres sœurs et frères :
Si l’amour ou le sang
Ne vous rend insensibles,
Soulagez maintenant
Nos souffrances terribles.


3-Nous sommes dans un lieu
Infect et sans lumière,
Nous couchons dans le feu
D’un Dieu tout en colère ;
Les démons, nos bourreaux,
Nous brûlent, nous accablent
Et nous font mille maux
Qui sont inexplicables.


4-Les feux sont très actifs
Dans ce lieu de torture,
Les vôtres, les plus vifs,
N’en sont que la peinture.
C’est un feu dévorant
Qui pénétrant notre âme
La dévore et la rend
Un charbon tout de flamme.


5-Quel mal d’offenser Dieu
Et quelle erreur de croire
Que d’aller c’est bien peu
Brûler en Purgatoire !
Point de péché petit,
Point de faute légère,
Puisque Dieu les punit
Avec tant de colère.


6-Un Dieu saint et puissant
Forme notre supplice,
Nous sentons le pesant
De toute sa justice.
Il est vrai, nous l’aimons
Comme notre bon Père,
Mais nous le ressentons
Comme un juge sévère.


7-Hélas ! Seigneur très doux,
Vous nous êtes contraire.
Ah ! quand vous verrons-nous,
Notre Dieu, notre Père !
Que dans votre beauté
Vous nous semblez aimable !
Que notre iniquité
Vous rend épouvantable !


8-Père, vous nous aimez
Comme enfants véritables,
Et vous nous oubliez
Comme des misérables.
O Dieu de charité,
Pardon, miséricorde !
O Dieu plein de bonté,
Faites miséricorde !


9-Très aimable Jésus,
Apaisez votre Père.
Ne nous aimez-vous plus,
Dans ce lieu de colère ?
Nous vous coûtons si cher,
Aimez votre héritage,
Venez nous délivrer,
Achevez votre ouvrage !


10-Pouvez-vous bien nous voir
O notre bonne Mère,
Sans que vous émouvoir
Puisse notre misère ?
Nous soupirons vers vous
Dans nos douleurs cruelles.
Venez secourez-nous
O douceur maternelle !


11-Voulez-vous point aussi,
Habitants de la terre,
Nous oublier ici
Et nous faire la guerre ?
Ayez pitié de nous,
Chers amis charitables,
Nous vous en prions tous
Par nos cris lamentables.


12-Si vous nous délivrez
Ou donnez assistance,
Vous nous éprouverez
Pleins de reconnaissance,
Car, ayant eu par vous
Une entière victoire,
Nous nous emploierons tous
Pour vous mettre en la gloire.


13-Si des biens très petits,
Un verre d’eau qu’on donne,
Ont devant Dieu leur prix,
Leur gloire et leur couronne,
Quel grand prix, ô mon Dieu,
Recevra votre aumône,
Si, pour un lit de feu,
Vous nous donnez un trône.


14-Si vous n’écoutez pas
Notre juste demande,
Le Seigneur ici-bas
Fera qu’on vous le rende.
On vous mesurera
A la même mesure,
On vous délaissera
Dans ce lieu de torture.

AJPM69 : Litanies du Précieux-Sang

AJPM70 : Prière au saint Patron

Seigneur, ayez pitié de nous.
Ô Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,
Esprit-Saint Consolateur qui êtes Dieu,
Trinité sainte qui êtes un seul Dieu,
Sang du Christ, Fils unique du Père éternel, sauvez-nous.
Sang du Christ, Verbe de Dieu incarné,
Sang du Christ, de la nouvelle et éternelle alliance,
Sang du Christ, ruisselant jusqu’à terre pendant l’agonie,
Sang du Christ, jailli sous la flagellation,
Sang du Christ, répandu au couronnement d’épines,
Sang du Christ, versé sur la Croix,
Sang du Christ, prix de notre salut,
Sang du Christ, sans lequel il n’y a pas de pardon,
Sang du Christ, qui désaltérez et purifiez les âmes dans l’Eucharistie,
Sang du Christ, fleuve de miséricorde,
Sang du Christ, vainqueur des démons,
Sang du Christ, force des martyrs,
Sang du Christ, vigueur des confesseurs,
Sang du Christ, qui suscitez les vierges,
Sang du Christ, fermeté de ceux qui sont dans l’épreuve,
Sang du Christ, soulagement de ceux qui peinent,
Sang du Christ, consolation dans les larmes,
Sang du Christ, espérance des pénitents,
Sang du Christ, réconfort des mourants,
Sang du Christ, paix et douceur des cœurs,
Sang du Christ, gage de la vie éternelle,
Sang du Christ, délivrance des âmes du Purgatoire,
Sang du Christ, très digne de toute gloire et de tout honneur,
Agneau de Dieu, qui ôtez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui ôtez le péché du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui ôtez le péché du monde, ayez pitié de nous Seigneur.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
V. Vous nous avez racheté, Seigneur, au prix de votre Sang
R. Et vous avez fait de nous un royaume pour notre Dieu.

Prions :

    Dieu éternel et Tout-Puissant, vous avez donné au monde pour Rédempteur votre Fils unique et vous avez voulu vous laisser fléchir par son Sang, prix de notre salut ; accordez-nous de l’honorer si bien et de trouver en lui contre les maux de cette vie terrestre une si puissante défense, que nous goûtions dans les cieux la joie qui en est le fruit éternel ; par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur votre Fils qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

« Patron céleste,

dont je suis fier de porter le nom,

priez toujours pour moi auprès de Dieu.
Rendez ferme ma foi, fortifiez ma vertu, défendez-moi dans le combat,

afin que victorieux de l’ennemi mauvais, je mérite d’obtenir la gloire éternelle. Amen. »

AJPM72 : Souvenez-vous (Cantique de St L-M de Montfort)

AJPM71 : Ave Maria de Lourdes & Fatima (1) : instrumental pour 48 couplets

I- GRANDEUR ET BONTÉ DE MARIE

1- Reine de Victoire,
    Que nos chants joyeux
    Chantent votre gloire
    Au plus haut des Cieux.

R./ Ave, ave, ave Maria !
    Ave, ave, ave Maria !


2- Tous les chœurs des anges
    Et tous les élus,
    Disent vos louanges,
    Mère de Jésus.

3- La Majesté même
    Est à vos genoux :
    Dieu, le Roi suprême
    Naît enfant de vous.

4- Votre nom sublime
    De Mère de Dieu,
    Console et ranime
    Nos cœurs en tout lieu.

5- Sous votre couronne,
    Au divin séjour,
    Votre front rayonne
    Des splendeurs du jour.

6- Et sur notre terre,
    Des hauteurs des Cieux,
    Vous daignez, ô Mère,
    Abaisser les yeux.

7- Vous séchez nos larmes
    Vous charmez nos cœurs,
    Et de nos alarmes
    Calmez les douleurs.

8- La divine grâce,
    Passe par vos mains :
    Sa clarté nous trace
    Les sentiers divins.

9- Celui qui vous prie,
    Mère du Sauveur,
    Retrouve la vie,
    La paix, le bonheur.

10- Soyez, ô Marie
    Jusqu’au dernier jour
    L’espoir de ma vie,
    Mon plus cher amour.

II- LE PÉCHEUR À MARIE

11- Ô Vierge Marie,
    Voici près de vous
    Un cœur qui vous prie
    Et tombe à genoux.

12- Écoutez la plainte
    D’un pauvre pécheur :
    Rendez, Vierge sainte,
    La paix à son cœur.

13- Je courais au crime
    Hélas ! sans frémir :
    J’allais dans l’abîme
    Tomber et périr !

14- J’aimais le calice
    Que m’offrait le mal ;
    J’errais au caprice
    D’un attrait fatal.

15- Du céleste Père
    Je crains le courroux :
    Ma grande misère
    Me conduit vers vous.

16- Le cœur d’une mère
    Est le plus aimant,
    C’est le sanctuaire
    Du vrai dévoûment.

17- Le vôtre, ô Marie,
    N’est que charité,
    Tendresse infinie
    Pour l’humanité.

18- L’immense richesse
    Des trésors divins,
    Sur terre sans cesse
    Tombe de vos mains.

19- Rendez à mon âme
    L’amour du Sauveur :
    Que sa pure flamme
    Embrase mon cœur !

20- Ô Vierge Marie,
    Dans vos bras puissants,
    Jusqu’à la Patrie
    Gardez vos enfants.

21- Vers vous ma prière
    Monte avec ferveur,
    Et de vous j’espère
    L’éternel bonheur.

III- DANS TOUS NOS COMBATS

22- Ô céleste Mère,
    Accueillez les chants
    Et l’humble prière
    De tous vos enfants.

23- Quand l’orage gronde
    Apaisez les flots ;
    De l’enfer, du monde,
    Brisez les complots.

24- Quand Dieu nous menace
    De ses coups vengeurs,
    Obtenez la grâce
    Des pauvres pécheurs.

25- Protégez sans cesse
    L’enfant au berceau,
    La faible vieillesse
    Qui touche au tombeau.

26- Donnez assistance
    Aux cœurs délaissés,
    Et la patience
    Aux pauvres blessés.

27- Pensez au Calvaire
    À Jésus mourant,
    Consolez la mère
    Pleurant son enfant.

28- De vos saintes flammes
    Brûlez notre cœur,
    Enivrez nos âmes
    De paix, de bonheur.

29- Ô Mère chérie,
    Donnez-nous l’espoir
    Après cette vie
    Au Ciel de vous voir.

30- À l’heure dernière
    Fermez-nous les yeux,
    Par votre prière
    Ouvrez-nous les Cieux.

IV- À LA REINE DES FRANCS

31- Vous êtes la Reine
    Du peuple des Francs :
    Vierge souveraine
    Ils sont vos enfants.

32- Un jour la Patrie
    En vos douces mains,
    Ô Vierge bénie
    Remit ses destins.

33- Devant votre image,
    Nos dévots aïeux
    Puisaient le courage
    Qui soutient les preux.

34- De vos sanctuaires,
    Le sol est fleuri :
    Ils gardent nos terres
    Contre l’ennemi.

35- De notre Patrie
    Vous fûtes toujours,
    Ô Vierge Marie,
    Le meilleur secours.

36- Sous votre bannière
    Nous irons joyeux,
    Sûrs que notre Mère
    Nous conduit aux Cieux.

37- De la douce France
    Conduisez les fils,
    Vierge d’espérance,
    Jusqu’au Paradis.

V- PROTECTRICE DES FAMILLES

38- Ô Vierge Marie,
    À ce nom si doux
    Mon âme ravie
    Chante devant vous.

39- Sur cette paroisse
    Versez vos faveurs :
    Que la foi s’accroisse
    Et garde les mœurs.

40- Donnez à l’enfance
    Sa belle pudeur,
    Avec l’innocence
    Qui charme les cœurs.

41- Donnez la sagesse
    Source du bonheur ;
    Et de la jeunesse
    Protégez l’honneur.

42- Donnez le courage
    Au père chrétien :
    Qu’il soit du jeune âge
    Le ferme soutien.

43- Donnez à la mère,
    Et la fermeté
    Et la force austère
    Et la sainteté.

44- À l’heure présente,
    Que notre ferveur
    Vous rende clémente
    Aux pauvres pécheurs.

45- Quand l’heure suprême
    Pour nous sonnera,
    Tout cœur qui vous aime
    Encor redira :

Version abrégée ici : plage 4 du CD IV "La Sainte Vierge"

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
[paroles en PDF]
100 ko
Les_15_mysteres_du_Rosaire_Ave_Maria_de_Lourdes_Fatima_.pdf

1-Souvenez-vous, Vierge Marie,
Que votre Cœur est si bénin,
Que c’est une chose inouïe
Qu’aucun vous ait prié en vain.


2-Non, personne avec confiance
N’a demandé votre faveur
Sans recevoir votre assistance,
Sans éprouver votre douceur.


3-Le cœur contrit, ô Vierge Mère,
J’ose invoquer votre saint nom,
Et malgré mes péchés j’espère
Avoir votre protection.


4-Montrez quelle est votre clémence
En m’obtenant de votre Fils
Le repentir et l’indulgence
Des grands péchés que j’ai commis.


5-De grâce, soyez-moi propice,
Que je ne sois point rebuté,
Car mes péchés et ma malice
Sont moindres que votre bonté.


6-Tenez-moi toujours compagnie,
Surmontez tous mes ennemis,
Afin qu’un jour dans l’autre vie
Nous soyons pour jamais unis.

AJPM74 : Chez nous, soyez Reine !

AJPM73 : Rénovation des vœux du baptême (Cantique attribué à St L-M de Montfort)

1-Nous avons votre image
Chez nous, sur nos autels ;
Et votre doux visage
Est un reflet du Ciel.


R./Chez nous, soyez Reine !
Nous sommes à vous !
Régnez en Souveraine
Chez nous, chez nous.
Soyez la Madone
Qu’on prie à genoux,
Qui sourit et pardonne
Chez nous, chez nous.


2-L’archange qui s’incline
Vous loue au nom du Ciel.
Donnez la paix divine
A notre cœur mortel.


3-Salut, brillante Étoile
Qui nous montrez les Cieux ;
Par vous Dieu se dévoile,
Jetez sur nous les yeux.


4-Votre front qui s’incline
Vers Dieu petit Enfant
De la grâce divine
Est tout resplendissant.


5-Et Jésus qui sommeille
S’abandonne en vos bras.
Il dort, mais son Cœur veille
Et nous parle tout bas.


6-Vous êtes notre Mère ;
Daignez à votre Fils,
Offrir l’humble prière
De vos enfants chéris.


7-Salut, ô Notre-Dame !
Nous voici devant vous,
Pour confier nos âmes
A votre Cœur si doux.


8-Bénissez nos prières,
Nos joies et nos douleurs.
Nous vous offrons, ô Mère,
Chacun de nos labeurs.


9-Exaucez-nous, Marie,
Accordez-nous la paix ;
Et sur notre patrie
Répandez vos bienfaits.


10-Gardez, ô Vierge pure,
O Cœur doux entre tous
Nos âmes sans souillure,
Nos cœurs vaillants et doux.


11-Dites à ceux qui peinent
Et souffrent sans savoir,
Combien lourde est la haine
Et combien doux l’espoir !


12-Soyez pour nous la Reine
De douce charité ;
Et bannissez la haine
De toute la cité.


13-Le soir quand les fatigues
Alourdissent nos corps
Gardez nos cœurs prodigues
D’amour pur et d’efforts.


14-Lorsque la nuit paisible
Nous invite au sommeil
Près de nous, invisible,
Restez jusqu’au réveil.


15-De vos mains maternelles,
Guidez-nous en chemin
Vers la vie éternelle
Et le bonheur sans fin.


16-A notre heure dernière
Accueillez dans les Cieux,
A la maison du Père
Notre retour joyeux.

1-Dans ce jour de réjouissance,
Joignons nos voix et nos cœurs :
Célébrons les grandeurs
De notre divine alliance.

2-Nous étions enfants de colère,
Tous condamnés comme Adam ;
Esclaves de Satan,
Dieu nous fait enfants de lumière.

3-Nous sommes la race choisie,
Nous sommes Prêtres et Rois,
Tous conquis par la Croix,
Appelés Saints dès cette vie.

4-Nous sommes tous enfants du Père,
Disciples de Jésus-Christ,
Temples du Saint-Esprit.
Oh ! quel honneur pour la poussière !

5- Tout le ciel est notre héritage,
La terre est trop peu pour nous :
Dieu même est tout à tous.
Peut-on avoir plus d’avantage ?

6-Connaissons donc notre excellence,
Ne rampons point ici-bas,
Ne nous y trompons pas :
Les biens n’y sont qu’en apparence.

7-Ayons la foi de l’Évangile,
Et non pas la foi des temps,
Qui damne tant de gens,
Par la pratique si facile.

8-Croyons sans voir, comme un fidèle ;
Faisons ce que nous croyons,
Afin que nous puissions
Voir tout dans la vie éternelle.

9-Combattons avec violence
Les ennemis du salut,
N’ayons point d’autre but
Que Dieu seul et sa récompense.

10-Observons sans aucun partage
Les Commandements de Dieu :
En tout temps, en tout lieu,
C’est là tout l’homme, dit le Sage.

11-Il ne faut, pour damner son âme,
Qu’être infidèle en un point ;
Ne nous partageons point,
Servons Dieu seul, quoiqu’on nous blâme.

12-Ne suivons pas le train des autres,
Car le grand nombre périt :
C’est le monde Antéchrist,
Ses amis ne sont pas les nôtres.

13-Suivons toujours la voie étroite,
Et fuyons les grands chemins :
Ce sont ceux des mondains.
Sans détourner, suivons la droite.

14-Ne prenons jamais pour méthode
L’esprit du siècle présent :
L’Apôtre nous défend
De nous conformer à la mode.

15-Promettons de changer de vie,
Commençons à vivre mieux :
Sans les œuvres, nos vœux
Ne seraient qu’une hypocrisie.  

16-Comme enfants de la sainte Église,
Soyons-lui toujours soumis
Et saintement unis ;
Anathème à qui s’en divise.

17-Ayant pris Jésus-Christ pour Maître,
Servons-le sans partager  
Et sans nous ménager ;
Faire autrement, c’est être un traître.

18-Jésus étant notre modèle,
Imitons bien ses vertus
Comme font les Élus,
Pour avoir sa gloire éternelle.

19-Étant notre Chef adorable,
Suivons tous ses mouvements,
Prenons ses sentiments,
Suivons sa conduite admirable.

20-Imitons la Vierge fidèle,
Elle est la Reine des Saints :
Offrons-nous par ses mains,
Et allons à Jésus par elle.

21-Courage, mes sœurs et mes frères,
Sauvons-nous tous de concert :
Malheur à qui se perd !
Entraidons-nous de nos prières.

22-Gardons nos promesses anciennes
Qui sont dans notre contrat ;
Le Seigneur, pour sa part,
Sera toujours fidèle aux siennes.

23-Chantons donc gloire à Dieu le Père,
Gloire au Sauveur Jésus-Christ,
La même au Saint-Esprit
Qui nous ont mis dans la lumière.

DIEU SEUL.

AJPM75 : Prière de la Médaille de St Benoît

AJPM76 : Marie au pied de la Croix (Cantique de St L-M de Montfort)

Version abrégée ici : plage 2 du CD V "Prières V-VI".

Les souffrances de la Sainte Vierge au pied de la Croix (paroles en PDF)
86 ko
Les_souffrances_de_la_Sainte_Vierge_au_pied_de_la_Croix_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

Que la sainte Croix soit ma lumière !
Que le Dragon ne soit point mon guide !
Retire-toi, Satan :
Ne me conseille jamais tes vanités.

Que la sainte Croix soit ma lumière !
Que le Dragon ne soit point mon guide !
Retire-toi, Satan :
Les breuvages que tu offres, c’est le mal,
Bois toi-même tes poisons.

Saint Benoît, priez pour nous.

AJPM77 : Appel de Jésus-Christ au pécheur (Cantique de St L-M de Montfort)

AJPM78 : Reine de Victoire (sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima)

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
[paroles en PDF]
100 ko
Les_15_mysteres_du_Rosaire_Ave_Maria_de_Lourdes_Fatima_.pdf

APPEL DE JÉSUS-CHRIST AU PÉCHEUR
POUR PROFITER DE LA MISSION

1-Que de grâces certaines
Le Seigneur donne ici !
Mais ne les rends pas vaines,
O pécheur endurci.

R./Quoi ! Dieu, qui t'aime tant,
Perdra-t-il son temps ?
Quoi ! Dieu, qui t'aime tant,
Perdra-t-il son Sang ?


2-En cette petite île
Dieu te cherche en ce temps.
Sois donc humble et docile
Et vraiment pénitent.

3-Si son amour extrême
Te touche en ce saint jour,
Réponds-lui que tu l'aimes
Par un très prompt retour.

4-C'est un Père très tendre,
C'est un bon médecin ;
Pécheur, il faut te rendre,
Ou bien périr sans fin.

5-A la voix qui t'appelle
N'endurcis pas ton cœur,
Ne te rends pas rebelle
A ce puissant Seigneur.

6-Choisis bien, je te prie,
Prends le mal ou le bien,
Prends la mort ou la vie,
Car Dieu veut tout ou rien !

7-Prends la paix ou la guerre,
Prends la foudre ou la Croix,
Prends le ciel ou la terre,
Car Dieu te met au choix.

8-Grand Dieu, quelle vengeance
Suivra tant de bienfaits,
Si par ta pénitence
Tu ne fais pas la paix !

9-Verse, verse des larmes,
Gémis du fond du cœur,
Dieu mettra bas les armes,
Et tu seras vainqueur !

10-En ce temps favorable,
Gagne la mission,
Dieu donne au plus coupable
Pleine rémission.

DIEU SEUL.

I- GRANDEUR ET BONTÉ DE MARIE

1- Reine de Victoire,
    Que nos chants joyeux
    Chantent votre gloire
    Au plus haut des Cieux.

R./ Ave, ave, ave Maria !
    Ave, ave, ave Maria !


2- Tous les chœurs des anges
    Et tous les élus,
    Disent vos louanges,
    Mère de Jésus.

3- La Majesté même
    Est à vos genoux :
    Dieu, le Roi suprême
    Naît enfant de vous.

4- Votre nom sublime
    De Mère de Dieu,
    Console et ranime
    Nos cœurs en tout lieu.

5- Sous votre couronne,
    Au divin séjour,
    Votre front rayonne
    Des splendeurs du jour.

6- Et sur notre terre,
    Des hauteurs des Cieux,
    Vous daignez, ô Mère,
    Abaisser les yeux.

7- Vous séchez nos larmes
    Vous charmez nos cœurs,
    Et de nos alarmes
    Calmez les douleurs.

8- La divine grâce,
    Passe par vos mains :
    Sa clarté nous trace
    Les sentiers divins.

9- Celui qui vous prie,
    Mère du Sauveur,
    Retrouve la vie,
    La paix, le bonheur.

10- Soyez, ô Marie
    Jusqu’au dernier jour
    L’espoir de ma vie,
    Mon plus cher amour.

II- LE PÉCHEUR À MARIE

11- Ô Vierge Marie,
    Voici près de vous
    Un cœur qui vous prie
    Et tombe à genoux.

12- Écoutez la plainte
    D’un pauvre pécheur :
    Rendez, Vierge sainte,
    La paix à son cœur.

13- Je courais au crime
    Hélas ! sans frémir :
    J’allais dans l’abîme
    Tomber et périr !

14- J’aimais le calice
    Que m’offrait le mal ;
    J’errais au caprice
    D’un attrait fatal.

15- Du céleste Père
    Je crains le courroux :
    Ma grande misère
    Me conduit vers vous.

16- Le cœur d’une mère
    Est le plus aimant,
    C’est le sanctuaire
    Du vrai dévoûment.

17- Le vôtre, ô Marie,
    N’est que charité,
    Tendresse infinie
    Pour l’humanité.

18- L’immense richesse
    Des trésors divins,
    Sur terre sans cesse
    Tombe de vos mains.

19- Rendez à mon âme
    L’amour du Sauveur :
    Que sa pure flamme
    Embrase mon cœur !

20- Ô Vierge Marie,
    Dans vos bras puissants,
    Jusqu’à la Patrie
    Gardez vos enfants.

21- Vers vous ma prière
    Monte avec ferveur,
    Et de vous j’espère
    L’éternel bonheur.

III- DANS TOUS NOS COMBATS

22- Ô céleste Mère,
    Accueillez les chants
    Et l’humble prière
    De tous vos enfants.

23- Quand l’orage gronde
    Apaisez les flots ;
    De l’enfer, du monde,
    Brisez les complots.

24- Quand Dieu nous menace
    De ses coups vengeurs,
    Obtenez la grâce
    Des pauvres pécheurs.

25- Protégez sans cesse
    L’enfant au berceau,
    La faible vieillesse
    Qui touche au tombeau.

26- Donnez assistance
    Aux cœurs délaissés,
    Et la patience
    Aux pauvres blessés.

27- Pensez au Calvaire
    À Jésus mourant,
    Consolez la mère
    Pleurant son enfant.

28- De vos saintes flammes
    Brûlez notre cœur,
    Enivrez nos âmes
    De paix, de bonheur.

29- Ô Mère chérie,
    Donnez-nous l’espoir
    Après cette vie
    Au Ciel de vous voir.

30- À l’heure dernière
    Fermez-nous les yeux,
    Par votre prière
    Ouvrez-nous les Cieux.

IV- LES MYSTÈRES DU ROSAIRE

31- De grâce remplie,
    Par l’ordre du Ciel,
    La Vierge Marie
    Conçoit l’Éternel.

32- Franchissez l’espace,
    Mère du Sauveur :
    Apportez la grâce
    Au saint Précurseur.

33- Dans une humble étable,
    Pauvre, abandonné,
    Pour l’homme coupable
    Jésus-Christ est né.

34- Docile et fervente,
    Au Dieu tout-puissant
    La Vierge présente
    Son très doux Enfant.

35- Cherchez, tendre Mère,
    Votre Fils perdu :
    Dans le sanctuaire
    Il vous est rendu.

36- Jésus agonise
    À Gethsémani,
    Et son Cœur se brise
    D’horreur et d’ennui.

37- Des bourreaux sauvages,
    Frappant jusqu’au sang,
    Abreuvent d’outrages
    Jésus innocent.

38- Au Maître suprême,
    Quel indigne affront !
    D’un vil diadème
    On couvre son front...

39- Suivons, ô mon âme,
    Le céleste Agneau,
    D’une croix infâme
    Portant le fardeau.

40- La sainte Victime,
    Expirant enfin,
    Lave notre crime
    Dans un Sang divin.

41- Jésus, de la tombe
    Sort par sa vertu ;
    L’ennemi succombe,
    À jamais vaincu.

42- Jésus, plein de gloire,
    Monte au Paradis,
    Où de sa victoire,
    Il reçoit le prix.

43- De ses dons multiples
    Les enrichissant,
    Sur tous les disciples
    L’Esprit-Saint descend.

44- Les saintes phalanges,
    D’un essor joyeux,
    Ô Reine des Anges,
    Vous portent aux Cieux.

45- Le Seigneur couronne
    La Mère d’amour :
    Autour de son trône
    Veillons nuit et jour.

V- À LA REINE DES FRANCS

46- Vous êtes la Reine
    Du peuple des Francs :
    Vierge souveraine
    Ils sont vos enfants.

47- Un jour la Patrie
    En vos douces mains,
    Ô Vierge bénie
    Remit ses destins.

48- Devant votre image,
    Nos dévots aïeux
    Puisaient le courage
    Qui soutient les preux.

49- De vos sanctuaires,
    Le sol est fleuri :
    Ils gardent nos terres
    Contre l’ennemi.

50- De notre Patrie
    Vous fûtes toujours,
    Ô Vierge Marie,
    Le meilleur secours.

51- Sous votre bannière
    Nous irons joyeux,
    Sûrs que notre Mère
    Nous conduit aux Cieux.

52- De la douce France
    Conduisez les fils,
    Vierge d’espérance,
    Jusqu’au Paradis.

VI- PROTECTRICE DES FAMILLES

53- Ô Vierge Marie,
    À ce nom si doux
    Mon âme ravie
    Chante devant vous.

54- Sur cette paroisse
    Versez vos faveurs :
    Que la foi s’accroisse
    Et garde les mœurs.

55- Donnez à l’enfance
    Sa belle pudeur,
    Avec l’innocence
    Qui charme les cœurs.

56- Donnez la sagesse
    Source du bonheur ;
    Et de la jeunesse
    Protégez l’honneur.

57- Donnez le courage
    Au père chrétien :
    Qu’il soit du jeune âge
    Le ferme soutien.

58- Donnez à la mère,
    Et la fermeté
    Et la force austère
    Et la sainteté.

59- À l’heure présente,
    Que notre ferveur
    Vous rende clémente
    Aux pauvres pécheurs.

60- Quand l’heure suprême
    Pour nous sonnera,
    Tout cœur qui vous aime
    Encor redira :

AJPM80 : Les malheurs du monde (cantique de St L-M de Montfort sur le canon de Pachelbel)

AJPM79 : L'appel de Dieu (Cantique attribué à St L-M de Montfort)

1-Grand Dieu, donnez-nous du secours,
Armez-vous de votre tonnerre,
Le monde nous fait tous les jours
Partout une cruelle guerre.
C’est l’ennemi le plus malin
Parce qu’il est le plus humain.


2-Amis de Dieu, braves soldats,
Unissons-nous, prenons les armes,
Ne nous laissons pas mettre à bas,
Combattons le monde et ses charmes.
Puisque Dieu même est avec nous,
Nous le vaincrons, combattons tous.


3-Armons-nous de la vérité
Contre les amis du mensonge,
Faisons-leur voir par charité
Que tous leurs biens ne sont qu’un songe,
Armons-nous d’une vive foi,
Nous leur ferons à tous la loi.


4-Mais pour être vraiment vainqueurs,
Et pour avoir tout l’avantage,
Vidons nos esprits et nos cœurs
Des faux préjugés du bas âge.
Vomissons ce cruel venin,
Ou bien nous combattrons en vain.


5-Qu’est-ce que ce monde trompeur ?
C’est l’assemblée universelle
Des pécheurs qui font au Sauveur
Une guerre horrible et cruelle,
Quelquefois tout ouvertement,
Mais plus souvent secrètement.


6-Il est nommé du Saint-Esprit
La chaire de la pestilence,
Le chemin large où l’on périt
Sans qu’on le croie ou qu’on y pense,
La synagogue de Satan
Et le règne de ce tyran.


7-La grande église des malins,
L’infâme et grande Babylone,
Où les démons en souverains
Sont finement sur le trône,
Où tous les biens sont empêchés,
Où l’on enseigne tous péchés.


8-Le monde est Satan travesti
Afin de se rendre agréable,
C’est son armée et son parti
Pour être un prince formidable,
Pour enrôler tout l’univers
A le suivre dans les enfers.


9-O Dieu, qu’il enrôle de gens
Dans ce parti tout diabolique !
Mille petits, dix mille grands,
Le paysan, le politique,
Des demi-dévots, des savants,
Des libertins, de bons vivants.


10-Leur père maître est le démon,
Qui les anime et les entraîne ;
Ils n’offensent Dieu qu’en son nom,
Et quoiqu’ils croient l’avoir en haine,
Il en est le prince et le roi,
En cachette il leur fait la loi.


11-Le monde attaqua Jésus-Christ
Tout le temps qu’il vécut sur terre ;
Il est tous les jours Antéchrist,
Tous les jours il lui fait la guerre ;
Tous les jours il le contredit
Dans ce qu’il fait et ce qu’il dit.


12-Il détruit ou bien contrefait
Ses sentiments et ses maximes ;
Ce que Dieu fait, il le défait
Afin d’autoriser ses crimes.
Il contrefait ses sacrements
Et ses divins commandements.


13-Tous les serviteurs du Seigneur
Sont combattus par sa malice ;
Il leur fait tort, il leur fait peur,
Il les flatte, il leur rend service ;
Il leur compte mille raisons
Afin qu’ils boivent ses poisons.


14-Il fait de leur dévotion
Le sujet de sa raillerie,
Il l’appelle une illusion
Ou bien une bigoterie ;
Il condamne leurs actions,
Il prend mal leurs intentions.


15-Pour détruire leur sainteté
Il se sert de mille malices ;
Pour les tourner de son côté,
Il invente mille injustices.
Mon Dieu, qu’il en a supplanté
Par ses pièges d’iniquité !


16-Il couvre, mais très finement,
Le péché de la vertu même,
Pour le faire entrer doucement
Il flatte, il proteste qu’il aime.
Par ses sourires, ce trompeur
Enfonce un poignard dans le cœur.


17-Le monde est le grand boute-feux
Et le grand instrument des diables
Pour autoriser en tous lieux
Les crimes les plus détestables.
Les mondains nomment scrupuleux
Tous ceux qui ne font pas comme eux.


18-Il sème l’orgueil chez les grands,
La mollesse et la suffisance,
L’ignorance chez les paysans,
L’ivrognerie et médisance ;
L’envie et les divisions
Jusque dans la religion.


19-L’injustice dans les palais,
Dans les lieux publics, les scandales ;
Dans les lits et les lieux secrets,
Les impuretés les plus sales ;
Dans l’église et dans les lieux saints,
L’insolence des libertins.


20-La mollesse et l’oisiveté
Et le luxe parmi les dames,
Le babil et la vanité
Parmi presque toutes les femmes,
L’avarice chez les marchands
Et l’orgueil parmi les savants.
 

 

21-Dans les soldats, les jurements,
Les blasphèmes, les violences.
Partout mille dérèglements,
Les jeux, les bals, les insolences.
De ces péchés tout est rempli,
Le sage même en est sali.


22-Que dis-je, hélas ! je dis trop peu,
Homme et garçon et fille et femme
Sont brûlés presque tous du feu
De sa concupiscence infâme.
Il met partout la vanité,
Presque partout l’impureté.


23-Le monde étant sur son déclin,
Il n’est que crime et qu’injustice,
Il n’a jamais été si fin,
Ni si pénétré de malice ;
Qui sait pécher plus en secret
Il passe pour le plus discret.


24-Le monde est dans l’aveuglement
Et le malheureux se croit sage,
Il est dans l’endurcissement :
Quiconque le reprend, l’outrage...
Hélas ! il ne voit ni n’entend,
C’est ce qui rend son mal très grand.


25-Ne prend-il pas le mal pour bien,
L’utile pour le dommageable,
Pour un bonheur, ce qui n’est rien,
Et pour faux, un bien véritable,
Tant ses erreurs l’ont aveuglé,
Tant ses péchés l’ont déréglé.


26-Il ne sait point la vanité
Des biens que la terre présente,
Il ignore la cruauté
De l’esprit malin qui le tente,
Comme il ne voit que par ses sens,
Il juge mal des biens présents.


27-Il craint un fantôme trompeur ;
Si Dieu menace, il est sans crainte,
Il est sans loi, sans foi, sans peur
Devant cette Majesté sainte ;
Il ne craint point ses jugements
Ni ses terribles châtiments.


28-Ses jugements sont renversés :
Il croit que les fous sont des sages ;
Que les sages sont insensés,
Des bigots, de sots personnages,
Et comme il croit très clairement,
Il décide tout hardiment.


29-Cet aveugle est fier et hardi,
Il ne veut pas qu’on le reprenne
Quoiqu’il soit un grand étourdi.
A le reprendre, on perd sa peine.
Il est, ainsi qu’il est écrit,
Incapable du Saint-Esprit.


30-Chose étonnante, il ne peut pas
Recevoir aucune lumière ;
Il restera jusqu’au trépas,
Ainsi que le diable son père,
Impie, orgueilleux, scandaleux,
Aveugle, endurci, malheureux.


31-Oui malheur au monde, a dit Dieu,
Parce qu’il cause du scandale ;
Il vomit sans cesse en tout lieu
Contre tous sa rage infernale,
Tout homme en est scandalisé,
Le sage comme l’insensé.


32-Dans les métiers et les emplois,
Qu’on voit d’appâts épouvantables
Dont le monde s’est fait des lois
Pour damner plusieurs misérables !
Mais ses scandales sont si fins
Qu’il trompe même les plus saints.


33-Sous l’appât il met l’hameçon
Qui perd l’âme sans qu’elle y pense,
Il mêle en son vin le poison
Qui forme la concupiscence ;
Sous un seul mot dit en riant,
Il cache un poison très criant.


34-Il couvrira l’impureté
D’une fine plaisanterie,
Le luxe de la vanité,
De propreté, de modestie ;
L’avarice et l’orgueil du cœur
D’un bon ménage et point d’honneur...


35-Il fait tirer l’arc aux pécheurs
Contre les âmes innocentes ;
Pour percer leurs yeux et leurs cœurs
En mille façons différentes :
Il forme des pièges malins
De leurs yeux, leur bouche et leurs mains.


36-Il a tant d’adresse à tromper,
L’amorce est si belle et si tendre,
Qu’à peine peut-on l’échapper,
Qu’à peine peut-on s’en défendre :
Heureux celui qui s’est enfui
Dans un désert bien loin d’ici.


37-Il promet à ses sectateurs
Honneurs, plaisirs, biens périssables
Qui sont au fond des biens trompeurs,
Qui ne font que des misérables.
O vanité des vanités !
La plus grande des vérités.


38-Qu’est-ce que tout l’or et l’argent
Et les richesses qu’on appelle ?
Un morceau de terre changeant
Dont la surface paraît belle,
Un morceau de terre doré,
Un métal un peu plus lustré.


39-L’argent est un bien passager,
Il veut toujours changer de maître ;
Quand on l’empêche de changer
Il devient le plus cruel traître,
Quand il est longtemps conservé
Il est un poison réservé.


40-Quelques dépouilles d’animaux,
Des morceaux de boue et de plâtre,
Quelques bois coupés en morceaux,
Une terre blanche et jaunâtre,
Voilà les plus grands biens des fous
Et qui les damnent presque tous.


41-On les perd par mille accidents,
Un voleur les pille ou les mange,
Une rouille se met dedans ;
Que leur changement est étrange !
Il ne durent qu’un seul moment
Pour les perdre éternellement.


42-Voyez-vous ce riche Crésus
Que son argent rend honorable ?
Il perdra bientôt ses écus,
Il mourra comme un misérable.
Qu’emportera-t-il de son bien ?
Hélas ! un linceul ; hélas ! Rien.


43-Tous ces biens ont je ne sais quoi
De pernicieux et funeste ;
Ils cachent un poison chez soi,
Qui nous souille et qui nous empeste,
C’est ce que la foi nous apprend,
C’est ce que le sage comprend.


44-Ces biens passés de main en main
Ont damné l’impie et l’avare,
Ont contracté tant de venin
Qu’à peine un sage s’en sépare.
Ce qui fait que la vérité
Les nomme : dieu d’iniquité.


45-Dès lors qu’on veut les acquérir,
Dès lors on pèche, on est coupable,
Puisque, quand on veut s’enrichir,
On est pris au piège du diable.
Si c’est un mal de les vouloir,
Que sera-ce de les avoir ?


46-Ces biens sont la poix et la glu
Pour lier et perdre les âmes,
Leur pouvoir est comme absolu
Pour les précipiter aux flammes,
A peine peut-on les toucher
Sans s’y coller, sans y pécher.


47-La plus grande difficulté,
Et la plus grande que je sache,
Est d’acquérir la sainteté
En les possédant sans attache ;
C’est un effort miraculeux,
C’est un prodige merveilleux.


48-A-t-on du bien en quantité ?
Vit-on dans l’aise et l’abondance ?
Adieu la foi, la charité,
La pénitence et l’espérance.
C’est ce qu’on voit communément,
Mais je ne comprends pas comment.


49-On voit mille gens aujourd’hui
Qui font du bien mauvais usage,
Et qui gardent le bien d’autrui
Sans réparer aucun dommage.
Que de voleurs fins et rusés
Que le monde a canonisés !


50-Je ne dis mot aux usuriers
Qui sont si communs dans le monde,
Aux partisans, aux gros fermiers
Qui volent sur la terre et l’onde ;
Ils ont trop de biens mal acquis
Pour profiter de mes avis.


51-Mais quoiqu’on les ait justement,
Ce sont des épines piquantes,
Qui piquent, mais secrètement,
Les âmes les plus innocentes.
Que de travaux à les trouver,
Que de soins à les conserver !


52-L’argent est la divinité
Auquel le monde sacrifie
Son temps, son repos, sa santé,
Et tous les biens de l’autre vie,
Sans se soucier du prochain,
Ni même de son souverain.


53-Parlez-lui de gagner du bien,
Il vole, il s’expose, il s’engage ;
Mais de Dieu, ne lui dites rien,
Car il n’entend pas ce langage ;
Son cœur a passé dans son or,
C’est son seul dieu, c’est son trésor.


54-Plus un homme a de revenus,
Et plus les démons l’ensorcellent ;
Pus il a de soins superflus
Qui le piquent, qui le bourrellent ;
Son bien est son cruel tyran
Et plus cruel que n’est Satan.


55-Quand on les perd, quelles douleurs !
L’âme d’un riche en est navrée,
Mais quand il meurt, quelles fureurs !
Sa pauvre âme en est déchirée ;
Quel désespoir et quel effort
D’un malheureux riche à la mort !


56-Oh ! quels terribles jugements
Dieu fait de leur mauvais usage !
Mais dans l’enfer quels châtiments,
Quel désespoir et quelle rage !
Après cela comme les fous,
Avec ces faux biens, damnez-vous.


57-Voilà quelle est la vanité
Des biens que le monde présente,
Qu’il cherche avec avidité
Sans qu’aucun jamais le contente,
Mais ses plaisirs sont aussi faux
Et lui causent autant de maux.


58-Les plus grands plaisirs sont trompeurs,
Ce sont des plaisirs en image
Qui ne contentent point les cœurs ;
Qui les affament davantage,
Qui font ressentir à la fin
Le remords, l’ennui, le chagrin.


59-Il n’a que des plaisirs charnels,
Ce sont des charognes puantes
Qui font des hommes criminels,
Qui rendent les âmes méchantes,
Qui flattent les sens au dehors
Et qui souillent l’âme et le corps.


60-Le pécheur mondain danse et rit
Sur le bord de son précipice,
Devant un Dieu qui le maudit
Et qui s’arme dans sa justice ;
Il foule aux pieds Jésus en croix,
Il méprise ses saintes lois.


61-Il invente pour son malheur
Mille plaisirs et mille modes,
Tabac et poudre de senteur,
Mille raffinements commodes ;
Il ne pense qu’à se garder
De ce qui peut l’incommoder.


62-Il ne s’occupe qu’à penser
A son corps pour le satisfaire ;
Boire et manger, rire et danser
Semble être son unique affaire ;
Tandis qu’il engraisse sa chair,
Il plonge son âme en enfer.


63-Le monde est toujours orgueilleux,
Dans le temps même qu’il s’abaisse ;
Il veut faire éclater aux yeux
Sa modestie et son adresse,
Il est ravi qu’on puisse voir
Ses talents, ses biens, son pouvoir.


64-Il couvre et cache ses défauts
Pour faire montre de sa gloire ;
Il abaisse tous ses égaux
Pour s’en faire partout accroire ;
Il ne veut hanter que les grands,
Il méprise les pauvres gens.


65-On connaît l’orgueil d’un mondain,
Sa gloire vaine et chimérique,
A son air, ses habits, son train,
Lorsqu’il marche, lorsqu’il s’explique,
Il ne respire que grandeur,
Qu’orgueil, que faste et que hauteur.


66-Ce n’est qu’à son corps défendant
Qu’il obéit et qu’il s’abaisse.
A commander il est ardent,
Il croit en avoir la sagesse,
Il affecte la primauté
En tout, jusqu’en l’humilité.


67-Mais, qu’est-ce que tout cet honneur ?
C’est un sommeil, une chimère,
Une fumée, une vapeur,
Un vent, une écume légère,
Un éclat brillant et pompeux
Qui trompe les cœurs et les yeux.


68-C’est le plus fin des hameçons
Que le démon lui puisse tendre,
C’est le plus subtil des poisons
Qu’il donne presque à tous pour prendre.
Satan tombé par son orgueil
Jette le monde au même écueil.


69-Dieu cache au monde ses secrets,
Il lui résiste en sa Sagesse,
Il lui prépare pour jamais
La flamme la plus vengeresse.
Autant qu’il s’est glorifié,
Autant il sera châtié.


70-Que ce maudit monde est trompé !
Il perd tout le temps de la vie,
Ou bien, il est tout occupé
A faire quelques niaiseries ;
S’il n’est pas dans l’oisiveté,
Il s’occupe à l’iniquité.


71-Il est toujours dans les dehors
Sans tourner vers Dieu sa pensée,
Il est tout occupé du corps
Et sa pauvre âme est délaissée,
Il méprise le vrai bonheur
Et s’occupe d’un bien trompeur.


72-Oh ! grand aveugle, oh ! l’imposteur :
Au ciel il préfère la terre,
La créature au Créateur,
A la paix de son Dieu, la guerre,
Le mensonge à la vérité,
Et le temps à l’éternité.


73-On l’entend parler nuit et jour
De la gazette et des nouvelles,
Et de l’armée et de la cour,
Et de mille autres bagatelles,
D’argent, de repas, d’ornements,
De jeu, d’habits, de passe-temps.


74-Il n’est qu’esprit, il n’est qu’ardeur
Pour les affaires temporelles,
Mais que bêtise et que tiédeur
Dans les affaires éternelles.
Quand il joue, il aime à veiller ;
Quand il prie, il faut l’éveiller.


75-Il passe sa vie et son temps
Non à l’unique nécessaire,
Mais à de vains amusements,
A mal faire ou bien à rien faire,
A regarder et babiller,
A visiter et s’habiller.


76-Il est tout endurci du cœur,
Il ne reconnaît pas son crime,
Il ne sent point sa puanteur
Ni le lourd fardeau qui l’opprime ;
Il ne croit pas qu’il ait en soi
Le démon pour père et pour roi.


77-Sans craindre enfer, ni jugement,
Ni Dieu, ni diable, ni vengeance,
Ce maudit pèche hardiment
En riant avec insolence ;
En péchant, il chante ses vers,
Il fait du crime ses concerts.


78-Il dit qu’il a l’esprit trop fort
Pour gémir, pour verser des larmes,
Pour craindre l’enfer ou la mort
Et pour en sentir les alarmes ;
Le bon Dieu, dit-il, est si bon,
A la mort, j’aurai le pardon.


79-Tout insensible aux vérités
Qui font trembler les bonnes âmes,
De vanités en vanités,
De péchés en péchés infâmes,
Il meurt sans appréhension,
Il tombe en la damnation.


80-Il est dur envers le prochain
Lorsqu’il le voit dans la misère,
Il parle au pauvre avec dédain,
S’il lui donne, c’est par colère ;
Il aura du pain pour son chien,
Mais, pour son frère, il n’aura rien.


81-Il est tout plein de dureté
Pour les âmes du purgatoire :
A leurs dépens avec gaieté
On le voit manger, rire et boire.
Il paiera d’un De profundis
Ses pauvres parents étourdis.


82-Il trouve en leurs legs de l’excès,
Il les diminue ou diffère,
Ou par soi-même ou par procès,
Il plaide son père ou sa mère.
O pauvres parents trépassés,
Vos enfants vous ont délaissés !


83-Il fait son plaisir du péché ;
Qu’on offense Dieu, qu’on l’outrage,
Son cœur n’en est pas plus touché,
S’il n’en souffre quelque dommage ;
Il a son intérêt à cœur,
Mais non pas celui du Seigneur.


84-Quoique le monde soit maudit
Et condamné du Sauveur même,
On le voit qui se divertit
Au milieu de son anathème,
Tant il a l’esprit aveuglé,
Tant il a le cœur déréglé.


85-C’est le démon secrètement
Qui le démène et qui l’entraîne,
Qui le lie invisiblement,
Qui le tient captif à la chaîne
Pour opérer l’iniquité
Selon sa seule volonté.


86-Il crie à tous : la paix, la paix,
Mais il n’en a pas pour un double,
Il a mille remords secrets.
Sa plus grande joie est un trouble,
Il est une orageuse mer
Qui ne se peut jamais calmer.


87-Quoiqu’il fasse pour étouffer
Le remords de sa syndérèse,
Il ne peut pas en triompher,
Il ne peut pas vivre à son aise ;
Quoiqu’au dehors il soit joyeux,
Au dedans, il est malheureux.


88-Quoi que fasse cet imposteur
Pour jouir d’une paix parfaite,
Ses péchés passés lui font peur,
Le temps à venir l’inquiète,
Sans qu’il puisse être un seul instant
Vraiment heureux, vraiment content.


89-Dans la vie il ne peut avoir
Que quelque plaisir en figure,
Mais à sa mort quel désespoir,
Quelle rage, quelle écorchure,
Oh ! quels troubles, et quels tourments,
Après la mort, quels châtiments !


90-On lui donne pour ses plaisirs,
Pour ses honneurs et ses richesses,
Mille maux, mille déplaisirs
Et mille peines vengeresses ;
Pour un moment de vanité,
Malheur à toute éternité.


91-Voilà le monde et ses malheurs.
Peut-on aimer ce misérable ?
Peut-on suivre ses sectateurs
Dans leur malheur si déplorable ?
Crions donc tous : malheur, malheur,
Malheur à ce monde trompeur.


92-Voilà plusieurs pièges malins
Dont il prend en secret les âmes,
Pour les attirer à ses fins
Et les précipiter aux flammes ;
Pour nous garantir de ses traits,
Méprisons ses malins attraits.

1- « Prête l’oreille, ingrat pécheur,
C’est ton Dieu qui t’appelle.
Aux tendres soins de ton Sauveur
Ne sois plus infidèle :
Faut-il que mon amour vainqueur
Cède à ton cœur rebelle ?


R./ Alerte ! alerte ! alerte !
La mission est ouverte :
Venez-y tous, mes bons amis,
Venez gagner le Paradis.


2- « Quand je te cherche, tu me fuis,
Tu me hais quand je t’aime.
Ce n’est qu’une ombre que tu suis,
Au lieu du bien suprême :
Depuis longtemps je te poursuis
Dans ton erreur extrême:

3- « J’ai versé tout mon Sang pour toi ;
Que puis-je davantage ?
Embrasse de ma douce loi
Le charmant esclavage ;
Se peut-il qu’un autre que moi
A son amour t’engage ?


4- « Faut-il que tes sens enchantés
N’aiment que le mensonge ?
Qu’en de coupables voluptés
Ton cœur impur se plonge ?
Mes plus terribles vérités
Pour toi ne sont qu’un songe.


5- « Plus je te comble de bienfaits,
Plus tu combles ton crime :
Et tu méprises mes attraits,
Pour courir dans l’abîme ;
C’est en vain que pour tes forfaits
Je m’immole en victime.

6- « Si tu rejettes ma bonté,
Crains tout de ma justice :
Je destine au cœur indompté
Le plus cruel supplice ;
C’est un arrêt déjà porté,
Qu’à jamais il périsse.

7- « Bientôt la mort te surprendra,
Sa faux est toute prête :
En un instant se formera
La terrible tempête,
Et mon bras s’appesantira
Pour écraser ta tête.


8- « Pécheur, il ne sera plus temps
D’implorer ma clémence,
Je me rirai de tes serments
Et de ta pénitence :
Lassé de tes retardements,
J’armerai ma vengeance.


9- « Reviens enfin, reviens à moi
Par un regret sincère ;
De ton Dieu, ton juge et ton Roi,
Désarme la colère ;
Mon Cœur conserve encor pour toi
L’amour d’un tendre père. »

AJPM162 : L'Abandon & Le Ciel en est le prix (2 poésies de Ste Thérèse)

AJPM161 : Qui a Jésus a tout (poésie de Ste Thérèse / interprète : J-M Chevalier)

L’ABANDON EST LE FRUIT DÉLICIEUX DE L’AMOUR

1-Il est sur cette terre
Un Arbre merveilleux :
Sa racine, ô mystère !
Se trouve dans les Cieux....

2-Jamais sous son ombrage
Rien ne saurait blesser :
Là, sans craindre l'orage,
On peut se reposer.


3-De cet Arbre ineffable
L'Amour voilà le nom,
Et son fruit délectable
S'appelle l'Abandon.

4-Ce fruit dès cette vie
Me donne le bonheur :
Mon âme est réjouie
Par sa divine odeur.

5-Ce fruit quand je le touche
Me paraît un trésor,
Le portant à ma bouche
Il m'est plus doux encor.

6-Il me donne en ce monde
Un océan de paix :
En cette paix profonde
Je repose à jamais...


7-Seul l'Abandon me livre
En tes bras, ô Jésus !
C'est lui qui me fait vivre
De la vie des Élus.

8-A toi je m'abandonne
O mon Divin Époux !
Et je n'ambitionne
Que ton regard si doux.


9-Moi je veux te sourire
M'endormant sur ton Cœur :
Je veux encore redire
Que je t'aime, Seigneur !

10-Comme la pâquerette
Au calice vermeil,
Moi petite fleurette
Je m'entrouvre au soleil.

11-Mon doux Soleil de vie,
O mon Aimable Roi,
C'est ta Divine Hostie
Petite comme moi...

12-De sa Céleste Flamme,
Le lumineux rayon
Fait naître dans mon âme
Le parfait Abandon.

13-Toutes les créatures
Peuvent me délaisser,
Je saurai sans murmures
Près de toi m'en passer.

14-Et si tu me délaisses
O mon Divin Trésor,
Privée de tes caresses
Je veux sourire encor.

15-En paix je veux attendre
Doux Jésus, ton retour,
Et sans jamais suspendre
Mes cantiques d'amour.

16-Non, rien ne m'inquiète,
Rien ne peut me troubler :
Plus haut que l'alouette
Mon âme sait voler.

17-Au-dessus des nuages
Le ciel est toujours bleu,
On touche les rivages
Où règne le Bon Dieu.


18-J'attends en paix la gloire
Du Céleste séjour,
Car je trouve au Ciboire
Le doux Fruit de l'Amour !

 

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LE CIEL EN EST LE PRIX

1-Le Ciel en est le prix !
La matraque sonore
Qui devance l'aurore
Me fait sauter du lit.

2-Le Ciel en est le prix !
Aussitôt qu'on s'éveille
On voit d'autres merveilles
Que celles de Paris.

3-Le Ciel en est le prix !
Dans ma pauvre cellule
Point de rideaux de tulle,
Ni glaces ni tapis.

4-Le Ciel en est le prix !
Rien, ni table ni chaise,
N'être pas à son aise :
C'est le bonheur ici.

5-Le Ciel en est le prix !
J'aperçois sans alarmes
Mes scintillantes armes,
J'aime leur cliquetis.

6-Le Ciel en est le prix !
A moi le sacrifice,
Croix, chaînes et cilice
Mes armes, les voici.

7-Le Ciel en est le prix !
Après une prière
Il faut baiser la terre :
La règle le prescrit.

8-Le Ciel en est le prix !
Je cache mon armure
Sous ma robe de bure
Et mon voile béni.

9-Le Ciel en est le prix !
Si madame Nature
Fait entendre un murmure,
En riant je lui dis :

10-Le Ciel en est le prix !
Jeûner est bien facile,
Cela rend très agile.
Si l'on a faim, tant pis !

11-Le Ciel en est le prix !
Nous ne respectons guère
Navets, pommes de terre,
Choux, carottes, radis.

12-Le Ciel en est le prix !
Jamais on ne s'étonne
Que le soir on ne donne
Que du pain et des fruits.

13-Le Ciel en est le prix !
Souvent avec justesse
Le pain passe, et je laisse
Dans l'assiette les fruits.

14-Le Ciel en est le prix !
De terre est mon assiette,
Ma main sert de fourchette,
La cuillère est de buis.

15-Le Ciel en est le prix !
Enfin l'on se rassemble,
On peut parler ensemble
Des joies du Paradis.

16-Le Ciel en est le prix !
En parlant on travaille
L'une coud, l'autre taille
Des ornements bénis.

17-Le Ciel en est le prix !
On voit la gaîté sainte
Marquer de son empreinte
Les fronts épanouis.

18-Le Ciel en est le prix !
Une heure passe vite,
Je redeviens ermite
Sans froncer les sourcils.

19-Le Ciel en est le prix !
Le bruit des pénitences
Interrompt le silence :
On en est assourdi.

20-Le Ciel en est le prix !
Des coups que je défile,
Par an soixante-six mille,
C'est le nombre précis.

21-Le Ciel en est le prix !
Pour les missionnaires
Nous nous faisons des guerres
Sans trêve, sans merci.

1-Méprisant les joies de la terre,
Je suis devenue prisonnière ;
J’ai vu que tout plaisir est éphémère :
C’est toi mon unique bonheur,
Seigneur !...


2-Sous mes pas l'herbe s'est meurtrie !...
La fleur en mes mains s'est flétrie !...
Jésus, je veux courir en ta prairie :
Sur elle ne marqueront pas
Mes pas !...

 

3-C'est ton amour seul qui m'entraîne.
Mon troupeau je laisse en la plaine :
De le garder je ne prends pas la peine,
Je veux plaire à mon seul Agneau
Nouveau.

4-Jésus, c'est toi l'Agneau que j'aime :
Tu me suffis, ô Bien suprême !
En toi j'ai tout, la terre et le Ciel même ;
La Fleur que je cueille, ô mon Roi !
C'est toi !...


5-En toi, j’ai la belle nature,
J'ai l'arc-en-ciel, la neige pure,
Les îles lointaines, la moisson mûre,
Les papillons, le gai printemps,
Les champs.

 

6-J'ai le vaisseau fuyant la plage,
Le sillon d'or et le rivage ;
J'ai du soleil festonnant le nuage
Alors qu'il disparaît des Cieux,
Les feux.


7-Toi dont la main soutient les mondes,
Qui plantes les forêts profondes ;
Toi qui d'un seul coup d’œil les rends fécondes,
Tu me suis d'un regard d'Amour,
Toujours !...

 

8-Attiré par la douce flamme,
Le papillon vole et s'enflamme.
Ainsi ton amour attire mon âme :
C'est en lui que je veux voler,
Brûler !....

9-Je l'entends déjà qui s'apprête,
Mon Dieu, ton éternelle fête...
Aux saules prenant ma harpe muette,
Tout près de Toi je vais m'asseoir :
Te voir !...

10-Avec Toi, je vais voir Marie,
Les Saints, ma famille chérie...
Je vais après l'exil de cette vie
Retrouver le toit Paternel
Au Ciel !...

AJPM164 : Les bonnes sœurs des Tiers-Ordres (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM163 : Le parfait et zélé missionnaire (cantique de St L-M de Montfort)

SŒUR FRANÇOISE :
1a-N’êtes-vous point la sœur dévote
De saint François ?
Votre air recueilli le dénote
Plus d’une fois.

SŒUR DOMINIQUE :
1b-Je suis sœur de saint Dominique,
Qu’en dites-vous ?

SŒUR FRANÇOISE :
1c-Et l’un et l’autre est séraphique,
Unissons-nous.


SŒUR DOMINIQUE : 
2a-Je veux devenir Dominique
En charité.

SŒUR FRANÇOISE :
2b-Je veux devenir séraphique
En pauvreté.

SŒUR DOMINIQUE :
2c-Je dis et prêche le Rosaire :
Voilà mon choix.

SŒUR FRANÇOISE :
2d-Pour moi, je ne sais qu’au Calvaire
Jésus en Croix.

 

SŒUR DOMINIQUE :
3-Pourquoi nous ferions-nous la guerre,
Ma chère sœur ?
Nos saints se sont aimés sur terre
Avec ardeur.
Ils ont tous deux la même gloire
Dans le Seigneur.
Ma chère sœur, il faut nous croire :
N’ayons qu’un cœur.

SŒUR FRANÇOISE :
4-Tous les deux sont grands patriarches
Du même temps.
Tous les deux sont de vives arches
Du Testament.
Ils sont deux serviteurs fidèles,
En vérité,
Et deux très excellents modèles
De sainteté.

SŒUR DOMINIQUE :
5-Si l’un trouve sur le Calvaire
Son élément,
L’autre le trouve en son Rosaire
Également.
L’un a sa chair toute percée
Comme son Dieu.
Et l’autre a son âme embrasée
Du même feu.

SŒUR FRANÇOISE :
6-Ils sont les enfants de Marie
Les plus chéris :
Elle donne à tous deux la vie
Dans son cher Fils.
L’un à Notre Dame des Anges
Est enrichi,
L’autre à publier ses louanges
Est agrandi.

SŒUR DOMINIQUE :
7-Nos deux ordres sont tout semblables,
Ma chère sœur.
Nos habits ne sont dissemblables
Qu’en la couleur.
Pour nous animer davantage
Au pur amour,
Parlons ici son saint langage
Et tour à tour.

SŒUR FRANÇOISE :
8-Mon habit de couleur de cendre,
Ou gris ou brun,
Ne marque ni ne fait entendre
Rien de commun ;
Il marque la persévérance
Dans sa longueur,
La pauvreté, la pénitence
Dans sa couleur.

SŒUR DOMINIQUE :
9-Mon habit noir, si l’on le sonde
De bout en bout,
Ne marque que mépris du monde,
Que mort à tout.
Ma tunique blanche et cachée  
Fait fort bien voir
Que mon âme est ressuscitée
Sous l’habit noir.

SŒUR FRANÇOISE :
10-Nos deux habits, ma chère amie,
Figurent bien
Toutes les vertus de la vie
D’un bon chrétien :
La pauvreté, la pénitence,
La pureté,
La charité, la patience,
L’humilité.

SŒUR DOMINIQUE :
11-L’oraison est ma nourriture
De tous les jours.
Quoique la chair gronde et murmure,
J’y suis toujours.
Quand j’y suis aride ou distraite
Par le malin,
J’y persévère en paix parfaite
Jusqu’à la fin.

SŒUR FRANÇOISE :
12-Je fais en tout l’obéissance
Aveuglément.
Je ne me fie à ma prudence
Aucunement.
Mon cher Père, que faut-il faire ?
Dites-le moi.
Manger, jeûner, parler, me taire ?
Donnez la loi.

SŒUR DOMINIQUE :
13-Je prêche par la modestie
En me taisant,
Mon air doux et simple édifie
Tacitement.
J’ai le visage sans grimace
Et sans aigreur,
Plein de joie et de bonne grâce,
Plein de douceur.

SŒUR FRANÇOISE :
14-Je ne suis aigre ni piquante
En reprenant,
Je suis douce et condescendante
En châtiant.
Je fais offre à chaque personne
De la servir ;
Quand je donne ou quand je pardonne,
C’est mon plaisir.

SŒUR DOMINIQUE :
15-Avec beaucoup de confidence
Je parle ici.
Le lundi je fais abstinence
Et mercredi ;
Je jeûne l’Avent, le Carême,
Les quatre-temps,
Les vigiles, samedi même,
Exactement.

SŒUR FRANÇOISE :
16-Pour satisfaire à la justice
D’un Dieu vengeur,
Je prends en secret le cilice
Avec ferveur,
La discipline ou la ceinture,
Malgré mes sens,
Couchant sur la paille ou la dure
Presqu’en tous temps.

SŒUR DOMINIQUE :
17-Je me confesse et communie
Fort fréquemment,
Afin de recevoir la vie
Et l’aliment.
Je dis chaque jour d’ordinaire
Mon chapelet,
Quelquefois même mon Rosaire,
Pour plus parfait.

SŒUR FRANÇOISE :
18-Ma sœur, je ne puis pas vous dire
Combien mon cœur
Recherche, soupire et désire
Dieu, Mon Sauveur.
Jésus en Croix est ma sagesse
Et mon séjour,
C’est mon honneur, c’est ma richesse,
C’est mon amour.

SŒUR DOMINIQUE :
19-Je vais par Jésus à son Père
Très dignement.
Je vais à Jésus par sa Mère
Très sûrement.
Je fais tout en elle et par elle,
C’est mon attrait,
Pour être à Dieu toujours fidèle,
C’est mon secret.

SŒUR FRANÇOISE :
20-La dernière étant la première,
A dit mon Dieu,
Je prends, comme étant la dernière,
Le plus bas lieu,
Sans orgueil et sans flatterie,
Sans vanité ;
Aux pieds de tous je m’humilie
En vérité.

SŒUR DOMINIQUE :
21-Anathème au monde, anathème,
Dis-je en mon cœur,
Car je n’ai qu’une horreur extrême
Pour ce trompeur.
Ses menaces ni ses promesses,
Ni son faux bien,
Ni ses mépris, ni ses caresses
Ne me font rien.

SŒUR FRANÇOISE :
22-Ne disputons jamais des grâces
Des bienheureux :
Ne pensons qu’à suivre leurs traces
Dans ces bas lieux.
Dominique et François revivent
En sainteté,
Si les frères, les sœurs, les suivent
En vérité.

SŒUR DOMINIQUE :  
23a-Chantons, ma sœur, chantons, mon frère,
Et tout à tour :
Vive Jésus ! Vive sa Mère !
Vive l’Amour !
Vive Marie en ses délices
Rien n’est plus doux !

SŒUR FRANÇOISE :
23b-Vive Jésus en ses supplices !
C’est mon Époux.

PRIÈRE DE SŒUR FRANÇOISE
ET DE SŒUR DOMINIQUE :

24-O Jésus, notre aimable Frère,
Sauvez-nous tous !
O notre très aimable Mère,
Priez pour nous !
Grands saints François et Dominique,
Nous vous prions
De nous faire mettre en pratique
Vos actions.

25-Un prêtre a besoin de sagesse,
Donnez-la lui,
Il ne veut point d’autre richesse
Ni d’autre appui.
Et par Jésus, et par Marie,
Nous vous pressons
De lui donner en cette vie
Ce don des dons.

DIEU SEUL.

RÉSOLUTIONS ET PRIÈRES D’UN PARFAIT ET ZÉLÉ MISSIONNAIRE

1-C’en est fait, je cours par le monde,
J’ai pris une humeur vagabonde
Pour sauver mon pauvre prochain.
Quoi ! je verrais l’âme de mon cher frère
Périr partout par le péché
Sans que mon cœur en fût touché ?
Non, non, Seigneur (bis), elle est trop chère.

2-Je verrais cette âme si belle
Tomber dans la mort éternelle
Sans qu’aucun en eût chagrin ?
Quoi ! je verrais le Sang d’un Dieu qui l’aime
Inutilement répandu
Et son prix pour jamais perdu ?
J’aimerais mieux (bis) être anathème.

3-Ah ! Seigneur, chacun vous outrage
Dans l’homme, votre belle image ;
Sans parler, je le souffrirais ?
Vos ennemis ravissent votre gloire,
Et je serais de leur côté ?
Plutôt la mort, en vérité,
A moi, Seigneur (bis), j’aurai victoire !

4-O grand Dieu, donnez-moi vos armes
Pour vaincre le monde et ses charmes
Et ce qui s’oppose à vos lois.
Mettez, mettez pour convertir les âmes
En mon âme la sainteté,
En mon esprit la vérité,
Et dans mon cœur (bis), vos pures flammes.

5-Donnez-moi le don de sagesse
Et cette charité qui presse
Et qui fait un homme divin.
Faites, grand Dieu, de ma bouche un tonnerre
Pour détruire l’iniquité,
Afin que votre volonté
Soit faite au ciel (bis) et sur la terre.

6-C’est à vous, Seigneur, que je vise ;
Vous êtes seul mon entreprise,
A vous seul sans respect humain.
Je foule aux pieds le monde et sa figure ;
Si mon zèle plait à vos yeux,
Je me trouverai bienheureux
De devenir (bis) sa balayure.

7-On parcourt pour un grain de sable
La mer et la terre habitable
Avec des travaux infinis.
Pour vous, mon Dieu, je n’aurais aucun zèle ?
Pour gagner le Sang de mon Dieu
Je n’en remuerais pas du lieu ?
Oh ! quel mépris (bis) d’un infidèle !

8-Qu’un cheval tombe sous sa charge,
On est sensible, on le décharge,
Mais pour l’âme on n’a que mépris.
Elle est tombée, elle dort dans le crime,
On ne la relèvera pas.
Va-t’en, pauvre âme, où tu pourras,
Meurs en péché (bis), tombe dans l’abîme.

9-Ah ! partout le démon qui tente,
Partout la moisson abondante
Et très peu d’ouvriers de Dieu ;
Prions, prions le père de famille
D’abattre l’orgueil du démon
Et d’envoyer dans sa moisson
Des ouvriers (bis) de l’Évangile.

10-Le soldat bat partout la caisse,
A s’armer un chacun s’empresse,
L’on fait des régiments en peu.
Mais pour défendre un Dieu que l’on offense,
Lève-t-on quelque régiment,
Fait-on quelque saint armement ?
Hélas ! hélas ! (bis) aucun n’y pense.

11-Faux dévot, âme si charnelle,
Repose avec l’homme infidèle,
Dors en paix, tu n’es point blessé.
Rien ne te nuit, aucun ne t’endommage ;
Ne t’embarrasse point d’autrui.
S’il se damne, tant pis pour lui.
Cruel repos (bis), cruel outrage !

12-Je ne puis reposer une heure
Ni garder la même demeure
En voyant Jésus offensé.
Hélas ! partout chacun lui fait la guerre.
Le péché règne en tous les lieux,
Les âmes tombent dans les feux.
Je veux gronder (bis) comme un tonnerre.

13-O mon Dieu, pour votre Évangile,
Je veux souffrir de ville en ville
Mille affronts, mille et mille maux.
Si par ma vie et le sang de mes veines
Je ne détruis qu’un seul péché,
Si je ne fais qu’un cœur touché,
Vous payez trop (bis) toutes mes peines.

14-Quand je ne sauverais personne,
Je ne perdrais pas la couronne
Préparée à mes seuls travaux.
Car ce n’est pas le fruit qu’on récompense,
Mais la semence qu’on répand,
Mais le travail que l’on y prend.
Le prix convient (bis) à la souffrance.

15-O mon Dieu, quoique je vous aime,
J’appréhende tout de moi-même :
Soutenez mon infirmité.
Quand je serais saint comme les apôtres,
Quand j’aurais gagné l’univers,
Je puis tomber dans les enfers,
Voulant sauver (bis) l’âme des autres.

16-Rendez-moi toujours bien fidèle
Dans les pratiques de mon zèle
Aux devoirs de la sainteté ;
Que nuit et jour ma source rejaillisse,
Mais cependant sans m’appauvrir ;
Que je prêche pour convertir,
Mais qu’en prêchant (bis), je me remplisse.

17-Loin de moi ces zélés austères,
Pleins de rigueurs et de colère,
Prétextes de la charité.
Peu de vinaigre avec quantité d’huile
Gagne les esprits et les cœurs,
Convertit les plus grands pécheurs,
Comme l’on voit (bis) dans l’Évangile.

18-O mon Dieu, votre seule grâce
Pour m’aider, afin que je fasse
Par sur tout votre volonté.
Malgré l’enfer, malgré la chair et l’homme,
Je veux vous faire aimer, Seigneur,
Et si ma mort vous fait honneur,
Je suis content (bis) que l’on m’assomme.

19-Que partout j’aie un air modeste,
Un zèle agréable et céleste,
Mais sans fard et sans vanité,
Sans m’appuyer d’aucune flatterie ;
Que je me fasse tout à tous
Avec un cœur ouvert et doux,
Sans rebuter (bis) le pire impie.

20-Je m’attache à l’obéissance,
Elle est mon unique prudence
Pour prêcher avec sûreté,
Car je connais par mon expérience
Que c’est un mal qu’un zèle ardent,
Lorsqu’il n’est pas humble et prudent
Selon les lois (bis) de la science.

21-Loin de moi, pasteurs mercenaires,
Pasteurs, mais grands hommes d’affaires
Qui prêchez, mais par intérêt ;
Pour moi, je suis un Dieu pauvre sur terre,
Sans posséder aucun argent
Et sans craindre aussi le sergent,
Sans essuyer (bis) aucune guerre.

22-Quoique je ne plante ni sème,
Je suis plus riche que vous-même.
Croyez-moi, Messieurs, s’il vous plait ;
Car il est vrai que ma prudence est fine,
J’ai pris les riches pour fermiers,
J’ai ce qu’il faut de leurs deniers
Et j’ai chez eux (bis) cave et cuisine.

23-Ce n’est pas que je vous méprise,
Si vous n’avez pas pour devise
Ce parfait et grand dénuement ;
Mais apprenez que, par votre avarice,
Vous gagnez peu dans vos travaux,
Vous vous causez de très grands maux,
Et souvent c’est (bis) une injustice.

24-Combien de prêtres inutiles
Dont les grands talents sont stériles
Faute de ce détachement ?
Ils prêchent bien, on ne peut pas mieux dire,
Mais aucun pécheur n’est touché,
Après qu’ils ont si bien prêché ;
Quels fruits ont-ils ? (bis) On les admire.

25-On ne voit plus parmi nous autres
De ces véritables apôtres
Qu’on voyait briller autrefois.
C’est qu’il n’est plus des pauvres volontaires ;
On cherche un établissement,
On veut, quoique indirectement,
Un peu d’argent (bis) pour ses affaires.

26-Cet argent est une eau bourbeuse
Qui souille une âme généreuse
Et la fait ramper sous ses lois ;
Ce métal a je ne sais quoi d’infâme
Dont le pur zèle est tout taché ;
Quoiqu’il en semble détaché,
Il refroidit (bis) sa pure flamme.

27-Point d’argent : cette lourde masse
Et me captive et me terrasse ;
Plus j’en ai, plus je suis rampant,
Mais moins j’en ai, plus mon âme est légère.
Il me rend lourd comme un chameau,
Sans lui, je suis comme un oiseau,
Je vole au ciel (bis) dans la lumière.

28-Mon Jésus, je veux être sage,
Je ne veux que vous pour partage,
Pour mon bien et tout mon valant.
Mon Dieu, vous seul et le salut des âmes,
Sans récompense d’un denier ;
Je suis bien riche en mon métier,
Si mon cœur est (bis) riche en vos flammes.

29-Donnez-moi, Seigneur, je vous prie,
Un zèle tout plein d’industrie ;
Montrez-moi toute vérité ;
Embrasez-moi d’une flamme nouvelle,
Enseignez-moi quelque secret
Qui rende l’homme plus parfait,
Plus circonspect (bis) et plus fidèle.

30-Gardez-moi d’un grand précipice :
Du scrupule dans la justice,
De l’esprit de la nouveauté,
Soit dans ma foi, mon zèle ou ma conduite ;
Gardez-moi de l’illusion,
De la fausse dévotion,
Pour ne marcher (bis) qu’à votre suite.

31-Je suis prêt, ô Jésus mon Maître,
De prêcher partout, de paraître,
Soutenu de votre vertu,
Faites de moi votre missionnaire ;
Quand je n’aurais de revenus
Que des affronts et des rebuts,
J’en suis content (bis), cher exemplaire.

32-O Marie, ô ma bonne Mère,
Servez-moi d’une armée entière,
Hâtez-vous, je suis combattu :
Que ma parole augmente et fructifie,
Que je rompe l’iniquité
Et que je croisse en sainteté,
Et que mon Dieu (bis) s’en glorifie.

DIEU SEUL.

AJPM166 : Aux Filles de la Sagesse & Aux Religieuses de la Visitation (2)

AJPM165 : Ave Maria de Lourdes (13) : À la Reine des Francs

À LA REINE DES FRANCS

1-    Vous êtes la Reine
    Du peuple des Francs,
    Vierge souveraine
    Ils sont vos enfants.

R./    Ave, ave, ave Maria ! (bis)

2-    Un jour la Patrie
    En vos douces mains,
    Ô Vierge bénie
    Remit ses destins.

3-    Devant votre image,
    Nos dévots aïeux
    Puisaient le courage
    Qui soutient les preux.

4-    De vos sanctuaires,
    Le sol est fleuri ;
    Ils gardent nos terres
    Contre l’ennemi.

5-    De notre Patrie
    Vous fûtes toujours,
    Ô Vierge Marie,
    Le meilleurs secours.

6-    Sur cette paroisse
    Versez vos faveurs :
    Que la foi s’accroisse
    Et garde les mœurs.

7-    Donnez à l’enfance
    Sa belle pudeur,
    Avec l’innocence
    Qui charme les cœurs.

8-    Donnez la sagesse
    Source du bonheur ;
    Et de la jeunesse
    Protégez l’honneur.

9-    Donnez le courage
    Au père chrétien :
    Qu’il soit du jeune âge
    Le ferme soutien.

10-    Donnez à la mère,
    Et la fermeté
    Et la force austère
    Et la sainteté.

11-    Sous votre bannière
    Nous irons joyeux,
    Sûrs que notre Mère
    Nous conduit aux Cieux.

12-    De la douce France
    Conduisez les fils,
    Vierge d’espérance,
    Jusqu’au Paradis.

CANTIQUE AUX FILLES DE LA SAGESSE

1- O Filles de la Sagesse,
Aidez les pauvres perclus,
Les accablés de tristesse,
Les estropiés, les rebuts.
Ceux que le monde délaisse
Doivent vous toucher le plus.

R./ Dieu caché dans mon prochain :
Il faut que je l'aime bien.


2- Fondez sur la Providence
Sans penser au lendemain.
Méprisez cette prudence
Qui veut un appui certain,
Sans mettre votre espérance
En ce qu’on vous met en main.

3- Que le Seigneur est habile !
Il tire tout du néant.
N’ayez donc point, ô ma fille,
Cette clé d’or et d’argent
Qui, contre tout l’Évangile,
Donne l’entrée au couvent.

4- Cette pauvre fille est-elle
Docile et pauvre d’esprit ?
Laissez là mademoiselle
Bien riche et d’un grand crédit,
Si d’ailleurs elle n’est telle
Que demande Jésus-Christ.

5- De tous soyez les servantes,
Donnez tout sans déguiser :
Voilà vos fonds et vos rentes
Qu’aucun ne peut épuiser,
Voilà vos lettres patentes
Qu’on ne vous peut refuser.

6- Aimez d’un amour immense :
L’amour n’est point limité.
Mais par votre obéissance,
Réglez votre charité,
Autrement quelque imprudence
En ternirait la beauté.

7- Pour avoir victoire entière,
Pour briller comme un soleil,
En Dieu choisissez un père
Pour votre esprit et votre œil :
Voyez-le en toute affaire
Et suivez bien son conseil.

 

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AUX RELIGIEUSES DE LA VISITATION

 

1-O très saintes Religieuses,
Mes vers ne peuvent vous nommer
Tant je vous trouve bienheureuses
D’avoir ce grand Cœur pour l’aimer.


2-Il vous a prises pour partage,
Il a pris son palais chez vous,
Il est aussi votre héritage,
Ce qui n’est pas commun à tous.


3-Du haut de la Croix du Calvaire,
Par Marie, il est descendu
Jusqu’au cœur de votre saint Père,
C’est en lui qu’il s’est tout perdu.


4-Ce Père saint et charitable,
Après un docteur amoureux,
Vous a donné ce Cœur aimable
Afin de brûler de ses feux.


5-Si votre règle est si charmante,
François n’en est pas tant l’auteur,
Que la douceur humble, innocente,
Et sans orgueil et sans rigueur.


6-C’est pour vous une gloire immense
De ce que ce Cœur de l’Agneau
A chez vous comme pris naissance :
Votre maison est son berceau.

 

7-Si, chez vous, il a voulu naître,
C’est pour s’accroître et s’augmenter :
Vous devez le faire connaître,
Vous devez le faire éclater.


8-Il a chez vous pris son asile,
Chassé qu’il est de tant de cœurs ;
Il a chez vous son domicile :
Brûlez, brûlez de ses ardeurs.


9-Dieu vous a fait dépositaires
De ce trésor très excellent ;
C’est à vous, Révérendes Mères,
De faire croître ce talent.


10-Comme, Dieu merci, vous le faites,
Je ne vous menacerai point ;
Tâchez d’être encor plus parfaites
Et plus fidèles en ce point.


11-Entre trois cœurs, prenez vos places :
Jésus, Augustin et François ;
Mais que le premier, plein de grâces
Vous mette en un et non en trois.


12-Voici mes vers, que je présente
A vos cœurs tous réduits en un ;
Si cette offrande est excellente,
C’est parce qu’elle est en commun.

 

13-Si quelque cœur par sa malice
N’est pas dans la communauté,
Je n’offre point mon sacrifice
Pour ce monstre d’iniquité.


14-Que, s’il est sorti de son centre,
De ce Cœur plein de charité,
Que dès aussitôt, il y rentre
Par l’ouverture du côté.


15-Sans trop vous soucier de la rime,
Méditez bien mes petits vers ;
Comprenez-en le sens sublime
Et faites-en vos doux concerts.


16-Si ces vers sont très peu de chose,
Jetez-en la faute sur moi,
Mais que je ne sois pas la cause
Que vous y refusiez la foi.


17-Mais, si mes vers vous édifient,
Rendez-en la gloire au Très-Haut,
Faites partout qu’ils fructifient
Et suppléez à mon défaut.


18-Un prêtre a besoin de sagesse,
Qu’il entre dans vos oraisons :
Le Cœur de Jésus vous y presse,
Obtenez-lui ce don des dons.

AJPM168 : Le véritable dévot de Marie (1) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM167 : Le Triomphe de l'Ave (cantique de St L-M de Montfort)

1- J’aime ardemment Marie,
Après Dieu mon Sauveur ;
Je donnerais ma vie
Pour lui gagner un cœur.
Oh ! la bonne maîtresse !
Si l’on la connaissait,
Chacun ferait la presse
A qui la servirait.


2- Mon Dieu, pour en dépendre,
S’est fait homme ici-bas,
Je ne puis me défendre
De marcher sur ses pas.
C’est la Vierge fidèle,
Je dois donc l’imiter ;
Tout bien me vient par elle,
Je dois donc la prier. 

3- Jésus trouve sa gloire
Dans l’honneur qu’on lui rend,
C’est une erreur de croire
Ou de dire autrement.
La mettre la première,
L’aimer, sans l’imiter,
C’est une erreur grossière
Qu’on ne peut pardonner. 

4- Loin de moi l’hérétique,
L’inconstant scrupuleux,
L’esprit fort, le critique,
Et le présomptueux.
Je l’invoque sans cesse,
Je l’imite en tous lieux,
Je l’aime avec tendresse
Et je contente Dieu. 

5- Elle est tendre, elle est bonne,
Tout en elle est très doux :
Sans rebuter personne,
Elle fait bien à tous.
Jésus, son Fils, m’oblige
A l’aimer tendrement,
Mon intérêt l’exige,
Puis-je faire autrement ? 

6- Elle est la Souveraine
De tout cet univers,
Elle a, dans son domaine,
Le ciel et les enfers.
Elle a dans sa puissance
Les biens de Jésus-Christ,
Elle donne et dispense
Les dons du Saint-Esprit. 

7- Elle est le tabernacle
Où Dieu s’est fait enfant,
Elle est le grand miracle
De son bras tout-puissant ;
Elle est Fille du Père,
Mère de Jésus-Christ,
Et par un grand mystère
Temple du Saint-Esprit.

8- Marie est sans pareille
Parmi les bienheureux,
C’est la grande merveille
De la terre et des cieux.
C’est la grande ennemie
Du démon malheureux :
Le seul nom de Marie
Le plonge dans les feux. 

9- Saint Augustin publie
En toute vérité :
C’est l’image accomplie
De la Divinité,
C’est la magnificence
Du Seigneur des Seigneurs,
C’est l’océan immense
De toutes ses grandeurs. 

10- Quoique toute en lumière
Auprès de Dieu son Fils,
Elle se fait la Mère,
Ici-bas, des petits.
Elle entre en purgatoire
Pour en briser les fers,
Elle chante victoire,
Jusque dans les enfers.

11- Elle est plus éclairée
Que tous les chérubins,
Elle est plus embrasée
Que tous les séraphins.
Enfin elle surpasse
Tout ce qui n’est pas Dieu :
Après lui, par la grâce,
Elle a le premier lieu. 

12- Étant sous son empire,
Je n’aurai jamais peur,
Partout je veux détruire
Satan, le tentateur.
Lui demeurant fidèle
Je serai bienheureux,
Je monterai par elle
Jusqu’au plus haut des cieux. 

13- Agréez, ma Princesse,
Mes petits bégaiements,
Excusez ma faiblesse,
Je ne suis qu’un enfant ;
Que chacun en ma place
Vous rende tout honneur,
Et que chacun vous fasse
Un présent de son cœur.

1- Que tout chante et publie,
D’un ton bien relevé,
Les Grandeurs de l’Ave
En l’honneur de Marie.

R./ Par l’Ave Maria,
Le péché se détruira.
Par l’Ave Maria,
Le Grand Jésus règnera.


2- O divine prière,
Si l’on vous connaissait,
Un chacun vous dirait
Jour et nuit sur la terre :

3- Jamais nul hérétique,
Jamais nul réprouvé
N’a vraiment éprouvé
Sa douceur angélique.

4- Âme prédestinée,
C’est à vous de chanter,
C’est à vous de goûter
Cette manne cachée,

5- Les anges dans la gloire,
L’homme dans l’univers,
Le démon aux enfers,
Et l’âme en purgatoire.

6- Dieu racheta le monde
Par l’Ave Maria :
Il renouvellera,
Par lui, la terre et l’onde.

7- L’Ave ravit Marie
Et son consentement :
C’est encore à présent
Par lui qu’elle est ravie.

8- Par sa grâce il féconde
Toute chose ici-bas :
On ne le connaît pas,
Sa grâce est sans seconde.

9- La terre était stérile,
Mais l’Ange l’ayant dit,
Elle porta son fruit,
Elle devint fertile.

10- Par l’Ave, qu’on m’écoute,
Les pécheurs sont changés,
Les démons écrasés,
L’enfer mis en déroute.

11- L’Ave contient des charmes
Auxquels tout est soumis :
Les plus grands ennemis
Avec lui se désarment.

12- Dieu même en sa colère
Ne peut lui résister :
S’il l’entend réciter,
De juge il devient Père.

13- C’est une arme puissante
Dans la tentation,
Et dans l’affliction
Une douceur charmante.

 14- Quiconque le récite
Avec dévotion
Écrase le démon,
Met tout l’enfer en fuite.

15- Il réjouit les Anges
Et la Mère et le Fils,
Et tout le Paradis
Entonne ses louanges.

16- Il obtient l’indulgence
Et la grâce au pécheur,
Au juste, la ferveur
Et la persévérance.

17- Il éclaire, il enflamme,
Il protège, il nourrit,
Il rassure, il guérit,
Il donne grâce à l’âme.

18- Il n’est rien qu’il ne fasse
Si l’on le dit souvent
Et bien dévotement :
Il change en feu la glace.

19- Le cœur le plus rebelle
Se voit bientôt gagné,
L’hérétique obstiné
Sera bientôt fidèle.

20- Quand on le sait bien dire,
Qu’on est riche et savant,
Quand même seulement
On ne saurait pas lire !

21- Pour moi, quoi qu’on en dise,
Afin de plaire à Dieu,
Je le dis en tous lieux,
Chez moi, comme à l’église.

22- Si je me lève ou couche,
En sortant, en entrant,
Dehors comme au dedans,
Je l’ai toujours en bouche.


23- Je suis insurmontable
Quand j’ai dit mon Ave :
Je suis tout animé,
Je ne crains pas le diable.

24- Le démon et le monde
M’ont souvent attaqué
Pour m’ôter mon Ave :
J’en dis plus, pour qu’ils grondent.

25- Oh ! conseil salutaire !
Oh ! excellent secret !
Pour devenir parfait,
Par jour dire un Rosaire.

26- Qui s’y rendra fidèle
Marchera vitement,
Montera sûrement
A la vie éternelle.

27- Qui s’y rendra fidèle
Vivra parfaitement,
Mourra tranquillement,
Pour la vie éternelle.

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a terminé son cantique par ces mots "In hoc signo vinces", enveloppés d'un chapelet.

AJPM170 : Le dévot zélé de Marie (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM169 : Invocation du Saint-Esprit (3) & Le véritable dévot de Marie (2)

1- Chrétiens, voulez-vous être heureux ?
Servez fidèlement Marie,
Car elle est la porte des cieux
Et le chemin de l’autre vie.

R./ C’est une Mère de bonté,
Personne n’en est rebuté.


2- Ah ! si nous pouvions concevoir
Ses bontés toutes maternelles,
Nous souffririons tout pour pouvoir
Être ses serviteurs fidèles.

3- Chrétiens, êtes-vous affligés ?
Recourez à son assistance,
Et vous en serez soulagés
Presque contre toute espérance.

4- Êtes-vous tentés du démon
Et sur le bord du précipice ?
Vous vaincrez la tentation,
L’ayant pour votre protectrice.

5- Accourez, pécheurs endurcis,
Pour la prier sans défiance,
De vous obtenir de son Fils
Un cœur contrit et l’indulgence.

6- Sa miséricorde s’étend
Jusqu’aux extrémités du monde :
Elle guérit, elle défend
Partout, sur la terre et sur l’onde.

7- Elle est la terreur du démon
Et la ruine des hérétiques,
L’honneur de la Sainte Sion,
Le ferme appui des catholiques.

8- Quelqu’un veut-il être fervent
Et dévorer la pénitence ?
Qu’il la serve fidèlement,
Sans réserve et sans inconstance.

9- Elle prodigue ses faveurs
À ses serviteurs bien fidèles,
Elle sait enlever leurs cœurs
Par des douceurs toujours nouvelles.

10- Imitons ces petits enfants
Qui n’ont de recours qu’à leur mère :
Ma mère ! ma mère ! En tous temps
C’est leur ordinaire prière.

11- Disons-lui tous très humblement :
Notre chère Mère et Maîtresse,
Soyez notre soulagement,
Notre force et notre richesse.


R./ Recevez-nous quoique pécheurs,

Dans votre aimable et très doux Cœur.


12- Priez votre cher Fils pour nous
Et nous conservez dans sa grâce,
Afin d’être un jour avec vous
Pour l’aimer et voir face à face,


R./ Pendant toute une éternité :

Oh ! quelle douce vérité !


INVOCATION DU SAINT-ESPRIT

 

1- Venez, Père des lumières,
Venez, Dieu de Charité,
Formez en moi mes prières,
Montrez-moi la vérité.
Faites descendre en mon âme
Un charbon de votre feu
Qui la pénètre de flamme
Et la remplisse de Dieu.

2-Venez, Esprit-Saint, qui faites
Les martyrs, les confesseurs,
Les apôtres, les prophètes,
Les grands héros, les grands cœurs.
C'est votre seule conduite
Que mon Sauveur a suivi ;
Afin donc que je l'imite,
Conduisez-moi comme lui.

3-Vous qui faites des miracles
Par des mortels impuissants,
Vous qui rendez des oracles
Par des pauvres ignorants,
Par la force de vos grâces
Fortifiez ma langueur,
Pour faire fondre mes glaces
Parlez au fond de mon cœur.

4-Éloignez-moi de la mode,
Ce chemin si fréquenté,
Ce fantôme si commode
Et si plein d'iniquité.
Enseignez-moi cette route,
Inconnue à presque tous,
Qui conduit sans aucun doute
Droit au ciel et jusqu'à vous.

5-De grâce, ouvrez mes oreilles
Aux paroles de la foi,
Pour pratiquer les merveilles
De votre divine loi,
Pour n'écouter que Dieu même
En chaque prédicateur,
Et pour crier anathème
Contre ce monde trompeur.

6-Parlez, ce sont vos paroles
Que je cherche nuit et jour.
Parlez, brisez les idoles
Qui combattent votre amour.
Parlez, pour chanter victoire
Contre tous mes ennemis.
Parlez, pour avoir la gloire
De nous les avoir soumis.

7-Parlez, Saint-Esprit, pour faire
Une fontaine en mon cœur,
Dont l'eau pure et salutaire
Sauve le plus grand pécheur,
Guérit le plus incurable
En lui dessillant les yeux,
Et pardonne au plus coupable
En rejaillissant aux cieux.

8-Pire que la Madeleine,
Que le Lazare au tombeau
Et que la Samaritaine,
Je vous demande cette eau ;
J'en veux boire, j'en demande,
J'en sais le don précieux ;
Plus cette faveur est grande,
Plus vous serez glorieux.

9-Soutenez mon impuissance,
Je suis un roseau vivant.
Arrêtez mon inconstance,
Je change plus que le vent.
Dissipez mon ignorance,
Je suis un aveugle-né.
Calmez ma concupiscence,
Autrement je suis damné.

10-Sans vous mon âme est déserte,
Elle est vide de tout bien,
Sans vous je cours à ma perte
Et je tombe pour un rien.
Je ne puis penser ni dire,
Ni faire aucun bien pour Dieu,
A moins que pour le produire
Vous ne m'aidiez en tout lieu.

11-Donnez-moi votre sagesse,
Ce goût de la vérité,
Cette charité qui presse
Sans forcer la volonté,
Cette grâce si féconde,
Cet attrait si ravissant,
Cette paix sainte et profonde
Et ce secours tout-puissant.

12-Si vous voulez que je pleure
Et que j'aie un cœur touché,
Faites-moi voir à cette heure
Les horreurs de mon péché.
Faites-moi bien vous connaître
Et puis je vous aimerai,
Convertissez-moi, grand Maître,
Et je me convertirai.

13-Vous ne voulez pas contraindre
Ma mauvaise volonté,
C'est pourquoi j'ai tout à craindre
De ma propre liberté.
Aux attraits de votre grâce
J'ai trop souvent résisté,
Je me rends, prenez la place
Avec toute autorité.

14-Grand Dieu, rendez-vous le Maître
De tout mon cœur pour aimer,
De mon esprit pour connaître,
De ma langue pour charmer,
De mes sens et mes puissances
Pour agir ou pour souffrir,
De mes biens, de mes souffrances
Et de tout pour vous servir.

15-Faites de mon cœur un temple,
De ma langue un instrument
Pour servir à tous d'exemple,
Pour parler éloquemment.
Par Jésus et par Marie,
Régnez en moi puissamment,
Afin que j'en glorifie
Dieu seul éternellement.

16-O Vierge sainte et fidèle,
Épouse du Saint-Esprit,
Changez mon cœur si rebelle
En un cœur humble et contrit.
Donnez-moi ce cœur docile
Fidèle à ses mouvements
Pour pratiquer l'Évangile
Et ses saints commandements.

 

*****************************

 

LE VÉRITABLE DÉVOT DE MARIE

 

1- J’aime ardemment Marie,
Après Dieu mon Sauveur ;
Je donnerais ma vie
Pour lui gagner un cœur.
Oh ! la bonne maîtresse !
Si l’on la connaissait,
Chacun ferait la presse
A qui la servirait.


2- Mon Dieu, pour en dépendre,
S’est fait homme ici-bas,
Je ne puis me défendre
De marcher sur ses pas.
C’est la Vierge fidèle,
Je dois donc l’imiter ;
Tout bien me vient par elle,
Je dois donc la prier. 

3- Jésus trouve sa gloire
Dans l’honneur qu’on lui rend,
C’est une erreur de croire
Ou de dire autrement.
La mettre la première,
L’aimer, sans l’imiter,
C’est une erreur grossière
Qu’on ne peut pardonner. 

4- Loin de moi l’hérétique,
L’inconstant scrupuleux,
L’esprit fort, le critique,
Et le présomptueux.
Je l’invoque sans cesse,
Je l’imite en tous lieux,
Je l’aime avec tendresse
Et je contente Dieu. 

5- Elle est tendre, elle est bonne,
Tout en elle est très doux :
Sans rebuter personne,
Elle fait bien à tous.
Jésus, son Fils, m’oblige
A l’aimer tendrement,
Mon intérêt l’exige,
Puis-je faire autrement ? 

6- Elle est la Souveraine
De tout cet univers,
Elle a, dans son domaine,
Le ciel et les enfers.
Elle a dans sa puissance
Les biens de Jésus-Christ,
Elle donne et dispense
Les dons du Saint-Esprit. 

7- Elle est le tabernacle
Où Dieu s’est fait enfant,
Elle est le grand miracle
De son bras tout-puissant ;
Elle est Fille du Père,
Mère de Jésus-Christ,
Et par un grand mystère
Temple du Saint-Esprit.

8- Marie est sans pareille
Parmi les bienheureux,
C’est la grande merveille
De la terre et des cieux.
C’est la grande ennemie
Du démon malheureux :
Le seul nom de Marie
Le plonge dans les feux. 

9- Saint Augustin publie
En toute vérité :
C’est l’image accomplie
De la Divinité,
C’est la magnificence
Du Seigneur des Seigneurs,
C’est l’océan immense
De toutes ses grandeurs. 

10- Quoique toute en lumière
Auprès de Dieu son Fils,
Elle se fait la Mère,
Ici-bas, des petits.
Elle entre en purgatoire
Pour en briser les fers,
Elle chante victoire,
Jusque dans les enfers.

11- Elle est plus éclairée
Que tous les chérubins,
Elle est plus embrasée
Que tous les séraphins.
Enfin elle surpasse
Tout ce qui n’est pas Dieu :
Après lui, par la grâce,
Elle a le premier lieu. 

12- Étant sous son empire,
Je n’aurai jamais peur,
Partout je veux détruire
Satan, le tentateur.
Lui demeurant fidèle
Je serai bienheureux,
Je monterai par elle
Jusqu’au plus haut des cieux. 

13- Agréez, ma Princesse,
Mes petits bégaiements,
Excusez ma faiblesse,
Je ne suis qu’un enfant ;
Que chacun en ma place
Vous rende tout honneur,
Et que chacun vous fasse
Un présent de son cœur.

AJPM172 : "Le Cœur de Jésus m'a appris" (cantique de Ste Marguerite-Marie)

AJPM171 : La douloureuse Passion (2) (cantique de St L-M de Montfort)

Le Poème de la Passion 
(paroles en PDF)
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Le Cœur de Jésus m’a appris (paroles en PDF)
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AJPM173 : Le cantique du Bx Godric (St L-M de Montfort)

AJPM174 : Trois poésies de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus

Cantique donné par la Sainte Vierge au Bx Godric pour le tirer de la tristesse où il était 
(paroles en PDF)
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Cantique_donne_par_la_Sainte_Vierge_au_Bx_Godric_pour_le_tirer_de_la_tristesse_ou_il_etait_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

LA REINE DU CIEL À SON ENFANT BIEN-AIMÉE MARIE DE LA SAINTE FACE  (Céline)

1- Je cherche une enfant qui ressemble
A Jésus, mon unique Agneau,
Afin de les garder ensemble
Tous deux en un même berceau.


2- L'Ange de la Sainte Patrie
De ce bonheur serait jaloux !...
Mais je le donne à toi, Marie :
L'Enfant Dieu sera ton Époux !...


3- C'est toi-même que j'ai choisie
Pour être de Jésus la sœur.
Veux-tu Lui tenir compagnie ?...
Tu reposeras sur mon Cœur....


4- Je te cacherai sous le voile
Où s'abrite le Roi des Cieux :
Mon Fils sera la seule étoile
Désormais brillante à tes yeux.


5- Mais pour que toujours je t'abrite,
Sous mon voile près de Jésus,
Il te faudra rester petite,
Parée d'enfantines vertus....


6- Je veux que sur ton front rayonne
La douceur et la pureté,
Mais la vertu que je te donne
Surtout, c'est la Simplicité.


7- Le Dieu, L'Unique en trois personnes
Qu'adorent les anges tremblants,
L'Éternel veut que tu lui donnes
Le simple nom de Fleur des champs.


8- Comme une blanche pâquerette
Qui toujours regarde le Ciel,
Sois aussi la simple fleurette
Du petit Enfant de Noël !...

9- Le monde méconnaît les charmes
Du Roi qui s'exile des Cieux :
Bien souvent, tu verras des larmes
Briller en ses doux petits yeux.


10- Il faudra qu'oubliant tes peines
Pour réjouir l'Aimable Enfant,
Tu bénisses tes douces chaînes
Et que tu chantes doucement !....


11- Le Dieu dont la toute-puissance
Arrête le flot qui mugit,
Empruntant les traits de l'enfance
Veut devenir faible et petit.


12- La Parole incréée du Père
Qui pour toi s'exile ici-bas,
Mon doux Agneau, ton petit Frère,
Marie, ne te parlera pas !...


13- Ce silence est le premier gage
De son inexprimable amour :
Comprenant ce muet langage
Tu l'imiteras chaque jour.


14- Et si parfois, Jésus sommeille
Tu reposeras près de Lui
Son Cœur Divin qui toujours veille
Te servira de doux appui.


15- Ne t'inquiète pas, Marie,
De l'ouvrage de chaque jour,
Car ton travail en cette vie
Doit être uniquement : « L'Amour ! »


16- Mais si quelqu'un vient à redire
Que tes œuvres ne se voient pas :
« J'aime beaucoup, pourras-tu dire,
Voilà ma richesse ici-bas !...»

17- Jésus tressera ta couronne
Si tu ne veux que son amour :
Si ton cœur en Lui s'abandonne
Il te fera régner toujours.


18- Après la nuit de cette vie,
Invitée par Son doux Regard,
Dans le Ciel ton âme ravie
Volera sans aucun retard !...


*****************************


« C'EST PRÈS DE VOUS, VIERGE MARIE »
(A l'occasion de la prise d'habit de sœur Marie de la Trinité, le 18 Décembre 1894)


1- C'est près de vous, Vierge Marie,
Que nous venons chanter ce soir
Vous priant pour l'enfant chérie
Dont vous êtes l'unique espoir.


2- Au jour béni de votre attente
Vous rendez son cœur bien heureux :
Elle dresse au Carmel sa tente
Et n'attend plus que les Saints Vœux.


3- Ce beau jour, ô tendre Marie,
Lui rappelle un doux souvenir :
En un autre jour de sa vie
Votre manteau vint la couvrir.


4- La bure enfin lui est rendue.
Deux fois elle a pris votre habit,
Qu'elle soit aussi revêtue
Mère, de votre double esprit.


5- Elle a chanté : « J'ai du courage !... »
­- C'est vrai, nous l'avons dit tout bas.
Elle a chanté : « J'aime l'ouvrage ! »
­- L'ouvrage ici ne manque pas !

6- Mais la force est très bonne chose
Pour travailler avec ardeur.
Sur ses joues, mettez d'une rose,
Mère, la brillante couleur !...


7- Pour elle l'attente est passée,
Son cœur goûte la paix du Ciel :
Avec l'habit de Fiancée
Jésus veut la voir à Noël.


8- Qu'Il daigne cacher en sa Face,
Tendre Mère, votre humble agneau :
C'est là qu'il réclame une place
Ne voulant pas d'autre berceau.


9- Daignez exaucer, ô Marie !
Les vœux de votre pauvre agneau :
Pendant la nuit de cette vie
Cachez-le sous votre manteau.


10- Écoutez toutes ses prières
Et que votre cœur Maternel
Lui garde bien longtemps les Mères
Qui lui rendent son cher Carmel !...

 

*****************************

À NOTRE MAÎTRESSE ET MÈRE CHÉRIE (MÈRE MARIE DE GONZAGUE) POUR FÊTER SES 60 ANS (20 Février 1894)


1- Oh ! quel joyeux anniversaire
Nous célébrons en ce beau jour !
A notre bonne et tendre Mère,
Chantons, chantons tout notre amour.

2- Depuis soixante ans, sur la terre,
Divin Jésus, vous contemplez
Une fleur qui vous est bien chère :
De vos grâces vous l'arrosez.

3- Jésus, votre fleur embaumée
A pour vous gagné bien des cœurs,
Elle a cueilli dans la vallée
Une belle moisson de fleurs.

4- Divin Jésus, dans la Patrie
Vous saurez la récompenser ;
De la moisson qu'elle a cueillie
Nous vous verrons la couronner.

5- Jésus, votre Rose est la Mère
Qui dirige nos cœurs d'enfants ;
Daignez écouter leur prière :
Qu'ils fêtent ses quatre-vingt ans !


(Les trois petites novices
Sr Thérèse de l'Enfant Jésus
Sr Marthe de Jésus
Sr Marie-Madeleine)

AJPM175 : Paroles de Saints pour une année

AJPM176 : Cantique de l'Apparition de la Salette (2)

Recueil de paroles de Saints 1
(PDF)
510 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_1.pdf
Recueil de paroles de Saints 9
(PDF)
490 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_9.pdf
Cantique de l'Apparition de La Salette (paroles en PDF)
87 ko
Cantique_de_l_Apparition_de_La_Salette_Ave_Maria_de_Lourdes_Fatima_.pdf

Complément des paroles de Saints en bas de page 5

AJPM178 : Le Purgatoire en 2 parties (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM177 : Tryptique contre le monde (3 cantiques de St L-M de Montfort)

I- L’UTILITÉ DES CANTIQUES


1-Chantons, ma chère âme, chantons,

Faisons retentir nos cantons

D'une très sainte mélodie,

Le ciel et tout nous y convie.


2-Notre grand Dieu toujours joyeux

Nous écoute du haut des Cieux,

Il aime beaucoup les cantiques,

Ce sont ses concerts angéliques.


3-Écoutons les anges chanter

Et chantons pour les imiter,

Ils sont anges par leurs louanges,

En chantant nous deviendrons anges.


4-Jour et nuit brûlant d'un saint feu

Ils chantent les grandeurs de Dieu,

Dieu même y prête les oreilles,

Chantons donc comme eux ses merveilles.


5-En chantant ils brûlent d'amour, Chantons, brûlons à notre tour,

En chantant ils soufflent leurs flammes, Chantons pour enflammer nos âmes.


6-Leurs airs font retentir les cieux,

Faisons un écho merveilleux.

Que tout chante et se réjouisse

Et que la terre au ciel s'unisse.


7-Chantons, mais chantons comme il faut Pour chanter dans les cieux plus haut, Chantons, âme prédestinée,

Chantons pour être couronnée.


8-Mon cantique est désapprouvé

Du mondain et du réprouvé.

Tant mieux! puisqu'il ne veut pas croire

Sur lui je chanterai victoire.


9-Dieu veut que ses bons serviteurs

Chantent jour et nuit ses grandeurs.

Quand toute son Église chante,

Il triomphe à sa voix charmante. 


10-Comme il est toujours bienheureux,

Il veut des serviteurs joyeux.

Le trouble le chasse d'une âme

Et la tristesse éteint la flamme.


11-Dieu fait chanter en tous les lieux

Le prêtre et le religieux,

Il leur fait chanter ses mystères

Les jours et les nuits même entières.


12-Il trouve un très parfait honneur

Dans leurs chants, s'ils partent du cœur

Il veut qu'au plus lugubre office

On lui fasse ce sacrifice.


13-Les saints chrétiens des premiers temps

S'animaient au bien par leurs chants.

En chantant de divins cantiques

Ils devenaient tout séraphiques.


14-Le Saint-Esprit les y portait.

Souvent saint Paul leur répétait :

"Soyez joyeux, chantez, fidèles,

Quelques chansons spirituelles."


15-Plusieurs fois les saints ont chanté,

C'est un secret de sainteté.

Marie a fait un beau cantique.

Chantons en prenant sa pratique.


16-Chantons donc, mais avec ferveur ;

Chantons, nous plairons au Seigneur ;

Chantons, nous lui donnerons gloire ;

Chantons, nous chanterons victoire.


17-Sachez qu'un cantique sacré

Rend notre esprit plus éclairé,
Chasse du cœur toute humeur noire

Et met Dieu dans notre mémoire.


18-Lorsque le cœur est abattu,

Le cantique porte vertu,
Chantez, malgré votre tristesse,

Et vous recevrez l'allégresse.


19-Le chant, ainsi qu'il est écrit,

Ouvre le cœur au Saint-Esprit,

Dieu descend dans un cœur qui chante

Et lui donne grâce abondante.


20-Le cantique charme nos maux

Et nous délasse en nos travaux ;
C'est en chantant qu'on se dispose

A travailler à d'autre chose.


21-Le chant est un secret divin

Pour chasser tout esprit malin,
Un saint cantique que l'on chante

Le fait s'enfuir lorsqu'il nous tente.


22-Le monde a mêlé le péché

Dans des airs qu'il a recherchés,
Sa musique est l'apprentissage

De son plus fin libertinage.


23-Chantons et réparons l'honneur

Que ses chansons font au Seigneur,

Par de nouveaux airs de justice

Détruisons ceux de sa malice.


24-Chante, ivrogne, en buvant ton vin ;

Après avoir bu ce venin,
Va pleurer, va prendre avec rage

Le fiel des dragons pour breuvage.


25-Libertin, qu'il t'en coûtera

Pour ce vilain chant d'opéra !
Satan l'a fait par sa malice ;

En chantant tu lui rends service.


26-Avale, avale les poisons

De tes amoureuses chansons,

Un jour ces impures délices

Seront tes plus cruels supplices.


27-Le diable, par ce mot couvert,

Te fait rire, mais il te perd ;

Il souffle ton chant, il t'enflamme

D'un tendre plaisir, mais infâme.


28-Tu prends un poison infernal

Et dis que ce n'est pas un mal,
Cette parole à double entente

Cache et fait ta perte évidente.


29-Tu nous appelles scrupuleux

Et nous t'appelons malheureux,
Car à ta chanson si plaisante

Tout le ciel pleure et l'enfer chante.


30-Loin de moi, chantres de Bacchus,

Loin de moi, chantres de Vénus,

Loin de moi, fins suppôts du diable,

Dont le malheur est déplorable.


31-Tu chantes cet air empesté

Devant tous pour être écouté,

Tu leur en apprends la cadence

Et tu corromps leur innocence.


32-Damne-toi si tu veux, mondain,

Mais ne damne pas ton prochain ;

Il t'écoute, il apprend le crime,

Il le fait, il tombe en l'abîme.


33-Va, cloaque de saleté,

Vomir ailleurs l'impureté

Des chansons de tes amourettes

De tes paroles de fleurettes.


34-Amis de mon Dieu, tenons bon

Contre le monde et le démon,
Leur air est beau, leur voix est tendre,

Mais gardons-nous de les entendre.


35-Chantons en l'honneur de Jésus

L'excellence de ses vertus,
Pour les mettre en notre mémoire

Et les pratiquer avec gloire.


36-Faisons retentir l'univers

De nos chansons et de nos vers,
Afin que Dieu s'y glorifie

Et le prochain s'en édifie.

 

********************************

 

II- AUX POÈTES DU TEMPS

 

1-Ceci n’est pas pour vous charmer,
Vous qui ne pensez qu’à rimer,
Grands poètes, gens incommodes.
Je laisse à d’autres vos méthodes.

2-Je sais bien que vous n’approuvez
Que les vers qui sont relevés,
Que des phrases à double étage,
Qui font un fou plutôt qu’un sage.

3-Vous ferez dix tours et contours
Pour faire un vers tout à rebours,
Pour exprimer une sornette,
Un vain combat d’une amourette.

4-Je pourrais, pour mille raisons,
Vous mettre aux petites maisons.
Que dis-je ? elles sont toutes vôtres,
Les rimeurs y placent les autres.

5-Vos vers sont polis avec art
Et souvent ce n’est que du fard,
Votre esprit est à la torture,
Vos vers le sont aussi, j’en jure.

6-Vos grands vers ne sont pas communs,
Oui, mais ils sont bien importuns,
Vous courez l’un et l’autre pôle
Pour dire une pauvre parole.

7-Si vos vers étaient vraiment grands,
Ils seraient compris des enfants ;
Ils sont si hauts, ils sont si rares,
Qu’ils en sont devenus barbares.

8-Grands poètes, je vous entends :
Vous rejetez les pauvres gens,
Vos vers sont pour les grands génies,
Aussi pleins que vous de manies.

9-À moins que les esprits du temps
N’y trouvent leurs contentements,
Fussent-ils des vers très sublimes,
Vous, vous en faites de grands crimes.

10-À la mode, un prédicateur,
À la mode, un subtil rimeur ;
À moins qu’on ne soit à la mode,
On est sot ou bien incommode.

11-Votre sublime et relevé
Montre votre goût dépravé.
Pour tout paiement, pauvres malades,
Vous voulez des louanges fades.

12-Vous cherchez par mille détours
Que quelque homme fou de nos jours
Vous dise, mais sans qu’il le pense :
Oh ! les beaux vers, la bonne stance !

13-Pauvres gens, je me ris de vous,
Puisque vous rimez presque tous
Pour qu’on applaudisse à vos veines.
C’est acheter trop cher vos peines.

14-Oui, vos vers sont trop achetés,
N’étant pleins que de vanités,
Que de cent sortes d’amourettes,
Indignes des âmes parfaites.

15-Car, sous la rime et la raison,
Vous cachez un mortel poison,
Un piège cruel mais si tendre,
Qu’à peine peut-on s’en défendre.

16-Vos vers sont bons, sans contredit ;
Rien n’est si beau, ni si bien dit,
Rime riche, bonne cadence,
Oui, mais quelle infâme impudence !

17-Si la rime était riche en Dieu,
Je ne l’estimerais pas peu,
Mais pauvre en vertu, riche en crime,
J’en hais le sens le plus sublime.

18-Vous débitez la vanité
Comme une pure vérité,
Vous ferez passer une fable
Pour une histoire véritable.

19-On dit que tout vous est permis,
Tant on vous croit les ennemis
Des vérités les plus certaines,
Amis des vanités mondaines.

20-Comme les poètes païens
Vous prenez les maux pour des biens,
Je pourrais vous nommer profanes,
Ou, pour bien rimer, de francs ânes.

21-Ô très méchants imitateurs,
Vous croyez vos vers sans grandeurs
S’ils n’ont emprunté quelque grâce
De ceux de Virgile et d’Horace.

22-Vos vers prêchent-ils les vertus ?
Y voit-on le nom de Jésus ?
Point du tout, mais la flatterie,
L’impureté, l’idolâtrie.

23-Parlez-vous des prédestinés ?
Vous ne louez que des damnés,
Que des hommes tout sanguinaires,
Que des amoureux téméraires.

24-Méchants poètes des faux dieux,
Vous me traitez de scrupuleux,
Ou vous croyez que, par bêtise,
Maintenant je vous scandalise.

25-Allez, je n’ose vous nommer,
Non de peur de vous diffamer,
Mais de peur de souiller ces pages
De si funestes personnages.

26-Oui funestes, je ne mens pas,
Car peut-être êtes-vous là-bas ;
Quoiqu’il en soit, vos livres restent,
Ces subtils poisons nous empestent.

27-À peine trouve-t-on en eux
Rien qui ne soit pernicieux,
L’impureté la plus plaisante
Est chez eux la plus innocente.

28-Vos vers sont beaux, ils font grand bruit
Ce sont des vers luisants de nuit,
Le sage en méprise la pompe,
Tandis que l’homme fou s’y trompe.

29-Vos vers si finement conçus
Encensent Bacchus et Vénus,
Et partout ils battent la caisse
Pour enivrer de leur ivresse.

30-L’enfer est plein de gens perdus
Par vos livres si bien vendus,
On laisse là la sainte Bible,
C’est à vos vers qu’on est sensible.

31-Oh ! qu’ils en damnent tous les jours !
On ne peut arrêter leur cours,
Presque tout le monde les loue,
Sur les théâtres l’on les joue.

32-Oui, ce livre sage et mondain,
Que vous avez peut être en main,
A peut-être damné plus d’âmes
Qu’il ne contient de mots infâmes.

33-Vous me direz : « Je n’y vois rien
Qui ne soit bon, que ne soit bien. »
Ne vous y trompez pas, mon frère :
Leur poison tôt ou tard opère.

34-Leur brillant cache le poison,
Leur appas couvre l’hameçon ;
Parmi cent mots d’esprit, un tendre
Qui fait penser, tomber, se rendre.

35-Ne faites pas le Saint-Esprit
Auteur d’un si mauvais écrit,
Il est fait par l’esprit immonde
Pour séduire les gens du monde.

36-Si vous le gardez, le démon
Vous criera toujours qu’il est bon,
Qu’on ne pèche point à le lire,
Que Dieu ne défend pas de rire.

37-Jetez tous ces romans au feu,
Faites-le pour l’amour de Dieu,
Sans regarder la couverture,
L’impression ni la dorure.

38-Au feu ces contes insolents,
Au feu ces bons mots si galants,
Au feu ces tendres tragédies
Et ces infâmes comédies.

39-Voici mes vers et mes chansons :
S’ils ne sont pas beaux, ils sont bons,
S’ils ne flattent pas les oreilles,
Ils riment de grandes merveilles.

40-S’ils ne sont que pour les petits,
Ils n’en sont pas d’un moindre prix ;
Si ce sont des vers ordinaires,
Ils n’en sont pas moins salutaires.

41-Lisez-les donc, et les chantez,
Pesez-les et les méditez,
N’y cherchez point l’esprit sublime,
Mais la vérité que j’exprime.

42-Prédicateur, dans mes chansons,
Vous pouvez trouvez vos sermons,
J’en ai digéré la matière
Pour vous aider et pour vous plaire.

43-Voici des sujets d’oraison,
Je crois le dire avec raison,
Car souvent un vers, une rime
Font qu’une vérité s’imprime.

44-Chaque mot d’un vers doit porter
Pour qu’on le puisse méditer,
Pour le garder en sa mémoire,
Pour son bouquet et pour sa gloire.

45-Cœur affligé, chantez, chantez,
En chantant vous vous surmontez,
Le cantique est très efficace
Pour avoir la joie et la grâce.

46-Chantez, et de bouche et de cœur,
À haute voix, avec ardeur,
Pour bannir du cœur la tristesse
Et pour le remplir d’allégresse.

47-Prenez garde à la vanité,
Qui chante veut être écouté ;
Si votre voix est ravissante,
Que votre âme soit innocente.

48-Chantons donc tous, et comme il faut,
Chantons les grandeurs du Très-Haut,
En chantant détruisons le vice
Et faisons aimer la justice.

 

**********************************

LES MALHEURS DU MONDE

 

1-Grand Dieu, donnez-nous du secours,
Armez-vous de votre tonnerre,
Le monde nous fait tous les jours
Partout une cruelle guerre.
C’est l’ennemi le plus malin
Parce qu’il est le plus humain.


2-Amis de Dieu, braves soldats,
Unissons-nous, prenons les armes,
Ne nous laissons pas mettre à bas,
Combattons le monde et ses charmes.
Puisque Dieu même est avec nous,
Nous le vaincrons, combattons tous.


3-Armons-nous de la vérité
Contre les amis du mensonge,
Faisons-leur voir par charité
Que tous leurs biens ne sont qu’un songe,
Armons-nous d’une vive foi,
Nous leur ferons à tous la loi.


4-Mais pour être vraiment vainqueurs,
Et pour avoir tout l’avantage,
Vidons nos esprits et nos cœurs
Des faux préjugés du bas âge.
Vomissons ce cruel venin,
Ou bien nous combattrons en vain.


5-Qu’est-ce que ce monde trompeur ?
C’est l’assemblée universelle
Des pécheurs qui font au Sauveur
Une guerre horrible et cruelle,
Quelquefois tout ouvertement,
Mais plus souvent secrètement.


6-Il est nommé du Saint-Esprit
La chaire de la pestilence,
Le chemin large où l’on périt
Sans qu’on le croie ou qu’on y pense,
La synagogue de Satan
Et le règne de ce tyran.


7-La grande église des malins,
L’infâme et grande Babylone,
Où les démons en souverains
Sont finement sur le trône,
Où tous les biens sont empêchés,
Où l’on enseigne tous péchés.


8-Le monde est Satan travesti
Afin de se rendre agréable,
C’est son armée et son parti
Pour être un prince formidable,
Pour enrôler tout l’univers
A le suivre dans les enfers.


9-O Dieu, qu’il enrôle de gens
Dans ce parti tout diabolique !
Mille petits, dix mille grands,
Le paysan, le politique,
Des demi-dévots, des savants,
Des libertins, de bons vivants.


10-Leur père maître est le démon,
Qui les anime et les entraîne ;
Ils n’offensent Dieu qu’en son nom,
Et quoiqu’ils croient l’avoir en haine,
Il en est le prince et le roi,
En cachette il leur fait la loi.


11-Le monde attaqua Jésus-Christ
Tout le temps qu’il vécut sur terre ;
Il est tous les jours Antéchrist,
Tous les jours il lui fait la guerre ;
Tous les jours il le contredit
Dans ce qu’il fait et ce qu’il dit.


12-Il détruit ou bien contrefait
Ses sentiments et ses maximes ;
Ce que Dieu fait, il le défait
Afin d’autoriser ses crimes.
Il contrefait ses sacrements
Et ses divins commandements.


13-Tous les serviteurs du Seigneur
Sont combattus par sa malice ;
Il leur fait tort, il leur fait peur,
Il les flatte, il leur rend service ;
Il leur compte mille raisons
Afin qu’ils boivent ses poisons.


14-Il fait de leur dévotion
Le sujet de sa raillerie,
Il l’appelle une illusion
Ou bien une bigoterie ;
Il condamne leurs actions,
Il prend mal leurs intentions.


15-Pour détruire leur sainteté
Il se sert de mille malices ;
Pour les tourner de son côté,
Il invente mille injustices.
Mon Dieu, qu’il en a supplanté
Par ses pièges d’iniquité !


16-Il couvre, mais très finement,
Le péché de la vertu même,
Pour le faire entrer doucement
Il flatte, il proteste qu’il aime.
Par ses sourires, ce trompeur
Enfonce un poignard dans le cœur.


17-Le monde est le grand boute-feux
Et le grand instrument des diables
Pour autoriser en tous lieux
Les crimes les plus détestables.
Les mondains nomment scrupuleux
Tous ceux qui ne font pas comme eux.


18-Il sème l’orgueil chez les grands,
La mollesse et la suffisance,
L’ignorance chez les paysans,
L’ivrognerie et médisance ;
L’envie et les divisions
Jusque dans la religion.


19-L’injustice dans les palais,
Dans les lieux publics, les scandales ;
Dans les lits et les lieux secrets,
Les impuretés les plus sales ;
Dans l’église et dans les lieux saints,
L’insolence des libertins.


20-La mollesse et l’oisiveté
Et le luxe parmi les dames,
Le babil et la vanité
Parmi presque toutes les femmes,
L’avarice chez les marchands
Et l’orgueil parmi les savants.
 

 

21-Dans les soldats, les jurements,
Les blasphèmes, les violences.
Partout mille dérèglements,
Les jeux, les bals, les insolences.
De ces péchés tout est rempli,
Le sage même en est sali.


22-Que dis-je, hélas ! je dis trop peu,
Homme et garçon et fille et femme
Sont brûlés presque tous du feu
De sa concupiscence infâme.
Il met partout la vanité,
Presque partout l’impureté.


23-Le monde étant sur son déclin,
Il n’est que crime et qu’injustice,
Il n’a jamais été si fin,
Ni si pénétré de malice ;
Qui sait pécher plus en secret
Il passe pour le plus discret.


24-Le monde est dans l’aveuglement
Et le malheureux se croit sage,
Il est dans l’endurcissement :
Quiconque le reprend, l’outrage...
Hélas ! il ne voit ni n’entend,
C’est ce qui rend son mal très grand.


25-Ne prend-il pas le mal pour bien,
L’utile pour le dommageable,
Pour un bonheur, ce qui n’est rien,
Et pour faux, un bien véritable,
Tant ses erreurs l’ont aveuglé,
Tant ses péchés l’ont déréglé.


26-Il ne sait point la vanité
Des biens que la terre présente,
Il ignore la cruauté
De l’esprit malin qui le tente,
Comme il ne voit que par ses sens,
Il juge mal des biens présents.


27-Il craint un fantôme trompeur ;
Si Dieu menace, il est sans crainte,
Il est sans loi, sans foi, sans peur
Devant cette Majesté sainte ;
Il ne craint point ses jugements
Ni ses terribles châtiments.


28-Ses jugements sont renversés :
Il croit que les fous sont des sages ;
Que les sages sont insensés,
Des bigots, de sots personnages,
Et comme il croit très clairement,
Il décide tout hardiment.


29-Cet aveugle est fier et hardi,
Il ne veut pas qu’on le reprenne
Quoiqu’il soit un grand étourdi.
A le reprendre, on perd sa peine.
Il est, ainsi qu’il est écrit,
Incapable du Saint-Esprit.


30-Chose étonnante, il ne peut pas
Recevoir aucune lumière ;
Il restera jusqu’au trépas,
Ainsi que le diable son père,
Impie, orgueilleux, scandaleux,
Aveugle, endurci, malheureux.


31-Oui malheur au monde, a dit Dieu,
Parce qu’il cause du scandale ;
Il vomit sans cesse en tout lieu
Contre tous sa rage infernale,
Tout homme en est scandalisé,
Le sage comme l’insensé.


32-Dans les métiers et les emplois,
Qu’on voit d’appâts épouvantables
Dont le monde s’est fait des lois
Pour damner plusieurs misérables !
Mais ses scandales sont si fins
Qu’il trompe même les plus saints.


33-Sous l’appât il met l’hameçon
Qui perd l’âme sans qu’elle y pense,
Il mêle en son vin le poison
Qui forme la concupiscence ;
Sous un seul mot dit en riant,
Il cache un poison très criant.


34-Il couvrira l’impureté
D’une fine plaisanterie,
Le luxe de la vanité,
De propreté, de modestie ;
L’avarice et l’orgueil du cœur
D’un bon ménage et point d’honneur...


35-Il fait tirer l’arc aux pécheurs
Contre les âmes innocentes ;
Pour percer leurs yeux et leurs cœurs
En mille façons différentes :
Il forme des pièges malins
De leurs yeux, leur bouche et leurs mains.


36-Il a tant d’adresse à tromper,
L’amorce est si belle et si tendre,
Qu’à peine peut-on l’échapper,
Qu’à peine peut-on s’en défendre :
Heureux celui qui s’est enfui
Dans un désert bien loin d’ici.


37-Il promet à ses sectateurs
Honneurs, plaisirs, biens périssables
Qui sont au fond des biens trompeurs,
Qui ne font que des misérables.
O vanité des vanités !
La plus grande des vérités.


38-Qu’est-ce que tout l’or et l’argent
Et les richesses qu’on appelle ?
Un morceau de terre changeant
Dont la surface paraît belle,
Un morceau de terre doré,
Un métal un peu plus lustré.


39-L’argent est un bien passager,
Il veut toujours changer de maître ;
Quand on l’empêche de changer
Il devient le plus cruel traître,
Quand il est longtemps conservé
Il est un poison réservé.


40-Quelques dépouilles d’animaux,
Des morceaux de boue et de plâtre,
Quelques bois coupés en morceaux,
Une terre blanche et jaunâtre,
Voilà les plus grands biens des fous
Et qui les damnent presque tous.


41-On les perd par mille accidents,
Un voleur les pille ou les mange,
Une rouille se met dedans ;
Que leur changement est étrange !
Il ne durent qu’un seul moment
Pour les perdre éternellement.


42-Voyez-vous ce riche Crésus
Que son argent rend honorable ?
Il perdra bientôt ses écus,
Il mourra comme un misérable.
Qu’emportera-t-il de son bien ?
Hélas ! un linceul ; hélas ! Rien.


43-Tous ces biens ont je ne sais quoi
De pernicieux et funeste ;
Ils cachent un poison chez soi,
Qui nous souille et qui nous empeste,
C’est ce que la foi nous apprend,
C’est ce que le sage comprend.


44-Ces biens passés de main en main
Ont damné l’impie et l’avare,
Ont contracté tant de venin
Qu’à peine un sage s’en sépare.
Ce qui fait que la vérité
Les nomme : dieu d’iniquité.


45-Dès lors qu’on veut les acquérir,
Dès lors on pèche, on est coupable,
Puisque, quand on veut s’enrichir,
On est pris au piège du diable.
Si c’est un mal de les vouloir,
Que sera-ce de les avoir ?


46-Ces biens sont la poix et la glu
Pour lier et perdre les âmes,
Leur pouvoir est comme absolu
Pour les précipiter aux flammes,
A peine peut-on les toucher
Sans s’y coller, sans y pécher.


47-La plus grande difficulté,
Et la plus grande que je sache,
Est d’acquérir la sainteté
En les possédant sans attache ;
C’est un effort miraculeux,
C’est un prodige merveilleux.


48-A-t-on du bien en quantité ?
Vit-on dans l’aise et l’abondance ?
Adieu la foi, la charité,
La pénitence et l’espérance.
C’est ce qu’on voit communément,
Mais je ne comprends pas comment.


49-On voit mille gens aujourd’hui
Qui font du bien mauvais usage,
Et qui gardent le bien d’autrui
Sans réparer aucun dommage.
Que de voleurs fins et rusés
Que le monde a canonisés !


50-Je ne dis mot aux usuriers
Qui sont si communs dans le monde,
Aux partisans, aux gros fermiers
Qui volent sur la terre et l’onde ;
Ils ont trop de biens mal acquis
Pour profiter de mes avis.


51-Mais quoiqu’on les ait justement,
Ce sont des épines piquantes,
Qui piquent, mais secrètement,
Les âmes les plus innocentes.
Que de travaux à les trouver,
Que de soins à les conserver !


52-L’argent est la divinité
Auquel le monde sacrifie
Son temps, son repos, sa santé,
Et tous les biens de l’autre vie,
Sans se soucier du prochain,
Ni même de son souverain.


53-Parlez-lui de gagner du bien,
Il vole, il s’expose, il s’engage ;
Mais de Dieu, ne lui dites rien,
Car il n’entend pas ce langage ;
Son cœur a passé dans son or,
C’est son seul dieu, c’est son trésor.


54-Plus un homme a de revenus,
Et plus les démons l’ensorcellent ;
Pus il a de soins superflus
Qui le piquent, qui le bourrellent ;
Son bien est son cruel tyran
Et plus cruel que n’est Satan.


55-Quand on les perd, quelles douleurs !
L’âme d’un riche en est navrée,
Mais quand il meurt, quelles fureurs !
Sa pauvre âme en est déchirée ;
Quel désespoir et quel effort
D’un malheureux riche à la mort !


56-Oh ! quels terribles jugements
Dieu fait de leur mauvais usage !
Mais dans l’enfer quels châtiments,
Quel désespoir et quelle rage !
Après cela comme les fous,
Avec ces faux biens, damnez-vous.


57-Voilà quelle est la vanité
Des biens que le monde présente,
Qu’il cherche avec avidité
Sans qu’aucun jamais le contente,
Mais ses plaisirs sont aussi faux
Et lui causent autant de maux.


58-Les plus grands plaisirs sont trompeurs,
Ce sont des plaisirs en image
Qui ne contentent point les cœurs ;
Qui les affament davantage,
Qui font ressentir à la fin
Le remords, l’ennui, le chagrin.


59-Il n’a que des plaisirs charnels,
Ce sont des charognes puantes
Qui font des hommes criminels,
Qui rendent les âmes méchantes,
Qui flattent les sens au dehors
Et qui souillent l’âme et le corps.


60-Le pécheur mondain danse et rit
Sur le bord de son précipice,
Devant un Dieu qui le maudit
Et qui s’arme dans sa justice ;
Il foule aux pieds Jésus en croix,
Il méprise ses saintes lois.


61-Il invente pour son malheur
Mille plaisirs et mille modes,
Tabac et poudre de senteur,
Mille raffinements commodes ;
Il ne pense qu’à se garder
De ce qui peut l’incommoder.


62-Il ne s’occupe qu’à penser
A son corps pour le satisfaire ;
Boire et manger, rire et danser
Semble être son unique affaire ;
Tandis qu’il engraisse sa chair,
Il plonge son âme en enfer.


63-Le monde est toujours orgueilleux,
Dans le temps même qu’il s’abaisse ;
Il veut faire éclater aux yeux
Sa modestie et son adresse,
Il est ravi qu’on puisse voir
Ses talents, ses biens, son pouvoir.


64-Il couvre et cache ses défauts
Pour faire montre de sa gloire ;
Il abaisse tous ses égaux
Pour s’en faire partout accroire ;
Il ne veut hanter que les grands,
Il méprise les pauvres gens.


65-On connaît l’orgueil d’un mondain,
Sa gloire vaine et chimérique,
A son air, ses habits, son train,
Lorsqu’il marche, lorsqu’il s’explique,
Il ne respire que grandeur,
Qu’orgueil, que faste et que hauteur.


66-Ce n’est qu’à son corps défendant
Qu’il obéit et qu’il s’abaisse.
A commander il est ardent,
Il croit en avoir la sagesse,
Il affecte la primauté
En tout, jusqu’en l’humilité.


67-Mais, qu’est-ce que tout cet honneur ?
C’est un sommeil, une chimère,
Une fumée, une vapeur,
Un vent, une écume légère,
Un éclat brillant et pompeux
Qui trompe les cœurs et les yeux.


68-C’est le plus fin des hameçons
Que le démon lui puisse tendre,
C’est le plus subtil des poisons
Qu’il donne presque à tous pour prendre.
Satan tombé par son orgueil
Jette le monde au même écueil.


69-Dieu cache au monde ses secrets,
Il lui résiste en sa Sagesse,
Il lui prépare pour jamais
La flamme la plus vengeresse.
Autant qu’il s’est glorifié,
Autant il sera châtié.


70-Que ce maudit monde est trompé !
Il perd tout le temps de la vie,
Ou bien, il est tout occupé
A faire quelques niaiseries ;
S’il n’est pas dans l’oisiveté,
Il s’occupe à l’iniquité.


71-Il est toujours dans les dehors
Sans tourner vers Dieu sa pensée,
Il est tout occupé du corps
Et sa pauvre âme est délaissée,
Il méprise le vrai bonheur
Et s’occupe d’un bien trompeur.


72-Oh ! grand aveugle, oh ! l’imposteur :
Au ciel il préfère la terre,
La créature au Créateur,
A la paix de son Dieu, la guerre,
Le mensonge à la vérité,
Et le temps à l’éternité.


73-On l’entend parler nuit et jour
De la gazette et des nouvelles,
Et de l’armée et de la cour,
Et de mille autres bagatelles,
D’argent, de repas, d’ornements,
De jeu, d’habits, de passe-temps.


74-Il n’est qu’esprit, il n’est qu’ardeur
Pour les affaires temporelles,
Mais que bêtise et que tiédeur
Dans les affaires éternelles.
Quand il joue, il aime à veiller ;
Quand il prie, il faut l’éveiller.


75-Il passe sa vie et son temps
Non à l’unique nécessaire,
Mais à de vains amusements,
A mal faire ou bien à rien faire,
A regarder et babiller,
A visiter et s’habiller.


76-Il est tout endurci du cœur,
Il ne reconnaît pas son crime,
Il ne sent point sa puanteur
Ni le lourd fardeau qui l’opprime ;
Il ne croit pas qu’il ait en soi
Le démon pour père et pour roi.


77-Sans craindre enfer, ni jugement,
Ni Dieu, ni diable, ni vengeance,
Ce maudit pèche hardiment
En riant avec insolence ;
En péchant, il chante ses vers,
Il fait du crime ses concerts.


78-Il dit qu’il a l’esprit trop fort
Pour gémir, pour verser des larmes,
Pour craindre l’enfer ou la mort
Et pour en sentir les alarmes ;
Le bon Dieu, dit-il, est si bon,
A la mort, j’aurai le pardon.


79-Tout insensible aux vérités
Qui font trembler les bonnes âmes,
De vanités en vanités,
De péchés en péchés infâmes,
Il meurt sans appréhension,
Il tombe en la damnation.


80-Il est dur envers le prochain
Lorsqu’il le voit dans la misère,
Il parle au pauvre avec dédain,
S’il lui donne, c’est par colère ;
Il aura du pain pour son chien,
Mais, pour son frère, il n’aura rien.


81-Il est tout plein de dureté
Pour les âmes du purgatoire :
A leurs dépens avec gaieté
On le voit manger, rire et boire.
Il paiera d’un De profundis
Ses pauvres parents étourdis.


82-Il trouve en leurs legs de l’excès,
Il les diminue ou diffère,
Ou par soi-même ou par procès,
Il plaide son père ou sa mère.
O pauvres parents trépassés,
Vos enfants vous ont délaissés !


83-Il fait son plaisir du péché ;
Qu’on offense Dieu, qu’on l’outrage,
Son cœur n’en est pas plus touché,
S’il n’en souffre quelque dommage ;
Il a son intérêt à cœur,
Mais non pas celui du Seigneur.


84-Quoique le monde soit maudit
Et condamné du Sauveur même,
On le voit qui se divertit
Au milieu de son anathème,
Tant il a l’esprit aveuglé,
Tant il a le cœur déréglé.


85-C’est le démon secrètement
Qui le démène et qui l’entraîne,
Qui le lie invisiblement,
Qui le tient captif à la chaîne
Pour opérer l’iniquité
Selon sa seule volonté.


86-Il crie à tous : la paix, la paix,
Mais il n’en a pas pour un double,
Il a mille remords secrets.
Sa plus grande joie est un trouble,
Il est une orageuse mer
Qui ne se peut jamais calmer.


87-Quoiqu’il fasse pour étouffer
Le remords de sa syndérèse,
Il ne peut pas en triompher,
Il ne peut pas vivre à son aise ;
Quoiqu’au dehors il soit joyeux,
Au dedans, il est malheureux.


88-Quoi que fasse cet imposteur
Pour jouir d’une paix parfaite,
Ses péchés passés lui font peur,
Le temps à venir l’inquiète,
Sans qu’il puisse être un seul instant
Vraiment heureux, vraiment content.


89-Dans la vie il ne peut avoir
Que quelque plaisir en figure,
Mais à sa mort quel désespoir,
Quelle rage, quelle écorchure,
Oh ! quels troubles, et quels tourments,
Après la mort, quels châtiments !


90-On lui donne pour ses plaisirs,
Pour ses honneurs et ses richesses,
Mille maux, mille déplaisirs
Et mille peines vengeresses ;
Pour un moment de vanité,
Malheur à toute éternité.


91-Voilà le monde et ses malheurs.
Peut-on aimer ce misérable ?
Peut-on suivre ses sectateurs
Dans leur malheur si déplorable ?
Crions donc tous : malheur, malheur,
Malheur à ce monde trompeur.


92-Voilà plusieurs pièges malins
Dont il prend en secret les âmes,
Pour les attirer à ses fins
Et les précipiter aux flammes ;
Pour nous garantir de ses traits,
Méprisons ses malins attraits.

AJPM180 : Notre-Dame de la Trinité ou des 3 Ave Maria (int. : J-M Chevalier)

AJPM179 : Lourdes, la Salette, Fatima (sur "Vierge de lumière")

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
100 ko
AVE_MARIA_DE_LOURDES_Le_Cantique_de_Procession.pdf
Cantique de l'Apparition de La Salette (paroles en PDF)
87 ko
Cantique_de_l_Apparition_de_La_Salette_Ave_Maria_de_Lourdes_Fatima_.pdf
Cantique de Procession à Notre-Dame des 3 Ave Maria ou de la Trinité (paroles en PDF)
96 ko
Cantique_de_Procession_a_Notre_Dame_des_3_Ave_Maria_ou_de_la_Trinite.pdf
AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
82 ko
AVE_MARIA_DE_FATIMA.pdf

AJPM261 : Fatima sur un air inspiré de Mozart

AJPM262 : "Dans la lande claire" sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima

AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
82 ko
AVE_MARIA_DE_FATIMA.pdf
AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
82 ko
AVE_MARIA_DE_FATIMA.pdf

AJPM263 : La France à Marie, Ste Jeanne d'Arc & St Michel (sur "Ô Marie, ô Mère chérie")

AJPM264 : "Le silence est le doux langage" (poésie de Ste Thérèse)

« Voilà mon commandement : c'est que vous vous entr'aimiez, comme je vous ai aimés ! »

(Notre-Seigneur, dans l'Évangile selon saint Jean)

 

1- Le silence est le doux langage
Des anges, de tous les élus.
Il doit être aussi le partage
Des âmes s’aimant en Jésus.

2- Ce n’est qu’au sein des sacrifices
Que l’on peut s’aimer au Carmel.
Un jour, enivrées de délices
Nous nous aimerons dans le Ciel.

I- LA FRANCE, ROYAUME DE MARIE

R./ Ô Marie ! Ô Reine bénie !
Garde au cœur des Français la foi des anciens jours ;
Qu'il monte jusqu'au Ciel ce cri de la patrie :
Catholique et Français toujours !
Qu'il monte jusqu'au Ciel ce cri de la patrie :

Catholique et Français toujours ! (bis)

1- Vierge, la Gaule encor païenne
Jadis eut des autels pour toi ;
Ton Cœur, dans la France chrétienne,
Garda sans tache notre foi.

2- Jeanne a ton Nom sur sa bannière
Avec le Nom du Rédempteur,
Et l'étendard de la guerrière
Refoule un peuple envahisseur.

3- Des hérétiques pleins de haine
Voulaient détruire tes autels ;
Mais la France acclamant sa Reine
Repoussa leurs bras criminels.

4- Depuis trois siècles la patrie,
Par l'acte de son souverain,
Pour sa Patronne a pris Marie :
Notre avenir est dans ta main.

5- Souvent, ô Reine glorieuse,
Tu vins sur notre sol français,
Et ta Médaille merveilleuse,
Pour nous aussi tu la gardais.

6- Faveur encor plus signalée !
C'est à la France que ton Cœur,
Du nom royal d'Immaculée,
Révèle, à Lourdes, la splendeur.

7- Dieu fit la France fille aînée
De son Église, aux premiers jours ;
Et Dieu dès lors te l'a donnée :
Reine ! Protège-la toujours !

 

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II- LA FRANCE À SAINTE JEANNE D'ARC

R./ Jeanne d'Arc, ton peuple te prie :
Fais qu'il reste fidèle à tous ses grands amours !
Soldat de Jésus-Christ, serviteur de Marie,
Catholique et français toujours !
Soldat de Jésus-Christ, serviteur de Marie,

Catholique et français toujours ! (bis)

1- Salut à toi, Vierge Lorraine,
Fille de Dieu, fille au grand cœur ;
Autrefois tu fus à la peine,
Jeanne, aujourd'hui sois à l'honneur !

2- Tu fis graver sur ta bannière
Le Nom béni du Dieu Sauveur
Et celui de la Vierge Mère ;
Mets ces deux Noms dans notre cœur.

3- Les Voix du Ciel dans ton enfance
Te disaient d'aimer ton pays ;
Maintenant parle de la France
À tes frères du Paradis.

4- Ta mission n'est pas finie,
La France encor crie au secours ;
Et Dieu qui par toi l'a bénie
Veut par toi la bénir toujours.

5- Nous comptons plus sur tes prières
Que sur nos efforts impuissants ;
Autrefois tu sauvas nos pères,
Aujourd'hui sauve leurs enfants !

6- Réveille en nos cœurs l'espérance,
La foi qui remplissait le tien,
Et fais que le peuple de France
Soit toujours un peuple chrétien.

 

****************************

 

III- LA FRANCE À SAINT MICHEL

R./ Saint Michel, à votre puissance
Nous venons demander l'appui des anciens jours.
Qu'il monte jusqu'au Ciel, ce vieux cri de la France :
Saint Michel, à notre secours !
Qu'il monte jusqu'au Ciel, ce vieux cri de la France :

Saint Michel, à notre secours ! (bis)

1- Vers vous, Archange de lumière,
Preux serviteur du Roi des rois,
Nous venons en ce sanctuaire
Du Seigneur affirmer les droits.

2- L'enfer déchaîné sur la terre
Redouble sa rage et ses coups ;
Défendez-nous dans cette guerre,
Contre lui combattez pour nous.

3- Partout la haine et l'imposture,
Le crime et le vice odieux,
Frémissant d'une rage impure
Lèvent leurs fronts contre les Cieux.

4- « Avec Dieu, disent les impies,
Il faut en finir à jamais ! »
Ils blasphèment, dans leurs folies,
Et sa puissance et ses bienfaits.

5- Vous êtes patron de l'Église ;
Contre la fureur des méchants
La garde vous en est commise :
Ah ! conservez-lui ses enfants !

6- Infidèle à son divin Maître,
Et marchant d'erreurs en erreurs,
Notre France a vu disparaître
Et son repos et ses grandeurs.

7- Vous êtes patron de la France,
Et bien des fois nos Souverains,
Vous appelant à sa défense,
Mirent leur épée en vos mains.

8- Souvenez-vous que notre France
De l'Église fut le soutien,
Et qu'elle est encor l'espérance
Du Pape et du monde chrétien.

9- Délivrez l'Église et la France
Qui réclament votre secours ;
Armez-vous pour leur délivrance :
Sauvez-les ! Gardez-les toujours !

AJPM266 : "Loué soit à tout instant" (Louanges à Jésus-Eucharistie / int.: J-M Chevalier)

AJPM265 : Ave Maria de Fatima (8) : les 9 couplets traditionnels

Plage 10 du CD "L'Eucharistie"

AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
82 ko
AVE_MARIA_DE_FATIMA.pdf

R./ Loué soit à tout instant
Jésus au Saint-Sacrement.
(bis)

1- Ô divine Eucharistie,
Ô trésor mystérieux !
Sous les voiles de l'Hostie
Est caché le Roi des Cieux.

2- Jésus veut, par un miracle,
Près de nous, la nuit, le jour,
Habiter au Tabernacle,
Prisonnier de son amour.

3- Ce bon Maître nous console,
Son amour nous réjouit ;
D'un Dieu la douce parole
Nous ranime et nous guérit.

4- Tous les jours, dans le calice,
Le Fils du Dieu tout-puissant
À la messe, en sacrifice,
Pour le monde offre son Sang.

5- Jésus-Christ, du Pain des Anges,
Nourrit l'âme à son autel ;
Dans nos hymnes de louanges,
Célébrons le Pain du Ciel.

6- Adorons dans ce mystère
Dieu sous l'ombre de la foi ;
Quel bonheur dès cette terre
De s'unir au divin Roi !

AJPM267 : "Jésus monte au Calvaire" sur un choral de Bach

AJPM268 : 14 cantiques au Saint-Esprit (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

1- Jésus monte au Calvaire,
Portant sa lourde Croix ;
Des crimes de la terre
Il porte aussi le poids :
Souffrance volontaire,
Objet d’un libre choix !
Jésus monte au Calvaire,
Portant sa lourde Croix.

2- Jésus en Croix se dresse,
Sanglant sous le ciel noir.
Autour de lui se presse
La foule qui veut voir.
Pas un mot de tendresse !
Pas un rayon d’espoir !
Jésus en Croix se dresse,
Sanglant sous le ciel noir.

3- Jésus mourant s’incline
De son gibet vers nous :
Il a ses mains divines
Ses pieds, percés de clous,
Son front chargé d’épines,
Son corps meurtri de coups !
Jésus mourant s’incline
De son gibet vers nous !

4- Venez pécheurs rebelles :
Ses bras vous sont ouverts !
Ce Dieu qui vous appelle
Nous sauve des enfers !
Dans notre chair mortelle,
Quels maux il a souffert !
Venez pécheurs rebelles :
Ses bras vous sont ouverts !

POUR DEMANDER L'ASSISTANCE DU SAINT-ESPRIT AVANT LE CATÉCHISME


I- AU SAINT-ESPRIT

pour le lundi (1)

1- Venez, venez, Esprit-Saint, dans nos cœurs :
Enflammez-les de vos saintes ardeurs,
Afin qu'étant remplis de votre amour
Nous méritions le céleste séjour.

2- Esprit divin, Esprit de vérité,
Éclairez-nous dans notre obscurité ;
Que votre amour nous fasse pratiquer
Les vérités qu'on va nous enseigner.

 

*******************************


II- AU SAINT-ESPRIT

pour le lundi (2)


1- Esprit divin, descendez sur la terre,
Versez dans nos cœurs la lumière,
Afin que nous croyons toutes les vérités,
Que maintenant on va nous enseigner.

2- Pour écouter avec fruit la doctrine,
Il faut que nos cœurs soient dociles ;
Mais ce n'est pas assez que nous ayons la foi,
Il faut de plus pratiquer ce qu'on croit.


*******************************


III- AU SAINT-ESPRIT

pour le mardi (1)


1- Esprit divin, Dieu des lumières,
Éclairez-nous dans notre obscurité :
Faites que d'une foi sincère
Nous croyons (bis) avec fermeté.

2- Mais ce n'est pas assez de croire
Les vérités qu'on va nous enseigner ;
Esprit-Saint, donnez-nous la grâce
Et l'amour (bis) pour les pratiquer.


*******************************


IV- AU SAINT-ESPRIT

pour le mardi (2)


1- Venez, ô Sanctificateur !
Venez pour embraser mon cœur :
Rallumez dedans moi,
Par vos divines flammes,
Le beau feu de la charité !
Enseignez-moi la vérité,
Et soyez pour toujours
Le Maître de mon âme.

2- Esprit-Saint, descendez sur moi,
Et pour m'instruire de ma foi,
Éclairez mon esprit
D'une vive lumière ;
Et lorsque par votre clarté
J'aurai connu la vérité,
Donnez-moi votre amour,
Qui me la fasse faire.

 

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V- AU SAINT-ESPRIT

pour le mercredi (1)


1- Venez, Esprit-Saint, pur amour,
Descendez sur nous en ce jour :
Allumez par vos traits vainqueurs
Le feu divin dans tous les cœurs.

2- Grand Dieu, souverain Créateur !
Envoyez le Consolateur :
Vous verrez, malgré les enfers,
Renouveler tout l'univers.

3- Vous qui seul êtes notre fin,
Guidez-nous par l'Esprit divin ;
Faites, Seigneur, qu'à tous moments
Nous en suivions les mouvements.

 

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VI- AU SAINT-ESPRIT

pour le mercredi (2)

1- Amour sacré, feu consumant,
Vous qui vivifiez nos âmes,
Faites qu'en cet heureux moment
Nous ressentions vos douces flammes.
Brillez, divin soleil : embrasez tous les cœurs
De vos saintes ardeurs. (bis)

2- Dans tout pécheur, l'iniquité
A défiguré votre image,
Venez, Esprit de charité,
Réparer ce cruel outrage ;
Et malgré les enfers, hâtez votre retour,
Triomphez, Dieu d'amour. (bis)

 

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VII- À DIEU

pour le jeudi


1- Écoutez mes prières :
Seigneur, éclairez-moi.
Mon Dieu, sans le secours de vos lumières,
Comment pourrai-je apprendre votre loi ?

2- Si dès ma tendre enfance,
Vous m'avez fait chrétien,
Mon devoir, joint à ma reconnaissance,
Est d'apprendre et de pratiquer le bien.

 

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VIII- AU SAINT-ESPRIT

pour le vendredi (1)


1- Esprit divin, Père de nos esprits,
Qui dans notre âme avez peint votre

image ;
Divin amour, dont nos cœurs sont épris,
Venez vous-même animer votre ouvrage.

2- Accordez-nous, Esprit de charité,
De vous connaître, et le Fils, et le Père,
Et de pouvoir, durant l'éternité,
Et dans le temps, adorer ce mystère.

 

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IX- AU SAINT-ESPRIT

pour le vendredi (2)

1- Ô Saint-Esprit, donnez-nous vos

lumières !
Venez en nous pour nous embraser tous,
Pour nous régler et former nos prières :
Nous ne pouvons faire aucun bien sans vous.

2- Priez pour nous, Sainte Vierge Marie,
Obtenez-nous grâce auprès du Sauveur,
Pour écouter ses paroles de vie,
Et les garder, comme vous, dans nos cœurs.

 

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X- AU SAINT-ESPRIT

pour le samedi (1)

1- Afin d'être docile et sage,
Seigneur, donnez-moi votre Esprit,
Pour apprendre, selon mon âge,
Les vérités de Jésus-Christ.

2- Esprit-Saint, faites-moi comprendre
Ce que vous m'allez expliquer ;
Mais en me le faisant apprendre,
Faites-le moi bien pratiquer.

3- Aimons Dieu dès notre bas âge,
N'agissons que par charité ;
Faisons ici l'apprentissage,
Pour l'aimer dans l'éternité.

 

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XI- À MARIE

pour le samedi (2)


1- Je vous salue, Marie, du Saint-Esprit choisie,
Vous êtes de grâces remplie,
Et le Seigneur est avec vous :
Vous êtes par-dessus toutes femmes bénie.
Que le bienheureux fruit qui prit de vous la vie,
Soit à jamais béni de tous.

2- Sainte Vierge, Marie, incomparable Mère,
D'un Fils qui n'a que Dieu pour Père,
Et qui s'est fait notre Sauveur,
Priez présentement et à l'heure dernière :
Quand nous ne pourrons plus vous offrir nos prières,
Priez pour nous pauvres pécheurs.

 

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XII- DIALOGUE ENTRE JÉSUS ET UN ENFANT SUR LA DOCTRINE CHRÉTIENNE

pour le dimanche (1)


JÉSUS :

1- Mon Fils, pour apprendre
Le vrai chemin du Paradis,
Venez pour entendre
Ce que je dis :
C'est une doctrine
Où j'ai fait dessein d'enseigner
Ma loi divine
Pour vous sauver.

L'ENFANT :

2- Sauveur débonnaire,
Docteur de toute vérité,
On ne peut vous plaire
Sans charité :
Notre cœur s'empresse
À bien apprendre à vous aimer ;
Et veut sans cesse
Vous écouter.

JÉSUS :

 3- Ma sainte parole
Demande un cœur humble et soumis :
Pour l'esprit frivole
J'ai du mépris.
Un enfant bien sage
Chérira mes enseignements,
Et le volage
Ses passe-temps.

L'ENFANT :

 4- Faites-nous la grâce,
Pour profiter de vos bontés,
Que notre cœur fasse
Vos volontés.
À votre doctrine
Nous irons tous avec ferveur ;
C'est l'origine
De tout bonheur.

 

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XIII- SUR L’ÉGLISE

pour le dimanche (2)


1- Salut, aimable et cher asile,
Où Dieu même instruit ses enfants,
Où, des beautés de l'Évangile,
Il charme leur cœur innocent.
Ce n'est plus au bruit du tonnerre
Qu'il vient leur annoncer ses lois ;
C'est un Sauveur, un tendre Père,
Dont j'entends aujourd'hui la voix. (bis)

2- Ici la Foi de ses nuages
Semble à nos yeux se dégager,
Et les esprits les plus volages
Sous son joug viennent se ranger.
Ici, de son souffle ineffable,
La grâce enflamme nos désirs,
Nous rend la vertu plus aimable,
De nos devoirs fait nos plaisirs. (bis)

3- Dans tes murs, sacré sanctuaire,
Le Ciel pour nous a plus d'attraits ;
Plus vive y monte ma prière,
Plus prompts descendent ses bienfaits.
Ah ! pour cette troupe nombreuse,
Qu'ici commence le beau jour,
Où des Saints la famille heureuse
Vivra, Seigneur, de ton amour. (bis)

 

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XIV- AU SAINT-ESPRIT

pour le dimanche (3)


Esprit d'amour, céleste flamme,
Par qui brûle le cœur des Saints,
Daigne répandre dans mon âme
Les rayons de tes feux divins.
Étends sur moi ton doux empire,
Viens m'embraser, et dans mon cœur
Fais que tout autre amour expire,
Et n'y laisse que ton ardeur.
(bis)

AJPM270 : "Ô Saint-Esprit, venez en nous" (int.: Jean-Myriam Chevalier)

AJPM269 : "Jésus monte au Calvaire" (version instrumentale)

Version sans percussions ici : plage 1 du CD "La Mission"

1- Jésus monte au Calvaire,
Portant sa lourde Croix ;
Des crimes de la terre
Il porte aussi le poids :
Souffrance volontaire,
Objet d’un libre choix !
Jésus monte au Calvaire,
Portant sa lourde Croix.

2- Jésus en Croix se dresse,
Sanglant sous le ciel noir.
Autour de lui se presse
La foule qui veut voir.
Pas un mot de tendresse !
Pas un rayon d’espoir !
Jésus en Croix se dresse,
Sanglant sous le ciel noir.

3- Jésus mourant s’incline
De son gibet vers nous :
Il a ses mains divines
Ses pieds, percés de clous,
Son front chargé d’épines,
Son corps meurtri de coups !
Jésus mourant s’incline
De son gibet vers nous !

4- Venez pécheurs rebelles :
Ses bras vous sont ouverts !
Ce Dieu qui vous appelle
Nous sauve des enfers !
Dans notre chair mortelle,
Quels maux il a souffert !
Venez pécheurs rebelles :
Ses bras vous sont ouverts !

R./ Ô Saint-Esprit, venez en nous, (bis)
Embrasez notre cœur
De vos feux, de vos feux les plus doux ;

Embrasez notre cœur
De vos feux, de vos feux les plus doux.


1- Sans vous, mon Dieu, notre prudence
Ne peut hélas ! que s'égarer.
Ah ! dissipez notre ignorance, (bis)
Esprit d'intelligence,
Venez nous éclairer.

2- Le noir enfer, pour nous livrer la guerre,
Se réunit au monde séducteur ;
Tout est pour nous embûche sur la terre,
Soyez, soyez notre libérateur. (bis)

3- Enseignez-nous la divine Sagesse,
Seule elle peut nous conduire au bonheur ;
Dans ses sentiers, qu'heureuse est la jeunesse !
Qu'heureuse est la vieillesse !

AJPM271 : Cantique en l'honneur du Saint-Sacrement (Ste Marguerite-Marie)

AJPM272 : "Oh ! l'auguste Sacrement" (cantique  montfortain / int. : J-M Chevalier)

Version sans percussions ici : plage 1 du CD "L'Eucharistie"

Cantique en l’honneur du Saint-Sacrement (paroles en PDF)
86 ko
Cantique_en_l_honneur_du_Saint_Sacrement_Ste_Marguerite_Marie_.pdf

1- Oh ! l'auguste Sacrement
Où Dieu nous sert d'aliment !
J'y crois présent Jésus-Christ,
Puisque lui-même l'a dit.

R.1/ Oui, sous l'humble hostie,
J'adore Dieu, vrai Pain de vie ;
Oui, sous l'humble hostie,
J'adore Dieu, vrai Pain de vie.


2- Aux prêtres donnant sa loi,
Il dit : «Faites comme moi ;
C'est mon Corps livré pour vous,
C'est mon Sang, buvez-en tous.»

R.2/ Ô Jésus, venez à moi
Dans l'Eucharistie !
Je vous ai donné ma foi,
Mon cœur et ma vie.


3- Dans la consécration,
Le prêtre parle en son Nom :
Aussitôt et chaque fois
Jésus se rend à sa voix.

4- Ainsi, sans quitter le Ciel,
Il réside sur l'autel :
Il fait ici son séjour
Pour contenter son amour.

5- Le pain, le vin n'y sont plus :
C'est le vrai Corps de Jésus ;
Son Corps tient le lieu du pain,
Son Sang tient le lieu du vin.

6- Il en reste la couleur,
La forme, le goût, l'odeur ;
Mais sous ces faibles dehors,
On a son Sang et son Corps.

7- Ne demandons pas comment,
Soumettons-nous seulement ;
Si nos sens peuvent errer,
La foi doit nous rassurer.

8- Également on reçoit,
Sous quelque espèce qu'il soit,
Avec sa divinité,
Toute son humanité.

9- Qui le prend indignement,
Mange et boit son jugement ;
C'est le crime de Judas,
Le plus noir des attentats.

10- Qui lui prépare son cœur,
Trouve en lui le vrai bonheur ;
S'unissant à Jésus-Christ,
Il devient un même esprit.

11- Jésus est le Roi des rois ;
Adorons-le sur la Croix,
Adorons-le dans le Ciel,
Adorons-le sur l'Autel.

12- Adorons, louons, aimons
Le Seigneur dans tous ses dons.
Surtout n'oublions jamais
L'abrégé de ses bienfaits.

AJPM274 : "Pitié, mon Dieu !" (2) : chanté & instrumental (int.: Jean-Myriam Chevalier)

AJPM273 : Cantique du Sacré-Cœur (Ste Marguerite-Marie)

VŒU NATIONAL
AU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS
Cantique du pèlerinage de Paray-le-Monial (juin 1873)

1- Pitié, mon Dieu ! c’est pour notre patrie
Que nous prions au pied de cet autel.
Les bras liés et la face meurtrie,
Elle a porté ses regards vers le ciel.

R./ Dieu de clémence,
Ô Dieu vainqueur  !
Sauvez Rome et la France,
Par votre Sacré-Cœur !
(bis)

2- Pitié, mon Dieu ! sur un nouveau Calvaire,
Gémit le Chef de votre Église en pleurs :
Glorifiez le Successeur de Pierre
Par un triomphe égal à ses douleurs.

3- Pitié, mon Dieu ! la Vierge immaculée
N’a pas en vain fait entendre sa voix :
Sur notre terre ingrate et désolée
Les fleurs du Ciel croîtront comme autrefois.


4- Pitié, mon Dieu ! pour tant d’hommes fragiles,
Vous outrageant, sans savoir ce qu’ils font :
Faites renaître, en traits indélébiles,
Le sceau du Christ, imprimé sur leur front !

5- Pitié, mon Dieu ! votre Cœur adorable
À nos soupirs ne sera pas fermé :
Il nous convie au mystère ineffable
Qui ravissait l’Apôtre bien-aimé.


6- Pitié, mon Dieu ! que la source de vie
Auprès de nous ne coule pas en vain !
Mais qu’en ces lieux Marguerite-Marie
Nous associe à son tourment divin !

7- Pitié, mon Dieu ! Quand, à votre servante
De votre Cœur vous dévoiliez l’amour,
Vous avez vu la France pénitente
À ce trésor venant puiser un jour.

8- Pitié, mon Dieu ! trop faibles sont nos âmes
Pour désarmer votre juste courroux :
Embrasez-les de généreuses flammes
Et rendez-les moins indignes de vous !

9- Pitié, mon Dieu ! Si votre main châtie
Un peuple ingrat qui semble la braver,
Elle commande à la mort, à la vie :
Par un miracle elle peut nous sauver.

Cantique du Sacré-Cœur (paroles en PDF)
84 ko
Cantique_du_Sacre_Coeur_Ste_Marguerite_Marie_.pdf

AJPM275 : Les excès amoureux du Cœur de Jésus (2)

AJPM276 : Cantique du Cœur de Jésus (Ste Marguerite-Marie)

Cantique du Cœur de Jésus (paroles en PDF)
83 ko
Cantique_du_Coeur_de_Jesus_Ste_Marguerite_Marie_.pdf

1- Pénétrons jusqu’au fond du temple,
Entrons dans ce Cœur merveilleux,
Afin d’aimer à son exemple,
Voyons ses excès amoureux.


2- Voyons dans le sein de Marie
Ce petit Cœur qui n’est que feu,
Qui, plein du Saint-Esprit, s’écrie :

«Amour, amour, amour de Dieu.

3- «Mon Cœur est prêt, mon Dieu, mon Père,
À faire votre Volonté ;
Ici dans le sein de ma Mère
Je m’y soumets en vérité.


4- «Je vous adore et je vous aime,
Me voilà, disposez de moi,
Je place au milieu de moi-même
Et votre croix et votre loi.

 

5- «Vous me faites voir à cette heure
Qu’il faut que j’embrasse la Croix,
Et qu’il faut même que j’y meure,
Je le veux, mon Dieu, c’est mon choix.


6- «Quoi, les hommes perdraient la vie ?
Mon amour ne peut le souffrir,
Je veux mourir, je meurs d’envie
Pour les empêcher de périr.


7- «Ma Mère, vous m’êtes très chère ;
Je vous comble de mes faveurs,
Afin que vous soyez la mère
Et le refuge des pécheurs.
»

8- Ce Cœur dans l’amour qui le presse
Va trouver Jean son Précurseur,
Il remplit son Cœur d’allégresse,
De sa grâce et de sa douceur.

 

9- Il nous fait voir dès son enfance
Les excès de sa charité
Par les excès de sa souffrance
Et de sa grande pauvreté.


10- Dans son étable tout nous prêche
Que son Cœur est très amoureux,
Qu’il est si pauvre en cette crèche,
Qu’il semble en être malheureux.


11- L’amour fait que ce Cœur soupire,
Car il lui tarde de mourir,
Il court se faire circoncire
Pour donner son sang et souffrir.


12- Au temple, le voilà victime ;
Il calme Dieu dans son courroux,
Il lui rend un honneur sublime,
Il s’offre tout entier pour nous.

 

13- S’il fuit, la charité le presse,
Il nous cherche, il veut nous trouver,
Il cache sous cette faiblesse
L’ardeur qu’il a pour nous sauver.


14- Que ce Cœur est doux et traitable !
Il converse avec les enfants ;
Qu’il est affable et charitable,
Que ses attraits sont triomphants !


15- Pour nous obtenir la victoire,
Il se soumet à ses parents ;
Pour nous faire éclater en gloire,
Il se cache pendant trente ans.


16- Ce Cœur court où l’amour l’entraîne,
Il veut nous trouver à la fin,
Il est faible, il est hors d’haleine,
Il est fatigué du chemin.

 

17- Il s’assit près d’une fontaine,
Non pas afin de s’épargner,
Mais c’est pour la Samaritaine
Qu’il veut sauver, qu’il veut gagner.


18- Avec quelle adresse et sagesse
Ce Cœur plein de bénignité
Gagne-t-il cette pécheresse !
C’est un miracle en charité.


19- C’est par la douceur souveraine
De son Cœur si tendre et si doux
Qu’il convertit la Madeleine
Et qu’il la défend contre tous.


20- Admirons la douce manière
Avec laquelle sans rigueurs
Il sauve la femme adultère
Des mains de ses accusateurs.

 

21- Le voyez-vous qui s’humilie
Aux pieds du malheureux Judas,
Son Cœur lui dit, son Cœur lui crie :
« Mon ami, ne te damne pas ».


22- Il soupire, il verse des larmes,
Et Judas n’en est pas ému,
Ô Cœur tendre, ô Cœur plein de charmes,
Vraiment vous n’êtes point connu !


23- L’amour qui lui ravit la vie
Le fait survivre après sa mort,
Il se met dans l’Eucharistie.
Ô Cœur, que votre amour est fort !


24- Dans un jardin, il pleure, il crie,
Il combat contre lui pour nous,
Il est réduit à l’agonie,
Il est accablé sous nos coups.

 

25- Il ne pleure pas sur lui-même
Quoique son Sang coule à ruisseaux,
Comme ce Sacré-Cœur nous aime,
Il ne peut supporter nos maux.


26- Son Cœur dans ce combat terrible
Surmonte tout par un effort,
C’est pour nous seuls qu’il est sensible,
Il se lève, il court à la mort.


27- On le traîne à la boucherie,
Mais comme un agneau sans bêler ;
On le traite avec barbarie,
Mais sans se plaindre et sans parler.


28- Hélas ! on le prend, on le lie,
On l’accable de mille coups,
On le cloue, on le crucifie,
Son Cœur est toujours aussi doux.

 

29- Il compte pour rien sa souffrance
Ni tous les maux qu’il a reçus,
Son Cœur plein d’un amour immense
Dit : « Frappez, frappez encor plus.


30- « Je suis content que l’on m’assomme,
Que tout mon Sang soit répandu,
Pourvu que l’on pardonne à l’homme,
Pourvu qu’il ne soit pas perdu ».


31- Voyez comme ce Cœur ramasse
Son peu de force et de vigueur,
Ce n’est que pour obtenir grâce
Pour ses bourreaux et le pécheur.


32- Ce Cœur dit plus haut que sa bouche :
« Ô mon Père, pardonnez-leur,
Par là, comme leur mal me touche,
Vous diminuerez ma douleur ».

 

33- À la fin, ce Cœur perd la vie,
Ou plutôt il ne la perd pas,
Puisqu’encore il est plein d’envie
De souffrir après le trépas.


34- Son Père exauce sa prière,
Voilà qu’on perce son côté
Duquel il sort une rivière
D’eau, de Sang et de charité.


35- Enfin, la fournaise est ouverte,
Enfin, ce grand Cœur est ouvert ;
Enfin, la cause est découverte
Pourquoi Jésus a tant souffert.


36- En le perçant on le soulage,
Car le feu dévorant ce Cœur,
La lance lui fait un passage
Pour se rendre au cœur du pécheur.


37- C’est par cette bouche sanglante
Qu’il dit, depuis plusieurs cent ans,
D’une voix mourante et vivante,
Des mots qu’à peine je comprends.

AJPM277 : 3 invocations à l'Esprit-Saint (int. : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM278 : "Cantate" du Sacré-Cœur 1/2  (cantique de St L-M de Montfort)

Version sans percussions ici : plages 2 à 4 du CD "La Mission"

I-LES TRÉSORS INFINIS DU CŒUR DE JÉSUS

1-Voici la plus grande merveille
Que j’aie exprimée en mes vers :
Prédestiné, prête l’oreille
Et mêle avec moi tes concerts.


2-Je m’élève par sur moi-même,
Je monte jusqu’aux bienheureux
Et jusqu’au Monarque suprême,
Plus élevé que tous les cieux.


3-Que vois-je ? Tout le ciel admire,
Tout le ciel en est étonné,
Je vois ce que je ne puis dire :
Viens contempler, prédestiné.


4-Anges, dites-moi, je vous prie,
Quel est ce beau brasier de feu ?
C’est le Cœur du Fils de Marie
Et du Fils unique de Dieu.


5-Mortel, adore avec les anges
Ce Cœur qui doit être adoré,
Publie et chante les louanges
D’un Cœur que l’amour a navré.

 

6-O grand mystère de la gloire
Qu’on ne comprend point ici-bas !
Et qu’il faut de foi pour le croire,
Quand un cœur ne le goûte pas !


7-Ce Cœur, dès que l’homme l’aborde,
Élève Dieu son Créateur,
Exalte sa miséricorde
Et lui rend un parfait honneur.


8-Chose étonnante, il s’humilie
Devant son Père, à tout moment :
Il loue, il adore, il supplie,
Il parle pour nous puissamment.


9-O merveille toute ineffable !
Cœur plein de la divinité !
Cœur infiniment adorable,
Dans la très sainte Trinité !


10-Oh ! que de flammes vers son Père
Ce Cœur jette en haut nuit et jour !
Oh ! qu’il aime l’homme son frère
D’un pur et d’un ardent amour !

 

11-O grand Cœur ! O fournaise ardente !
O brasier tout miraculeux
Qui jette une flamme abondante
Pour brûler la terre et les cieux !


12-Depuis qu’il est Cœur, il nous aime
Sans cesser d’aimer un moment ;
Il nous aime autant que lui-même,
Avec excès, infiniment.


13-Il est le Cœur des cœurs sublimes,
Le Cœur des vrais prédestinés,
La plus grande de leurs victimes
Dont leurs péchés sont pardonnés.


14-Dans ce Cœur, les plus saintes âmes,
Les plus grands amis du Sauveur
Ont puisé leurs plus pures flammes,
Leur plus ineffable ferveur.


15-Voici le trésor véritable
De la grâce de Jésus-Christ,
Voici la fontaine admirable
De tous les dons du Saint-Esprit.

 

16-C’est ici la source de vie
En qui tous les saints ont puisé,
C’est ici le bel incendie
Dont leur cœur était embrasé.


17-Oui, on trouve en ce Cœur toute arme,
Il en est le grand arsenal ;
On trouve en lui les plus saints charmes
Pour charmer et vaincre le mal.


18-Voici la plus sainte retraite
Où l’on évite tout péché,
Où l’âme la plus imparfaite
Devient très sainte à bon marché.


19-Voici la ville de refuge
Où l’on n’est jamais outragé,
Et la vraie arche du déluge
Où l’on n’est jamais submergé.


20-C’est ce grand Cœur percé qui touche
Et qui désarme un Dieu vengeur,
Sa plaie est sa divine bouche
Qui plaide et qui le rend vainqueur.

 

21-Jamais, dans ce Cœur, Dieu le Père
N’a frappé le pauvre pécheur :
Ce Cœur apaise sa colère,
Obtient sa grâce et sa faveur.


22-Voici l’ouverture sacrée
Du saint cabinet de l’Époux,
Où l’âme pure est enivrée
Du vin de l’amour le plus doux.


23-Dans ce Cœur, l’âme est embaumée
De l’odeur des plus doux parfums,
C’est en lui qu’elle est enflammée
Des feux qui ne sont pas communs.


24-Ce Cœur est notre arche vivante
Qui renferme toute la loi,
Les secrets de l’âme innocente
Et les mystères de la foi.


25-C’est en ce Cœur que notre Maître
Forma tous ses secrets d’amour,
Avant de les faire connaître,
Avant de les produire au jour.

 

26-Son Cœur a formé ses oracles
Avant qu’il les eût proférés,
Son Cœur a formé ses miracles
Avant qu’il les eût opérés.


27-En cette source de lumières,
Les favoris de Jésus-Christ
Ont puisé les plus hauts mystères,
Les plus grands dons du Saint-Esprit.


28-C’est en ce trésor d’innocence
Qu’ont été formés tous les saints,
C’est en lui qu’ils ont pris naissance
Et consommé tous leurs desseins.


29-Ce Cœur est le trou de la pierre
Où l’on trouve une douce paix,
C’est le paradis de la terre
Où logent les hommes parfaits.


30-C’est en ce lit que se reposent
Les plus grands amis de Jésus,
C’est par ce Cœur qu’ils se disposent
A ses plus sublimes vertus.

 

31-O grand Cœur, ô profond abîme
De la profonde humilité !
O grand Cœur, ô trône sublime
De la parfaite charité !


32-O grand Cœur, miracle du monde
Qui contient tout en vérité,
Avec le ciel, la terre et l’onde,
Toute la sainte Trinité !


33-En louant ce Cœur adorable,
Je loue avec proportion
Le Cœur de sa Mère admirable,
Tant est si grande leur union.


34-Ce n’est que vous seul que j’adore,
Cœur de mon Dieu, Cœur glorieux ;
Mais, en vous adorant, j’honore
Le Cœur de la Reine des Cieux.

 

35-Chrétien, par le Cœur de Marie
On aime le Cœur de Jésus,
Puisque Jésus a pris la vie
Dans son Cœur et dans ses vertus.


36-Du sang de son Cœur tout de flamme
Le Cœur de Jésus est formé ;
Ils n’ont qu’un Cœur, il n’ont qu’une âme,
L’un et l’autre doit être aimé.


37-Âme, perdez-vous sans partage
Dans ces deux Cœurs miraculeux :
Et l’un et l’autre vous engage
A n’en voir qu’un seul dans les deux.


38-Chère âme, montez en cachette
Par ce Cœur tendre au Cœur très-haut :
Vous deviendrez bientôt parfaite
En aimant ce Cœur comme il faut.

 

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II- LES EXCÈS AMOUREUX DU CŒUR DE JÉSUS

1-Pénétrons jusqu’au fond du temple,
Entrons dans ce Cœur merveilleux,
Afin d’aimer à son exemple,
Voyons ses excès amoureux.


2-Voyons dans le sein de Marie
Ce petit Cœur qui n’est que feu,
Qui, plein du Saint-Esprit, s’écrie :

«Amour, amour, amour de Dieu.

3-«Mon Cœur est prêt, mon Dieu, mon Père,
A faire votre volonté ;
Ici dans le sein de ma Mère
Je m’y soumets en vérité.


4-«Je vous adore et je vous aime,
Me voilà, disposez de moi,
Je place au milieu de moi-même
Et votre croix et votre loi.

 

5-«Vous me faites voir à cette heure
Qu’il faut que j’embrasse la croix,
Et qu’il faut même que j’y meure,
Je le veux, mon Dieu, c’est mon choix.


6-«Quoi, les hommes perdraient la vie ?
Mon amour ne peut le souffrir,
Je veux mourir, je meurs d’envie
Pour les empêcher de périr.


7-«Ma Mère, vous m’êtes très chère ;
Je vous comble de mes faveurs,
Afin que vous soyez la mère
Et le refuge des pécheurs.
»

8-Ce Cœur dans l’amour qui le presse
Va trouver Jean son Précurseur,
Il remplit son Cœur d’allégresse,
De sa grâce et de sa douceur.

 

9-Il nous fait voir dès son enfance
Les excès de sa charité
Par les excès de sa souffrance
Et de sa grande pauvreté.


10-Dans son étable tout nous prêche
Que son Cœur est très amoureux,
Qu’il est si pauvre en cette crèche,
Qu’il semble en être malheureux.


11-L’amour fait que ce Cœur soupire,
Car il lui tarde de mourir,
Il court se faire circoncire
Pour donner son sang et souffrir.


12-Au temple, le voilà victime ;
Il calme Dieu dans son courroux,
Il lui rend un honneur sublime,
Il s’offre tout entier pour nous.

 

13-S’il fuit, la charité le presse,
Il nous cherche, il veut nous trouver,
Il cache sous cette faiblesse
L’ardeur qu’il a pour nous sauver.


14-Que ce Cœur est doux et traitable !
Il converse avec les enfants ;
Qu’il est affable et charitable,
Que ses attraits sont triomphants !


15-Pour nous obtenir la victoire,
Il se soumet à ses parents ;
Pour nous faire éclater en gloire,
Il se cache pendant trente ans.


16-Ce Cœur court où l’amour l’entraîne,
Il veut nous trouver à la fin,
Il est faible, il est hors d’haleine,
Il est fatigué du chemin.

 

17-Il s’assit près d’une fontaine,
Non pas afin de s’épargner,
Mais c’est pour la Samaritaine
Qu’il veut sauver, qu’il veut gagner.


18-Avec quelle adresse et sagesse
Ce Cœur plein de bénignité
Gagne-t-il cette pécheresse !
C’est un miracle en charité.


19-C’est par la douceur souveraine
De son Cœur si tendre et si doux
Qu’il convertit la Madeleine
Et qu’il la défend contre tous.


20-Admirons la douce manière
Avec laquelle sans rigueurs
Il sauve la femme adultère
Des mains de ses accusateurs.

 

21-Le voyez-vous qui s’humilie
Aux pieds du malheureux Judas,
Son Cœur lui dit, son Cœur lui crie :
« Mon ami, ne te damne pas ».


22-Il soupire, il verse des larmes,
Et Judas n’en est pas ému,
O Cœur tendre, ô Cœur plein de charmes,
Vraiment vous n’êtes point connu !


23-L’amour qui lui ravit la vie
Le fait survivre après sa mort,
Il se met dans l’Eucharistie.
O Cœur, que votre amour est fort !


24-Dans un jardin, il pleure, il crie,
Il combat contre lui pour nous,
Il est réduit à l’agonie,
Il est accablé sous nos coups.

 

25-Il ne pleure pas sur lui-même
Quoique son Sang coule à ruisseaux,
Comme ce Sacré-Cœur nous aime,
Il ne peut supporter nos maux.


26-Son Cœur dans ce combat terrible
Surmonte tout par un effort,
C’est pour nous seuls qu’il est sensible,
Il se lève, il court à la mort.


27-On le traîne à la boucherie,
Mais comme un agneau sans bêler ;
On le traite avec barbarie,
Mais sans se plaindre et sans parler.


28-Hélas ! on le prend, on le lie,
On l’accable de mille coups,
On le cloue, on le crucifie,
Son Cœur est toujours aussi doux.

 

29-Il compte pour rien sa souffrance
Ni tous les maux qu’il a reçus,
Son Cœur plein d’un amour immense
Dit : « Frappez, frappez encor plus.


30-« Je suis content que l’on m’assomme,
Que tout mon Sang soit répandu,
Pourvu que l’on pardonne à l’homme,
Pourvu qu’il ne soit pas perdu ».


31-Voyez comme ce Cœur ramasse
Son peu de force et de vigueur,
Ce n’est que pour obtenir grâce
Pour ses bourreaux et le pécheur.


32-Ce Cœur dit plus haut que sa bouche :
« O mon Père, pardonnez-leur,
Par là, comme leur mal me touche,
Vous diminuerez ma douleur ».

 

33-A la fin, ce Cœur perd la vie,
Ou plutôt il ne la perd pas,
Puisqu’encore il est plein d’envie
De souffrir après le trépas.


34-Son Père exauce sa prière,
Voilà qu’on perce son côté
Duquel il sort une rivière
D’eau, de Sang et de charité.


35-Enfin, la fournaise est ouverte,
Enfin, ce grand Cœur est ouvert ;
Enfin, la cause est découverte
Pourquoi Jésus a tant souffert.


36-En le perçant on le soulage,
Car le feu dévorant ce Cœur,
La lance lui fait un passage
Pour se rendre au cœur du pécheur.


37-C’est par cette bouche sanglante
Qu’il dit, depuis plusieurs cent ans,
D’une voix mourante et vivante,
Des mots qu’à peine je comprends.

 

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III- PAROLES DE JÉSUS-CHRIST QUI DÉCOUVRENT LES GRANDS BIENS DE LA DÉVOTION A SON SACRÉ-CŒUR

1-Allons, pécheurs, allons nous rendre
Auprès du Cœur de Jésus-Christ :
C’est par lui qu’il se fait entendre
Pour nous donner un cœur contrit.


2-"Mon Cœur sent une soif ardente,
Il dit : « J’ai soif » incessamment ;
Chez toi, chère âme pénitente,
Il cherche du soulagement.


3-Mêle mon Sang avec tes larmes
Puisque tu pleures ton péché ;
Ne crains point, j’ai mis bas les armes
Puisque ton cœur est si touché.


4-Pour redoubler ta pénitence
Entre en mon Cœur si pénitent,
Pour m’aimer d’un amour immense
Entre en mon Cœur qui t’aime tant.

 

5-Tu fais ma plus douce conquête
En t’affligeant comme tu fais :
Le ciel et mon Cœur en font fête,
C’est en tes pleurs que je me plais.


6-Quoique je t’aime et te pardonne,
Gémis pourtant incessamment,
Car c’est la fin que je couronne
Et non pas le commencement.


7-Mon Sacré-Cœur est ma mamelle,
Je te la donne pour sucer,
Pour te rendre fort et fidèle
A t’affliger sans te lasser.


8-Où fuis-tu, pécheur plein de crimes ?
Pourquoi t’éloignes-tu de moi ?
Tu vas tomber dans les abîmes,
Mon Cœur t’appelle ; approche-toi.

 

9-Eh quoi ! faut-il que tu m’offenses
Parce que je suis aussi bon ?
Si mon Cœur diffère vengeance,
C’est pour t’accorder le pardon.


10-Crie à ton Dieu : « Miséricorde ! »,
M’entends-tu ? Je suis ton Sauveur,
C’est par moi seul que Dieu l’accorde
Et qu’un pécheur trouve faveur.


11-C’est en mon Cœur qu’est l’indulgence,
Hors de lui rien n’est pardonné ;
C’est dans mon Cœur qu’est l’espérance,
Sans lui le pécheur est damné.


12-Si mon Cœur par sa douce flamme
Ne peut enfin gagner le tien,
O cruel, tu m’arraches l’âme,
Et ton cœur transperce le mien.

 

13-Mais mon Cœur contre sa nature
Criera la vengeance à jamais
Contre toi, vile créature,
Qui n’a pas voulu de ma paix.


14-Pour ton excès d’impénitence
Et mon excès de charité
J’aurai des excès de vengeance
Pendant toute l’éternité.


15-J’ouvre ainsi sur la fin du monde
Aux pécheurs mon Cœur plein d’ardeur ;
Mais tant s’en faut qu’on y réponde,
On n’a pour lui que des froideurs.


16-On foule aux pieds toutes mes peines,
Mon Sang, mon Cœur, ma charité,
Et, malgré le Sang de mes veines,
On m’accable d’iniquité.

 

17-Viens à mon Cœur, âme fidèle,
Veux-tu m’abandonner aussi ?
Viens boire à la source éternelle
Que rejette un cœur endurci.


18-Âme, as-tu besoin de lumière ?
Mon Cœur est un soleil divin
Où toute âme la plus grossière
Verra clair comme un chérubin.


19-C’est mon Cœur seul qui fortifie,
Il est puissant en ses attraits ;
C’est mon Cœur seul qui pacifie,
Il est le centre de la paix.


20-Vite à mon Cœur, loin des tumultes,
Il est la maison des parfaits :
Là, point de péchés, point d’insultes,
Le monde ignore ses secrets.

 

21-Repose, chère âme, repose
En mon Cœur, c’est un lit de fleurs :
Puisque mon Cœur est toute chose,
Ne te dissipe point ailleurs.


22-As-tu l’âme tiède et traînante ?
Ton cœur est-il tout fainéant ?
Mon Cœur fait une âme fervente
Et d’un nain il fait un géant.


23-Ton cœur est-il dans la tristesse
Par l’effort de l’esprit malin ?
Mon Cœur n’est plein que d’allégresse,
Il bannit des cœurs tout chagrin.


24-As-tu grand soif ? Viens-t’en donc boire
Dans la fontaine du Sauveur
Une liqueur toute de gloire,
Toute de flamme et de ferveur.

 

25-Veux-tu la divine sagesse
Qui fait un sage selon Dieu ?
Veux-tu cette divine ivresse ?
Mon Cœur est son trône de feu.


26-Veux-tu brûler bien à ton aise ?
Jette-toi vite dans mon Cœur,
C’est un feu, c’est une fournaise,
Ou plutôt c’est l’amour vainqueur.


27-Si tu désire[s] aimer Marie
Et d’un amour comme infini,
Aime par mon Cœur, je te prie,
Car mon Cœur au sien est uni.


28-Nos Cœurs n’étaient qu’une victime
Lorsqu’ils vivaient en ces bas lieux,
Tous deux, par un lien très intime,
Ne font qu’un même amour aux cieux.

 

29-Que tout aime et que tout adore
Mon Cœur par de divins transports :
J’ai promis, je promets encore
A ces dévots tous mes trésors.


30-Si vous vouliez, Princes de France,
Aimer mon Cœur victorieux,
Et la victoire et l’abondance
Suivraient vos armes en tous lieux.


31-En mon Cœur est toute victoire
Sur vos ennemis et les miens,
En mon Cœur est toute ma gloire,
Tous mes trésors et tous mes biens.


32-Ouvre ton cœur, âme très pure,
Ou plutôt entre dans le mien,
Abandonne la créature
Et possède en mon Cœur tout bien.


33-J’ai souffert mille et mille outrages
Pour être à toi présentement,
Répare-les par tes hommages,
Mon Cœur t’en supplie ardemment."

 

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IV- LES PRATIQUES DE LA DÉVOTION AU CŒUR DE JÉSUS

1-A ce Cœur, pécheurs de la terre,
Pour éviter de grands malheurs !
Je vois la verge et le tonnerre
Qui va tomber sur les pécheurs.


2-Aimons ce Cœur, puisqu’il nous aime,
L’amour se paie par l’amour,
Mais aimons d’un amour extrême
Et purement et nuit et jour.


3-Le ciel l’adore et nous invite
A l’adorer en ce bas-lieu,
Adorons donc, il le mérite,
Puisqu’il est le grand Cœur de Dieu.


4-Et par amour, et par justice,
Il faut nous consacrer à lui,
Faisons, faisons ce sacrifice
Sans partage et dès aujourd’hui.

 

5-Chantons avec les chœurs des anges
Ce divin Cœur dans ses grandeurs,
Et prenons part à leurs louanges
Pour prendre part à leurs ardeurs.


6-Parlons de lui, prêchons sans crainte
Et ses grandeurs et ses appas,
Soupirons sans cesse avec plainte
De ce qu’on ne le connaît pas.


7-Rendons-lui très souvent visite
Pour tant de malheureux chrétiens.
Ce bon Cœur nous en sollicite,
Il veut nous combler de ses biens.


8-Avec un cœur pur et fidèle,
Un cœur plein de dévotion,
Goûtons sa douceur éternelle
Dans la très sainte Communion.

 

9-Allons faire fondre nos glaces
Dans ce Cœur du buisson ardent ;
Allons puiser toutes les grâces
Dans ce magasin abondant.


10-Soyons pleins de reconnaissance
Pour ces innombrables bienfaits ;
Ayons-en toujours la présence
Dans nos cœurs et nos cabinets.


11-Unissons-nous, je vous en prie,
Pour vaincre ensemble le démon,
En entrant dans la confrérie
Que l’Église érige en son nom.


12-Dans nos troubles, dans nos souffrances
Et dans nos plus sensibles coups,
Mettons en lui nos espérances,
C’est notre Cœur, il est à nous.

 

13-Pour que l’espérance soit vraie,
Il faut éviter le péché,
Et se tenir en cette plaie
Malgré tout saintement caché.


14-C’est notre modèle pour vivre,
Prenons ses mêmes sentiments,
Tâchons cœur à cœur de le suivre
Dans ses pas et ses mouvements.


15-Dans la disette et l’abondance,
Dans l’allégresse et dans l’ennui,
Dans ce qu’on fait et ce qu’on pense,
Unissons-nous sans cesse à lui.


16-Afin d’avoir un cœur qu’on nomme
Un cœur selon le Cœur de Dieu,
Afin de devenir un homme
Rempli de grâce et de tout feu.

 

17-La pratique la plus utile,
La plus glorieuse au Seigneur,
La plus conforme à l’Évangile,
Est de réparer son honneur.


18-Tâchez de réparer l’injure
Qu’on a faite à ce Cœur divin,
Malgré la chair et la nature,
Malgré le monde et le malin.


19-Tandis que mille âmes charnelles
Ne cherchent que leur propre bien,
Cherchons Jésus, âme fidèle,
Pour son honneur n’épargnons rien.

I- "VENEZ, ESPRIT-SAINT, PUR AMOUR"

1- Venez, Esprit-Saint, pur amour,
Descendez sur nous en ce jour,
Allumez par vos traits vainqueurs,
Le feu divin dans tous les cœurs.

R./ Vive le Seigneur,
Le Seigneur, le Seigneur,
Vive le Seigneur
Dans tous les cœurs.
(bis)

2- Grand Dieu, souverain Créateur,
Envoyez le Consolateur :
Vous verrez, malgré les enfers,
Se renouveler l'univers.


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II- "ESPRIT-SAINT, PURE FLAMME"

1- Esprit-Saint, pure flamme,
Je t'implore en ce jour :
Viens pénétrer mon âme,
De ton divin amour.

R./ Élève-toi, mon âme,
Élève-toi, mon âme à Dieu ;
Sans cesse élève-toi, mon âme,
Sans cesse élève-toi, mon âme, à Dieu.


2- De votre loi si sainte
Gravez en nous les traits :
Que dans nos cœurs empreinte
Elle règne à jamais !

 

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III- "Ô SAINT-ESPRIT, DONNEZ-NOUS VOS LUMIÈRES"

1- Ô Saint-Esprit, donnez-nous vos lumières,
Venez remplir et posséder nos cœurs.
Embrasez-nous, animez nos prières,
Réglez nos sens, guérissez nos langueurs.
Ô Saint-Esprit, donnez-nous vos lumières,
Venez remplir et posséder nos cœurs.

2- Priez pour moi, tendre Mère, ô Marie,
Obtenez-moi grâce auprès du Sauveur,
Pour écouter ses paroles de vie,
Et les garder comme vous dans mon cœur.

AJPM280 : L'amour du prochain (sur la canon de Pachelbel)

AJPM279 : "En labourant la plaine" (cantique de la moisson / int.: J-M Chevalier)

Version sans percussions ici : plage 8 du CD "Le Chrétien"

1-Entr’aimez-vous, Jésus l’ordonne,
C’est son précepte souverain :
Que chacun aime son prochain,
Ne haïssez jamais personne,
Si vous voulez entrer un jour
Dans l’heureux règne de l’Amour.

2-Dans les premiers temps de l’Église,
Quel amour parmi les chrétiens !
Ils mettaient en commun leurs biens ;
Aimons-nous, c’était leur devise :
Ils n’étaient tous en Jésus-Christ
Qu’un cœur, qu’une âme et qu’un esprit.

3-Entre eux l’amour était extrême
Et ne pouvait aller plus loin ;
Puisque, s’il eût été besoin,
Au jugement d’un païen même,
L’un pour l’autre eût voulu mourir,
Prêts en tout à se secourir.

4-Cet exemple qu’il nous faut suivre,
Si fort négligé de nos jours,
Ne reprendra-t-il point son cours ?
Afin de le faire revivre,
Changeons nos mœurs, suivons leurs pas,
Nous entr’aimant jusqu’au trépas.

5-Aimer seulement de parole,
Se bornant à de vains discours,
Quand on peut donner du secours,
C’est une charité frivole :
L’amour sincère est effectif,
Et non purement affectif.

6-Ne nous souffrons point d’autre dette
Que celle de la Charité,
Qui fixe dans l’éternité,
Dans le temps n’est jamais com­plète ;
N’en différons plus le paiement,
Il enrichit infiniment.

7-Ce que vous craignez qu’on vous fasse,
Ne le faites pas à autrui ;  
Mais au contraire faites-lui
Ce qu’il devrait à votre place.
C’est ce que veut la Charité,
C’est la règle de l’équité.

8-En peu de mots, pour beaucoup dire,
Avec la Charité tout sert,  
Sans la Charité tout se perd ;
Quoi de plus fort pour nous induire
A mettre en pratique par choix
Une vertu d’un si grand poids ?

9-Grand Dieu, Charité par essence,
Source des plus vives ardeurs,
Daignez en pénétrer nos cœurs ;
Et si notre amour est immense,
Votre esprit règnera dans nous,
Et nous règnerons avec vous.

1- En labourant la plaine
Avec mes bons chevaux,
Je lance à gorge pleine
Ma prière aux échos.

R./ Élève-toi, mon âme,
Élève-toi, mon âme à Dieu ;
Sans cesse élève-toi, mon âme,
Sans cesse élève-toi, mon âme à Dieu.


2- De l'aube à la nuit claire
Je sème le bon grain,
Disant : Vous, notre Père,
Donnez-nous notre pain.

3- Je veux pour toute chose
Bénir et chanter Dieu :
Quand pleure un ciel morose,
Quand rit un ciel tout bleu.

4- Lorsque le froid m'assiège,
Quand l'hiver a tissé
Son grand linceul de neige
Sur mon pays glacé :

5- Devant la plaine verte,
Devant les lins d'azur,
Devant la rose ouverte,
Devant le ciel si pur :

6- Devant la nuit profonde
Où les midis flambants,
Quand plane sur le monde
La paix des soirs tombants :

7- Devant l'ardente gerbe
Présent de Messidor,
Devant le char superbe
Ployant sous les blés d'or :

8- La plaine est moissonnée,
Le grand travail fini :
Le pain pour une année !
Ô Père, sois béni !

9- Un jour le blé des granges,
Porté sur un autel,
Sera le Pain des Anges
Qui fait l'homme immortel.

AJPM361 : Jésus mort et enseveli (cantique de St Louis-Marie de Montfort)

AJPM362 : Chemin de la Croix ("Suivons, chrétiens, sur le Calvaire" / Int. : J-M Chevalier)

"Suivons, chrétiens, sur le Calvaire

Le Poème de la Passion 
(paroles en PDF)
110 ko
Le_Poeme_de_la_Passion_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf
Chemin de la Croix 
(4 cantiques _ paroles en PDF)
110 ko
Chemin_de_la_Croix_4_cantiques_.pdf

AJPM363 : La Passion & la Résurrection selon St Matthieu

AJPM364 : Le possédé albigeois et le saint Rosaire (récit de St L-M de Montfort)

LE POSSÉDÉ ALBIGEOIS
(St Louis-Marie de Montfort,
"Le Secret admirable du Très Saint Rosaire")

1- Saint Dominique prêchant près de Carcassonne le saint Rosaire, un jour de l’an 1215, on lui amena un hérétique albigeois possédé par le démon.

2- Le saint l’exorcisa en présence d’une grande multitude de peuple ; on tient qu’il y avait plus de douze mille hommes à l’entendre.

3- Les démons, qui possédaient ce pauvre misérable, étant obligés de répondre malgré eux aux interrogations que le saint leur faisait, dirent :

4- Premièrement, qu’ils étaient quinze mille dans le corps de ce misérable, parce qu’il avait attaqué les quinze mystères du Rosaire ;

5- Deuxièmement, que, par le Rosaire qu’il prêchait, il mettait la terreur et l’épouvante dans tout l’enfer, et qu’il était l’homme du monde qu’ils haïssaient davantage à cause des âmes qu’il leur enlevait par la dévotion du Rosaire ;

6- Troisièmement, ils lui révélèrent plusieurs autres particularités.

7- Saint Dominique, ayant jeté son Rosaire au cou du possédé, leur demanda qui, de tous les saints du ciel, ils craignaient davantage et devait être plus aimé et honoré des hommes.

8- A cette interrogation, ils firent des cris si épouvantables que la plupart des auditeurs, saisis d’effroi, tombèrent par terre.

9- Ensuite, ces malins esprits, pour ne pas répondre, pleurèrent et se lamentèrent d’une manière si pitoyable, si touchante, que plusieurs des assistants en pleurèrent eux-mêmes, par une pitié naturelle.

10- Ils disaient par la bouche du possédé d’un ton de voix lamentable : « Dominique, Dominique, aie pitié de nous, nous te promettons que nous ne te nuirons jamais. Toi qui as tant de pitié des pécheurs et misérables, aie pitié de nous, misérables. Hélas, nous souffrons tant, pourquoi prends-tu plaisir à augmenter nos peines ? Contente-toi des peines que nous endurons. Miséricorde ! miséricorde ! miséricorde ! »

11- Le saint, sans être touché des paroles tendres de ces esprits malheureux, leur répondit qu’il ne cesserait de les tourmenter jusqu’à ce qu’ils eussent répondu à la question.

12- Les démons lui dirent qu’ils y répondraient, mais en secret et à l’oreille, et non pas devant tout le monde.

13- Le saint insiste et leur commande de parler et répondre tout haut.

14- Les diables ne voulurent plus dire mot, quelque commandement qu’il leur fit.

15- Il se mit à genoux et fit cette prière à la sainte Vierge : « Ô très sainte Vierge Marie, par la vertu du saint Rosaire, ordonnez à ces ennemis du genre humain de répondre à ma question. »

16- Cette prière étant faite, voilà qu’une flamme ardente sortit des oreilles, des narines et de la bouche du possédé, qui fit trembler tout le monde, mais cependant qui ne fit mal à personne.

17- Alors les diables s’écrièrent : « Dominique, nous te prions, par la Passion de Jésus-Christ et par les mérites de sa sainte Mère et de tous les saints, que tu nous permettes de sortir de ce corps sans rien dire ; car les anges, quand tu voudras, te le révèleront. Ne sommes-nous pas des menteurs ? Pourquoi veux-tu nous croire ? Ne nous tourmente pas davantage, aie pitié de nous.

18- « Malheureux que vous êtes, indignes d’être exaucés », dit saint Dominique, qui, se mettant encore à genoux, fit sa prière à la sainte Vierge :

19- « Ô très digne Mère de la Sagesse, je prie pour ce peuple ici présent qui déjà est instruit de la manière de bien dire la Salutation angélique. Forcez vos ennemis à confesser en public la vérité pleine et sincère sur ce point. »

20- Il n’eut pas plus tôt fini sa prière, qu’il vit la sainte Vierge près de lui, entourée d’une grande multitude d’anges, qui, avec une verge d’or qu’elle tenait à la main, frappait le démoniaque en lui disant : « Réponds à mon serviteur Dominique, selon sa demande. »

21- Il faut remarquer que le peuple n’entendait ni ne voyait point la sainte Vierge ; il n’y avait que saint Dominique.

22- Alors les démons commencèrent à s’écrier en disant :

23- « Ô notre ennemie, ô notre ruine, ô notre confusion, pourquoi êtes-vous venue exprès du ciel pour nous tourmenter si fort ? Faut-il que, malgré nous, ô avocate des pécheurs qui les retirez des enfers, ô chemin très assuré du Paradis, nous soyons obligés de dire toute la vérité ? Faut-il que nous confessions devant tout le monde ce qui sera la cause de notre confusion et de notre ruine ? Malheur à nous, malheur à nos princes de ténèbres.

24- « Écoutez donc, chrétiens. Cette Mère de Jésus-Christ est toute-puissante pour empêcher que ses serviteurs ne tombent en enfer ; c’est elle qui, comme un Soleil, dissipe les ténèbres de nos machines et finesses ; c’est elle qui évente nos mines, qui rompt nos pièges et rend toutes nos tentations inutiles et sans effet.

25- « Nous sommes contraints d’avouer qu’aucun de ceux qui persévèrent dans son service n’est damné avec nous.

26- « Un seul de ses soupirs qu’elle offre à la Sainte-Trinité, surpasse toutes les prières, les vœux et les désirs de tous les saints.

27- « Nous la craignons plus que tous les bienheureux ensemble et nous ne pouvons rien contre ses fidèles serviteurs.

28- « Plusieurs chrétiens mêmes qui l’invoquent à la mort, et qui devraient selon nos lois ordinaires être damnés, sont sauvés par son intercession.

29- « Ah ! si cette Mariette (c’est ainsi que leur rage la faisait appeler) ne s’était opposée à nos desseins et à nos efforts, nous aurions depuis longtemps renversé et détruit l’Église et fait tomber tous ses ordres dans l’erreur et l’infidélité.

30- « Nous protestons de plus, par la violence qu’on nous fait, qu’aucun de ceux qui persévèrent à dire le Rosaire n’est damné ; car elle obtient à ses dévots serviteurs une vraie contrition de leurs péchés par laquelle ils en obtiennent le pardon et l’indulgence. »

31- Alors saint Dominique fit réciter le Rosaire à tout le peuple, fort lentement et dévotement, et, à chaque Ave Maria que le saint et le peuple récitaient (chose étonnante), il sortait du corps de ce malheureux une grande multitude de démons, en forme de charbons ardents.

32- Les démons étant tous sortis et l’hérétique tout à fait délivré, la sainte Vierge donna, quoique invisiblement, sa bénédiction à tout le peuple, qui en ressentit une joie très sensible.

33- Ce miracle fut cause qu’un grand nombre d’hérétiques se convertirent et se mirent de la confrérie du saint Rosaire.

AJPM365 : Paroles de Saints sur le canon de Pachelbel

AJPM366 : Pour la prise d'habit de Marie-Agnès de la Ste Face (Ste Thérèse)

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Pour la prise d'habit de Marie-Agnès de la Sainte Face 
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Recueil de paroles de Saints 1
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AJPM367 : À St Joseph, l'Ange Gardien & St Pie V (cantiques de St L-M de Montfort)

AJPM368 : À St Pie V, l'Ange Gardien & St Joseph (cantiques de St L-M de Montfort)

En l'honneur du bon Ange Gardien (paroles en PDF)
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En l'honneur du bon Ange Gardien (paroles en PDF)
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En l'honneur de St Pie V 
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En l'honneur de St Pie V 
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En l'honneur de St Joseph 
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En l'honneur de St Joseph 
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AJPM370 : Les souffrances de Marie au pied de la Croix sur "Vierge Sainte"

AJPM369 : Au St Ange Gardien & à St Pie V (cantiques de St L-M de Montfort)

Les souffrances de la Sainte Vierge au pied de la Croix (paroles en PDF)
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En l'honneur de St Pie V 
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En l'honneur du bon Ange Gardien (paroles en PDF)
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AJPM371 : Chemin de la Croix sur l'Ave Maria de Lourdes

AJPM372 : L'Angelus sur l'Ave Maria de Fatima

L'Angelus & Louanges à Marie 
(Ave Maria de Fatima)
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Chemin de la Croix 
(4 cantiques _ paroles en PDF)
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AJPM374 : Les 15 mystères du Rosaire sur l'Ave Maria de Fatima

AJPM373 : "Jésus-Christ monte au Calvaire" (Chemin de la Croix sur un choral de Bach)

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
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Chemin de la Croix 
(4 cantiques _ paroles en PDF)
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AJPM375 : "Ô Saint-Esprit" (cantique montfortain)

AJPM376 : "Je mets ma confiance" (cantique montfortain)

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Je mets ma confiance 
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INVOCATION AU SAINT-ESPRIT
(cantique montfortain)

1- Ô Saint-Esprit, donnez-nous vos lumières,
Venez-en nous pour nous embraser tous,
Pour nous régler, pour former nos prières :
Nous ne pouvons faire aucun bien sans vous !

2- Éclairez-moi, Sainte Vierge Marie :
Obtenez-moi grâce auprès du Sauveur,
Pour écouter ses paroles de vie,
Et les garder comme vous dans mon cœur.

AJPM377 : Les commandements de Dieu et de l’Église (Int. : J-M Chevalier)

AJPM378 : La Marseillaise des Vendéens (paroles de l'Abbé Lusson)

Version sans percussions ici : plages 16 & 17 du CD "La Mission"

Les Commandements de Dieu et de l’Église (paroles en PDF)
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La MARSEILLAISE des VENDÉENS

(par l’Abbé Lusson)

 

Une des figures les plus originales du martyrologe Vendéen est assurément celle de l’Abbé René-Charles LUSSON, vicaire de Saint Georges de Montaigu au moment de la Révolution, fusillé à Noirmoutier le 3 janvier 1794, en vertu de la Commission Militaire.

Lorsque les Prêtres Vendéens en 1792 durent choisir entre la persécution et l’exil, l’Abbé LUSSON n’hésita pas un seul instant. Il ne voulut pas abandonner ses paroissiens. Il refusa d’accompagner en Espagne son curé, l’Abbé FOUASSON, et demeura à son poste, bien décider à affronter la
haine des persécuteurs. Le jeune prêtre qui connaissait bien son Bocage semblait avoir deviné que l’heure de la lutte était proche.

À partir du mois de mars 1792, date à laquelle un arrêté avait été pris contre lui, et jusqu’à l’époque du soulèvement un an après, il se tint caché dans les environs de Saint Georges de Montaigu pour échapper aux recherches des agents de l’autorité. Lorsque l’insurrection éclata dans le district de Montaigu, et que les paysans, poussés à bout et enfin révoltés, se décidèrent à recourir aux armes, le vicaire de Saint Georges de Montaigu, s’empressa, comme l’Abbé BARBOTIN en Anjou et comme tant d’autres ailleurs de se mettre à la disposition des insurgés et il devint le Prêtre courageux et intrépide.

L’Abbé LUSSON était en même temps poète à ses heures, et il avait trouvé original de composer sur l’air de la fameuse Marseillaise une poésie dont voici les paroles mâtinées de Patois Vendéen :

1- Allons, armées Catholique
Le jour de Gloire est arrivé !
Contre nous de la République
L’étendard sanglant est levé. (bis)
Ontendez-vous dans tchiés campagne
Les cris impurs daux scélérats,
Le venant duchque dans vos bras
Prendre vos feilles et vos femmes.

R./ Aux armes Poitevins, formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Le sang daux Bleux rougira nos seillons.


2- Quoé ! daux infâmes hérétiques
Ferlant la loé dans nos foyers ?
Quoé ! daux muscadins de boutiques
Nous écraseriant sô lûs pieds ? (bis)
Et le Rodrigue abominable
Infâme suppôt dau démaon
S’installerait en la mésaon
De noutre Jésus adorable ?

3- Tremblez pervers, et vous timides
La bourrée daux deux partis,
Tremblez, vous intrigues perdides
Vant enfin recevoir lû prix ! (bis)
Ttot est levé pre ve cambattre :
De Saint Jean de Monts à Beaupréau,
D’Angers à la ville d’Airvault,
Nous gâsne vélant que se battre !

4- Chrétiens, vrais fails de l’Église,
Séparez de vous ennemis !
La faiblesse à la paour soumise
Que voirez en pays conquis (bis)
Mais tchiès citoyens sanguinaires
Mais les adhérents de Camus
Tchiès prêtres jureux et intrus
Cause de totes nos misères.

5- Ô Saint Vierge Marie !
Condis, soutins nous bras vengeurs
Contre ine séquelle ennemie :
Combats avec tes zélateurs ! (bis)
À nous étondards la victoëre
Est premise de tchiau moument
Que le régicide expirant
Voie taon triomphe et noutre gloëre !


Cette Marseillaise Vendéenne connut tout de suite un grand succès parmi les insurgés, et elle contribua même à la victoire des Vendéens du 19 mars 1793 contre l’Armée Républicaine commandé par le Général MARCÉ.

L’Abbé LUSSON continua à exercer bravement son ministère d’aumônier tout au long de l’année 1793. Il se trouvait à Noirmoutier en compagnie de D’ELBÉE lors de la prise de l’île par les Bleus. C’était une victime de choix toute désignée à la fureur de la commission militaire, et les balles des séides du représentant TURREAU en firent un martyr, le 3 janvier 1794.

AJPM379 : Le tout pour Dieu ! ("En tout ma première pensée" / Int. : J-M Chevalier)

AJPM380 : Le dévot esclave de Jésus en Marie (en duo, cantique de St L-M de Montfort)

Version sans percussions ici : plage 11 du CD "Le Chrétien"

Le dévot esclave de Jésus en Marie (paroles en PDF)
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Le tout pour Dieu ! (paroles en PDF)
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