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Montfort AJPM

 

Ad Jesum per Mariam

Gilbert Chevalier, aveugle (vendéen), compositeur-interprète, a mis en musique, depuis les années 80 jusqu'à ce jour, l'intégralité des cantiques de St Louis-Marie Grignion de Montfort (environ 200), et ce, sur plusieurs airs (environ un millier), cantiques que lui-même chante et joue, toujours en continu ; vous en trouverez ici plusieurs échantillons avec d'autres cantiques (Ave Maria, Stes Thérèse & Jeanne d'Arc, etc)

Sur le Blog Montfort AJPM, vous trouverez les indications nécessaires pour télécharger les cantiques et suivre les nouvelles parutions au jour le jour.

-- CD en ventes ici : www.montfort.kingeshop.com --

AJPM21 : Les outrages faits au Cœur de Jésus (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM22 : Amende honorable au Cœur de Jésus (cantique de St L-M de Montfort)

1-Écoutez ma plainte divine,
Amis du Cœur de mon Sauveur,
Si je vous ouvre ma poitrinae,
C’est pour en soulager mon cœur.


2-Parlez, mon cœur, parlez, mes larmes,
Soupirez, pleurez mille fois.
Que je sens de vives alarmes !
Je n’ai ni parole, ni voix.


3-Vous me demandez à cette heure
Pourquoi mon cœur est affligé,
Pourquoi je soupire et je pleure.
Ah ! c’est mon Jésus outragé !


4-Tous les idolâtres l’oublient,
Ils ignorent ce Roi des Cieux,
Et les Turcs et les Juifs le nient,
Jésus est blasphémé chez eux !

 

5-Combien d’infâmes hérétiques
Ont profané son Sacrement !
Oh ! que leur rage diabolique
Doit nous causer d’étonnement !


6-Tout le ciel et la terre ensemble
Ont pleuré ces indignités ;
Que mon cœur pleure et ma main tremble
En écrivant ces cruautés !


7-Qu’ils font une cruelle injure
A son testament paternel,
En ne le mettant qu’en figure
Au Saint-Sacrement de l’autel !


8-Oh ! quelle injure à ses paroles
En niant la réalité !
Ils font passer pour très frivoles
Ses oracles de vérité.

 

9-N’ayant plus la foi pour barrière,
Ils l’ont outragé mille fois !
Ils l’ont de rage et de colère
Tout de nouveau mis sur la Croix !


10-Les uns vont jeter les hosties
A des animaux furieux !
D’autres les jettent par parties
Et dans la boue et dans les lieux !


11-L’un, d’un canif, chose étonnante,
Perce ce Cœur tout amoureux !
L’autre le jette en l’eau bouillante !
L’autre le jette dans les feux !


12-Hélas ! combien par art magique
Ont livré l’Hostie au démon,
Ou bien par cet art diabolique
En ont fait un cruel poison !

 

13-Venons aux mauvais catholiques
Qui devraient par leur pitié
Le défendre des hérétiques :
Ils surpassent leur cruauté !


14-Nos églises abandonnées !
Notre Dieu sans adorateurs !
Des jours, que dis-je ? des années,
Sans qu’on adore ses grandeurs !


15-Si plusieurs viennent dans nos temples,
Ce n’est pas tant pour Jésus-Christ
Que par coutume ou par exemples :
Ils n’ont point Jésus dans l’esprit !


16-Souvent ce Maître et Roi de gloire
Est délaissé sur nos autels,
Sans que personne en ait mémoire,
Délaissé de tous les mortels !

 

17-Tandis que ce Sacré-Cœur pense
A nous combler de ses faveurs,
On n’a pour lui qu’indifférence !
On n’a pour lui que des rigueurs !


18-Contre ce Cœur, combien d’impies !
Combien d’infâmes actions !
Combien partout d’immodesties !
Combien de profanations !


19-Voyez ce malheureux qui jure
Et qui blasphème son saint nom !
Personne ne sent cette injure,
On en rit avec le démon.


20-Jamais on n’avait vu la terre
Si pleine d’ennemis de Dieu :
Partout le crime avec la guerre,
Jésus s’en est plaint depuis peu.

 

21-Mais personne ne s’en étonne,
Les plus grands crimes ne sont rien.
Plait-on Jésus ? Hélas ! personne !
Un chacun ne pense qu’au sien.


22-Si l’on l’épargnait dans l’église !...
Hélas ! non, c’est en son palais !
Sans qu’aucun soit dans la surprise,
Qu’on le perce de mille traits !


23-Regardez-y cette mondaine,
Cette idole de vanité,
Qui, par sa manière hautaine,
Dispute la Divinité !


24-Voyez-vous comme elle est parée,
Auprès d’un autel dédoré ?
Voyez comme elle est adorée !
Jésus n’est pas considéré !

 

25-Combien de rendez-vous infâmes
Dans l’église de notre Dieu !
Combien d’hommes, combien de femmes
Viennent se perdre en ce saint lieu !


26-Que de ris, que de causeries !
On y parle comme aux marchés.
Que de sortes d’effronteries !
Et Dieu souffre tous ces péchés.


27-La modestie est pratiquée,
Le respect et l’attention,
Par les Turcs même en leur mosquée :
Pour nous, quelle confusion !


28-Voyez l’église, pauvre, infâme,
Auprès de ce château pompeux ;
Tandis que Monsieur et Madame
Ont abondamment tout chez eux.

 

29-Hélas ! que de malheureux prêtres !
De loups sous la peau des agneaux !
De Judas ! de malheureux traîtres !
Plus cruels que tous les bourreaux !


30-Est-ce ainsi donc que l’homme offense
Le Cœur amoureux du Sauveur ?
Est-ce là sa reconnaissance ?
Quel outrage ! Quel crève-cœur !


31-Quelle cruauté ! cet impie
Exerce toutes ses fureurs
Dans l’église, où se réfugie
Jésus chassé de plusieurs cœurs !


32-Aurons-nous donc des cœurs de pierre
Sans prendre part à ses douleurs ?
Ah ! souffrons avec lui sur terre ;
Avec son Sang mêlons nos pleurs.

 

33-Il nous dit comme à ses apôtres :
« On m’abandonne, mes amis !
Voulez-vous me quitter vous autres,
Et vous joindre à mes ennemis ?


34-« Ah ! je souffrirais ces injures
De mes ennemis déclarés ;
Mais ceux que j’aime sans mesures
M’outrageraient ! amis, pleurez...


35-« Ah ! mon Cœur est à l’agonie,
On m’attaque dans ma maison !
On m’y trahit ! on m’y renie !
On change mon Sang en poison !


36-« Mon Cœur crie en son amertume,
Il est accablé du péché !
Aurez-vous tous des cœurs d’enclume ?
Aucun n’en sera-t-il touché ?


37-« Si vous m’abandonnez, fidèles,
Je suis abandonné de tous !
Irai-je chez les infidèles ?
Ils me connaissent moins que vous !


38-« Mon Cœur vous aime et vous désire,
C’est pour vous qu’il est transpercé !
Après votre cœur il soupire,
Eh quoi ! serai-je délaissé ? »

1-O Cœur de Dieu ! Cœur adorable !
Cœur, objet de tous mes amours !
O Cœur infiniment aimable !
Qui m’aimez et m’aimez toujours !


2-Quoique très pauvre et misérable,
Quoique le plus grand des pécheurs,
Je fais une amende honorable
A votre Cœur, à vos grandeurs.


3-Pardon pour tous les infidèles,
Qui, quoiqu’ils soient tous faits pour vous,
Malgré vos bontés paternelles,
Vous attaquent, se damnent tous.


4-Pardon pour tous les schismatiques
Séparés de votre unité ;
Pardon pour tous les hérétiques,
Eux qui nient votre vérité.


5-Ah ! pardon de leurs barbaries,
Pardon de leurs indignités,
Pardon de toutes leurs furies
Et de toutes leurs cruautés.

 

6-Pardon, divin Cœur, on oublie
Votre Cœur au Saint-Sacrement ;
Pardon pour ce chrétien impie
Qui le profane incessamment.


7-Ah ! pardon de ces insolences,
De ces rendez-vous criminels ;
Pardon de tant d’irrévérences
Dont on souille vos saints autels.


8-On va percer votre Cœur même !
Ce que ne fait pas le démon ;
Pour ce parjure et ce blasphème,
Je vous en demande pardon.


9-Pardon pour tous les mauvais prêtres
Et tous vos ennemis cachés ;
Pardon pour mille et mille traîtres
Qui vous reçoivent en péchés.


10-Hélas ! on vous ôte la vie !
Malgré vous-même en plusieurs cœurs ;
Hélas ! l’on vous y crucifie !
Pleurez, mes yeux ; coulez, mes pleurs.

 

11-Pardon pour tant d’âmes si lâches,
Qui près des autels vont dormir ;
Qui par leur cœur souillé de taches,
Excitent le vôtre à vomir.


12-Miséricorde pour moi-même
De vous avoir tant approché
Avec une tiédeur extrême,
Avec un cœur plein de péché.


13-Pardonnez-moi ma négligence,
Et mon peu de préparation,
Et ma cruelle indifférence
Pour la très sainte Communion.


14-Pardon de mon ingratitude
Après tant de bienfaits reçus,
De mon peu de sollicitude
A vous suivre dans vos vertus.


15-O mon Jésus, miséricorde !
Pour tous les péchés que j’ai faits ;
Si votre Cœur ne me l’accorde,
Je suis perdu pour un jamais.

 

16-Peux-tu, mon cœur, être insensible
Au Cœur de Jésus méprisé ?
Non, non, il ne t’est pas possible,
C’est pour toi qu’il s’est épuisé !


17-Si le Cœur d’un Turc infidèle
T’avait aimé jusqu’à ce point,
Tu l’aimerais, ô cœur rebelle !
Pour ce Cœur, tu ne l’aimes point !


18-Cœur amoureux, je vous embrasse,
Je me donne à vous tout entier.
Il est juste que je le fasse,
Vous m’avez aimé le premier.


19-Hélas ! que n’ai-je autant de larmes
Que de gouttes d’eau dans la mer !
J’en vois tant qui portent les armes
Contre un Cœur qu’il faudrait aimer !


20-Que ne puis-je courir la terre
Pour m’écrier en tous les lieux :
Pécheurs, ne faites plus la guerre
Au Cœur de Jésus amoureux !

 

21-Que ne puis-je par mille hommages,
En me traînant la corde au cou,
Réparer ces sanglants outrages,
Quand j’en devrais passer pour fou !


22-O Cœur, que ne puis-je vous mettre
Dans tous les esprits et les cœurs,
Et que ne puis-je vous soumettre
Ceux des rois et des empereurs !


23-Qu’au moins, tous les vers de ces pages
Soient autant de prédicateurs,
Pour réparer tous vos outrages
Et donner grâce à leurs lecteurs !


24-Allez partout fondre les glaces !
Allez détruire les péchés !
Allez par toutes les grand-places !
Allez, sans demeurer cachés.


25-Faut-il que je ne puisse dire
Ce que je goûte et je ressens ?
Parlez, soulagez mon martyre,
Parlez, vous êtes tout-puissant.

 

26-Formez-vous par votre puissance
Quelques nouveaux prédicateurs,
Pour prêcher votre amour immense
Et pour publier vos grandeurs.


27-Par le Sacré-Cœur de Marie,
Honneur au vôtre, mon Jésus,
Écoutez ce Cœur qui vous prie
Et qui vous honore le plus.


28-O Sacré-Cœur, par ses mamelles,
Par son sein qui vous a porté,
Pardonnez à des infidèles
Les excès de leur cruauté.


29-Charmé de la flamme divine
Dont je vois votre Cœur si plein ;
C’en est fait, j’ouvre ma poitrine :
Divin Cœur, entrez dans mon sein.


30-Enfin, ma demande est hardie :
Chassez de moi mon cœur pécheur,
Et que je n’aie en cette vie
Point d’autre cœur que votre Cœur !

AJPM24 : Le St curé d'Ars raconte : l'oiseau de Paradis

AJPM23 : Ave Maria de Lourdes (4) : sur "Vierge de lumière"

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
100 ko
AVE_MARIA_DE_LOURDES_Le_Cantique_de_Procession.pdf

Le Saint Curé d’Ars aimait beaucoup raconter l’histoire suivante :

« Il y avait, une fois, un bon religieux qui croyait qu’en Paradis le temps allait bien lui durer. Le Bon Dieu lui fit voir que non. Un jour qu’il était sorti dans les jardins du monastère, il vit un petit oiseau qui sautait de branche en branche et qui devenait toujours plus beau, à mesure qu’il le regardait. A la fin, il était si beau que le moine ne pouvait en détacher sa vue ; il se mit à le poursuivre, et il aurait bien voulu le prendre. Cependant, il s’arrêta, pensant qu’il y avait bien une demi-heure qu’il était à courir après son oiseau. Il rentra au monastère, et il fut très surpris de trouver, à la porte, un Frère qu’il n’avait jamais vu et le Frère ne le connaissait pas davantage. Son étonnement redoubla, lorsque, en parcourant la maison, il n’aperçut que des visages inconnus et des figures nouvelles. Il dit : « Et nos Pères, où sont-ils ? » Les autres le regardaient sans comprendre. Enfin, il dit son nom : on chercha dans les registres, et on vit qu’il y avait cent ans qu’il était sorti... Le Bon Dieu lui montra ainsi que le temps ne dure pas en Paradis. »

("La Mine d’or du Catéchiste ou le Catéchisme des Familles" par l’abbé Villeneuve, 1920)

 

*******************************


L’OISEAU DE PARADIS

(histoire versifiée par Gilbert Chevalier)

 

1- Voici une belle histoire
Que saint Jean-Marie Vianney
Vient nous remettre en mémoire
Et que lui-même contait.

2- C’était dans un monastère
Qu’il y avait une fois
Un bon religieux, un frère
Qui se disait à part soi,

3- Que dans le Ciel-Empyrée
Il allait bien s’ennuyer
À cause de la durée
Du temps qui ne peut passer.

4- Mais la sainte Providence
Le voyant dans cet état,
Lui donna l’intelligence
Par ce qu’il lui arriva.

5- Par une belle journée
Il sortit dans le jardin ;
Voici que sous la ramée
Il entendit un serein.

6- Levant les yeux, il regarde !
Il voit ce petit oiseau.
En le fixant, il n’a garde
De bouger, tant il est beau.

7- Il le fixe et fixe encore,
Et plus il le trouve beau :
Ses plumes couleur d’aurore
L’entraînent toujours plus haut.

8- Il vole de branche en branche
Et chante tout à loisir :
Il s’approche et puis se penche,
Se tourne et chante à ravir.

9- Le frère alors veut le prendre :
Le voilà partit plus loin.
Son chant est si doux, si tendre !
Il chante et chante sans fin.

10- Pendant une demi-heure
Le frère poursuit l’oiseau !
Il est tout près, il l’effleure !
D’un coup d’aile il est en haut.

11- Il vole, vole et s’envole,
Et voilà qu’il disparaît.
Le moine est là, sans parole !
Mais le voilà qui s’effraie !

12- Et il se dit en lui-même
Qu’il est bien temps de rentrer.
Il se sent hors de soi-même.
« Quel est ce nouveau portier ? »

13- Il ne reconnaît personne !
« Où sont mes Pères ? » dit-il.
Même la cloche qui sonne
Semble une autre, pense-t-il.

14- Les frères le dévisagent :
On ne le reconnaît pas.
Il dit son nom et son âge !
Rien n’y fait ! On ne sait pas.

15- Et l’on ouvre les registres :
Il y a au moins cent ans
Qu’on y voit, qu’on enregistre
Ce frère que l’on entend.

16- Cent ans, une demi-heure !
Il a compris la leçon.
Cent ans semblent tout à l’heure !
Et voilà bien ce que sont

17- Les heures de l’Empyrée :
Une heure, une éternité :
C’est l’éternelle journée
Où le temps ne peut durer.

18- Si un pauvre volatile
A pu le prendre cent ans,
Le Paradis en vaut mille
Et mille et mille et mille ans.

AJPM25 : Les joies du Paradis A (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM26 : Les joies du Paradis B (cantique de St L-M de Montfort)

1-Lorsque je lève les yeux
Jusque dans ma Patrie,
Je me trouve malheureux
D’être dans cette vie.
Ôtez-moi de cet exil fâcheux,
Mon Dieu, je vous en prie.

 

2-Vos beautés, ô Paradis,
Sont toutes ravissantes,
Vos plaisirs sont sans ennuis,
Vos douceurs innocentes,
Vos beaux jours n’auront jamais de nuit,
Vos splendeurs sont charmantes.


3-On n’y ressent plus de maux,
D’ennuis ni de tristesse,
On jouit de ses travaux,
On nage en l’allégresse.
Les plaisirs y sont toujours nouveaux,
Quoiqu’on les ait sans cesse.


4-Qui comprendra ce que c’est
Que cette gloire immense,
Puisque c’est un grand effet
De la Toute-Puissance,
Où Dieu, par un merveilleux secret,
Se donne en récompense ?


5-O mon Dieu, quelles douceurs
D’avoir pour compagnie
Les martyrs, les confesseurs,
Et l’aimable Marie,
De les voir dans toutes leurs grandeurs
Sans leur porter envie !


6-Les saints y sont enivrés
D’une joie admirable,
D’un torrent de voluptés,
D’une paix ineffable,
En Dieu seul ils sont tous abîmés.
Abîme délectable !


7-On y voit Dieu clairement
Comme il est en lui-même.
On y loue incessamment
Ce Monarque suprême.
Saint, Saint, Saint notre Dieu tout-puissant.
Qu’on l’adore et qu’on l’aime.


8-O très aimable séjour,
O printemps agréable,
O règne du pur amour,
O lieu tout désirable !
Hors de vous je languis nuit et jour
Dans un corps misérable.


9-Que ne puis-je m’envoler ?
Ah ! que n’ai-je des ailes
Afin d’aller contempler
Ces beautés éternelles !
O mon Dieu, venez me délivrer
De mes langueurs mortelles.


10-Quoi ! voudrais-je pour jamais,
Pour une bagatelle,
Perdre ce séjour de paix,
Cette gloire éternelle ?
Non, mon Dieu, je prétends désormais
Vous être plus fidèle.

1-Lorsque je lève les yeux
Jusque dans ma Patrie,
Je me trouve malheureux
D’être dans cette vie.
Ôtez-moi de cet exil fâcheux,
Mon Dieu, je vous en prie.

 

2-Vos beautés, ô Paradis,
Sont toutes ravissantes,
Vos plaisirs sont sans ennuis,
Vos douceurs innocentes,
Vos beaux jours n’auront jamais de nuit,
Vos splendeurs sont charmantes.


3-On n’y ressent plus de maux,
D’ennuis ni de tristesse,
On jouit de ses travaux,
On nage en l’allégresse.
Les plaisirs y sont toujours nouveaux,
Quoiqu’on les ait sans cesse.


4-Qui comprendra ce que c’est
Que cette gloire immense,
Puisque c’est un grand effet
De la Toute-Puissance,
Où Dieu, par un merveilleux secret,
Se donne en récompense ?


5-O mon Dieu, quelles douceurs
D’avoir pour compagnie
Les martyrs, les confesseurs,
Et l’aimable Marie,
De les voir dans toutes leurs grandeurs
Sans leur porter envie !


6-Les saints y sont enivrés
D’une joie admirable,
D’un torrent de voluptés,
D’une paix ineffable,
En Dieu seul ils sont tous abîmés.
Abîme délectable !


7-On y voit Dieu clairement
Comme il est en lui-même.
On y loue incessamment
Ce Monarque suprême.
Saint, Saint, Saint notre Dieu tout-puissant.
Qu’on l’adore et qu’on l’aime.


8-O très aimable séjour,
O printemps agréable,
O règne du pur amour,
O lieu tout désirable !
Hors de vous je languis nuit et jour
Dans un corps misérable.


9-Que ne puis-je m’envoler ?
Ah ! que n’ai-je des ailes
Afin d’aller contempler
Ces beautés éternelles !
O mon Dieu, venez me délivrer
De mes langueurs mortelles.


10-Quoi ! voudrais-je pour jamais,
Pour une bagatelle,
Perdre ce séjour de paix,
Cette gloire éternelle ?
Non, mon Dieu, je prétends désormais
Vous être plus fidèle.

AJPM28 : Les bons enfants (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM27 : La grande leçon des enfants (1) (cantique de St L-M de Montfort)

LA GRANDE LEÇON DES ENFANTS
AUXQUELS IL FAUT ÊTRE SEMBLABLE
POUR ENTRER DANS LE CIEL


(cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)


1-Quiconque veut être
Un roi tout-puissant,
Selon notre Maître,
Doit être un enfant.
Allons donc entendre
Un petit poupon ;
Allons donc apprendre
Sa douce leçon.

2-Jésus se repose
Dedans ce berceau.
Croyons toute chose,
Tirons le rideau.
Il y veut paraître
Comme enfant d'un mois,
Il y parle en maître,
Écoutons sa voix.

3-Voyez son visage
Rempli de douceur.
Voyez-vous l'image
De notre Sauveur ?
Sa petite enfance
Parle en se taisant,
Son air d'innocence
Prêche puissamment.

4-Il a tant de charmes,
Et si naturels,
Qu'il ravit les armes
Même aux plus cruels.
On ne peut qu'on aime
Son air enfantin ;
Il porte en lui-même
Son charme divin.

5-Qu'il est agréable
Dedans ses souris !
Il est tout aimable
Jusque dans ses cris.
Son berceau, ses langes,
Ses petits bibus
Forment les louanges
Du petit Jésus.

6-Il fait sans réplique
Tout ce qu'on lui dit.
Il croit sans critique
Et sans contredit.
Il nous parle en maître
En obéissant,
Nous montre à soumettre
Notre jugement.

7-Il est sans malice,
Sans déguisement,
Sans nul artifice,
Sans entêtement ;
Jamais il ne pense
Mal de son prochain,
Il est sans vengeance,
Il est sans venin.

8-Loin d'ici la vie
Du monde trompeur.
Cet Enfant qui crie
Pleure son malheur.
Méprisant sa gloire
Et sa vanité,
Il chante victoire
Quoiqu'emmailloté.

9-Ici point d'injures,
Jamais de débats,
Jamais de murmures,
Jamais de combats.
On ne trouve d'armes,
Parmi les petits,
Que de douces larmes,
Que de petits cris.

10-Écoutez, mondaines :
Voulez-vous les cieux ?
Quittez donc sans peine
Votre air orgueilleux.
Devenez, par grâce,
Comme cet Enfant,
Et vous aurez place
Dans le firmament.

DIEU SEUL.

LES BONS ENFANTS
ou LES LEÇONS DE L’ENFANT-JÉSUS


LES ENFANTS:
1- Vous êtes notre Maître,
Enfant-Jésus !
Nous voulons vous connaître
En vos vertus !
Ah ! parlez-nous !
Un chacun vous écoute,
Enseignez-nous la route
Pour arriver à vous.

JÉSUS:
2-Vous voulez donc m'entendre,
Mes chers enfants ?
Je ne puis m'en défendre,
Oui, j'y consens.
Écoutez-moi,
Apprêtez vos oreilles,
Pour savoir les merveilles
De ma divine loi.

3-J'aime beaucoup votre âge,
Mes chers petits,
Je l'ai pris pour partage,
Dieu que je suis.
Je suis Enfant
Et j'aime aussi l'enfance,
Pourvu que l'innocence
En fasse l'ornement.

4-Honorez père et mère,
Sans les fâcher ;
Faites votre prière
Sans y manquer ;
Entr'aimez-vous,
Gardez-vous de médire,
De rien faire ou rien dire
Qui ne profite à tous.

5-Par jour, tâchez de dire
Le chapelet,
C'est moi qui vous l'inspire,
C'est très bien fait ;
Au moins allez
Tous les mois à confesse,
Entendez bien la messe
A mes jours commandés.

6-Soyez sages à l'église
Sans y causer :
Souffrez qu'on vous méprise,
Sans vous venger.
Ne dites rien
Quand on vous fait injure,
Souffrez tout sans murmure
Comme un enfant chrétien.

7-N'ayez point dans la bouche
De jurement :
Celui qui ment me touche
Sensiblement.
Soyez, enfants,
Chastes de corps et d'âme ;
Fuyez l'homme ou la femme
De sexe différent.

8-Il faut haïr le monde,
C'est un trompeur.
Il faut fuir, quoiqu'il gronde,
Cet enchanteur.
C'est m'honorer
Que d'honorer ma Mère,
C'est plaire à Dieu mon Père,
Enfin, c'est m'imiter.

9-La Croix est nécessaire,
Il faut souffrir ;
Ou monter au Calvaire,
Ou bien périr.
Si vous voulez
Avoir la récompense,
Faites-vous violence
Et vous mortifiez.

10-Publiez mes louanges
Et les chantez,
Honorez vos bons anges
Et les priez.
Sans vous lasser,
Vaquez à la prière.
Le diable est en colère,
Il veut vous dévorer.

11-N'allez point dans la rue
Pour y jouer,
Car le démon y tue,
C'est son quartier.
Fréquentez ceux
Dont la vie est réglée,
Employez la journée
Sans être paresseux.

12-Malgré votre nature,
Suivez ces lois,
Dieu que je suis, j'en jure :
Vous serez rois ;
Vous régnerez
Pour jamais dans ma gloire,
Vous serez couronnés,
En signe de victoire.

LES ENFANTS:
13-O Jésus, mille grâces
Pour vos leçons.
Nous marchons sur vos traces,
Nous vous suivons.
Mais sachant bien
Quelle est notre faiblesse,
La charité vous presse
D'être notre soutien.

DIEU SEUL

AJPM30 : Ave Maris Stella (1) (extrait)

AJPM29 : Noël des Anges (1) (cantique de St L-M de Montfort)

Extrait de la plage 1 du CD II "Prières I-II".

1- Le Très-Haut, l’Incompréhensible
L’Éternel et le Tout-Puissant
Vient de naître maintenant.
Est-il possible ?
L’Éternel a un jour, le Verbe est en silence,
Le Tout-Puissant s’est fait enfant.
Reconnaissons,
Adorons, louons,
Louons, aimons
Et reconnaissons
Notre Dieu réduit à l’enfance.

2- Si ce bon Dieu naît pour les hommes
Et pour les rendre bienheureux,
Nous lui devons tout comme eux
Ce que nous sommes.
Allons mettre à ses pieds nos couronnes de gloire,
En lui disant d’un air joyeux :
Enfant très doux,
Nos biens sont à vous,
Régnez sur nous,
Nos biens sont à vous,
De vous seul vient notre victoire.

3- Ô séraphins, parmi vos flammes,
Chantons gloire à Dieu dans les cieux,
Grâce et paix dans ces bas lieux
Aux bonnes âmes.
Ô Fils du Tout-Puissant, ô Sagesse éternelle,
Que votre nom est glorieux !
Nous le louons,
Nous le bénissons,
Nous l’adorons,
Nous le glorifions,
Quoique dans une chair mortelle.

4- Ô bergers, ô troupe fidèle,
Mêlez vos concerts avec nous,
Dieu vient de naître pour tous :
Bonne nouvelle !
Laissez là vos agneaux, cherchez le véritable,
Cherchez-le bien, il est à vous :
Il vous attend
Quoiqu’il soit si grand,
Il vous attend,
Ce petit Enfant,
Sur du foin et dans une étable.

5- Que ce jour nous est honorable !
Un Dieu de toute majesté
S’est fait dans l’humanité
Notre semblable.
Allons donc l’adorer, allons le reconnaître,
Bénissons tous sa charité :
Faisons la cour
À ce Dieu d’amour,
Tous, tour à tour,
Faisons-lui la cour
Puisqu’il est notre commun Maître.

6- Ô pure et divine Marie,
Nous admirons votre bonheur
D’avoir à votre Sauveur
Donné la vie.
Pureté sans pareille, humilité profonde,
Vous avez charmé le Seigneur.
Cœur bien-aimé,
À nous s’est donné !
Cœur bien-aimé,
Il s’est incarné !
Publions ce miracle au monde.

1- Salut, Astre des mers,
Mère de Dieu, féconde ;
Salut, ô toujours Vierge,
Porte heureuse du Ciel.

2- Vous qui, de Gabriel,
Avez reçu l’Ave,
Fondez-nous dans la paix,
Changez le nom d’Eva.

3- Délivrez les captifs,
Éclairez les aveugles,
Chassez loin tous les maux,
Demandez tous les biens.

4- Montrez-vous notre Mère,
Vous-même offrez nos vœux
À Dieu qui, né pour nous,
De vous a voulu naître.

5- Ô Vierge incomparable,
Vierge douce entre toutes,
Faites que, sans souillures,
Nous vivions doux et chastes.

6- Rendez notre vie pure,
Assurez notre route,
Pour que, voyant Jésus,
Notre joie soit sans fin.

7- Louange à Dieu le Père,
Gloire au Christ-Souverain,
Ainsi qu’au Saint-Esprit,
Aux Trois un seul honneur.

Amen.

 

 

AJPM32 : Les vanités du monde (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM31 : Les jeux de hasard (1) (cantique de St L-M de Montfort)

1-Le jeu, de soi, n’est pas un mal,
Il ne contient rien de fatal,
C’est bien tout le contraire :
C’est une récréation
Sans effort ni contention,
C’est un juste relâchement
Pour travailler plus fortement
Quand il est nécessaire.


2-Dieu n’a pas défendu le jeu
Quand il est fait en temps et lieu,
Sans choquer sa Sagesse ;
Pour se délasser doucement,
Pour se réjouir saintement,
Pour récréer notre prochain,
Pour chasser de soi le chagrin,
Le trouble et la tristesse.


3-Des saints, quoique très sérieux,
Ont joué quelquefois des jeux,
Comme on lit dans l’histoire ;
Leur charité les inventait,
Le Saint-Esprit les y portait,
C’était des jeux très innocents,
Charitables compatissants,
Pleins de grâce et de gloire.


4-Voici les qualités du jeu
Pour être glorieux à Dieu,
Pour être salutaire :
Évitez les jeux de hasard,
Car l’âme s’y perd tôt ou tard,
Les jeux d’esprit sont les meilleurs ;
Dieu les aime en ses serviteurs,
Ceux qui jouent pour lui plaire.


5-Le jeu ne doit pas être ardent,
Mais modéré, doux et prudent,
Dans un temps convenable,
Sans dispute, plein de douceur,
Sans injustice, plein d’honneur,
Modeste sans captivité,
Sans intérêt d’iniquité,
Honnête et charitable.


6-Au lieu des cartes et des dés,
Prenez les dames, les échecs
Ou des jeux de la sorte ;
N’y jouez pas à tous moments,
Mais en certains lieux, certains temps,
Avec quelque ami du bon Dieu.
Pour lors, on vous permet le jeu
Et même on vous y porte.


7-Mais combien de jeux défendus !
Combien de gens s’y sont perdus
Sans en voir la malice !
Les jeux du hasard sont trouvés
Par le diable et les réprouvés,
Pour perdre le temps précieux
Donné pour acquérir les cieux
En faisant la justice.


8-O temps, ô don du Saint-Esprit,
O prix du sang de Jésus-Christ,
O temps d’un prix immense !
Joueur de cartes et de dés,
Quand tu mourras, mille regrets
D’avoir ainsi perdu ton temps
En tes jeux et vains passe-temps,
Sans faire pénitence.


9-Si les damnés dans les enfers
Avaient une heure que tu perds,
Suivraient-ils ta folie ?
On les verrait pleurer, crier,
Jeûner et se mortifier.
Ah ! que feraient-ils s’ils l’avaient ?
Tu l’as, fais donc ce qu’ils feraient,
Le reste de ta vie.


10-Un joueur est toujours troublé,
Inquiet, changeant, déréglé,
De même que sa chance ;
Il perd, par son esprit de gain,
La charité pour le prochain,
Il ne cherche qu’à l’attraper,
Qu’à le surprendre et le tromper,
Sans aucune indulgence.


11-Que de péchés fait un joueur,
Des mains, de la bouche et du cœur,
Sans presque qu’il y pense !
Des blasphèmes, des jurements,
Des cris et des emportements,
Mille mensonges déguisés,
Mille larcins fins et rusés,
La haine et la vengeance.


12-Un joueur passe dans son jeu,
Il n’est plus pour soi ni pour Dieu,
C’est le jeu qui l’entraîne.
Dans le jeu sont tous ses transports,
Toute son âme et tout son corps,
C’est pour lui seul qu’il est actif,
C’est de lui seul qu’il est captif,
C’est sa cruelle chaîne.


13-On croit au jeu gagner du bien,
Mais tant s’en faut : on perd le sien,
C’est ce que l’on éprouve.
L’argent gagné par un joueur,
N’étant point béni du Seigneur,
Tôt ou tard fait mauvaise fin,
Les saints l’appellent un larcin,
Mais le plus fin qu’on trouve.


14-Un joueur ami du brelan
Est un fin voleur de Satan,
Mais voleur véritable
Qui vole ses pauvres enfants,
Sa femme et ses pauvres parents ;
Croyant que son bien est à lui,
Il meurt avec le bien d’autrui,
O malheur déplorable !


15-Il est pour Dieu plein de froideur,
Plein de paresse et de tiédeur
Pour le bien de son âme ;
La messe dure trop longtemps,
Il s’éloigne des sacrements ;
Méchant, endurci, paresseux,
Il roule, il va de jeux en jeux
Et des jeux dans les flammes.


16-Les joueurs sont des boute-feux,
Des fainéants, des scandaleux
En toute république ;
Ils montrent toute iniquité
En enseignant l’oisiveté.
Ces jeux publics et les brelans
Font périr quantité de gens,
C’est la perte publique.


17-Les rois ont défendu les jeux
Sous des châtiments rigoureux,
Comme une fine peste.
Les Conciles par leurs canons,
Les saints Pères par leurs raisons
Lancent anathèmes contre eux.
Malgré tout, le monde en tous lieux
Met le poison funeste.


18-Monde trompeur, retire-toi,
Tu ne me feras pas la loi
Par tes jeux diaboliques.
Avec toi jamais, nulle part.
Malheur à tes jeux de hasard !
Malheur même à tous tes joueurs !
Afin d’éviter leurs malheurs,
J’évite leurs pratiques.

1-Vanité dans les biens du monde,
Vanité des vanités !
C’est sur vos vérités,
O mon Dieu, que mon cœur se fonde.


R./Vanité des vanités,
Tout n’est que vanité !


2-Qu’est-ce que toute créature ?
Ce n’est, comme il est écrit,
Qu’affliction d’esprit,
Qu’un vain fantôme plein d’ordure.


3-Vanité, que l’homme et sa vie !
La chair n’est qu’un peu de foin
Dont on n’a pas besoin.
Pourquoi donc en avoir envie ?


4-Ses plaisirs sont un tas d’ordure,
Ses biens, un peu de métal,
Son repos, un travail,
Sa gloire, une fumée impure.


5-Loin de moi, ces hommes de terre,
Ces hommes d’or et d’argent
Que ce métal changeant
Met dans le trouble et dans la guerre.


6-Loin de moi, gens de bonne chère,
Qui n’aimez que vos plaisirs,
Qui suivez vos désirs,
Qui n’aimez qu’à rire et qu’à plaire.


7-Loin de nous, ces filles mondaines,
Ces idoles de beauté,
Qui par leur vanité
Enchantent plus que les sirènes.


8-C’est trop peu qu’un bien périssable,
Qu’un bien caduc et mortel ;
Pour mon cœur immortel,
Il veut un bien qui soit durable.


9-C’est vous seul, bonté souveraine,
Qui pouvez remplir mon cœur ;
Vous êtes son bonheur,
Sans vous il est toujours en peine.


10-Fussiez-vous avec avantage
Un Alexandre, un Samson,
Crésus et Salomon,
Le cœur demande davantage.
 

 

11-Que le monde entier se transporte
Dans mon cœur pour le remplir ;
Ce cœur, dans son désir,
Dira toujours : apporte, apporte.

AJPM34 : En l'honneur de saint Joseph (1) (St L-M de Montfort)

AJPM33 : Cantique de l'apparition de la Salette (1) (sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima)

En l'honneur de St Joseph 
(paroles en PDF)
87 ko
En_l_honneur_de_St_Joseph_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf
Cantique de l'Apparition de La Salette (paroles en PDF)
87 ko
Cantique_de_l_Apparition_de_La_Salette_Ave_Maria_de_Lourdes_Fatima_.pdf

AJPM35 : Les 15 mystères du Rosaire (sur "Vierge Sainte")

AJPM36 : Les plaintes des âmes du Purgatoire (1) (cantique de St L-M de Montfort)

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
[paroles en PDF]
100 ko
Les_15_mysteres_du_Rosaire_Ave_Maria_de_Lourdes_Fatima_.pdf

1-Mortels, écoutez-nous,
Écoutez-nous, chers frères,
Nous soupirons vers vous
Du fond de nos misères.
Hélas ! que nous souffrons !
Qui le pourrait comprendre ?
Nous pleurons, nous crions
Sans qu'on nous veuille entendre.

2-Nous sommes vos parents,
Vos pères et vos mères,
Chers amis, chers enfants,
Exaucez nos prières.
Si l'amour ou le sang
Ne vous rend insensibles,
Soulagez maintenant
Nos souffrances terribles.

3-Vous vous divertissez,
Vous vivez à votre aise,
Et vous nous délaissez
Dedans cette fournaise.
Vous mettez votre argent
En de folles dépenses,
En pouvant aisément
Soulager nos souffrances.

4-Et vous, Seigneur très doux,
Vous nous faites la guerre.
Ah ! quand cesserez-vous
De nous être contraire ?
Que dans votre bonté
Vous nous semblez aimable !
Que notre iniquité
Vous rend épouvantable !

5-Amis, ce Dieu vengeur
Forme notre supplice,
Nous sentons la rigueur
De toute sa justice.
Il est vrai, nous l'aimons
Comme notre bon Père,
Mais nous le ressentons
Comme un juge sévère.

6-Il nous fait entrevoir
Ses beautés souveraines,
Et c'est dans ce miroir
Qu'augmente notre peine ;
Car pour voir un moment
Ses beautés infinies,
Il faudrait justement
Consacrer mille vies.

7-Gardez-vous de pécher,
Et gardez-vous de croire
Que c'est bien peu d'aller
Brûler en Purgatoire !
Point de péché petit,
Point de faute légère,
Puisque Dieu le punit
Avec tant de colère.

8-Hélas ! un feu cuisant,
En dévorant notre âme,
La pénètre et la rend
Un charbon tout de flamme.
Mais ces feux sont très vifs,
Leur flamme est toute pure :
Vos feux les plus actifs
N'en sont que la peinture.

9-Ici, plus de moyen
De nous aider nous-mêmes,
Nous ne méritons rien
Dans nos peines extrêmes.
Mortels, si vous vouliez,
Il vous serait facile,
Le peu que vous feriez
Nous serait très utile.

10-Tirez-nous de ces feux,
Dieu même le désire,
Nous mettre dans les cieux,
C'est former son empire.
Vous le glorifierez
D'une gloire nouvelle,
Si vous nous procurez
Une gloire éternelle.

11-Si vous nous délivrez
Ou donnez assistance,
Vous nous éprouverez
Pleins de reconnaissance ;
Car, ayant eu par vous
Une entière victoire,
Nous nous emploierons tous
Pour vous mettre en la gloire.

12-Si des biens très petits,
Un verre d'eau qu'on donne,
Ont devant Dieu leur prix,
Leur gloire et leur couronne,
Quel grand prix, ô mon Dieu,
Recevra votre aumône,
Si, pour un lit de feu,
Vous nous donnez un trône !

13-Si vous n'écoutez pas
Notre juste demande,
Le Seigneur ici-bas
Fera qu'on vous le rende.
On vous mesurera
A la même mesure,
On vous délaissera
En ce lieu de torture.

14-Tirez-nous de prison
Par toutes vos justices,
Payez notre rançon
Par vos saints sacrifices.
Entendez-vous nos cris ?
Nous crions tous à l'aide,
Soyez-en attendris :
A l'aide ! à l'aide ! à l'aide !

PRIÈRE A JÉSUS ET MARIE

15-Seigneur, apaisez-vous
Sur ces pauvres victimes,
Vengez plutôt sur nous
La grandeur de leurs crimes.
Retirez-les des feux,
Placez-les dans la gloire,
Vous aurez en tous lieux
Une pleine victoire.

16-Priez pour nos parents,
Sainte Vierge Marie,
Ils sont vos chers enfants,
Soyez-en attendrie,
Montrez-leur maintenant
Que vous êtes leur Mère,
Calmez le Tout-Puissant
Dans sa juste colère.

AJPM38 : Vierge Sainte (instrumental)

AJPM37 : La force de la patience (cantique de St L-M de Montfort)

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
[paroles en PDF]
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Cantique de Procession à Notre-Dame des 3 Ave Maria ou de la Trinité (paroles en PDF)
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Cantique_de_Procession_a_Notre_Dame_des_3_Ave_Maria_ou_de_la_Trinite.pdf
La force de la Patience 
(paroles en PDF)
100 ko
La_force_de_la_Patience_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

AJPM39 : Le Purgatoire (cantique attribué à St L-M de Montfort)

AJPM40 : Ave Maria de Lourdes (5) : instrumental pour 60 couplets A

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
100 ko
AVE_MARIA_DE_LOURDES_Le_Cantique_de_Procession.pdf

1-Écoutez les voix lamentables
Et les soupirs des trépassés,
Qui, se voyant si délaissés,
Jettent des cris si pitoyables :

R.1/Parents, amis, secourez-nous,
Hélas! nous brûlons, hâtez-vous.


2-J’entends, hélas ! ces pauvres âmes,
J’entends leurs soupirs et leurs pleurs.
J’entends les plaintes, les clameurs
Qu’elles font au milieu des flammes.  

3-O Dieu d’amour, ô notre Père !
O centre unique de nos cœurs !
Ah ! quand verrons-nous vos splendeurs !
Ah ! que votre absence est amère !

4-Écoutez, chrétiens charitables.
Vos enfants, parents et amis ;
Ne soyez pas sourds à nos cris,
Écoutez nos voix lamentables.

5-C’est moi-même, hélas ! votre père,
Qui vous aimais tant autrefois :
Enfants, reconnaissez la voix
De votre misérable mère.

6-Ah ! vous vivez dans l’abondance,
D’un bien que je vous ai laissé ;
Je m’en suis trop embarrassé,
Prenez part à ma pénitence.


7-Faut-il que les jeux et la danse
Fassent votre occupation,
Sans penser à l’affliction
Des auteurs de votre naissance ?

8-Pensez que vous êtes mon père,
Vous dit ailleurs ce pauvre enfant,
Ayez pitié de votre sang,
Soulagez-moi dans ma misère.

9-Soulagez-moi dans ma souffrance.
Vous dit ce frère ou cette sœur :
Étant cause de ma douleur,
Prenez part à ma délivrance.

10-Ah ! que nos douleurs sont cuisantes !
Ah ! que nos feux sont dévorants !
Nos chers voisins, nos chers parents,
Écoutez nos plaintes pressantes.


11-Je suis ce compagnon fidèle
Qui vous aimait tant autrefois :
Ami, reconnaissez la voix
De cet ami qui vous appelle.

12-Moi qui n’ai ni père, ni mère,
Mort sans parents et sans amis,
Vers qui porterai-je mes cris ?
Qui prendra part à ma misère ?

R.2/Chers inconnus, secourez-nous,
Hélas ! nous brûlons, hâtez-vous.


13-Hélas ! j’ai beau crier à l’aide,
Personne ne vient au secours ;
A qui donc aurai-je recours ?
Nul ami pour moi n’intercède.

14-Vous couchez sur la douce plume,
Ayant tous vos contentements ;
Et nous, au milieu des tourments,
Et dans une mer d’amertume.


15-Voyez nos maux, voyez nos peines.
Soulagez-nous dans ces prisons :
Vos jeûnes et vos oraisons
Peuvent briser toutes nos chaînes.  

16-Chrétiens, si, dans le purgatoire,
Vous venez éteindre nos feux,
Lorsqu’au Ciel nous serons heureux,
Nous procurerons votre gloire.

17-Faites, Seigneur, que les fidèles,
Qui sont morts dans la charité,
Aillent dans la félicité
Goûter les douceurs éternelles ;

Dernier R./Par nos vœux et par leur douleur,
Laissez-vous attendrir le Cœur.

AJPM121 : La Communion  (2 cantiques attribués à St L-M de Montfort)

AJPM122 : N-D du Bel-Amour (sur le canon de Pachelbel, cantique de St L-M de Montfort)

LES DÉSIRS DE LA SAINTE COMMUNION

1-Voici votre brebis, Pasteur incomparable,
Qui languit à vos pieds, envers vous trop coupable.

R./ Venez, mon Dieu, venez, mon doux Sauveur,
Venez régner au centre de mon cœur.
(bis)

2-Recevez votre enfant, ô Père débonnaire !
Voyez couler ses pleurs, écoutez sa prière.

3-Sans cesse je gémis, sans cesse je soupire ;
Je suis tout hors de moi, soulagez mon martyre.

4-Pour terminer mes maux, ô bonté tout aimable !
Permettez-moi d’aller à votre sainte Table.

5-O victime d’amour ! ô salutaire Hostie !
O pain délicieux, vous seul donnez la vie.

6-Pour vous donner à nous, divin Sauveur des hommes,
Consultez vos bontés, et non ce que nous sommes.

7-Oui, c’est Jésus lui-même, et non pas sa figure,
Qui dans ce Sacrement se donne en nourriture.

8-Je suis tout embrasé de sa divine flamme,
Jésus-Christ vit en moi, c’est l’âme de mon âme.

9-Seigneur, pour vos bienfaits, tout à vous je me donne :
Cœur, esprit, biens, talents et toute ma personne.

10-Vous êtes pour les bons une manne céleste ;
Votre chair au pécheur est un poison funeste.

 

******************************


APRÈS LA COMMUNION

1- Ah ! que je goûte de douceur,
Quand Jésus repose en mon cœur !
Des ennemis de mon bonheur
Je ne crains plus les armes.
Quand Jésus repose en mon cœur,
Que mon sort a de charmes !

2- Je sens renaître mon ardeur,
Quand Jésus repose en mon cœur.
En vain du monde séducteur,
La beauté se présente :
Quand Jésus repose en mon cœur,
Ce seul objet m’enchante.

3- Je foule aux pieds le faux honneur,
Quand Jésus repose en mon cœur.
Des fiers monarques, la grandeur
Lui cède la victoire.
Quand Jésus repose en mon cœur,
J’en fais toute ma gloire.

4- Puis-je goûter un bien trompeur,
Quand Jésus repose en mon cœur ?
La grâce de ce doux Sauveur
Me met dans l’abondance :
Quand Jésus repose en mon cœur,
Ma richesse est immense.


5- Je suis content dans ma douleur,
Quand Jésus repose en mon cœur ;
Des croix j’embrasse la rigueur,
Comme un joug tout aimable :
Quand Jésus repose en mon cœur,
Ma joie est ineffable.

1-J’ai la Mère du Bel-Amour
Présente à mon cœur nuit et jour ;
Marie enflamme
Toute mon âme ;
Mais d’une flamme
De charité,
Par sa grande bonté,
Par sa rare beauté :
Mon cœur en est tout transporté !

2-Reine des cœurs, Reine des Cieux,
Que votre règne est merveilleux !
O ma Maîtresse !
Votre tendresse
Nourrit, sans cesse,
Mon pauvre cœur
De grâce et de douceur ;
Entretient sa ferveur.
Ou le supporte, en sa langueur.

3-Si le monde la connaissait,
Tout le monde réclamerait
Son assistance,
Son abondance,
Et sa clémence ;
Chacun aurait
Ce qu’il désirerait :
Son cœur accorderait
Plus qu’on ne lui demanderait.

4-Elle est un asile assuré
Pour le pécheur désespéré.
L’âme affligée.
Qui l’a trouvée,
Est consolée
Dans sa douleur.
A la faute, au malheur,
Dieu donne, en sa faveur,
A pleines mains, grâce et bonheur.

5-Me confiant en son appui,
Je vis sans crainte et sans ennui.
C’est ma fidèle,
Ma toute belle.
Sous sa tutelle,
Je ne crains rien.
Elle est tout mon soutien.
Et mon meilleur moyen
D’arriver au souverain bien.

6-Par elle, j’approche de Dieu ;
Moi, Jésus, Marie au milieu.
Quelles richesses !
Quelles caresses !
Quelles tendresses !
Quelle douceur !
Quelle grande faveur
D’être auprès de son Cœur !
Ah ! quand j’y suis... c’est mon bonheur !

7-Je me repose sur son sein,
Et j’espère tout de sa main.
Là sont mes armes,
Dans les alarmes ;
Là sont mes charmes,
Pour apaiser
Dieu prêt à m’écraser,
Et pour le disposer
A m’écouter, à m’exaucer.

8-Je ne crains jamais de rebut,
L’interposant pour mon salut.
C’est ma demande ;
C’est mon offrande ;
Mais qu’on m’entende,
Car je dis plus :
C’est mon tout, en Jésus ;
Puis-je craindre un refus,
En le priant, par ses vertus ?

9-Oh ! quelle consolation
D’être sous sa protection !
Vierge Marie,
Soyez bénie !
Qu’on vous publie,
A qui mieux mieux,
En tous temps, en tous lieux,
Sur terre comme aux cieux !
Mais vous, rendez-nous tous heureux.

10-Hélas ! que n’ai-je mille cœurs
A consacrer à vos ardeurs !
Soyez louée
Et révérée !
Soyez aimée
De tous les saints,
Des plus hauts Séraphins,
Pour tous les dons divins
Dont Je suis comblé par vos mains !

11-Je n’ai point de digne retour
Pour reconnaître votre amour ;
Mais qu’en ma place,
Chacun le fasse !
Mère de grâce,
Je vous promets
De ne cesser jamais
D’exalter vos bienfaits
Et de votre amour les excès.

AJPM124 : En l'honneur du bon Ange Gardien (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM123 : La grande Couronne de la Ste Vierge (2) (cantique de St L-M de Montfort)

En l'honneur du bon Ange Gardien (paroles en PDF)
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En_l_honneur_du_bon_Ange_Gardien_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

1-O Vierge très fidèle,
Nous allons tous vous saluer
D’une façon nouvelle.
Pour vous louer,
Que nos louanges
Par nos saints Anges
Ne servent qu’à vous couronner !


PATER
2-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour vous mieux rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
3-Je vous salue, Marie,
O Fille du Père éternel.
Regardez, je vous prie,
Un criminel,
Lequel vous donne
Une couronne
Avec l’Archange Gabriel.


2e AVE
4-Je vous salue, Marie,
Digne Mère du Fils de Dieu.
Que tout vous glorifie
En ce bas lieu.
O belle Aurore !
Croissez encore,
Afin que Jésus règne en peu.


3e AVE
5-Je vous salue, Marie,
Chère Épouse du Saint-Esprit.
De tous, soyez bénie
Sans contredit.
Sans plus attendre,
Faites descendre
En moi l’esprit de Jésus-Christ.


GLORIA PATRI
6-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


1ère DIZAINE


PATER

7-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement !


1er AVE
8-Je vous salue, Marie,
Dans vos mystères glorieux !
Qu’un chacun les publie
A qui mieux mieux.
Ma foi s’augmente
Pour que je chante
D’un cœur bien fidèle et joyeux !


2e AVE
9-Je vous salue, Marie,
Pure en votre Conception !
Que ma bouche le crie
Jusqu’en Sion.
Je le veux croire,
A votre gloire,
Malgré le monde et le démon.


3e AVE
10-Je vous salue, Marie,
Dedans votre Nativité !
Vierge toute remplie
De sainteté.
Croissez, Aurore,
Pour faire éclore
Le Soleil de la Vérité.


4e AVE
11-Je vous salue, Marie,
Dans votre Présentation !
Comme une pure Hostie
De l’Abandon.
O Vierge et Mère,
Par ce mystère
Donnez-moi la dévotion.


5e AVE
12-Je vous salue, Marie,
Dans le temple où le Saint-Esprit
Vous a toute remplie
Sans aucun bruit !
Mère de grâce,
Faites-vous place
En mon cœur avec Jésus-Christ.


6e AVE
13-Je vous salue, Marie,
Dans votre Annonciation !
Vierge toute remplie
De l’onction
De la Sagesse
Qui vous caresse
Et qui vient en vous de Sion.


7e AVE
14-Je vous salue, Marie,
Dans votre Visitation !
Votre âme y magnifie
Dieu dans son nom.
Vierge fidèle
Et toute belle,
Donnez-moi le don d’oraison.


8e AVE
15-Je vous salue, Marie,
Dans la naissance du Sauveur !
Que tout chante et publie
Votre bonheur.
O Vierge et Mère,
Je vous révère,
Produisez Jésus en mon cœur.


9e AVE
16-Je vous salue, Marie,
Dans la Purification !
J’adore votre Hostie,
C’est un poupon.
Je le rends maître
De tout mon être,
Puisqu’il se fait ma caution.


10e AVE
17-Je vous salue, Marie,
Quand vous retrouvâtes Jésus !
Peut-être, mon amie,
Ne l’ai-je plus.
Que je le trouve,
Que je l’éprouve,
Dans la douceur de ses vertus.


GLORIA PATRI
18-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


2e DIZAINE


PATER

19-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Nous vous rendons hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
20-Je vous salue, Marie,
Au pied de la Croix du Sauveur,
Où vous êtes l’Hostie
De bonne odeur.
O Mère amère !
Sur le Calvaire !
Donnez part à votre douleur !


2e AVE
21-Je vous salue, Marie,
Lorsque Jésus fut de chagrin
Réduit à l’agonie
Dans le jardin.
Hélas ! mon crime
Le fait victime
Par l’effort de l’amour divin.


3e AVE
22-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils fut flagellé.
Oh ! quelle boucherie
Fit mon péché !
Que Dieu m’accorde
Miséricorde,
Par son saint corps tout écorché.


4e AVE
23-Je vous salue, Marie,
Dans son cruel couronnement,
Vous fûtes attendrie
En le voyant.
Jésus me donne
Par sa couronne
Un cœur plus humble et plus fervent !


5e AVE
24-Je vous salue, Marie,
Lorsqu’on condamna mon Sauveur
A perdre en croix la vie
Comme un voleur !
Malheureux monde,
Quoique tu grondes,
Je te dis malheur sur malheur.


6e AVE
25-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus tomba sous sa Croix :
Vous en fûtes saisie
Jusqu’aux abois.
Quelles tristesses,
Quelles tendresses
Vous eûtes tous deux à la fois !


7e AVE
26-Je vous salue, Marie,
Auprès de votre Fils mourant,
Éplorée et transie
En contemplant
L’ignominie,
La barbarie
De son cruel crucifiement.


8e AVE
27-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils ressuscita
Et par grâce infinie
Vous visita.
Quelle allégresse,
Chère Maîtresse,
En ce moment vous transporta !


9e AVE
28-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus monta dans les Cieux,
Dans sa nouvelle vie,
Tout glorieux.
Par vous j’espère,
Ma chère Mère,
Monter au ciel pour être heureux.


10e AVE
29-Je vous salue, Marie,
La descente de votre Époux
Vous a toute remplie
Même pour nous ;
Par vos demandes,
Ses dons descendent.
Priez : rien n’est donné sans vous.


GLORIA PATRI
30-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


3e DIZAINE


PATER

31-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
32-Je vous salue, Marie,
Dans vos saintes communions
Dans toute votre vie.
Vos actions
Sont un modèle
Pur et fidèle,
C’est sur vous que nous nous formons.


2e AVE
33-Je vous salue, Marie,
Morte par un transport d’amour !
O divin incendie
Du pur amour,
Brûlez mon âme
De votre flamme,
En tous lieux, la nuit et le jour.


3e AVE
34-Je vous salue, Marie,
Dans votre sainte Assomption !
Enlevée et ravie
Jusqu’en Sion.
O grande Reine
Et Souveraine !
A tous la bénédiction !


4e AVE
35-Je vous salue, Marie,
Placée et couronnée aux cieux !
Soyez aussi bénie
Dans ces bas lieux.
Donnez-nous grâce,
Donnez-nous place
Dans votre empire glorieux.


5e AVE
36-Je vous salue, Marie,
Vierge et Mère tout à la fois.
O merveille infinie
Du Roi des Rois !
Vierge féconde
Et sans seconde,
Rendez-moi soumis à vos lois.


6e AVE
37-Je vous salue, Marie,
Mère admirable du Sauveur,
Que tout chante et publie
Votre grandeur !
Vous donnez l’être
A votre Maître,
Vous formez votre Créateur.


7e AVE
38-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté,
Vierge toute remplie
De sainteté.
Vierge fidèle,
Votre tutelle
Me préserve de tout péché.


8e AVE
39-Je vous salue, Marie,
Souveraine de l’univers.
Que tout vous glorifie
Jusqu’aux enfers !
Le Purgatoire
Vous donne gloire,
Vous pouvez en briser les fers.


9e AVE
40-Je vous salue, Marie,
Trésorière des dons divins.
Ouvrez-nous, je vous prie,
Vos saintes mains ;
Et que la grâce
Par elles passe
Jusqu’à nous, pour nous rendre saints !


10e AVE
41-Je vous salue, Marie,
Vous seule écrasez le démon.
Le malheureux en crie
Dans sa prison.
Brisez la tête
A cette bête,
Et nous armez de votre nom.


GLORIA PATRI
42-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


4e DIZAINE


PATER

43-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1e AVE
44-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Divinité,
Vierge toute remplie
De charité.
O Sainte Dame,
Que ma pauvre âme
Vous aime à toute éternité.


2e AVE
45-Je vous salue, Marie,
Aimable Mère des chrétiens !
Faites-nous, je vous prie,
Part de vos biens.
Nos maux s’empirent,
Tous vous désirent,
Oh ! Venez briser tous nos liens.


3e AVE
46-Je vous salue, Marie,
Chère avocate des pécheurs !
Prenez, je vous supplie,
Prenez nos cœurs.
En toute chose,
Plaidez la cause
De vos fidèles serviteurs.


4e AVE
47-Je vous salue, Marie,
Notre asile et ferme support,
Pendant toute la vie,
Jusqu’à la mort.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Faites-nous venir à bon port.


5e AVE
48-Je vous salue, Marie,
Le commun refuge de tous.
Vierge toute bénie,
Priez pour nous.
Soyez la Mère
Et la lumière
De ceux qui réclament vers vous.


6e AVE
49-Je vous salue, Marie,
Toute pleine d’humilité.
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
J’en bénirai votre bonté.


7e AVE
50-Je vous salue, Marie,
Pleine de force et de ferveur.
Mettez-en, je vous prie,
Dedans mon cœur.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Retirez-moi de ma tiédeur.


8e AVE
51-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Usez de libéralité.


9e AVE
52-Je vous salue, Marie,
Pleine du don de l’oraison ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Quelque rayon.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Ne me refusez pas ce don.


10e AVE
53-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Virginité,
Vierge très accomplie,
Ayez pitié.
Mains libérales
Et virginales,
Ornez-moi de la pureté.


GLORIA PATRI
54-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


5e DIZAINE


PATER

55-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
56-Je vous salue, Marie,
Pleines des dons du Saint-Esprit ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Sans contredit.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
A la gloire de Jésus-Christ.


2e AVE
57-Je vous salue, Marie,
Toute la Sagesse est en vous,
Vous en êtes remplie
Même pour nous.
Pour la Victoire
Et pour la gloire
De Jésus mort en croix pour tous.


3e AVE
58-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les vertus,
Que vous soyez bénie
Avec Jésus.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Que mes ennemis soient vaincus.


4e AVE
59-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les douceurs ;
Comblez-en, je vous prie,
Vos serviteurs.
Douce Maîtresse,
Grande Princesse,
Gagnez pour Jésus-Christ nos cœurs.


5e AVE
60-Je vous salue, Marie,
En votre riche pauvreté,
Et qu’un chacun s’écrie :
Quelle bonté !
Quelles richesses,
Quelles largesses
Et quelle libéralité !


6e AVE
61-Je vous salue, Marie,
Refuge assuré du pécheur,
Que Dieu même a remplie
De sa douceur.
Dieu notre Père
Est en colère,
Apaisez sa juste fureur.


7e AVE
62-Je vous salue, Marie,
Grand miracle du Dieu vivant,
O merveille inouïe
Du Tout-Puissant !
Que l’homme et l’ange
Donnent louange
A votre Ouvrier excellent.


8e AVE
63-Je vous salue, Marie,
Paradis de la Trinité
Dans sa gloire infinie.
O vérité
Bien surprenante,
Bien consolante !
Gloire à Dieu dans l’éternité.


9e AVE
64-Je vous salue, Marie,
Toute transformée en Jésus !
Jésus est votre vie,
Vous n’êtes plus.
O merveilleuse !
O bienheureuse !
Vos secrets nous sont inconnus.


10e AVE
65-Je vous salue, Marie,
Je vous offre mon pauvre cœur,
Je vous donne ma vie
Et mon honneur.
Souffrez, de grâce,
Que tout bien passe
Par vous à Dieu mon créateur.


GLORIA PATRI
66-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


TRANSPORT D’ALLÉGRESSE

67-Nos couronnes sont faites
De roses, d’œillets et de lis,
Et de mille fleurettes
Du Paradis ;
Ce sont nos anges
Qui les arrangent
Et n’y mêlent point de soucis.


68-Marie est couronnée,
Elle a dans sa main nos bouquets
Et sa tête est ornée
De chapelets.
Que tous lui donnent
De ces couronnes
Qui ne se flétriront jamais.

AJPM 125 : En l'honneur de St Pie V (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM126 : Notre-Dame de Toute-Patience (cantique de St L-M de Montfort)

En l'honneur de St Pie V 
(paroles en PDF)
89 ko
En_l_honneur_de_St_Pie_V_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

1-A mon secours,
O douce et divine Marie,
A mon secours !
Je souffre et gémis tous les jours.
A mes maux soyez attendrie,
Délivrez-m’en, je vous en prie.
A mon secours !

2-Secourez-moi,
Vous êtes pleine de clémence,
Secourez-moi !
Tout est soumis à votre loi,
Donnez-moi donc quelque assistance
Ou bien le don de patience.
Secourez-moi !

3-Parlez, parlez,
Vous pouvez tout, puissante Reine,
Parlez, parlez !
Je suis guéri si vous voulez,
D’un seul mot vous romprez ma chaîne
Et vous ferez cesser ma peine.
Parlez, parlez !

4-Par charité,
Soulagez-moi dans ma misère.
Par charité,
La patience ou la santé.
C’est en vous seule que j’espère,
Montrez que vous êtes ma Mère.
Par charité !

5-N’êtes-vous plus
Le remède des incurables ?
N’êtes-vous plus
La santé des pauvres perclus,
Le grand refuge des coupables,
L’unique appui des misérables ?
N’êtes-vous plus ?

6-Frappez, frappez,
L’ennemi me presse et me tente,
Frappez, frappez,
Écrasez, foulez à vos pieds.
Sous votre main toute-puissante,
Tout l’enfer prendra l’épouvante.
Frappez, frappez !

7-Quoi ! sous vos yeux
Je mourrais dans mon indigence ?
Quoi ! sous vos yeux
Je périrais, Reine des cieux ?
Non, non, j’ai mis mon espérance
En votre nom plein d’abondance.
Quoi ! sous vos yeux ?

AJPM128 : Le luxe (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM127 : "Je m'engage" (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

Version sans percussions ici : plage 3 du CD "Le Chrétien"

1-Voici le plus fin des pièges
Que le démon ait tendu,
Le plus grand des sortilèges,
Presque partout répandu.


2-Voici la vaine parade
Et la sotte vanité
D’un cerveau creux et malade
Et qui se croit en santé.

3-C’est le luxe en ses parures,
En ses habits, ses repas,
En cent autres créatures
Dont on se sert ici-bas.

4-Le luxe est ce qui surpasse
Un entretien modéré
Dont l’homme sage se passe
Et dont le fou s’est paré.

5-Toute la sainte Écriture
Blâme ce dérèglement
Et le Saint-Esprit assure
Qu’il en fera châtiment :

6-Qu’il changera ces délices,
Ces draps fins, ces ornements
En de très rudes cilices,
En de très cruels tourments.

7-Babylone s’est perdue
Dans la pourpre et le fin lin,
Toute infâme en est vêtue
Et fera la même fin.

8-Par cette délicatesse
Le mauvais riche périt ;
Il fut par cette mollesse
Condamné du Saint-Esprit.

9-En différentes manières
Tous les saints ont combattu
Cette engeance de vipères,
Ce poison de la vertu.

10-Le luxe est la frénésie
Des gens les plus orgueilleux,
C’est la vraie apostasie
Du baptême et de ses vœux.

11-Dans le luxe on ne peut être
Vrai disciple du Sauveur,
On renonce à ce bon Maître
Pauvre en biens, humble de Cœur.

12-Un chrétien sans ses épines
N’est qu’un membre délicat ;
Sans ses armures divines
Il n’est qu’un lâche soldat.

13-Dans le luxe et l’abondance,
Dans les habits éclatants,
Fantôme de pénitence,
Fantôme de pénitents !

14-Le corps devient une idole
Dès lors qu’il est trop flatté ;
En son ornement frivole,
Un encens de vanité.

15-Faire de sa chair pourrie
Son idole et son encens,
Quelle horrible idolâtrie,
Quelle injure au Tout-Puissant !

16-Cette idole abominable
Vient souvent dans les lieux saints
Pour y faire un trône au diable,
Pour accomplir ses desseins.

17-Madame entre : place, place
A son train, à son coussin !
Chacun se range, elle passe
Et tous regardent son train !

18-Voilà l’idole parée
Près d’un autel dédoré,
De tous elle est adorée,
Dieu n’est pas considéré.

19-Tout le monde la regarde,
Le dos au Saint-Sacrement,
Elle-même se mignarde,
Et s’agence incessamment.

20-Cette mondaine insolente
A secoué toutes les lois,
Jusque sur sa chair puante
Elle profane la Croix.

21-Cette abominable impie
Dispute la gloire à Dieu,
Et par son immodestie
Déshonore son saint lieu.

22-Le luxe est un badinage
Dont les enfants sont trompés,
Un ridicule assemblage
De plusieurs morceaux coupés.

23-Tout étant double en malice
Dans ce misérable temps,
Tout est double en artifice
Jusque dans les vêtements.

24-On coupe, on taille, on mélange,
On falsifie, on détruit :
Tous les jours la mode change
Et nous trompe à petit bruit.

25-Une beauté naturelle
A de plus doux agréments
Que n’en a l’artificielle
Avec tous ses ornements.

26-Une propreté modeste
Renferme un charme divin,
Et n’a point cet air funeste
D’un artifice mondain.

27-Préférer le corps à l’âme,
Le temps à l’éternité,
C’est ce que le luxe infâme
Fait par sa malignité.

28-Le luxe a pour sa devise
Le plus fin de tous les maux,
Puisque c’est lui qui déguise
Tous les maux et les défauts.

29-C’est la marque naturelle
D’un pauvre cerveau tout creux,
D’une âme superficielle
Et d’un esprit orgueilleux.

30-Le luxe est des âmes lâches
Qui n’ont rien de vigoureux,
Des âmes pleines d’attaches
Rampantes dans ces bas lieux.

31-Il rend l’âme misérable,
Oisive et froide en tout lieu,
Indigne et même incapable
De grandes choses pour Dieu.

32-Le luxe rend un fidèle
Captif du respect humain,
Captif de la bagatelle,
Captif de l’esprit malin.

33-Il détruit la tempérance
Qui modère les plaisirs,
Il inspire l’abondance
Des plaisirs et des désirs.

34-Le luxe avec ses délices
Chasse la sobriété
Et détruit les sacrifices
De la sainte austérité.

35-Dans ces temps pleins de misères,
De luxe et de vanité,
On ne voit plus de nos pères
La sainte frugalité.

36-Ils avaient l’âme remplie
D’honneur, de simplicité,
D’une sainte économie,
D’une humble médiocrité.

37-Par un secret admirable
Ils joignaient l’utile au beau,
Le solide à l’agréable
Et la gloire à leur tombeau.

38-Leur conduite était unie,
Simple sans déguisement,
Charitable, sans envie,
Ferme, sans entêtement.

39-Sous leurs serges et leurs bures,
Ils cachaient plus de grandeur
Que nous tous sous les parures
De tout ce monde trompeur.

40-Mon Dieu, quelle différence
Entre nos anciens et nous !
Ils n’étaient qu’intelligence,
Nous sommes presque tous fous.

41-Leur unique nécessaire
Était d’être vertueux,
Nous ne recherchons qu’à plaire
A ce monde malheureux.

42-Ils traitaient de babioles
Et de vains amusements
Tant d’équipages frivoles,
Tant de sots raffinements.

43-Leurs parures, leurs richesses
Étaient les vertus du cœur,
Leurs plaisirs et leurs tendresses
Étaient l’amour du Seigneur.

44-Ils regardaient en gens sages
Ces ornements recherchés
Comme de purs badinages
Et des sources de péchés.

45-Un chacun vivait tranquille
Et content en son état,
Suivant le saint Évangile
Et sans luxe et sans débat.

46-Avons-nous leurs caractères ?
Ah ! nous les abandonnons.
Nous n’avons plus leurs manières,
Nous n’avons d’eux que les noms.

47-Maintenant mille chimères,
Mille petits biens trompeurs,
Mille soins non nécessaires,
Font les objets de nos cœurs.

48-Le luxe s’est rendu maître
D’un nombre infini de fous ;
Un vain désir de paraître
Les anime et conduit tous.

49-Le luxe a confondu l’homme,
L’artisan fait le marchand,
Le bourgeois, le gentilhomme,
Et le marquis, l’intendant.

50-Un autre en magnificence
Égale un prince du sang ;
Peu par une humble prudence
Sont maintenant dans leur rang.

51-On doit donner à la femme
D’un partisan, d’un commis,
Le beau titre de "madame"
Pour être de ses amis.

52-Les moindres femmes se donnent
Des airs de distinction,
Se parent et se couronnent
Avec toute ambition.

53-Elles entassent sur elles
L’or, l’argent et les draps fins,
La soie et riches dentelles,
Les velours et les satins.

54-Selon leur mode bizarre
Et leur cortège orgueilleux,
Rien ne leur semble assez rare,
Assez riche et précieux.

55-Ces mondaines malheureuses
Avec leur soie et fin lin
Sont presque toutes voleuses,
Mais leur larcin est bien fin.

56-Elles feront cent emplettes
Pour se parer à l’envi(e),
Au lieu de payer leurs dettes
Et rendre le bien d’autrui.

57-Pour leurs habits ridicules,
A la mode et d’un haut prix,
Elles volent sans scrupule
Leurs enfants et leurs maris.

58-Leurs désirs, leur soif ardente
D’avoir de nouveaux atours,
A mis leur pudeur en vente
Avec leurs folles amours.

59-Leur luxe et leur arrogance
Ne dit jamais : « C’est assez »,
Mais Dieu tirera vengeance
De ces biens mal dépensés.

60-Quelle injure et quel outrage
Font-elles au Créateur,
En réformant son ouvrage
Par leur appareil trompeur !

61-Elle gâtent la nature
En la voulant déguiser,
Ce n’est plus qu’une imposture,
Qu’un piège à scandaliser.

62-O luxe toujours infâme,
Tu souilles la pureté,
Tu brûles le corps et l’âme
Du feu de l’impureté.

63-O marque très évidente
D’une femme sans pudeur !
O la livrée éclatante
D’une orgueilleuse laideur !

64-O le grand piège des diables
Et leur poison amoureux,
Pour faire des cœurs coupables
En les prenant par les yeux !

65-Voilà leur secrète mine
Pour renverser le plus fort,
Voilà leur grande machine
Pour donner à tous la mort.

66-Ils dressent leur batterie
Sur ce visage fardé,
Pour en donner de l’envie
Lorsqu’il sera regardé.

67-Ils ont mis avec finesse
Leur trône en leurs vanités,
Ils ont leur bureau d’adresse
En toutes leurs nudités.

68-De cette gorge trop nue
Ils lancent des traits brûlants
Qui vont au cœur par la vue,
Et font périr mille gens.

69-Pour inspirer davantage
Le poison de leurs amours,
Ils font briller le visage,
Ils donnent l’astre aux atours.

70-Ils parleront par leur bouche,
Ils brilleront dans leurs yeux,
Afin que leur éclat touche
Et fasse des amoureux.

71-Ce luxe s’est fait passage
Dans les habits de ce temps,
Dans les repas, l’équipage,
Les meubles, les ornements.

72-Les damoiselles vêtues
De leurs habits d’arlequins
Se promènent dans les rues
Sur leurs petits brodequins.

73-Madame paraît enflée
D’un lourd et large manteau ;
Elle en gémit, accablée
Sous la mode du fardeau.

74-Voyez donc leurs queues traînantes,
Leurs beaux linges transparents,
Leurs étoffes différentes
A trois ou bien quatre rangs ;

75-Leurs écharpes composées
De morceaux tout rapportés,
Par artifice plissées
Avec cent diversités ;

76-Leur coiffure à triple étage,
Leurs beaux colliers enrichis,
Leur orgueilleux étalage,
Leurs cheveux noirs tout blanchis :

77-Leurs amadis, leurs guipures,
Leurs franges d’or, leurs galons
Et leurs autres garnitures
Dont on ignore les noms.

78-Oh ! quel tas de niaiseries,
D’affiquets et de bibus !
Tous les jours ces rêveries
S’accroissent de plus en plus.

79-Des filles de Babylone
Les hommes sont amoureux,
Chacun a son amazone
Pour se rendre malheureux.

80-Ils imitent ces sucrées
Dans le luxe des habits,
Dans leurs perruques poudrées,
Dans leurs étoffes de prix.

81-Leur habit change de mode
Plus souvent que tous les mois,
Et, quoiqu’il soit incommode,
Ils doivent subir ses lois.

82-Monsieur l’abbé, je vous laisse
Vous déguiser, vous poudrer,
En voyant votre mollesse
L’Église devrait pleurer.

83-Votre soutane pompeuse,
Votre rabat bien tiré,
Fait de la bonne faiseuse,
Votre chapeau si lustré ;

84-Votre ceinture volante,
Vos beaux souliers si mignons,
Votre manière galante :
Mais en vain nous vous peignons.

85-Le luxe s’est rendu maître
De presque tous les festins,
Et l’on n’y voit plus paraître
Qu’assaisonnements mondains.

86-L’orgueil et l’intempérance,
Le plaisir, la volupté
En ont chassé l’innocence
Avec la frugalité.

87-Ces magnifiques services,
Ces vaisselles de vermeil,
Ces ragoûts, ces artifices
Du plaisir et de l’orgueil ;

88-Cette inutile abondance
De mets et vins délicats,
Cette excessive dépense
Qu’on fait pour un seul repas ;

89-Enfin, mille excès de table
Que le luxe a recherchés,
Rendent l’état misérable
Et causent mille péchés.

90-Oh ! que de vains équipages,
Que de chevaux, que de chiens,
Que de laquais comme pages !
Oh ! que de pertes de biens !

91-Le luxe est sur le pinacle
Chez les gens de qualité,
Ce serait un grand miracle
D’y voir la frugalité.

92-Les maisons des grands sont pleines
D’ameublements précieux,
De jaspes, de porcelaines
Et de meubles curieux ;

93-De rares architectures,
De vastes appartements,
De bijoux, de miniatures,
De mille raffinements ;

94-De nouvelles hautes lices,
De nouveaux lits suspendus,
Mille nouveaux artifices,
Ou plutôt nouveaux abus.

95-Le luxe tout diabolique
S’est introduit en tous lieux,
Et l’on vante sa pratique
Pour n’être pas scrupuleux.

96-Presque aucun ne suit les traces
Que doit suivre un vrai chrétien,
On est chrétien par grimace,
Mais au fond on est païen.

97-Le luxe chante victoire
Sur l’humble simplicité,
Et le monde a mis sa gloire
Dans l’art et la vanité.

98-D’où vient ce mal ordinaire ?
C’est qu’on veut être estimé,
C’est qu’on désire de plaire,
C’est que l’on veut être aimé.

99-Paraît-on en compagnie,
Les beaux habits, le grand train ;
Est-on seul, la modestie
Succède à cet air mondain.

100-C’est qu’on veut vivre à la mode
Et suivre le train commun,
De peur d’être un incommode
Ou de déplaire à quelqu’un.

101-Souvent l’envie orgueilleuse
D’en voir un autre mieux mis
Est la source malheureuse
Du luxe dans les habits.

102-Le démon fait qu’on s’empresse,
Sans ombre de propreté,
A cette délicatesse,
A cet air trop affecté.

103-Il fait qu’on boit sans scrupule
De ce poison préparé,
Et qu’on mord sans qu’on recule
A cet hameçon doré.

104-Mais si pour plaire à vous-même,
Comme on fait communément,
Pour qu’on vous voie et vous aime,
Vous prenez cet ornement,

105-Dès lors vous êtes coupable,
Indigne des sacrements,
Esclave et suppôt du diable,
Digne de tous ses tourments.

106-Le luxe vous ensorcelle,
Vous n’y voyez point de mal,
Mais à votre mort cruelle
Vous le connaîtrez fatal !

107-Malgré toutes vos folies
Et vos plaisirs du dehors,
Vos âmes ne sont remplies
Que de chagrins et remords.

108-Mettez-vous crêtes sur crêtes
Et ne vous abaissez pas :
Bientôt, orgueilleuses têtes,
Oui vous tomberez là-bas.

109-Là vous serez payées
De vos fards, de vos atours,
Des heures mal employées
Dans vos jeux et vos amours.

110-Femmes braves, filles belles,
Que vos charmes sont cruels !
Que vos beautés infidèles
Font périr de criminels !

111-Oui vous paierez pour ces âmes
Que vous avez fait pécher,
Que vos pratiques infâmes
Ont hélas fait trébucher.

112-Tant que je serai sur terre,
Idoles de vanité,
Je vous déclare la guerre,
Armé de la vérité.

113-Toi qui ne veux pas me croire
En lisant ces petits vers,
J’attends sur toi la victoire
Quand tu seras aux enfers.

114-Retranchez, âme bien née,
Tout ce qui ne sert de rien ;
Efforcez-vous d’être ornée
Du seul et souverain bien.

115-Fuyez le monde en sa gloire
Et rentrez en votre cœur ;
Que ce soit votre oratoire,
Votre joie et votre honneur.

116-Fuyez le luxe funeste,
Mais gardez la propreté
Et soyez humble et modeste
Sans avoir rien d’affecté.

117-Faites de votre famille
Votre devoir principal,
Formez-la sur l’Évangile
Et n’y souffrez point le mal.

118-Donnez-lui toujours l’exemple
De toutes sortes de bien,
Afin qu’elle vous contemple
Comme son miroir chrétien.

DIEU SEUL.

"JE M'ENGAGE"
(cantique traditionnel sur les vœux du baptême)

 

1-J'engageai ma promesse au baptême,
Mais pour moi d'autres firent serment.
Dans ce jour, je vais parler moi-même :
Je m'engage aujourd'hui librement.

R./Je m'engage,
Je m'engage aujourd'hui librement ;
Je m'engage, je m'engage,
Je m'engage aujourd'hui librement.


2-Je crois donc en un Dieu trois personnes,
De mon sang je signerais ma foi ;
Faible esprit, vainement tu raisonnes :
Je m'engage à le croire, et je crois.


3-A la foi de ce premier mystère,
Je joindrai la foi d'un Dieu Sauveur ;
Sous les lois de l'Église, ma Mère,
Je m'engage et d'esprit et de cœur.

4-Sur ces Fonts, dans une eau salutaire,
Pour enfant Dieu daigna m'adopter ;
Si j'en ai souillé le caractère,
Je m'engage à le mieux respecter.

5-Je renonce aux pompes de ce monde,
A la chair, à tous ses vains attraits ;
Loin de moi, Satan, esprit immonde,
Je m'engage à te fuir pour jamais.

6-Faux plaisirs, source infâme de vices,
Trop longtemps vous fûtes mon amour ;
Je renonce à vos fausses délices,
Je m'engage à Dieu seul sans retour.

7-Oui, mon Dieu, votre seul Évangile
Réglera mon esprit et mes mœurs ;
Dussiez-vous en frémir, chair fragile,
Je m'engage à toutes ses rigueurs.

8-Ah ! Seigneur, qui sait bien vous connaître,
Sent bientôt que votre joug est doux ;
C'en est fait, je n'ai point d'autre maître,
Je m'engage à ne servir que vous.

9-Sur vos pas, ô mon divin Modèle,
Plus heureux qu'à la suite des rois,
Plein d'horreur pour ce monde infidèle
Je m'engage à porter votre Croix.

10-Si le Ciel, d'un moment de souffrance,
Doit, Seigneur, être le prix un jour,
Animé par cette récompense,
Je m'engage à tout pour votre amour.

AJPM130 : Le respect humain (2) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM129 : "Ô merveille infinie !" (cantique attribué à St L-M de Montfort)

PREMIER CANTIQUE : SES MAUX

1-Grand Dieu, depuis que je vous sers
Et que je veux être fidèle,
L’homme et quasi tout l’univers
Me fait une guerre cruelle.
Hâtez-vous, prêtez-moi la main
Pour vaincre le respect humain.

2-Enfants des saints prédestinés,
Nous sommes combattus des hommes.
Mais n’en soyons pas enchaînés,
N’oublions pas ce que nous sommes.
Amis de Dieu, braves soldats,
Ne nous laissons pas mettre à bas.

3-Pauvre pécheur, tenu captif
Par des qu’en-dira-t-on frivoles,
Tâche d’être bien attentif
Et bien docile à mes paroles,
Puisque la seule vérité
Peut te donner la liberté.

4-Je ne puis définir ton nom,
Respect humain, maudite engeance,
O grand favori du démon
Pour décrier la pénitence,
O grand ennemi des vertus
Dont les plus forts sont abattus.

5-O le plus subtil des poisons
Pour nous faire avaler des crimes,
O le plus fin des hameçons
Pour nous plonger dans les abîmes,
O le plus traître des amis,
O le plus grand des ennemis.

6-Je ne puis exprimer les maux
Que fait ce respect pour les hommes.
Les plus savants, les plus dévots,
Et presque tous, tant que nous sommes,
Ressentons la malignité
De ce monstre d’iniquité.

7-O quelle injure au Créateur
De craindre plus sa créature,
De respecter moins sa grandeur
Qu’un ver de terre qui murmure,
Et de préférer un vrai rien
A ce seul et souverain bien !

8-Quel outrage à sa majesté
Que de lui préférer un songe !
Quel outrage à sa vérité
Que de croire ainsi le mensonge,
Que de se faire un bras de chair
D’un homme et d’un mot dit en l’air !

9-Quelle injure à sa charité !
Est-ce là la reconnaissance
Qu’on devrait rendre à sa bonté
Pour les biens de sa Providence ?
Et ce bon Père est délaissé,
Cet ami fidèle est chassé.

10-Voilà ce que tu fais, pécheur,
Lorsque par quelque crainte humaine
Tu désobéis au Seigneur
Ou tu ne le sers qu’avec peine,
Qu’avec partage et lâcheté,
Sans ferveur et sans fermeté.

11-Je servirais bien Dieu, dis-tu,
Mais je crains monsieur ou madame ;
J’embrasserais bien la vertu,
Mais j’appréhende qu’on me blâme ;
Seigneur, je serais votre ami
Sans le monde, votre ennemi.

12-Malgré votre bras tout-puissant,
Je crains l’homme qui me menace ;
Malgré votre amour ravissant,
Je n’ai pour vous qu’un cœur de glace,
Mais je consens à vous servir
Quand l’homme y voudra consentir.

13-Je vous servirai, mon Jésus,
J’irai partout à votre suite,
Pourvu qu’on ne me traite plus
De dévot ou bien d’hypocrite ;
Si je suis approuvé de tous,
Je veux de bon cœur être à vous.

14-Mondain, voilà de grands mépris
D’une majesté souveraine ;
Voilà pourtant ce que tu dis
Quand le respect humain t’entraîne
A transgresser sa sainte loi,
A renoncer même à ta foi.

15-Si Dieu, ni la religion,
Ne te touche, ni ne t’éclaire,
Fais du moins quelque attention
A ton malheur, à ta misère.
Tu perds, ô malheureux mondain,
Tout bien par un respect humain.

16-Adieu tant d’exhortations,
Adieu tant de vérités crues,
Adieu tant d’inspirations,
Adieu tant de grâces reçues,
Adieu tant d’absolutions,
Et de saintes communions.

17-Tant de bons mouvements suivis,
Tant de victoires remportées,
De si grands mérites acquis,
De si lourdes croix bien portées,
Pour un petit mot entendu
Et pour un rien tout est perdu !

18-On montait à pas de géant
A la vertu la plus sublime.
Pour ne pas déplaire au néant,
Hélas! on tombe dans le crime,
Ou l’on tombe insensiblement
Dans le plus grand relâchement.

19-Souvent, après avoir vécu
Très saintement dans la jeunesse,
On est par ce piège vaincu,
Plein de mérite et de vieillesse ;
Ainsi l’on perd en un moment
Ce qui coûtait infiniment.

20-Hélas ! si l’on se fût moqué
Du monde et de sa raillerie,
Hélas ! si l’on eût pratiqué
La vertu, quoiqu’on la décrie,
Dieu, plein de libéralité,
Eût comblé de sa sainteté.

21-Dieu cherche la fidélité,
A toute chose il la préfère,
Il accorde à sa fermeté
Ce qu’il refuse à l’ordinaire.
Ce n’est qu’aux dévots éprouvés
Qu’il fait des dons très élevés.

22-« A qui vaincra, dit le Seigneur,
A qui me restera fidèle
Je communique ma douceur,
Ma grâce et ma gloire éternelle.
Loin de moi tout esprit mondain,
Que je ne vois qu’avec dédain. »

23-Quelle gloire, au grand jugement,
Aux vainqueurs du diable et du monde,
Quand Dieu fera voir clairement
Que leur victoire est sans seconde,
Qu’ils ont comme ses bons soldats
Malgré tout marché sur ses pas !

24-Quels justes plaisirs auront-ils
De se voir en main la victoire
Malgré le monde et les périls,
Malgré tout ce qu’on a pu croire,
De voir condamner aux enfers
Tous les mondains de l’univers !

25-De les entendre soupirer :
« Hélas ! malheureux que nous sommes
De n’avoir su persévérer
Malgré les critiques des hommes,
D’avoir suivi la vanité
Sous prétexte de vérité !

26-« Nous voyons trop tard aujourd’hui
Notre prudence criminelle,
Puisqu’elle ne nous a servi
Que pour notre perte éternelle.
Oh ! respect humain malheureux,
C’est toi qui nous mets en ces feux. »

27-Chacun criera sur son malheur :
Le fils d’avoir suivi son père,
Le frère d’avoir cru sa sœur,
La fille d’avoir cru sa mère,
Et tous d’avoir suivi l’erreur
Au lieu de Jésus leur Sauveur.

28-Un jour, ils verront tout surpris
Ces hommes dévots et les sages
Qu’ils n’avaient vu qu’avec mépris.
Pour lors ils crieront pleins de rage :
« Quoi ! voilà ceux que nous raillions,
Voilà ceux que nous méprisions ?

29-« Quoi ! ceux dont la vie autrefois
Nous paraissait une folie
Sont enfants de Dieu, sont des rois
Ornés d’une gloire infinie ?
Malheureux, à quoi pensions-nous
D’avoir pris des sages pour fous ? »

30-Dans l’enfer, que de malheureux
Voyant les vérités entières
Voudraient bien, s’il dépendait d’eux,
Donner aux vivants des lumières,
Et leur crier : « Ne croyez pas
Ce que nous croyions ici bas !

31-« Hélas ! l’homme nous a séduits
Par ces maximes condamnables,
Et nous avons tous pris la nuit
Pour des lumières véritables,
Nous avons pris pour des raisons
Ce qui n’était que des poisons. »

32-Si tu ne vois, homme insensé,
Combien ce piège est fin et traître,
A la mort tu seras forcé,
Mais trop tard, de le reconnaître.
Ces gens que tu respectes tant
Périront tous en cet instant.

SECOND CANTIQUE : SES CHIMÈRES

33-A-t-on sujet de regarder
Une idée, un rien, un atome ?
A-t-on sujet d’appréhender
Une chimère, un vain fantôme ?
Car tels sont les respects humains,
Tels sont les jugements mondains.

34-Tout homme est injuste et menteur,
Mais en sa plus juste balance,
Notre seul juge est le Seigneur,
Malgré l’homme et son impudence ;
Méprisons donc ce qui n’est rien,
Qui ne nous fait ni mal, ni bien.

35-Quoi donc ! en sommes-nous meilleurs
Lorsque tout le monde nous loue ?
Quoi donc ! sommes-nous plus pécheurs
Si chacun nous couvre de boue ?
Qu’on dise de nous bien ou mal,
Et l’un et l’autre est bien égal.

36-Mettons qu’on parle mal de vous :
Ce sont des paroles volantes
Qui ne peuvent nuire qu’aux fous
Mais non pas aux âmes prudentes,
Qui, ne plaignant que leur auteur,
S’en font un véritable honneur.

37-L’un nous dit et l’autre nous fait
Quelque injustice ou quelque injure ;
Oui, mais c’est Dieu qui le permet,
C’est contre lui que l’on murmure ;
Cet homme n’est que l’instrument
Dont Dieu se sert en ce moment.

38-Le Seigneur qui vient nous sauver
Permet cette injustice noire,
Voulant par là nous éprouver
Et rendre dignes de la gloire,
Mais le démon n’y vient tenter
Que pour vous impatienter.

39-En souffrant, on a le dessus,
Notre prochain s’en édifie,
Le démon en reste confus
Et Dieu même s’en glorifie,
Les coléreux sont apaisés
Et les moqueurs sont méprisés.

40-Faisant toujours votre devoir,
Ne donnant point de juste prise,
Ne faites pas semblant de voir
Qu’on se moque et qu’on vous méprise ;
C’est le secret des grands esprits
De mépriser tous les mépris.

41-L’homme sage en tout donne appel
Au tribunal de Dieu, son juge ;
Laissant juger l’homme charnel
Il prend Dieu seul pour son refuge ;
Toute sa gloire est au-dedans,
Malgré les plus grands médisants.

42-Au contraire, une âme de chair
Toute mondaine et toute basse
S’offense d’un mot dit en l’air,
D’un regard et d’une grimace ;
Laisse là le bien commencé,
Pour n’en être pas méprisé.

43-Le fou n’a pas sa gloire au cœur,
Mais chez le monde et dans sa bouche ;
Si l’on lui ravit cet honneur,
C’est ce coup fatal qui le touche ;
Il n’a pas d’autre attention
Qu’au pense-t-on et qu’au dit-on.

44-Homme sage, ne craignez point
Les persécutions du monde ;
La sagesse gît en ce point,
Le christianisme s’y fonde ;
Un bon chrétien, en vérité,
Est un chrétien persécuté.

45-Nous n’avons point d’anciens bourreaux
Pour nous tirer le sang des veines,
Mais nous en avons de nouveaux,
Ce sont les personnes mondaines
Dont les dents, pires que les mains,
Nous donnent des coups inhumains.

46-Le monde, en nous faisant du mal,
Croit nous abattre et nous détruire,
Mais ses coups n’ont rien de fatal,
Pourvu qu’on ne fasse qu’en rire ;
On est martyr de charité
Quand on le souffre avec gaieté.

47-L’un parle contre notre honneur,
La calomnie est employée ;
L’autre se fait notre censeur,
Il rit à gorge déployée ;
Mais cet honneur qu’on croit ôter
En souffrant ne fait qu’augmenter.

48-On ne peut ôter au chrétien
Un honneur qu’il a dans soi-même ;
L’honneur du monde n’étant rien,
Qu’importe d’en être anathème ?
Juste, c’est un honneur pour vous
Que d’être moqué par des fous.

49-Celui-là ravit notre bien
Par une injuste procédure,
Celui-ci nous ôte un soutien,
Notre habit, notre nourriture.
Quel mal ? C’est un bien temporel
Qu’on change en un bien éternel.

50-L’or et l’argent sont des biens faux,
Puisque le monde en fait estime,
Puisqu’ils produisent mille maux,
Qui conduisent tous dans le crime ;
Est-ce un mal que la pauvreté
Dont le ciel même est acheté ?

51-Cet envieux prend notre emploi
Par ruse et par un coup de traître,
Cet orgueilleux nous fait la loi
Et partout veut trancher de maître ;
Quel mal ? Le plus grand parmi vous
Sera le serviteur de tous.

52-Dieu dit : « Si le monde vous hait,
Réjouissez-vous de sa haine,
Car vous n’êtes point son sujet,
Car votre âme n’est point mondaine ;
Car vous en recevrez aux cieux
Un prix de gloire merveilleux. »

53-Ainsi le monde a maltraité
Tous les saints qui sont dans la gloire,
Réduits à la mendicité,
Souvent bannis de la mémoire ;
Et chassés de tout l’univers,
Ils s’enfuyaient dans les déserts.

54-On parlait mal de leurs vertus,
On les traitait d’hypocrisie ;
Ils étaient partout combattus
Par des secrètes jalousies ;
On prenait mal ce qu’ils disaient,
Ce qu’ils pensaient, ce qu’ils faisaient.

55-Mais ne voyons que Jésus-Christ,
Puisqu’il est notre grand modèle :
Que nous apprend le Saint-Esprit
De cette Sagesse éternelle ?
Les mondains l’ont nommé pécheur,
Ivrogne, sorcier, imposteur.

56-« Je veux qu’on vous donne un soufflet,
Qu’on vous frappe et qu’on vous tourmente,
Quoique à tort, sans avoir rien fait.
L’injure est vraiment très criante,
Mais vous gagnez infiniment,
Si vous souffrez patiemment.

57-« Si quelqu’un veut vous égorger,
N’en craignez pas tant sa furie
Qu’un Dieu qui seul peut se venger
Dans ce monde et dans l’autre vie,
Perdre l’âme et la condamner,
Tuer le corps et le damner. »

58-Le chrétien comme son Sauveur,
Le disciple comme son Maître,
L’esclave comme son Seigneur
Doit souffrir ainsi de ce traître ;
Le monde a toujours en tout lieu
Battu les serviteurs de Dieu.

TROISIÈME CANTIQUE : SA HONTE

59-Si le respect humain produit
Une crainte si chimérique,
C’est aussi de lui que s’ensuit
Une honte diabolique.
Dès lors qu’on est combattu,
On a honte de la vertu.

60-Avoir honte de servir Dieu ?
Servir Dieu, ce Maître adorable,
N’est-ce pas régner en tout lieu ?
Est-il rien de plus honorable ?
O respect humain malheureux,
C’est toi qui me parais honteux.

61-Quoi ! pour plaire à quelque étourdi,
Avoir honte de son Dieu même ;
Quoi ! pour le monde être hardi
Jusqu’à montrer à tous qu’on l’aime !
Tandis qu’on craint jusqu’au seul nom
De dévot ou dévotion.

62-Si vous avez honte aujourd’hui
De Jésus et de son service,
Vous vous déclarerez pour lui
Dans le grand jour de sa justice,
Mais il aura dans ce grand jour
Honte de vous-même à son tour.

63-Par honte ou crainte de quelqu’un
Vous faites le bien en cachette,
Vous vivez selon le commun
En fuyant la route parfaite,
Vous fuyez le nom de dévot
Comme d’un fou, comme d’un sot.

64-Vous verrez un jour, mais trop tard,
Que ces hontes sont criminelles,
Quand vous n’aurez aucune part
Avec Jésus ni ses fidèles,
Et quand il vous renoncera
Et pour jamais vous maudira.

65-Peut-on avoir honte d’aimer
La vertu, laquelle est si belle,
Qu’on ne peut assez estimer,
Dont la naissance est éternelle
Et qui ravit tout l’univers,
Depuis les cieux jusqu’aux enfers ?

66-En tous les temps, en tous les lieux,
La vertu seule est estimable,
La terre et l’eau, l’air et les cieux
Déclarent qu’elle est tout aimable ;
Et toi, misérable mondain,
Tu la verrais avec dédain !

67-Elle est ce trésor infini
Et cette pierre précieuse
Dont l’éclat n’est jamais terni
Quand une âme en est amoureuse ;
Le Seigneur ne jette les yeux
Que sur ceux qui l’ont avec eux.

68-L’ange par ce bien souverain
A son Créateur a su plaire,
Marie en avait le Cœur plein
Et Dieu l’a prise pour sa Mère,
C’est par la vertu que les saints
Ont consommé tous leurs desseins.

69-La vertu les a protégés
Contre leurs plus grands adversaires,
La vertu les a soulagés
Dans leurs douleurs les plus amères ;
Elle les a prédestinés,
Elle les a tous couronnés.

70-Malgré tout, les plus grands pécheurs,
Quoique très souvent ils critiquent,
Prisent la vertu dans leurs cœurs
Et même ceux qui la pratiquent,
Quoique par ses difficultés
Ils en soient souvent rebutés.

71-Les méchants consultent les bons,
C’est en eux qu’ils ont confiance
Pour vaincre leurs tentations,
Pour découvrir leur conscience ;
Ils trouvent dans leur entretien
La force, la joie et tout bien.

72-Les plus barbares des païens
Ont cru qu’elle était l’origine
Et la source de tous les biens,
Qu’elle était même si divine
Qu’ils ont mis au nombre des dieux
Ceux qu’ils croyaient l’avoir chez eux.

73-La vertu seule est d’un crédit
Et d’une force insurmontable ;
Tout lui cède, sans contredit,
Grand et petit, juste et coupable ;
Après quoi, malheureux chrétien,
Vous aurez honte de ce bien ?

74-La raison, la grâce et la foi
Montrent quelle est son excellence,
Qu’elle doit faire à tous la loi
Et tout réduire en sa puissance,
Que tous ses amis sont heureux
Et ses ennemis malheureux.

75-Les démons même et les damnés
Enragent d’en être incapables ;
Ils voudraient bien en être ornés
Pour n’être pas si misérables ;
Leurs tourments et leur désespoir
Est de ne la pouvoir avoir.

76-L’esprit malin est si jaloux
D’en voir une âme revêtue
Qu’il frappe et redouble ses coups
Jusqu’à ce qu’elle l’ait perdue.
Ce vieux serpent n’est envieux
Que contre les gens vertueux.

77-Amis du grand Dieu que je sers,
Pratiquons la tête levée,
Malgré le monde et les enfers,
La vertu la plus relevée,
Sans honte et sans crainte de rien,
Comme doit faire un vrai chrétien.

78-Qu’attendez-vous de ce mortel
Pour tant de lâches complaisances,
Pour ce respect si criminel,
Pour ces funestes déférences ?
Qu’il vous en estime plus ?
Vous vous trompez, c’est un abus.

79-Vous voyant si faible et changeant,
Si facile à faire le crime,
Pour quelque mot désobligeant
Il perdra pour vous toute estime ;
S’il vous loue à l’extérieur,  
Ce n’est pas du fond de son cœur.

80-Si vous faites ce qui lui plait
De crainte de sa raillerie,
Il vous louera par intérêt,
Par politique ou flatterie ;
En cachette il rira de vous,
Vous voyant plus faible que tous.

81-Il se dira dans son esprit :
Je croyais cet homme un apôtre,
Un serviteur de Jésus-Christ,
Mais il est homme comme un autre,
Le respect humain l’a changé,
L’a fait tomber, l’a dérangé.

82-C’est notre ami, c’est notre sang,
C’est une âme noble et divine,
C’est un homme du premier rang ;
Mais si le monde le domine,
N’importe ! un sage en a pitié,
Malgré le sang et l’amitié.

83-Si personne ne vous reprend
Sur cette maudite pratique,
C’est l’intérêt qui le défend,
La prudence ou la politique.
Un mal deviendra-t-il un bien,
Parce qu’aucun n’en dira rien ?

84-C’est être fou de s’appuyer
Sur l’homme, ce roseau fragile,
De prendre pour son bouclier
Un morceau de boue et d’argile,
Qui nous trompe le plus souvent
Et qui tourne comme le vent.

85-C’est être fou de rechercher
L’amitié de ce ver de terre,
Lequel ne peut pas empêcher
Que Dieu ne vous fasse la guerre,
Pour vous ôter tout l’univers
Et vous plonger dans les enfers.

86-Quand vous avez fait le péché
Par honneur à la créature,
Quand vous aurez été taché,
Rendra-t-elle votre âme pure ?
Cet homme vous absoudra-t-il ?
Vous tirera-t-il du péril ?

87-Quand la mort vous attaquera,
Vous aidera-t-il en quelque chose ?
Quand le Seigneur vous jugera,
Viendra-t-il plaider votre cause ?
Pour lors vous sentirez, mondain,
Le malheur du respect humain !

88-Espérez-vous pouvoir trouver
La part pour plaire à tout le monde ?
A Jésus même, et se sauver
Sans que ni l’un ni l’autre en gronde ?
C’est un secret très inconnu,
Ceux qui l’ont voulu ne l’ont pu.

89-On ne peut pas, Jésus l’a dit,
Plaire au monde et plaire à Dieu même ;
L’un et l’autre se contredit,
D’un deux il faut être anathème.
Le monde est-il votre ennemi ?
Le Seigneur est donc votre ami.

90-Mauvais chrétien, prends ton parti ;
Tu fais une horrible alliance,
Tu n’es qu’un monstre travesti
Sous un beau nom de pénitence ;
Si Jésus-Christ est ton Seigneur,
Renonce à ce monde trompeur.

QUATRIÈME CANTIQUE : SES CRITIQUES

91-Tous les saints ont été battus
Et des mépris et des murmures.
Jusqu’à leurs plus rares vertus
Ont enduré mille censures.
Je dis plus : les plus grands pécheurs
Ne sont point exempts de censeurs.

92-Prétendez-vous par ces respects
Que personne ne vous méprise,
Que le monde vous laisse en paix
Et que personne ne vous nuise ?
Vous vous trompez très lourdement,
Vous êtes dans l’aveuglement.

93-Les orgueilleux vous décrieront,
Les envieux feront la rage,
Les savants vous critiqueront
Et vous serez repris du sage.
Tâcher de plaire à tous les fous,
C’est être le plus fou de tous.

94-Depuis votre conversion,
J’admire vos délicatesses.
Pour cacher la dévotion,
Vous usez de mille finesses,
Vous déguisez à tout instant
Les marques d’un vrai pénitent.

95-Hé quoi ! vous faisiez le péché
Malgré tout ce qu’on pouvait dire,
Quoique quelqu’un en fût fâché ;
Quoique vous donnassiez à rire,
Vous étiez tout ouvertement
Dans les plus grands dérèglements.

96-Vous aurez honte maintenant
De Dieu même et de son service ;
Ce changement est surprenant
Et plein d’erreur et d’injustice.
Hardi pour tout iniquité,
Honteux pour toute sainteté.

97-Quand il s’agit du temporel,
Vous ne craignez point la censure ;
S’agit-il du bien éternel,
Vous craigniez le moindre murmure ;
Vous fuyez comme un franc poltron
Au seul mot du qu’en-dira-t-on.

98-Mais je veux que le monde entier
Approuve en tout votre conduite.
Gagneriez-vous à ce métier ?
Seriez-vous heureux dans la suite :
« Que sert de gagner l’univers,
En se perdant dans les enfers ? »

99-Que je crains pour un pénitent
Dont l’estime est universelle,
Et que le monde flatte autant
Qu’une personne criminelle !
Je crois que sa conversion
Est une pure illusion.

100-Sachez que le monde et la chair
Attaquent l’âme convertie,
Que le démon et tout l’enfer
Se met souvent de la partie
Afin de la faire laisser
Son Dieu qu’elle vient d’embrasser.

101-Vous faites tout ce qu’il vous plaît
Et personne ne vous éprouve :
Oh ! que ce signe me déplaît !
Je crains que Dieu ne vous réprouve ;
Ses vrais amis sont maltraités,
Calomniés, persécutés.

102-Puisque les mondains sont pour vous
Et que vous êtes de leur suite,
Puisqu’ils vous favorisent tous,
C’est que vous suivez leur conduite ;
Mais si vous étiez converti,
Contre vous ils prendraient parti.

103-Loin de nous, pénitents trompeurs,
Gens complaisants et politiques,
Et qui vous attirez les cœurs
De peur d’en souffrir les critiques,
Et qui, malgré le Saint-Esprit,
Joignez le monde à Jésus-Christ.

104-Pour vous, pénitents généreux
Qui servez mon Dieu sans partage,
Fuyez les mondains malheureux,
Foulez aux pieds leur vain langage ;
Bravez l’enfer et, sur le lieu
Et dès aujourd’hui, servez Dieu.

105-Écoutez Jésus avec foi
Et sans craindre qu’on vous maudisse :
Qui regarde derrière soi
N’est pas digne de son service ;
Il veut que tous ses serviteurs
Bravent le monde et ses terreurs.

106-Quand tous vous tourneraient le dos
Et vous combattraient sur la terre,
Vous ne devez craindre ces maux,
Si Dieu ne vous fait pas la guerre ;
Car si le Seigneur est pour vous,
Nous aurons victoire sur tous.

107-Pratiquez le bien hardiment,
Mais pour Dieu seul et pour lui plaire,
Sans appréhender lâchement
Ce qu’on peut penser, dire ou faire,
Afin d’être la bonne odeur
De Jésus-Christ, votre Sauveur.

108-Parmi tant de qu’en-dira-t-on,
Choisissez bien, âme fidèle,
Non ceux du monde et du démon :
Laissez-les pour les infidèles,
Mais ceux des gens de piété
Et des Rois de l’Éternité.

109-Que dira le juste ici-bas ?
Que dira le saint de la gloire ?
Que diront ces braves soldats
Qui tiennent en main la victoire ?
Que dira Dieu, mon Créateur ?
Que dira Jésus, mon Sauveur ?

110-Si je ne fais un tel effort
De peur de devenir coupable,
Qu’en dira-je au temps de la mort ?
Qu’en dira mon Juge équitable ?
Qu’en dira-t-on au jugement ?
Ah ! le qu’en-dira-t-on charmant !

111-Ne vous laissez pas captiver,
Encore un coup, je vous en prie,
Car enfin il faut se sauver,
Quoi qu’on en gronde et qu’on en crie.
Pour Dieu, rendez-vous tout à tous,
Mais du péché défendez-vous.

112-C’est le moyen de réparer
Les scandales de tous vos frères,
De bien vivre et persévérer
A suivre les pas de vos pères,
Pour régner à jamais comme eux
Avec le Seigneur dans les Cieux.

CINQUIÈME CANTIQUE : SES CAUSES

113-Qui cause ce respect humain,
Sinon l’orgueil ou bien l’envie,
Le faste ou l’intérêt mondain,
L’attache aux plaisirs de la vie ?
L’amour du monde dans un cœur
En est le principal auteur.

114-On fait entrer en ce poison
Une promesse, une menace,
Une apparence de raison,
Une critique, une grimace,
Une injure, un vain sobriquet,
Une action qu’on contrefait.

115-Si l’homme n’est pas abattu
Avec toutes ces batteries,
On vient attaquer sa vertu
Des plus piquantes railleries,
Des outrages les plus sanglants
Et des coups les plus accablants.

116-Ce poison partout répandu
A mis toute la terre en flammes,
Il s’est presque partout rendu
Le maître des plus saintes âmes :
Le religieux le plus saint,
Avec le prêtre, en est atteint.

117-Ah ! que c’est un subtil poison
Et qu’il est aisé qu’on le boive !
Dans une apparente raison,
On le prend sans qu’on s’aperçoive.
De l’oreille il va jusqu’au cœur
Et terrasse enfin le pécheur.

118-Serai-je aussi vaincu, Seigneur ?
En ma faveur prenez les armes
Pour vaincre le monde trompeur,
Son respect humain et ses charmes.
Pour vous servir, plus que jamais,
Voici ce que je vous promets :

119-Je veux agir tout simplement,
Selon vous, Divine Sagesse,
Sans art et sans déguisement,
Sans politique et sans finesse,
Sans aucun mépris du prochain,
Mais aussi sans respect humain.

120-Je veux faire profession
D’être dévot, mais véritable ;
D’acquérir la perfection
Autant que j’en serai capable,
Et d’aller à la sainteté
Sans regarder d’aucun côté.

121-Pour cela, sur les pas des saints,
Je veux suivre l’avis d’un sage,
Afin qu’il me prête les mains
A servir mon Dieu sans partage,
Sans aucune indiscrétion
Et sans aucune illusion.

122-Je veux me faire tout à tous
Sans nulle lâche complaisance,
Pour tâcher de les gagner tous
A Jésus par la pénitence,
Tout à tous, sans aucun péché,
Sans que le bien soit empêché.

123-Si le bien est indifférent
Et que quelqu’un s’en scandalise,
Pour lors, comme un homme prudent,
Je m’en abstiendrai sans remise,
De peur que je ne fasse tort
A ceux pour qui Jésus est mort.

124-Je soutiendrai, mais puissamment,
L’homme faible près de sa chute,
Je le reprendrai doucement,
Sans crainte qu’on m’en persécute ;
Mais pour rompre l’iniquité,
J’aurai toute la fermeté.

125-Loin de moi ces vains compliments
Qu’a trouvés la sagesse humaine,
Et tous ces grands raffinements
Qui font aujourd’hui tant de peine,
Qu’on étudie avec grand bruit,
Mais dont on ne tire aucun fruit.

126-Loin de moi ces gens si polis
Avec leurs belles révérences,
Leurs airs galants et si jolis,
Leurs contorsions, leurs cadences.
J’aime beaucoup l’honnêteté,
Mais non pas la mondanité.

127-Loin de moi ces mauvais soldats
Qui craignent quelque mot qui vole,
Et qui mettent les armes bas
Pour quelque petite parole,
Et qui sont tout tremblants de peur
Au moindre fantôme trompeur.

128-Je méprise tout ce qu’on dit
Et tous les mondains axiomes
Comme un langage tout maudit,
Ou du moins comme des fantômes,
Qui semblent d’abord des raisons,
Quoiqu’au fond ce soient des poisons.

129-Le monde parle puissamment
Afin d’inspirer ses maximes.
Il se sert très subtilement
Des vertus, même pour les crimes ;
Il a mille détours secrets,
Pour nous prendre dans ses lacets.

SIXIÈME CANTIQUE : AXIOMES DU MONDE

130-Vous convertir ? tout beau, tout beau,
Un bon esprit jamais ne change ;
Ce changement est trop nouveau,
Tout le monde le trouve étrange.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

131-C’est un scrupule de dévot,
Tout cela n’est qu’un feu de paille ;
Voulez-vous passer pour bigot,
Et que tout le monde vous raille ?
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

132-Ce confesseur est scrupuleux,
Il damne tout le monde en chaire ;
On vous traite d’un cerveau creux
Et d’un homme extraordinaire.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

133-Dieu ne demande pas de vous
Tel bien ou telle pénitence,
L’orgueil se cache là-dessous,
L’amour-propre et la suffisance.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

134-Mon Dieu, quelle dévotion !
Mon Dieu, quelle bigoterie !
Vous êtes dans l’illusion,
Si vous saviez comme l’on crie !
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

135-Laissez là la méditation,
C’est une chose dangereuse,
Sujette à la tentation,
Où l’âme devient paresseuse.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

136-A quoi bon tant de chapelets ?
Travaillez, va plutôt, mon frère ;
Vous devriez vous contenter
De votre prière ordinaire.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

137-Fuyez la singularité :
Les bonnes vertus sont secrètes.
Gare à vous, à la vanité,
Vous montrez trop ce que vous faites.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

138-Vous avez beaucoup de talent,
Tâchez de hanter le beau monde,
Ayez l’air civil et galant,
Afin que personne ne gronde.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

139-Par vos habits, par vos façons,
Vous apprenez à tous à rire ;
On fera sur vous des chansons,
Mais je veux pas tout vous dire.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

140-Si vous voulez baisser les yeux
Et vivre ainsi comme un sauvage,
Il faudrait vous faire chartreux,
Ou vous mettre en un ermitage.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

141-Je suis votre ami, croyez -moi,
Faites donc comme un tel ou telle,
Ne vous faites pas une loi
D’une petite bagatelle.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

142-Ce n’est pas moi seul qui le dis :
C’est telle et tel, c’est votre père.
Eh quoi ! sont-ils des étourdis,
Ignorent-ils comme il faut faire ?
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

143-Le monde imposteur en dit tant
Pour autoriser ses coutumes,
Qu’on pourrait suffisamment
L’exprimer en plusieurs volumes,
Pour réfuter bien à loisir
Ses mensonges faits à plaisir.

144-O maudit respect pour la chair,
Maudite engeance de vipère,
Maudit rejeton de l’enfer,
Maudite source de misère,
O destructeur de bons desseins,
O grand persécuteur des saints !

145-Je te prends pour mon ennemi,
Et je te déclare anathème.
Je prends Dieu seul pour mon ami,
Publiquement, malgré toi-même,
Sans craindre ce que tu diras,
Ni même ce que tu feras.

146-Je veux partout, pour imiter
L’exemple que Jésus me donne,
Faire le bien sans désister,
Sans voir, ni sans craindre personne,
Afin d’avoir le nom divin
D’un homme sans respect humain.

PRIÈRE

147-A mon secours, Reine des Cieux,
A mon secours, Vierge très sainte,
Contre le monde malheureux,
Son respect humain et sa crainte,
Pour les vaincre avec votre Fils,
Malgré tous les plus grands périls.

148-O grand Dieu, prêtez-moi la main,
Mais votre main toute-puissante,
Pour vaincre le respect humain,
Cette bête si ravissante.
J’espère en vous, mon cher Jésus,
Je ne serai jamais confus.

149-Vraiment je serai bienheureux,
Si, pour vous suivre en cette vie,
Je suis contredit en tous lieux
Par la calomnie et l’envie ;
Si, malgré le qu’en-dira-t-on
Et malgré l’enfer, je tiens bon.

150-Ah ! que je ne sois pas trompé
Par ce délicat sortilège,
Que je ne sois point attrapé
Par cet humain et ce fin piège,
Mais qu’à l’ombre de votre Croix
Je meure fidèle à vos lois.

151-Haï du monde et méprisé,
Contraire aux maximes mondaines,
Pauvre, souffrant et délaissé,
Tout chargé de croix et de peines,
Mais soutenu de votre bras
Pour ne jamais tomber à bas.

152-Si quelqu’un est bien converti,
Qu’il me croie et prenne les armes,
Qu’il se range de mon parti
Contre le monde et ses alarmes,
Pour suivre un Dieu victorieux
Sur le Calvaire et dans les Cieux.

1- Ô merveille infinie !
Dieu, le Verbe éternel,
Descendu sur l’Autel,
En qualité d’Hostie !
O miracle d’amour,
Sans aucun digne retour !

2- Dieu, par miséricorde,
Daigne s’anéantir,
Pour ne pas éblouir
Le pécheur qui l’aborde.
Adorons humblement
Un Dieu dans l’abaissement.

3- Jésus est Sacrifice
Et Sacrificateur ;
Agneau dont la douceur
Nous est toujours propice.
O miracle d’amour,
Sans aucun digne retour !

4- Cet Agneau débonnaire,
Mort autrefois pour tous,
S’immole encor pour nous,
Ici comme au Calvaire.
O miracle d’amour,
Sans aucun digne retour !

5- Voilà ce puissant Maître,
De qui seul tout dépend,
Soumis et dépendant,
Entre les mains du prêtre.
Adorons humblement
Un Dieu dans l’abaissement.

6- Oh ! quelle obéissance !
Oh ! quelle humilité !
Oh ! quelle charité !
Quelle condescendance !
O miracle d’amour,
Sans aucun digne retour !

7- D’un zèle tout sublime,
Adorons humblement
Dans le Saint-Sacrement
Cette auguste Victime ;
Adorons mille fois
Jésus-Christ le Roi des rois.

8- Soyez notre exemplaire,
Adorable Jésus,
Par toutes vos vertus,
Dans ce profond mystère ;
Loué soit à jamais
L’abrégé de vos bienfaits.

AJPM132 : La danse & le bal, la comédie & les spectacles (St L-M de Montfort)

AJPM131 : Le dévot esclave de Jésus en Marie (5) (St L-M de Montfort)

Le dévot esclave de Jésus en Marie (paroles en PDF)
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I- LA DANSE ET LE BAL

1-On veut me perdre, Seigneur,
Par le piège de la danse ;
Coupez ce piège trompeur
Qu’on tend à mon innocence.
Les mondains dansent malgré vous,
O Seigneur, secourez-nous.

2-Voici l’encens de Vénus
Et son école agréable,
Voici le jeu de Bacchus,
Voici le cercle du diable,
Voici sa belle invention
Pour notre perdition.

3-Oui, Satan est l’inventeur
De la danse malheureuse,
Il est le premier auteur
De cette peste joyeuse,
Pour damner bien joyeusement
Et comme insensiblement.

4-A la danse il est le roi,
C’est là qu’on lui fait hommage,
C’est là qu’il donne la loi
D’un joyeux libertinage ;
Il a pris séance en ce lieu,
Il a son trône au milieu.

5-C’est lui qui met tout en train
En ce maudit exercice,
Il y glisse son venin
Et sa flamme et sa malice ;
C’est de lui que vient le désir
Et le funeste plaisir.

6-Il anime les danseurs
A danser, chanter et rire ;
C’est là qu’il gagne leurs cœurs
Et leurs corps à son empire ;
Il en fait tous les mouvements,
Les pas et les tournoiements.

7-Il se glisse dans la voix
Pour chanter de bonne grâce,
Il anime le hautbois
Pour chanter sans qu’il se lasse ;
Il y fait tous les agréments
Et les sons des instruments.

8-Il se glisse dans le corps
Des danseurs et des danseuses
Pour leur donner des transports
De ses flammes amoureuses ;
Il conduit les pieds et les yeux
De ces pauvres malheureux.

9-Leur corps est tout déréglé,
Leur esprit est sans lumière,
Leur cœur est ensorcelé :
C’est ce que le diable opère,
Leur faisant nommer scrupuleux
Ceux qui ne font pas comme eux.

10-Le démon chez les païens
A ce tribut ordinaire,
Il n’en cherche pas les biens,
Mais qu’ils dansent pour lui plaire ;
On tient que Satan leur promet
Pour danser quelque bienfait.

11-Les sorciers dans les sabbats
Ont, dit-on, cette pratique :
Ils font après leurs repas
Une danse diabolique.
C’est l’encens, le culte fatal
De cet esprit infernal.

12-Presque tous les réprouvés
Croient que la danse est permise ;
Mais ceux qui seront sauvés,
Les vrais enfants de l’Église,
L’ont tous en exécration,
En abomination.

13-En parlant en général,
La danse est indifférente,
De soi ce n’est pas un mal,
Elle peut être innocente,
Car David dansa de ferveur
Devant l’arche du Seigneur.

14-Mais pour danser sans pécher,
Il faut tant de circonstances,
Qu’on ne peut pas s’empêcher
D’offenser Dieu dans les danses.
C’est un mal ordinairement,
C’est un grand dérèglement.

15-La façon, le temps, la fin
Et la personne qui danse
Y jette tant de venin
Qu’on y perd son innocence,
Le malheur suit tous les danseurs
Et même leurs spectateurs.

16-Comment vient-on au malheur
De ce fin libertinage ?
Avec poudre de senteur,
Avec fard sur le visage,
Avec des fines nudités,
Le luxe et les vanités.

17-Hélas ! Comment danse-t-on ?
La manière en est infâme,
Tout inspire le poison
D’une très impure flamme :
Ces regards si doux et perçants,
Ces mouvements si pressants.

18-Les pas sont si mesurés,
Les cadences sont si belles,
Les acteurs si bien parés
Et les chansons si nouvelles !
Qui pourrait s’empêcher d’aimer,
De brûler et d’enflammer ?

19-Que dire de ces baisers
Qu’on donne pour la clôture,
De ces cruels messagers
D’une flamme toute impure ?
Sont-ils pas les sceaux du démon
Qu’on n’imprime qu’en son nom ?

20-On sait bien par quels motifs
On danse pour l’ordinaire,
Ils sont cachés, mais lascifs :
On veut aimer, on veut plaire,
Émouvoir ou bien être ému,
Ou voir, ou bien être vu.

21-On danse avec des chansons
Toutes pleines d’amourettes,
On se prend aux hameçons
De ces infâmes sornettes ;
Puis ont dit, quand on a dansé :
« Dieu n’en est point offensé. »

22-On danse aux jours défendus,
Et plus qu’aux jours ordinaires,
Et c’est en ces temps perdus
Que Satan fait ses affaires ;
Et l’on fait du jour du Seigneur
La fête du tentateur.

23-Hélas ! on compte pour rien
Le temps qu’on perd à la danse,
Quoiqu’il soit le plus grand bien,
Quoiqu’il soit d’un prix immense ;
Temps si court, temps si précieux,
Donné pour gagner les cieux.

24-Si la danse en un païen
Est toujours très condamnable,
Que sera-ce en un chrétien ?
Oh ! le crime abominable !
Apostat qui renonce au vœu
Qu’il avait fait à son Dieu.

25-N’avait-il pas renoncé
A toute pompe du diable ?
La danse a toujours passé
Pour la plus considérable.
En dansant, il fait au Seigneur
Un sensible déshonneur.

26-Danseur, masque de chrétien,
Jésus-Christ n’est pas ton maître.
Mais Satan t’a pris pour sien,
Comme un apostat, un traître.
Va, suppôt du malin esprit,
Opprobre de Jésus-Christ.

27-Un criminel en dansant
Va mourir à la potence ;
Dans un danger si pressant
Un soldat qui rit et danse :
O folie, ô malheur cruel
D’un danseur tout criminel !

28-O grand fou, qui danse au bord
D’un éternel précipice,
Sans appréhender la mort
Ni Dieu même en sa justice !
Ah ! Satan l’a tout aveuglé,
Il tuera ce bœuf vilé.

29-Les danseurs, dans leurs transports
De bras, de pieds et de tête,
Et le reste de leur corps,
Sont moins sages que les bêtes.
Les chevaux sont bien moins fougueux
Et bien plus paisibles qu’eux.

30-L’un et l’autre Testament
Condamnent toutes les danses
Et menacent hautement
Des plus terribles vengeances
Les danseurs et les bateleurs,
Leurs fauteurs et spectateurs.

31-Dieu maudit tous leurs atours,
Leurs parfums et leurs cadences,
Leurs peines pleines d’amours,
Leurs gestes pleins d’imprudence ;
Il défend de les imiter,
De les voir et fréquenter.

32-La danse est même un tyran,
Le plus fin qui soit peut-être ;
Elle a fait mourir saint Jean,
Précurseur de notre Maître.
O grand Dieu, qu’elle a fait de morts
Et dans l’âme et dans le corps !

33-Les saints Pères, les docteurs,
Les canons, l’Église même
Ont condamné les danseurs,
Les ont frappés d’anathème,
Aussi bien que les bateleurs,
Les comédiens, les farceurs.

34-Les hommes sont aveuglés
Par la danse, dit un Père,
Les enfants sont déréglés,
Ils méprisent père et mère,
Les femmes y perdent l’honneur
Et la grâce du Seigneur.

35-Les danses font transgresser
Toutes les lois de l’Église,
Elles font aussi briser
Toute la loi de Moïse ;
Un danseur a perdu la foi
Et ne garde plus de loi.

36-Quand on danse en quelque lieu,
Le ciel pleure de tristesse,
Par cette offense de Dieu
L’enfer est dans l’allégresse ;
Tandis que le saint en gémit,
Le pécheur impie en rit.

37-Dieu punit fort fréquemment
Les danseurs, de morts subites,
Vomissant en un moment
Leurs âmes déjà maudites.
Tout d’un coup des bals et des jeux
Ils descendent dans les feux.

38-Va-t’en, monde et tes amis,
Quoi que je vienne de dire,
Dire à tous qu’il est permis
Et de danser et de rire ;
Loin de moi, monde scandaleux,
Adieu, monde malheureux.

 


II- LA COMÉDIE ET LES SPECTACLES

39-Mais que dirons-nous du bal
Et des maux, des comédies,
De ce trésor infernal
De toutes les infamies ?
C’est là que le cœur le plus dur
S’attendrit pour être impur.

40-C’est le trésor du péché,
Pour y savoir la méthode
De le faire si caché,
Qu’il en devient à la mode,
Et qu’il soit finement vêtu
Des habits de la vertu.

41-Diabolique invention,
Malheureuse comédie.
Oh ! cruelle illusion !
Oh ! infernal incendie,
Où l’on fait toute impiété
Avec joie, avec gaieté !

42-Lieu d’opéra, lieu maudit
Où l’air, la voix et le geste
Opèrent sans contredit
Le poison le plus funeste.
« Les beaux airs ! », dit-on, « les beaux vers ! »
Oh ! sirènes des enfers !

43-O source des plus grands maux,
Fournaise de Babylone,
Où des prestiges nouveaux
Ont mis Satan sur le trône !
O le plus fin des hameçons !
O le plus doux des poisons !

44-Se mettre un masque trompeur,
Défigurer son visage,
Blâmer ainsi son auteur
Et réformer son ouvrage,
C’est porter le sceau du démon
Et se vêtir de son nom.

45-Ce masque de réprouvé
Qui semble au diable son père,
Paraît pour être approuvé :
Non, c’est Satan qui veut plaire.
Ce maudit ainsi travesti
Appelle à prendre parti.

46-Écoutez Satan parler
Par cet acteur qui déclame,
C’est par lui qu’il sait brûler
Le corps aussi bien que l’âme,
Fin serpent glissé sous les fleurs
Et les plus vives couleurs.

47-Le plus parfait des acteurs,
Qui fait mieux son personnage,
Est le plus fin des menteurs
Qui cache le mieux sa rage,
En glissant finement au cœur
Le poison le plus trompeur.

48-Chacun admire à danser
Cette malheureuse femme ;
Elle va tout embraser
De son amoureuse flamme,
Son poison paraît le plus doux, E
C’est le plus cruel de tous.

49-Les yeux riants et joyeux
De cette belle danseuse,
Son air tendre et doucereux
Et sa voix harmonieuse
Portent coup et lancent des traits
Qu’on ne rejette jamais.

50-Les gestes, les mouvements
Que fait cette baladine
Sont de vrais enchantements
D’une malice très fine ;
Ses yeux, son chant et ses contours
Prêchent ses folles amours.

51-On la voit, on réfléchit,
Le démon vient, il anime,
On sent, le cœur se fléchit,
On tombe enfin dans le crime,
Alors on dit que dans le bal
On ne fait jamais de mal.

52-Dans l’enfer, que de milliers
De danseurs et de danseuses
Qui brûlent dans ces brasiers
Et ces flammes rigoureuses !
Malgré tout, dansez, étourdis,
Sans croire ce que je dis.

AUX PÈRES ET MÈRES

53-Malgré tous ces grands périls
Et ces péchés de la danse,
Va, père, apprendre à ton fils
Cette funeste cadence,
Et lui dis, s’il est scrupuleux,
Qu’il le faut, que tu le veux.

54-Mère, ne m’écoutez pas,
Faites danser votre fille.
Dressez son corps et ses pas :
Qu’en dirait-on dans la ville ?
Ce bel art, cette honnêteté
Convient à sa qualité.

55-Sans cela, point de galants,
Elle sera délaissée ;
Sans cela, les jeunes gens
En feront tous leur risée.
Il le faut pour la marier,
Ou bien se faire crier.

56-Menez-la vous-même au bal
Afin de savoir le monde,
La danse n’est pas un mal
Quoique le scrupuleux gronde,
On ne voit rien qui soit méchant
Dans la danse et dans le chant :

57- « Fuyez ces gens scrupuleux,
Ne prenez pas leur méthode,
N’ayez pas un air fâcheux,
Dansez, soyez à la mode,
Je le veux, il faut m’obéir,
Quel mal à se réjouir ? »

58-La fille d’un artisan
A l’air grossier et champêtre.
« Fi ! n’ayez point l’air paisan,
Allez danser chez un maître
Pour acquérir un air civil,
Bien honnête et bien gentil. »

59- « Le confesseur où je vais,
Qui sait fort bien que je danse,
N’y trouve rien de mauvais,
Ne m’en a point fait défense. »
C’est ainsi, malheureux parents,
Que vous damnez vos enfants.

AUX BALADINS ET COMÉDIENS

60-Baladins et comédiens,
Pires que les sorciers même,
Pires que les magiciens
Qui cachent leur stratagème,
Scandaleux, hommes tous perdus,
Voleurs les plus étendus.

61-Oui, malheureux, vous volez
Finement les républiques
Et vous les ensorcelez
De vos infâmes pratiques ;
Fins voleurs qui trompez les fous,
On devrait vous pendre tous.

62-Grands maîtres de tous péchés,
Pire que les infidèles,
Membres pourris, retranchés
De l’Église et des fidèles,
Gens maudits et excommuniés,
Malheur à vous qui riez.

63-Oh ! grands ennemis de Dieu,
Oh ! l’engeance de vipère,
Qui mettez partout le feu,
Le mensonge et la misère,
Vous pillez par votre art si fin
Et la veuve et l’orphelin.

64-Commissaires de Satan,
Ennemis de l’Évangile,
Pour gagner, allez-vous-en
Paraître de ville en ville,
Mais sans peur des gens scrupuleux
On vous appuie en tous lieux.

65-Vous serez les bienvenus
Par toute la Babylone,
Et les mieux entretenus,
Malgré le curé qui prône,
Vous aurez, grands prédicateurs,
Un grand nombre d’auditeurs.

66-Aux sermons, les pauvres gens,
Les dévots, les pauvres femmes,
Mais chez vous, gens apparents,
Grands messieurs et grandes dames,
Quoique vous soyez les plus fous
Vous serez suivis de tous.

67-Et quoique excommuniés
Par l’Église et les gens sages,
Buvez, dansez et riez
En jouant vos personnages,
En disant : « Le Seigneur est bon,
Nous en aurons le pardon. »

68-Mais à condition pourtant
Que, la mesure étant pleine,
Vous irez en un instant
De la danse dans la peine,
Pour brûler éternellement
Et pleurer amèrement.

AUX PRÊTRES

69-Chiens aboyants du Seigneur,
Saints prêtres remplis de zèle,
Faisons de bouche et de cœur
La guerre au monde rebelle,
Aux danseurs et aux comédiens,
Pires que tous les païens.

70-Ces aveuglés nous prendront
Pour des fous visionnaires,
Et peut-être nous diront :
« Mêlez vous de vos affaires ! »
Tenons bon, aboyons toujours,
Dieu nous donnera secours.

71-Si nous n’avons pas le pouvoir
D’ôter les péchés du monde,
Il est de notre devoir
D’aboyer, quoiqu’il en gronde ;
Puis après, s’il ne nous croit pas,
D’en gémir jusqu’au trépas.

72-Si nous n’empêchons ces jeux,
Spectacles ou comédies,
Dieu nous punira comme eux
Et plus qu’eux dans l’autre vie,
Il faudra répondre pour tous
Et porter tout son courroux.

DIEU SEUL.

AJPM133 : "Hélas ! quelle douleur" (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM134 : Les jeux de hasard (2) (cantique de St L-M de Montfort)

Version sans percussions ici : plage 13 du CD "La Mission"

1-Le jeu, de soi, n’est pas un mal,
Il ne contient rien de fatal,
C’est bien tout le contraire :
C’est une récréation
Sans effort ni contention,
C’est un juste relâchement
Pour travailler plus fortement
Quand il est nécessaire.


2-Dieu n’a pas défendu le jeu
Quand il est fait en temps et lieu,
Sans choquer sa Sagesse ;
Pour se délasser doucement,
Pour se réjouir saintement,
Pour récréer notre prochain,
Pour chasser de soi le chagrin,
Le trouble et la tristesse.


3-Des saints, quoique très sérieux,
Ont joué quelquefois des jeux,
Comme on lit dans l’histoire ;
Leur charité les inventait,
Le Saint-Esprit les y portait,
C’était des jeux très innocents,
Charitables compatissants,
Pleins de grâce et de gloire.


4-Voici les qualités du jeu
Pour être glorieux à Dieu,
Pour être salutaire :
Évitez les jeux de hasard,
Car l’âme s’y perd tôt ou tard,
Les jeux d’esprit sont les meilleurs ;
Dieu les aime en ses serviteurs,
Ceux qui jouent pour lui plaire.


5-Le jeu ne doit pas être ardent,
Mais modéré, doux et prudent,
Dans un temps convenable,
Sans dispute, plein de douceur,
Sans injustice, plein d’honneur,
Modeste sans captivité,
Sans intérêt d’iniquité,
Honnête et charitable.


6-Au lieu des cartes et des dés,
Prenez les dames, les échecs
Ou des jeux de la sorte ;
N’y jouez pas à tous moments,
Mais en certains lieux, certains temps,
Avec quelque ami du bon Dieu.
Pour lors, on vous permet le jeu
Et même on vous y porte.


7-Mais combien de jeux défendus !
Combien de gens s’y sont perdus
Sans en voir la malice !
Les jeux du hasard sont trouvés
Par le diable et les réprouvés,
Pour perdre le temps précieux
Donné pour acquérir les cieux
En faisant la justice.


8-O temps, ô don du Saint-Esprit,
O prix du sang de Jésus-Christ,
O temps d’un prix immense !
Joueur de cartes et de dés,
Quand tu mourras, mille regrets
D’avoir ainsi perdu ton temps
En tes jeux et vains passe-temps,
Sans faire pénitence.


9-Si les damnés dans les enfers
Avaient une heure que tu perds,
Suivraient-ils ta folie ?
On les verrait pleurer, crier,
Jeûner et se mortifier.
Ah ! que feraient-ils s’ils l’avaient ?
Tu l’as, fais donc ce qu’ils feraient,
Le reste de ta vie.


10-Un joueur est toujours troublé,
Inquiet, changeant, déréglé,
De même que sa chance ;
Il perd, par son esprit de gain,
La charité pour le prochain,
Il ne cherche qu’à l’attraper,
Qu’à le surprendre et le tromper,
Sans aucune indulgence.


11-Que de péchés fait un joueur,
Des mains, de la bouche et du cœur,
Sans presque qu’il y pense !
Des blasphèmes, des jurements,
Des cris et des emportements,
Mille mensonges déguisés,
Mille larcins fins et rusés,
La haine et la vengeance.


12-Un joueur passe dans son jeu,
Il n’est plus pour soi ni pour Dieu,
C’est le jeu qui l’entraîne.
Dans le jeu sont tous ses transports,
Toute son âme et tout son corps,
C’est pour lui seul qu’il est actif,
C’est de lui seul qu’il est captif,
C’est sa cruelle chaîne.


13-On croit au jeu gagner du bien,
Mais tant s’en faut : on perd le sien,
C’est ce que l’on éprouve.
L’argent gagné par un joueur,
N’étant point béni du Seigneur,
Tôt ou tard fait mauvaise fin,
Les saints l’appellent un larcin,
Mais le plus fin qu’on trouve.


14-Un joueur ami du brelan
Est un fin voleur de Satan,
Mais voleur véritable
Qui vole ses pauvres enfants,
Sa femme et ses pauvres parents ;
Croyant que son bien est à lui,
Il meurt avec le bien d’autrui,
O malheur déplorable !


15-Il est pour Dieu plein de froideur,
Plein de paresse et de tiédeur
Pour le bien de son âme ;
La messe dure trop longtemps,
Il s’éloigne des sacrements ;
Méchant, endurci, paresseux,
Il roule, il va de jeux en jeux
Et des jeux dans les flammes.


16-Les joueurs sont des boute-feux,
Des fainéants, des scandaleux
En toute république ;
Ils montrent toute iniquité
En enseignant l’oisiveté.
Ces jeux publics et les brelans
Font périr quantité de gens,
C’est la perte publique.


17-Les rois ont défendu les jeux
Sous des châtiments rigoureux,
Comme une fine peste.
Les Conciles par leurs canons,
Les saints Pères par leurs raisons
Lancent anathèmes contre eux.
Malgré tout, le monde en tous lieux
Met le poison funeste.


18-Monde trompeur, retire-toi,
Tu ne me feras pas la loi
Par tes jeux diaboliques.
Avec toi jamais, nulle part.
Malheur à tes jeux de hasard !
Malheur même à tous tes joueurs !
Afin d’éviter leurs malheurs,
J’évite leurs pratiques.

CANTIQUE TRADITIONNEL SUR LA CONTRITION

1- Hélas ! quelle douleur
Remplit mon cœur,
Fait couler mes larmes.
Hélas ! Quelle douleur
Remplit mon cœur
De crainte et d'horreur.
Autrefois,
Seigneur, sans alarmes,
De tes lois
Je goûtais les charmes ;
Hélas ! vœux superflus,
Beaux jours perdus,
Vous ne serez plus.

2- La mort déjà me suit.
O triste nuit !
Déjà je succombe.
La mort déjà me suit,
Le monde fuit,
Tout s'évanouit.
Je la vois
Entr'ouvrant ma tombe,
Et sa voix
M'appelle et j'y tombe ;
O mort ! cruelle mort !
Si jeune encor !...
Quel funeste sort !

3- Grand Dieu ! quel jour affreux
Luit à mes yeux !
Quel horrible abîme !
Grand Dieu, quel jour affreux
Luit à mes yeux !
Quels lugubres feux !
Oui, l'enfer,
Vengeur de mon crime,
Est ouvert,
Attend sa victime ;
Grand Dieu ! quel avenir !
Pleurer, gémir,
Toujours te haïr !

4- Beau ciel ! je t'ai perdu,
Je t'ai vendu :
Par de vains caprices.
Beau ciel ! je t'ai perdu,
Je t'ai vendu :
Regret superflu !
Loin de toi,
Toutes les délices
Sont pour moi
De nouveaux supplices.
Beau ciel, toi que j'aimais,
Qui me charmais,
Ne te voir jamais !

5- Non, non, c'est une erreur :
Dans mon malheur,
Hélas ! je m'oublie.
Non, non, c'est une erreur :
Dans mon malheur
Je trouve un Sauveur.
Il m'attend,
Me réconcilie ;
Dans son Sang
Je reprends la vie.
Non, non, je l'aime encor,
Et le remords
A changé mon sort.

AJPM136 : Utilité des cantiques & Poètes du temps (2) (St L-M de Montfort)

AJPM135 : Les misères de cette vie et la confiance en Dieu (St L-M de Montfort)

Les misères de cette vie et la confiance en Dieu (paroles en PDF)
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I- L’UTILITÉ DES CANTIQUES

 

1-Chantons, ma chère âme, chantons,

Faisons retentir nos cantons

D'une très sainte mélodie,

Le ciel et tout nous y convie.


2-Notre grand Dieu toujours joyeux

Nous écoute du haut des Cieux,

Il aime beaucoup les cantiques,

Ce sont ses concerts angéliques.


3-
Écoutons les anges chanter

Et chantons pour les imiter,

Ils sont anges par leurs louanges,

En chantant nous deviendrons anges.


4-Jour et nuit brûlant d'un saint feu

Ils chantent les grandeurs de Dieu,

Dieu même y prête les oreilles,

Chantons donc comme eux ses merveilles.


5-En chantant ils brûlent d'amour, Chantons, brûlons à notre tour,

En chantant ils soufflent leurs flammes, Chantons pour enflammer nos âmes.


6-Leurs airs font retentir les cieux,

Faisons un écho merveilleux.

Que tout chante et se réjouisse

Et que la terre au ciel s'unisse.


7-Chantons, mais chantons comme il faut Pour chanter dans les cieux plus haut, Chantons, âme prédestinée,

Chantons pour être couronnée.


8-Mon cantique est désapprouvé

Du mondain et du réprouvé.

Tant mieux! puisqu'il ne veut pas croire

Sur lui je chanterai victoire.


9-Dieu veut que ses bons serviteurs

Chantent jour et nuit ses grandeurs.

Quand toute son Église chante,

Il triomphe à sa voix charmante. 


10-Comme il est toujours bienheureux,

Il veut des serviteurs joyeux.

Le trouble le chasse d'une âme

Et la tristesse éteint la flamme.


11-Dieu fait chanter en tous les lieux

Le prêtre et le religieux,

Il leur fait chanter ses mystères

Les jours et les nuits même entières.


12-Il trouve un très parfait honneur

Dans leurs chants, s'ils partent du cœur

Il veut qu'au plus lugubre office

On lui fasse ce sacrifice.


13-Les saints chrétiens des premiers temps

S'animaient au bien par leurs chants.

En chantant de divins cantiques

Ils devenaient tout séraphiques.


14-Le Saint-Esprit les y portait.

Souvent saint Paul leur répétait :

"Soyez joyeux, chantez, fidèles,

Quelques chansons spirituelles."


15-Plusieurs fois les saints ont chanté,

C'est un secret de sainteté.

Marie a fait un beau cantique.

Chantons en prenant sa pratique.


16-Chantons donc, mais avec ferveur ;

Chantons, nous plairons au Seigneur ;

Chantons, nous lui donnerons gloire ;

Chantons, nous chanterons victoire.


17-Sachez qu'un cantique sacré

Rend notre esprit plus éclairé,
Chasse du cœur toute humeur noire

Et met Dieu dans notre mémoire.


18-Lorsque le cœur est abattu,

Le cantique porte vertu,
Chantez, malgré votre tristesse,

Et vous recevrez l'allégresse.


19-Le chant, ainsi qu'il est écrit,

Ouvre le cœur au Saint-Esprit,

Dieu descend dans un cœur qui chante

Et lui donne grâce abondante.


20-Le cantique charme nos maux

Et nous délasse en nos travaux ;
C'est en chantant qu'on se dispose

A travailler à d'autre chose.


21-Le chant est un secret divin

Pour chasser tout esprit malin,
Un saint cantique que l'on chante

Le fait s'enfuir lorsqu'il nous tente.


22-Le monde a mêlé le péché

Dans des airs qu'il a recherchés,
Sa musique est l'apprentissage

De son plus fin libertinage.


23-Chantons et réparons l'honneur

Que ses chansons font au Seigneur,

Par de nouveaux airs de justice

Détruisons ceux de sa malice.


24-Chante, ivrogne, en buvant ton vin ;

Après avoir bu ce venin,
Va pleurer, va prendre avec rage

Le fiel des dragons pour breuvage.


25-Libertin, qu'il t'en coûtera

Pour ce vilain chant d'opéra !
Satan l'a fait par sa malice ;

En chantant tu lui rends service.


26-Avale, avale les poisons

De tes amoureuses chansons,

Un jour ces impures délices

Seront tes plus cruels supplices.


27-Le diable, par ce mot couvert,

Te fait rire, mais il te perd ;

Il souffle ton chant, il t'enflamme

D'un tendre plaisir, mais infâme.


28-Tu prends un poison infernal

Et dis que ce n'est pas un mal,
Cette parole à double entente

Cache et fait ta perte évidente.


29-Tu nous appelles scrupuleux

Et nous t'appelons malheureux,
Car à ta chanson si plaisante

Tout le ciel pleure et l'enfer chante.


30-Loin de moi, chantres de Bacchus,

Loin de moi, chantres de Vénus,

Loin de moi, fins suppôts du diable,

Dont le malheur est déplorable.


31-Tu chantes cet air empesté

Devant tous pour être écouté,

Tu leur en apprends la cadence

Et tu corromps leur innocence.


32-Damne-toi si tu veux, mondain,

Mais ne damne pas ton prochain ;

Il t'écoute, il apprend le crime,

Il le fait, il tombe en l'abîme.


33-Va, cloaque de saleté,

Vomir ailleurs l'impureté

Des chansons de tes amourettes

De tes paroles de fleurettes.


34-Amis de mon Dieu, tenons bon

Contre le monde et le démon,
Leur air est beau, leur voix est tendre,

Mais gardons-nous de les entendre.


35-Chantons en l'honneur de Jésus

L'excellence de ses vertus,
Pour les mettre en notre mémoire

Et les pratiquer avec gloire.


36-Faisons retentir l'univers

De nos chansons et de nos vers,
Afin que Dieu s'y glorifie

Et le prochain s'en édifie.

 

***************************

 

II- AUX POÈTES DU TEMPS

 

1-Ceci n’est pas pour vous charmer,
Vous qui ne pensez qu’à rimer,
Grands poètes, gens incommodes.
Je laisse à d’autres vos méthodes.

2-Je sais bien que vous n’approuvez
Que les vers qui sont relevés,
Que des phrases à double étage,
Qui font un fou plutôt qu’un sage.

3-Vous ferez dix tours et contours
Pour faire un vers tout à rebours,
Pour exprimer une sornette,
Un vain combat d’une amourette.

4-Je pourrais, pour mille raisons,
Vous mettre aux petites maisons.
Que dis-je ? elles sont toutes vôtres,
Les rimeurs y placent les autres.

5-Vos vers sont polis avec art
Et souvent ce n’est que du fard,
Votre esprit est à la torture,
Vos vers le sont aussi, j’en jure.

6-Vos grands vers ne sont pas communs,
Oui, mais ils sont bien importuns,
Vous courez l’un et l’autre pôle
Pour dire une pauvre parole.

7-Si vos vers étaient vraiment grands,
Ils seraient compris des enfants ;
Ils sont si hauts, ils sont si rares,
Qu’ils en sont devenus barbares.

8-Grands poètes, je vous entends :
Vous rejetez les pauvres gens,
Vos vers sont pour les grands génies,
Aussi pleins que vous de manies.

9-À moins que les esprits du temps
N’y trouvent leurs contentements,
Fussent-ils des vers très sublimes,
Vous, vous en faites de grands crimes.

10-À la mode, un prédicateur,
À la mode, un subtil rimeur ;
À moins qu’on ne soit à la mode,
On est sot ou bien incommode.

11-Votre sublime et relevé
Montre votre goût dépravé.
Pour tout paiement, pauvres malades,
Vous voulez des louanges fades.

12-Vous cherchez par mille détours
Que quelque homme fou de nos jours
Vous dise, mais sans qu’il le pense :
Oh ! les beaux vers, la bonne stance !

13-Pauvres gens, je me ris de vous,
Puisque vous rimez presque tous
Pour qu’on applaudisse à vos veines.
C’est acheter trop cher vos peines.

14-Oui, vos vers sont trop achetés,
N’étant pleins que de vanités,
Que de cent sortes d’amourettes,
Indignes des âmes parfaites.

15-Car, sous la rime et la raison,
Vous cachez un mortel poison,
Un piège cruel mais si tendre,
Qu’à peine peut-on s’en défendre.

16-Vos vers sont bons, sans contredit ;
Rien n’est si beau, ni si bien dit,
Rime riche, bonne cadence,
Oui, mais quelle infâme impudence !

17-Si la rime était riche en Dieu,
Je ne l’estimerais pas peu,
Mais pauvre en vertu, riche en crime,
J’en hais le sens le plus sublime.

18-Vous débitez la vanité
Comme une pure vérité,
Vous ferez passer une fable
Pour une histoire véritable.

19-On dit que tout vous est permis,
Tant on vous croit les ennemis
Des vérités les plus certaines,
Amis des vanités mondaines.

20-Comme les poètes païens
Vous prenez les maux pour des biens,
Je pourrais vous nommer profanes,
Ou, pour bien rimer, de francs ânes.

21-Ô très méchants imitateurs,
Vous croyez vos vers sans grandeurs
S’ils n’ont emprunté quelque grâce
De ceux de Virgile et d’Horace.

22-Vos vers prêchent-ils les vertus ?
Y voit-on le nom de Jésus ?
Point du tout, mais la flatterie,
L’impureté, l’idolâtrie.

23-Parlez-vous des prédestinés ?
Vous ne louez que des damnés,
Que des hommes tout sanguinaires,
Que des amoureux téméraires.

24-Méchants poètes des faux dieux,
Vous me traitez de scrupuleux,
Ou vous croyez que, par bêtise,
Maintenant je vous scandalise.

25-Allez, je n’ose vous nommer,
Non de peur de vous diffamer,
Mais de peur de souiller ces pages
De si funestes personnages.

26-Oui funestes, je ne mens pas,
Car peut-être êtes-vous là-bas ;
Quoiqu’il en soit, vos livres restent,
Ces subtils poisons nous empestent.

27-À peine trouve-t-on en eux
Rien qui ne soit pernicieux,
L’impureté la plus plaisante
Est chez eux la plus innocente.

28-Vos vers sont beaux, ils font grand bruit
Ce sont des vers luisants de nuit,
Le sage en méprise la pompe,
Tandis que l’homme fou s’y trompe.

29-Vos vers si finement conçus
Encensent Bacchus et Vénus,
Et partout ils battent la caisse
Pour enivrer de leur ivresse.

30-L’enfer est plein de gens perdus
Par vos livres si bien vendus,
On laisse là la sainte Bible,
C’est à vos vers qu’on est sensible.

31-Oh ! qu’ils en damnent tous les jours !
On ne peut arrêter leur cours,
Presque tout le monde les loue,
Sur les théâtres l’on les joue.

32-Oui, ce livre sage et mondain,
Que vous avez peut être en main,
A peut-être damné plus d’âmes
Qu’il ne contient de mots infâmes.

33-Vous me direz : « Je n’y vois rien
Qui ne soit bon, que ne soit bien. »
Ne vous y trompez pas, mon frère :
Leur poison tôt ou tard opère.

34-Leur brillant cache le poison,
Leur appas couvre l’hameçon ;
Parmi cent mots d’esprit, un tendre
Qui fait penser, tomber, se rendre.

35-Ne faites pas le Saint-Esprit
Auteur d’un si mauvais écrit,
Il est fait par l’esprit immonde
Pour séduire les gens du monde.

36-Si vous le gardez, le démon
Vous criera toujours qu’il est bon,
Qu’on ne pèche point à le lire,
Que Dieu ne défend pas de rire.

37-Jetez tous ces romans au feu,
Faites-le pour l’amour de Dieu,
Sans regarder la couverture,
L’impression ni la dorure.

38-Au feu ces contes insolents,
Au feu ces bons mots si galants,
Au feu ces tendres tragédies
Et ces infâmes comédies.

39-Voici mes vers et mes chansons :
S’ils ne sont pas beaux, ils sont bons,
S’ils ne flattent pas les oreilles,
Ils riment de grandes merveilles.

40-S’ils ne sont que pour les petits,
Ils n’en sont pas d’un moindre prix ;
Si ce sont des vers ordinaires,
Ils n’en sont pas moins salutaires.

41-Lisez-les donc, et les chantez,
Pesez-les et les méditez,
N’y cherchez point l’esprit sublime,
Mais la vérité que j’exprime.

42-Prédicateur, dans mes chansons,
Vous pouvez trouvez vos sermons,
J’en ai digéré la matière
Pour vous aider et pour vous plaire.

43-Voici des sujets d’oraison,
Je crois le dire avec raison,
Car souvent un vers, une rime
Font qu’une vérité s’imprime.

44-Chaque mot d’un vers doit porter
Pour qu’on le puisse méditer,
Pour le garder en sa mémoire,
Pour son bouquet et pour sa gloire.

45-Cœur affligé, chantez, chantez,
En chantant vous vous surmontez,
Le cantique est très efficace
Pour avoir la joie et la grâce.

46-Chantez, et de bouche et de cœur,
À haute voix, avec ardeur,
Pour bannir du cœur la tristesse
Et pour le remplir d’allégresse.

47-Prenez garde à la vanité,
Qui chante veut être écouté ;
Si votre voix est ravissante,
Que votre âme soit innocente.

48-Chantons donc tous, et comme il faut,
Chantons les grandeurs du Très-Haut,
En chantant détruisons le vice
Et faisons aimer la justice.

AJPM138 : Souvenir du 30 avril 1896 (poésie de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus)

AJPM137 : "Ô Vierge Marie" (sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima)

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
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A NOTRE CHÈRE PETITE SŒUR MARIE DE LA TRINITÉ ET DE LA SAINTE FACE :


1-Qu'il nous est doux, ô Sœur Chérie !
De chanter ce jour radieux,
Le plus beau jour de votre vie
Qui vous unit au Roi des Cieux.

2-Ce matin votre âme exilée
S'est vue revêtue de splendeur,
D'une parure immaculée
En s'immolant pour le Seigneur.

3-Autrefois regardant votre âme
La Bienheureuse Trinité
Vous avait marquée de sa Flamme
En vous dévoilant sa beauté.

4-Contemplant la Divine Face
Vous avez senti le désir
De mépriser tout ce qui passe,
Tout ce qui doit bientôt finir.

5-Du monde craignant le déluge,
Vous avez invoqué le Ciel :
Il vous fit trouver refuge
Dans l'arche bénie du Carmel.

6-Mais hélas ! pauvre fugitive
De l'arche il vous fallut sortir :
Comme la colombe plaintive
Longtemps vous avez dû gémir.

7-De l'olivier, le vert feuillage
Vint enfin briller à vos yeux :
Il vous a désigné l'ombrage
Du petit Carmel de Lisieux.

8-Aussitôt franchissant l'espace
Vous êtes venue réclamer
Parmi nous la dernière place
Voulant souffrir, voulant aimer !...


9-Jésus en s'immolant Lui-Même
Nous a dit à son dernier jour :
« Donner sa vie pour ceux qu'on aime
Il n'est pas de plus grand amour. »

10-A cette parole bénie
Votre cœur s'est tout enflammé :
Vous avez donné vie pour vie
A Jésus votre Bien-Aimé.


11-Maintenant, heureuse victime
Qui vous immolez à l'Amour,
Goûtez la joie, la paix intime
De vous consumer chaque jour.

12-Vers l'Amour votre âme soupire
Il est votre astre lumineux
L'Amour sera votre martyre
L'Amour vous ouvrira les Cieux.

A NOTRE MÈRE :
13-C'est par vous, ô Mère chérie
Que nous avons vu ce matin
Cette blanche et nouvelle hostie
S'immoler à l'Agneau Divin.


14-Cette hostie sera votre gloire,
Jésus la fera resplendir
Dans le mystérieux ciboire
Que votre cœur a su remplir.

1- Ô Vierge Marie,
    À ce nom si doux,
    Mon âme ravie
    Chante à vos genoux.

R./ Ave, ave, ave Maria !
    Ave, ave, ave Maria !


2- Comme aux temps antiques
    Chanta Gabriel,
    Voici mon cantique
    Ô Reine du Ciel :

3- Du pauvre qui pleure
    Exaucez les vœux :
    À sa dernière heure
    Montrez-lui les Cieux.

4- Devant votre image,
    Voyez vos enfants :
    Agréez l’hommage
    De leurs premiers ans.

5- Soyez le refuge
    Des pauvres pécheurs,
    Ô Mère du Juge,
    Qui sonde les cœurs.

6- Loin de la patrie,
    Guidez le soldat :
    Protégez sa vie
    Au jour du combat.

7- Vous, de l’innocence,
    L’aimable soutien,
    Prenez la défense
    Du jeune orphelin.

8- Vierge, sous votre aile
    Heureux qui s’endort :
    Sa frêle nacelle
    Vogue vers le port.

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9- « Venez je vous prie,
    Ici plein de foi,
    Avec vos amies,
    Entendre ma voix. »

10- La grotte où l’on prie,
    Dispense la paix :
    C’est là que Marie,
    Répand ses bienfaits.

11- On voit la fontaine
    Couler sans tarir ;
    Et la foule humaine
    Passer sans finir.

12- Le Dieu qui pardonne,
    Absous le pécheur :
    La grâce rayonne,
    Au nom du Sauveur.

13- À l’heure dernière,
    Pour nous les pécheurs,
    Veuillez Sainte Mère
    Prier le Sauveur.

***************************
Les quinze mystères du Rosaire :

14- De grâce remplie,
    Par l'ordre du Ciel,
    La Vierge Marie
    Conçoit l’Éternel.

15- La douce visite
    Que fait sa bonté,
    Chrétiens, nous invite
    À la charité.

16- Un Dieu, quel mystère,
    Se fait humble enfant :
    La Vierge sa Mère,
    L'adore en priant.

17- Docile et fervente,
    Au Dieu Tout-Puissant
    La Vierge présente
    Le Dieu fait enfant.

18- Suivant votre exemple,
    Le pauvre pécheur
    Saura dans le temple
    Trouver son Sauveur.

19- Dans son agonie,
    Regarde ô pécheur,
    Jésus souffre et prie
    Pour vaincre ton cœur.

20- Hélas ! on flagelle
    Son corps innocent :
    Pour toi, cœur rebelle,
    Il verse son Sang.

21- Sanglant diadème
    Au front du Sauveur,
    Pour moi sois l'emblème
    De l'humble douceur.

22- Il monte au Calvaire,
    Jésus, Roi des rois ;
    Et moi, pour lui plaire,
    Je porte ma croix.

23- Pour nous, de souffrance
    Jésus va mourir :
    Divine espérance,
    Les Cieux vont s'ouvrir.

24- Jésus ressuscite
    Vainqueur du tombeau :
    En moi qu'il suscite
    Un cœur tout nouveau.

25- Brillant de lumière
    Jésus monte aux Cieux :
    Chantez Ciel et terre,
    Son Nom glorieux.

26- Esprit de lumière
    Que nous implorons,
    Daignez sur la terre
    Répandre vos dons.

27- Mon cœur suit ma Mère
    Au Ciel en ce jour :
    Je veux sur la terre
    L'aimer sans retour.

28- Jésus vous couronne,
    Ô Reine du Ciel !
    Par vous qu'il nous donne
    Un trône éternel !

**************************
29- Au Ciel et sur terre,
    Que toutes les voix,
    Pour vous, ô ma Mère,
    Chantent à la fois :

30- Puissante harmonie
    Des mondes errants,
    Sois près de Marie
    L'écho de mes chants.

31- Après Dieu, saints Anges,
    Qui méritent mieux
    Vos justes louanges
    Au séjour des Cieux ?

32- Chantez sa victoire,
    Cieux étincelants,
    Racontez sa gloire
    À tous ses enfants.

33- Image pâlie
    Du manteau vermeil,
    Qui revêt Marie,
    Que dis-tu, soleil ?

34- Douce est ta lumière,
    Bel astre des nuits,
    Plus belle est ma Mère,
    Dans le Paradis !

35- Étoiles que j'aime
    À voir resplendir :
    Sur son diadème
    Venez vous unir.

36- Nuit, dans ton silence
    Si mystérieux,
    Au jour qui s'avance
    Dis son nom précieux.

37- Ô Mère chérie,
    Donnez-nous l'espoir,
    Après cette vie,
    Au Ciel, de vous voir.

38- Et dans la lumière
    Du jour éternel,
    Toujours, tendre Mère,
    Nous dirons au Ciel :

39- Les Saints et les Anges,
    En chœurs glorieux,
    Chantent vos louanges,
    « Ô Reine des Cieux !

*************************
40- Sur cette colline,
    Marie apparue.
    Au front qu’elle incline,
    Rendons le salut.

41- À l’enfant timide
    Priant au vallon,
    Au Gave rapide,
    Elle a dit son nom.

42- L’enfant le répète
    Comme un doux écho ;
    Le Gave lui prête
    La voix de son flot.

43- La France l’écoute,
    Se lève soudain,
    Et se met en route,
    Chantant ce refrain :

44- La voix maternelle
    Dit : « Venez ici ! »
    Le peuple fidèle
    Répond : « Me voici ! »

45- Un souffle de grâce
    Pousse vers ce lieu :
    Ce souffle qui passe
    Est celui de Dieu.

46- Dans cette vallée,
    Pécheur, à ton tour,
    À l’Immaculée
    Redis ton amour.

47- Voyez la prière
    De vos pèlerins :
    Montrez-vous leur Mère,
    Faites-en des Saints.

AJPM140 : Le chapelet chanté intégralement (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM139 : Les noces chrétiennes (cantique de St L-M de Montfort)

1-O Vierge très fidèle,
Nous allons tous vous saluer
D’une façon nouvelle.
Pour vous louer,
Que nos louanges
Par nos saints Anges
Ne servent qu’à vous couronner !


CREDO
A-Je crois, comme la foi m’apprend,
En Dieu Créateur tout-puissant.
Je crois en Dieu le Père.
Je crois dans son Fils Jésus-Christ,
Vrai Dieu conçu du Saint-Esprit,
Né d’une Vierge Mère,
Mort sur la Croix pour notre amour,
Enseveli le même jour,
Puis il fut porter aux enfers
Pour donner la lumière.

 

B-Trois jours après, ce Dieu très fort
S’est ressuscité de la mort,
Remportant la victoire ;
Il est monté dedans le ciel
Auprès de son Père Éternel,
Il a la même gloire.
De là cet aimable Sauveur,
Viendra, comme un puissant vainqueur,
Juger les vivants et les morts.
C’est ce que je veux croire.

 

C-Je crois, de même, au Saint-Esprit,
L’Église que partout on dit
L’Église universelle.
Je crois la communion des biens
Entre les saints et les chrétiens,
Entre chaque fidèle,
A la rémission des péchés
Détestés et bien confessés,
A la résurrection des corps
A la vie éternelle.


PATER
2-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour vous mieux rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.

 

R.1a/Notre Père, qui dans les cieux
Régnez puissant et glorieux,
Qu’on vous aime et bénisse.
Faites-nous, comme à vos amis,
Part de votre saint Paradis,
Et soyez-nous propice.
Régnez en ce monde sur nous,
Pour régner dans l’autre avec vous.
Comme au ciel, votre Volonté
Ici-bas s’accomplisse !

R.1b/Comme un bon Père à son enfant,
Donnez-nous dans ce jour présent
Notre pain nécessaire.
Seigneur, pardonnez-nous ainsi
Que nous-même à notre ennemi,
Comme un Dieu débonnaire.
Ne permettez pas au démon
De nous vaincre en tentation,
Mais plutôt gardez-nous du mal,
Comme un bon tutélaire.

1er AVE
3-Je vous salue, Marie,
O Fille du Père éternel.
Regardez, je vous prie,
Un criminel,
Lequel vous donne
Une couronne
Avec l’Archange Gabriel.


R.2a/Je vous salue, Marie,
Miroir de pureté,
Vierge toute remplie
De grâce et de beauté.
Le Seigneur est en vous entre toutes les femmes,
Votre nom est saint et béni,
Jésus votre Fils l'est aussi,
Lui seul règne en nos âmes.

R.2b/Vous êtes notre Mère,
Digne Mère de Dieu,
Aidez notre misère
En tout temps, en tout lieu ;
Priez pour nous pécheurs, cachez-nous sous votre aile,
Soyez ici notre support,
Donnez-nous une bonne mort
Et la gloire éternelle.


2e AVE
4-Je vous salue, Marie,
Digne Mère du Fils de Dieu.
Que tout vous glorifie
En ce bas lieu.
O belle Aurore !
Croissez encore,
Afin que Jésus règne en peu.


3e AVE
5-Je vous salue, Marie,
Chère Épouse du Saint-Esprit.
De tous, soyez bénie
Sans contredit.
Sans plus attendre,
Faites descendre
En moi l’esprit de Jésus-Christ.


GLORIA PATRI
6-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


R.3a/Gloire à Jésus-Christ par sa Mère
Et sur la terre, et dans le ciel
A la droite de Dieu son Père,
Au Saint-Sacrement de l’autel.
 

 

R.3b/Honneur, amour, gloire et louange
Au Père, au Fils, au Saint-Esprit
Par tous les saints, par tous les anges,
A tout jamais par Jésus-Christ.


1ère DIZAINE


PATER

7-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement !


1er AVE
8-Je vous salue, Marie,
Dans vos mystères glorieux !
Qu’un chacun les publie
A qui mieux mieux.
Ma foi s’augmente
Pour que je chante
D’un cœur bien fidèle et joyeux !


2e AVE
9-Je vous salue, Marie,
Pure en votre Conception !
Que ma bouche le crie
Jusqu’en Sion.
Je le veux croire,
A votre gloire,
Malgré le monde et le démon.


3e AVE
10-Je vous salue, Marie,
Dedans votre Nativité !
Vierge toute remplie
De sainteté.
Croissez, Aurore,
Pour faire éclore
Le Soleil de la Vérité.


4e AVE
11-Je vous salue, Marie,
Dans votre Présentation !
Comme une pure Hostie
De l’Abandon.
O Vierge et Mère,
Par ce mystère
Donnez-moi la dévotion.


5e AVE
12-Je vous salue, Marie,
Dans le temple où le Saint-Esprit
Vous a toute remplie
Sans aucun bruit !
Mère de grâce,
Faites-vous place
En mon cœur avec Jésus-Christ.


6e AVE
13-Je vous salue, Marie,
Dans votre Annonciation !
Vierge toute remplie
De l’onction
De la Sagesse
Qui vous caresse
Et qui vient en vous de Sion.


7e AVE
14-Je vous salue, Marie,
Dans votre Visitation !
Votre âme y magnifie
Dieu dans son nom.
Vierge fidèle
Et toute belle,
Donnez-moi le don d’oraison.


8e AVE
15-Je vous salue, Marie,
Dans la naissance du Sauveur !
Que tout chante et publie
Votre bonheur.
O Vierge et Mère,
Je vous révère,
Produisez Jésus en mon cœur.


9e AVE
16-Je vous salue, Marie,
Dans la Purification !
J’adore votre Hostie,
C’est un poupon.
Je le rends maître
De tout mon être,
Puisqu’il se fait ma caution.


10e AVE
17-Je vous salue, Marie,
Quand vous retrouvâtes Jésus !
Peut-être, mon amie,
Ne l’ai-je plus.
Que je le trouve,
Que je l’éprouve,
Dans la douceur de ses vertus.


GLORIA PATRI
18-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


2e DIZAINE


PATER

19-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Nous vous rendons hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
20-Je vous salue, Marie,
Au pied de la Croix du Sauveur,
Où vous êtes l’Hostie
De bonne odeur.
O Mère amère !
Sur le Calvaire !
Donnez part à votre douleur !


2e AVE
21-Je vous salue, Marie,
Lorsque Jésus fut de chagrin
Réduit à l’agonie
Dans le jardin.
Hélas ! mon crime
Le fait victime
Par l’effort de l’amour divin.


3e AVE
22-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils fut flagellé.
Oh ! quelle boucherie
Fit mon péché !
Que Dieu m’accorde
Miséricorde,
Par son saint corps tout écorché.


4e AVE
23-Je vous salue, Marie,
Dans son cruel couronnement,
Vous fûtes attendrie
En le voyant.
Jésus me donne
Par sa couronne
Un cœur plus humble et plus fervent !


5e AVE
24-Je vous salue, Marie,
Lorsqu’on condamna mon Sauveur
A perdre en croix la vie
Comme un voleur !
Malheureux monde,
Quoique tu grondes,
Je te dis malheur sur malheur.


6e AVE
25-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus tomba sous sa Croix :
Vous en fûtes saisie
Jusqu’aux abois.
Quelles tristesses,
Quelles tendresses
Vous eûtes tous deux à la fois !


7e AVE
26-Je vous salue, Marie,
Auprès de votre Fils mourant,
Éplorée et transie
En contemplant
L’ignominie,
La barbarie
De son cruel crucifiement.


8e AVE
27-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils ressuscita
Et par grâce infinie
Vous visita.
Quelle allégresse,
Chère Maîtresse,
En ce moment vous transporta !


9e AVE
28-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus monta dans les Cieux,
Dans sa nouvelle vie,
Tout glorieux.
Par vous j’espère,
Ma chère Mère,
Monter au ciel pour être heureux.


10e AVE
29-Je vous salue, Marie,
La descente de votre Époux
Vous a toute remplie
Même pour nous ;
Par vos demandes,
Ses dons descendent.
Priez : rien n’est donné sans vous.


GLORIA PATRI
30-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


3e DIZAINE


PATER

31-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
32-Je vous salue, Marie,
Dans vos saintes communions
Dans toute votre vie.
Vos actions
Sont un modèle
Pur et fidèle,
C’est sur vous que nous nous formons.


2e AVE
33-Je vous salue, Marie,
Morte par un transport d’amour !
O divin incendie
Du pur amour,
Brûlez mon âme
De votre flamme,
En tous lieux, la nuit et le jour.


3e AVE
34-Je vous salue, Marie,
Dans votre sainte Assomption !
Enlevée et ravie
Jusqu’en Sion.
O grande Reine
Et Souveraine !
A tous la bénédiction !


4e AVE
35-Je vous salue, Marie,
Placée et couronnée aux cieux !
Soyez aussi bénie
Dans ces bas lieux.
Donnez-nous grâce,
Donnez-nous place
Dans votre empire glorieux.


5e AVE
36-Je vous salue, Marie,
Vierge et Mère tout à la fois.
O merveille infinie
Du Roi des Rois !
Vierge féconde
Et sans seconde,
Rendez-moi soumis à vos lois.


6e AVE
37-Je vous salue, Marie,
Mère admirable du Sauveur,
Que tout chante et publie
Votre grandeur !
Vous donnez l’être
A votre Maître,
Vous formez votre Créateur.


7e AVE
38-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté,
Vierge toute remplie
De sainteté.
Vierge fidèle,
Votre tutelle
Me préserve de tout péché.


8e AVE
39-Je vous salue, Marie,
Souveraine de l’univers.
Que tout vous glorifie
Jusqu’aux enfers !
Le Purgatoire
Vous donne gloire,
Vous pouvez en briser les fers.


9e AVE
40-Je vous salue, Marie,
Trésorière des dons divins.
Ouvrez-nous, je vous prie,
Vos saintes mains ;
Et que la grâce
Par elles passe
Jusqu’à nous, pour nous rendre saints !


10e AVE
41-Je vous salue, Marie,
Vous seule écrasez le démon.
Le malheureux en crie
Dans sa prison.
Brisez la tête
A cette bête,
Et nous armez de votre nom.


GLORIA PATRI
42-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


4e DIZAINE


PATER

43-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1e AVE
44-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Divinité,
Vierge toute remplie
De charité.
O Sainte Dame,
Que ma pauvre âme
Vous aime à toute éternité.


2e AVE
45-Je vous salue, Marie,
Aimable Mère des chrétiens !
Faites-nous, je vous prie,
Part de vos biens.
Nos maux s’empirent,
Tous vous désirent,
Oh ! Venez briser tous nos liens.


3e AVE
46-Je vous salue, Marie,
Chère avocate des pécheurs !
Prenez, je vous supplie,
Prenez nos cœurs.
En toute chose,
Plaidez la cause
De vos fidèles serviteurs.


4e AVE
47-Je vous salue, Marie,
Notre asile et ferme support,
Pendant toute la vie,
Jusqu’à la mort.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Faites-nous venir à bon port.


5e AVE
48-Je vous salue, Marie,
Le commun refuge de tous.
Vierge toute bénie,
Priez pour nous.
Soyez la Mère
Et la lumière
De ceux qui réclament vers vous.


6e AVE
49-Je vous salue, Marie,
Toute pleine d’humilité.
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
J’en bénirai votre bonté.


7e AVE
50-Je vous salue, Marie,
Pleine de force et de ferveur.
Mettez-en, je vous prie,
Dedans mon cœur.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Retirez-moi de ma tiédeur.


8e AVE
51-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Usez de libéralité.


9e AVE
52-Je vous salue, Marie,
Pleine du don de l’oraison ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Quelque rayon.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Ne me refusez pas ce don.


10e AVE
53-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Virginité,
Vierge très accomplie,
Ayez pitié.
Mains libérales
Et virginales,
Ornez-moi de la pureté.


GLORIA PATRI
54-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


5e DIZAINE


PATER

55-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
56-Je vous salue, Marie,
Pleines des dons du Saint-Esprit ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Sans contredit.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
A la gloire de Jésus-Christ.


2e AVE
57-Je vous salue, Marie,
Toute la Sagesse est en vous,
Vous en êtes remplie
Même pour nous.
Pour la Victoire
Et pour la gloire
De Jésus mort en croix pour tous.


3e AVE
58-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les vertus,
Que vous soyez bénie
Avec Jésus.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Que mes ennemis soient vaincus.


4e AVE
59-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les douceurs ;
Comblez-en, je vous prie,
Vos serviteurs.
Douce Maîtresse,
Grande Princesse,
Gagnez pour Jésus-Christ nos cœurs.


5e AVE
60-Je vous salue, Marie,
En votre riche pauvreté,
Et qu’un chacun s’écrie :
Quelle bonté !
Quelles richesses,
Quelles largesses
Et quelle libéralité !


6e AVE
61-Je vous salue, Marie,
Refuge assuré du pécheur,
Que Dieu même a remplie
De sa douceur.
Dieu notre Père
Est en colère,
Apaisez sa juste fureur.


7e AVE
62-Je vous salue, Marie,
Grand miracle du Dieu vivant,
O merveille inouïe
Du Tout-Puissant !
Que l’homme et l’ange
Donnent louange
A votre Ouvrier excellent.


8e AVE
63-Je vous salue, Marie,
Paradis de la Trinité
Dans sa gloire infinie.
O vérité
Bien surprenante,
Bien consolante !
Gloire à Dieu dans l’éternité.


9e AVE
64-Je vous salue, Marie,
Toute transformée en Jésus !
Jésus est votre vie,
Vous n’êtes plus.
O merveilleuse !
O bienheureuse !
Vos secrets nous sont inconnus.


10e AVE
65-Je vous salue, Marie,
Je vous offre mon pauvre cœur,
Je vous donne ma vie
Et mon honneur.
Souffrez, de grâce,
Que tout bien passe
Par vous à Dieu mon créateur.


GLORIA PATRI
66-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


TRANSPORT D’ALLÉGRESSE

67-Nos couronnes sont faites
De roses, d’œillets et de lis,
Et de mille fleurettes
Du Paradis ;
Ce sont nos anges
Qui les arrangent
Et n’y mêlent point de soucis.


68-Marie est couronnée,
Elle a dans sa main nos bouquets
Et sa tête est ornée
De chapelets.
Que tous lui donnent
De ces couronnes
Qui ne se flétriront jamais.

1-Qu'on chante et qu'on résonne
Qu'aux Noces de Cana
Le Seigneur en personne
Autrefois assista.
En cette sainte pompe,
Prions-le de venir,
A son de trompe, trompe,
Afin de nous bénir.

2-Belle et divine chère !
Bienheureux mariés,
Où Jésus et sa Mère
Étaient des conviés !
A cette sainte pompe,
Convions-les tous les deux,
A son de trompe, trompe,
Pour devenir heureux.

3-Leur sainte compagnie
N'y souffrait aucun mal.
Là, point d'immodestie,
De danse ni de bal.
Chassons de cette pompe
Les plaisirs de Bacchus
A son de trompe, trompe,
Et les jeux de Vénus.

4-En leur sainte présence,
Quelle sobriété !
Quelle chaste innocence !
Quelle sainte gaieté !
A cette sainte pompe
Convions ces vertus,
A son de trompe, trompe,
Pour y garder Jésus.

5-Là, Marie, attentive,
Aux besoins du festin,
Dit d'une foi très vive :
« Mon cher Fils, plus de vin ! »
Crions en cette pompe
Et crions tous les jours
A son de trompe, trompe :
« Marie, à mon secours ! »

6-O miracle ! ô merveille !
De l'eau changée en vin !
Depuis, jamais bouteille
N'en eut de si divin.
Miracle en cette pompe !
Nous demandons, Seigneur,
A son de trompe, trompe,
De changer notre cœur.

7-Adieu, noces charnelles
Des Turcs et des païens !
Que les nôtres soient telles
Que celles des anciens !
Leurs vœux en cette pompe,
Leur repas innocent,
A son de trompe, trompe,
Y rendaient Dieu présent.

8-Loin d'ici la malice
Du monde et de Satan !
Chacun s'y réjouisse
En fils du Dieu vivant.
Dieu règne en cette pompe !
Le crime en soit exclu !
A son de trompe, trompe,
Le Seigneur, et rien plus.

9-Grand Dieu, par votre grâce,
De deux n'en faites qu'un.
Que l'une et l'autre fasse
Son salut en commun.
Joignez nos cœurs en pompe,
D'un si puissant lien,
A son de trompe, trompe,
Qu'on ne nous trouble en rien.

10-Dans notre mariage
Donnez-nous des enfants ;
Gardez-nous du naufrage
Et de tous accidents.
Tout crie en cette pompe,
Avec les deux époux :
A son de trompe, trompe,
Seigneur, bénissez-nous.

DIEU SEUL.

AJPM221 : Adieu au monde (2) & Adieu pour jamais (2) (sur le canon de Pachelbel)

AJPM222 : Les malheurs du monde (2) (sur le canon de Pachelbel)

1-Grand Dieu, donnez-nous du secours,
Armez-vous de votre tonnerre,
Le monde nous fait tous les jours
Partout une cruelle guerre.
C’est l’ennemi le plus malin
Parce qu’il est le plus humain.


2-Amis de Dieu, braves soldats,
Unissons-nous, prenons les armes,
Ne nous laissons pas mettre à bas,
Combattons le monde et ses charmes.
Puisque Dieu même est avec nous,
Nous le vaincrons, combattons tous.


3-Armons-nous de la vérité
Contre les amis du mensonge,
Faisons-leur voir par charité
Que tous leurs biens ne sont qu’un songe,
Armons-nous d’une vive foi,
Nous leur ferons à tous la loi.


4-Mais pour être vraiment vainqueurs,
Et pour avoir tout l’avantage,
Vidons nos esprits et nos cœurs
Des faux préjugés du bas âge.
Vomissons ce cruel venin,
Ou bien nous combattrons en vain.


5-Qu’est-ce que ce monde trompeur ?
C’est l’assemblée universelle
Des pécheurs qui font au Sauveur
Une guerre horrible et cruelle,
Quelquefois tout ouvertement,
Mais plus souvent secrètement.


6-Il est nommé du Saint-Esprit
La chaire de la pestilence,
Le chemin large où l’on périt
Sans qu’on le croie ou qu’on y pense,
La synagogue de Satan
Et le règne de ce tyran.


7-La grande église des malins,
L’infâme et grande Babylone,
Où les démons en souverains
Sont finement sur le trône,
Où tous les biens sont empêchés,
Où l’on enseigne tous péchés.


8-Le monde est Satan travesti
Afin de se rendre agréable,
C’est son armée et son parti
Pour être un prince formidable,
Pour enrôler tout l’univers
A le suivre dans les enfers.


9-O Dieu, qu’il enrôle de gens
Dans ce parti tout diabolique !
Mille petits, dix mille grands,
Le paysan, le politique,
Des demi-dévots, des savants,
Des libertins, de bons vivants.


10-Leur père maître est le démon,
Qui les anime et les entraîne ;
Ils n’offensent Dieu qu’en son nom,
Et quoiqu’ils croient l’avoir en haine,
Il en est le prince et le roi,
En cachette il leur fait la loi.


11-Le monde attaqua Jésus-Christ
Tout le temps qu’il vécut sur terre ;
Il est tous les jours Antéchrist,
Tous les jours il lui fait la guerre ;
Tous les jours il le contredit
Dans ce qu’il fait et ce qu’il dit.


12-Il détruit ou bien contrefait
Ses sentiments et ses maximes ;
Ce que Dieu fait, il le défait
Afin d’autoriser ses crimes.
Il contrefait ses sacrements
Et ses divins commandements.


13-Tous les serviteurs du Seigneur
Sont combattus par sa malice ;
Il leur fait tort, il leur fait peur,
Il les flatte, il leur rend service ;
Il leur compte mille raisons
Afin qu’ils boivent ses poisons.


14-Il fait de leur dévotion
Le sujet de sa raillerie,
Il l’appelle une illusion
Ou bien une bigoterie ;
Il condamne leurs actions,
Il prend mal leurs intentions.


15-Pour détruire leur sainteté
Il se sert de mille malices ;
Pour les tourner de son côté,
Il invente mille injustices.
Mon Dieu, qu’il en a supplanté
Par ses pièges d’iniquité !


16-Il couvre, mais très finement,
Le péché de la vertu même,
Pour le faire entrer doucement
Il flatte, il proteste qu’il aime.
Par ses sourires, ce trompeur
Enfonce un poignard dans le cœur.


17-Le monde est le grand boute-feux
Et le grand instrument des diables
Pour autoriser en tous lieux
Les crimes les plus détestables.
Les mondains nomment scrupuleux
Tous ceux qui ne font pas comme eux.


18-Il sème l’orgueil chez les grands,
La mollesse et la suffisance,
L’ignorance chez les paysans,
L’ivrognerie et médisance ;
L’envie et les divisions
Jusque dans la religion.


19-L’injustice dans les palais,
Dans les lieux publics, les scandales ;
Dans les lits et les lieux secrets,
Les impuretés les plus sales ;
Dans l’église et dans les lieux saints,
L’insolence des libertins.


20-La mollesse et l’oisiveté
Et le luxe parmi les dames,
Le babil et la vanité
Parmi presque toutes les femmes,
L’avarice chez les marchands
Et l’orgueil parmi les savants.
 

 

21-Dans les soldats, les jurements,
Les blasphèmes, les violences.
Partout mille dérèglements,
Les jeux, les bals, les insolences.
De ces péchés tout est rempli,
Le sage même en est sali.


22-Que dis-je, hélas ! je dis trop peu,
Homme et garçon et fille et femme
Sont brûlés presque tous du feu
De sa concupiscence infâme.
Il met partout la vanité,
Presque partout l’impureté.


23-Le monde étant sur son déclin,
Il n’est que crime et qu’injustice,
Il n’a jamais été si fin,
Ni si pénétré de malice ;
Qui sait pécher plus en secret
Il passe pour le plus discret.


24-Le monde est dans l’aveuglement
Et le malheureux se croit sage,
Il est dans l’endurcissement :
Quiconque le reprend, l’outrage...
Hélas ! il ne voit ni n’entend,
C’est ce qui rend son mal très grand.


25-Ne prend-il pas le mal pour bien,
L’utile pour le dommageable,
Pour un bonheur, ce qui n’est rien,
Et pour faux, un bien véritable,
Tant ses erreurs l’ont aveuglé,
Tant ses péchés l’ont déréglé.


26-Il ne sait point la vanité
Des biens que la terre présente,
Il ignore la cruauté
De l’esprit malin qui le tente,
Comme il ne voit que par ses sens,
Il juge mal des biens présents.


27-Il craint un fantôme trompeur ;
Si Dieu menace, il est sans crainte,
Il est sans loi, sans foi, sans peur
Devant cette Majesté sainte ;
Il ne craint point ses jugements
Ni ses terribles châtiments.


28-Ses jugements sont renversés :
Il croit que les fous sont des sages ;
Que les sages sont insensés,
Des bigots, de sots personnages,
Et comme il croit très clairement,
Il décide tout hardiment.


29-Cet aveugle est fier et hardi,
Il ne veut pas qu’on le reprenne
Quoiqu’il soit un grand étourdi.
A le reprendre, on perd sa peine.
Il est, ainsi qu’il est écrit,
Incapable du Saint-Esprit.


30-Chose étonnante, il ne peut pas
Recevoir aucune lumière ;
Il restera jusqu’au trépas,
Ainsi que le diable son père,
Impie, orgueilleux, scandaleux,
Aveugle, endurci, malheureux.


31-Oui malheur au monde, a dit Dieu,
Parce qu’il cause du scandale ;
Il vomit sans cesse en tout lieu
Contre tous sa rage infernale,
Tout homme en est scandalisé,
Le sage comme l’insensé.


32-Dans les métiers et les emplois,
Qu’on voit d’appâts épouvantables
Dont le monde s’est fait des lois
Pour damner plusieurs misérables !
Mais ses scandales sont si fins
Qu’il trompe même les plus saints.


33-Sous l’appât il met l’hameçon
Qui perd l’âme sans qu’elle y pense,
Il mêle en son vin le poison
Qui forme la concupiscence ;
Sous un seul mot dit en riant,
Il cache un poison très criant.


34-Il couvrira l’impureté
D’une fine plaisanterie,
Le luxe de la vanité,
De propreté, de modestie ;
L’avarice et l’orgueil du cœur
D’un bon ménage et point d’honneur...


35-Il fait tirer l’arc aux pécheurs
Contre les âmes innocentes ;
Pour percer leurs yeux et leurs cœurs
En mille façons différentes :
Il forme des pièges malins
De leurs yeux, leur bouche et leurs mains.


36-Il a tant d’adresse à tromper,
L’amorce est si belle et si tendre,
Qu’à peine peut-on l’échapper,
Qu’à peine peut-on s’en défendre :
Heureux celui qui s’est enfui
Dans un désert bien loin d’ici.


37-Il promet à ses sectateurs
Honneurs, plaisirs, biens périssables
Qui sont au fond des biens trompeurs,
Qui ne font que des misérables.
O vanité des vanités !
La plus grande des vérités.


38-Qu’est-ce que tout l’or et l’argent
Et les richesses qu’on appelle ?
Un morceau de terre changeant
Dont la surface paraît belle,
Un morceau de terre doré,
Un métal un peu plus lustré.


39-L’argent est un bien passager,
Il veut toujours changer de maître ;
Quand on l’empêche de changer
Il devient le plus cruel traître,
Quand il est longtemps conservé
Il est un poison réservé.


40-Quelques dépouilles d’animaux,
Des morceaux de boue et de plâtre,
Quelques bois coupés en morceaux,
Une terre blanche et jaunâtre,
Voilà les plus grands biens des fous
Et qui les damnent presque tous.


41-On les perd par mille accidents,
Un voleur les pille ou les mange,
Une rouille se met dedans ;
Que leur changement est étrange !
Il ne durent qu’un seul moment
Pour les perdre éternellement.


42-Voyez-vous ce riche Crésus
Que son argent rend honorable ?
Il perdra bientôt ses écus,
Il mourra comme un misérable.
Qu’emportera-t-il de son bien ?
Hélas ! un linceul ; hélas ! Rien.


43-Tous ces biens ont je ne sais quoi
De pernicieux et funeste ;
Ils cachent un poison chez soi,
Qui nous souille et qui nous empeste,
C’est ce que la foi nous apprend,
C’est ce que le sage comprend.


44-Ces biens passés de main en main
Ont damné l’impie et l’avare,
Ont contracté tant de venin
Qu’à peine un sage s’en sépare.
Ce qui fait que la vérité
Les nomme : dieu d’iniquité.


45-Dès lors qu’on veut les acquérir,
Dès lors on pèche, on est coupable,
Puisque, quand on veut s’enrichir,
On est pris au piège du diable.
Si c’est un mal de les vouloir,
Que sera-ce de les avoir ?


46-Ces biens sont la poix et la glu
Pour lier et perdre les âmes,
Leur pouvoir est comme absolu
Pour les précipiter aux flammes,
A peine peut-on les toucher
Sans s’y coller, sans y pécher.


47-La plus grande difficulté,
Et la plus grande que je sache,
Est d’acquérir la sainteté
En les possédant sans attache ;
C’est un effort miraculeux,
C’est un prodige merveilleux.


48-A-t-on du bien en quantité ?
Vit-on dans l’aise et l’abondance ?
Adieu la foi, la charité,
La pénitence et l’espérance.
C’est ce qu’on voit communément,
Mais je ne comprends pas comment.


49-On voit mille gens aujourd’hui
Qui font du bien mauvais usage,
Et qui gardent le bien d’autrui
Sans réparer aucun dommage.
Que de voleurs fins et rusés
Que le monde a canonisés !


50-Je ne dis mot aux usuriers
Qui sont si communs dans le monde,
Aux partisans, aux gros fermiers
Qui volent sur la terre et l’onde ;
Ils ont trop de biens mal acquis
Pour profiter de mes avis.


51-Mais quoiqu’on les ait justement,
Ce sont des épines piquantes,
Qui piquent, mais secrètement,
Les âmes les plus innocentes.
Que de travaux à les trouver,
Que de soins à les conserver !


52-L’argent est la divinité
Auquel le monde sacrifie
Son temps, son repos, sa santé,
Et tous les biens de l’autre vie,
Sans se soucier du prochain,
Ni même de son souverain.


53-Parlez-lui de gagner du bien,
Il vole, il s’expose, il s’engage ;
Mais de Dieu, ne lui dites rien,
Car il n’entend pas ce langage ;
Son cœur a passé dans son or,
C’est son seul dieu, c’est son trésor.


54-Plus un homme a de revenus,
Et plus les démons l’ensorcellent ;
Pus il a de soins superflus
Qui le piquent, qui le bourrellent ;
Son bien est son cruel tyran
Et plus cruel que n’est Satan.


55-Quand on les perd, quelles douleurs !
L’âme d’un riche en est navrée,
Mais quand il meurt, quelles fureurs !
Sa pauvre âme en est déchirée ;
Quel désespoir et quel effort
D’un malheureux riche à la mort !


56-Oh ! quels terribles jugements
Dieu fait de leur mauvais usage !
Mais dans l’enfer quels châtiments,
Quel désespoir et quelle rage !
Après cela comme les fous,
Avec ces faux biens, damnez-vous.


57-Voilà quelle est la vanité
Des biens que le monde présente,
Qu’il cherche avec avidité
Sans qu’aucun jamais le contente,
Mais ses plaisirs sont aussi faux
Et lui causent autant de maux.


58-Les plus grands plaisirs sont trompeurs,
Ce sont des plaisirs en image
Qui ne contentent point les cœurs ;
Qui les affament davantage,
Qui font ressentir à la fin
Le remords, l’ennui, le chagrin.


59-Il n’a que des plaisirs charnels,
Ce sont des charognes puantes
Qui font des hommes criminels,
Qui rendent les âmes méchantes,
Qui flattent les sens au dehors
Et qui souillent l’âme et le corps.


60-Le pécheur mondain danse et rit
Sur le bord de son précipice,
Devant un Dieu qui le maudit
Et qui s’arme dans sa justice ;
Il foule aux pieds Jésus en croix,
Il méprise ses saintes lois.


61-Il invente pour son malheur
Mille plaisirs et mille modes,
Tabac et poudre de senteur,
Mille raffinements commodes ;
Il ne pense qu’à se garder
De ce qui peut l’incommoder.


62-Il ne s’occupe qu’à penser
A son corps pour le satisfaire ;
Boire et manger, rire et danser
Semble être son unique affaire ;
Tandis qu’il engraisse sa chair,
Il plonge son âme en enfer.


63-Le monde est toujours orgueilleux,
Dans le temps même qu’il s’abaisse ;
Il veut faire éclater aux yeux
Sa modestie et son adresse,
Il est ravi qu’on puisse voir
Ses talents, ses biens, son pouvoir.


64-Il couvre et cache ses défauts
Pour faire montre de sa gloire ;
Il abaisse tous ses égaux
Pour s’en faire partout accroire ;
Il ne veut hanter que les grands,
Il méprise les pauvres gens.


65-On connaît l’orgueil d’un mondain,
Sa gloire vaine et chimérique,
A son air, ses habits, son train,
Lorsqu’il marche, lorsqu’il s’explique,
Il ne respire que grandeur,
Qu’orgueil, que faste et que hauteur.


66-Ce n’est qu’à son corps défendant
Qu’il obéit et qu’il s’abaisse.
A commander il est ardent,
Il croit en avoir la sagesse,
Il affecte la primauté
En tout, jusqu’en l’humilité.


67-Mais, qu’est-ce que tout cet honneur ?
C’est un sommeil, une chimère,
Une fumée, une vapeur,
Un vent, une écume légère,
Un éclat brillant et pompeux
Qui trompe les cœurs et les yeux.


68-C’est le plus fin des hameçons
Que le démon lui puisse tendre,
C’est le plus subtil des poisons
Qu’il donne presque à tous pour prendre.
Satan tombé par son orgueil
Jette le monde au même écueil.


69-Dieu cache au monde ses secrets,
Il lui résiste en sa Sagesse,
Il lui prépare pour jamais
La flamme la plus vengeresse.
Autant qu’il s’est glorifié,
Autant il sera châtié.


70-Que ce maudit monde est trompé !
Il perd tout le temps de la vie,
Ou bien, il est tout occupé
A faire quelques niaiseries ;
S’il n’est pas dans l’oisiveté,
Il s’occupe à l’iniquité.


71-Il est toujours dans les dehors
Sans tourner vers Dieu sa pensée,
Il est tout occupé du corps
Et sa pauvre âme est délaissée,
Il méprise le vrai bonheur
Et s’occupe d’un bien trompeur.


72-Oh ! grand aveugle, oh ! l’imposteur :
Au ciel il préfère la terre,
La créature au Créateur,
A la paix de son Dieu, la guerre,
Le mensonge à la vérité,
Et le temps à l’éternité.


73-On l’entend parler nuit et jour
De la gazette et des nouvelles,
Et de l’armée et de la cour,
Et de mille autres bagatelles,
D’argent, de repas, d’ornements,
De jeu, d’habits, de passe-temps.


74-Il n’est qu’esprit, il n’est qu’ardeur
Pour les affaires temporelles,
Mais que bêtise et que tiédeur
Dans les affaires éternelles.
Quand il joue, il aime à veiller ;
Quand il prie, il faut l’éveiller.


75-Il passe sa vie et son temps
Non à l’unique nécessaire,
Mais à de vains amusements,
A mal faire ou bien à rien faire,
A regarder et babiller,
A visiter et s’habiller.


76-Il est tout endurci du cœur,
Il ne reconnaît pas son crime,
Il ne sent point sa puanteur
Ni le lourd fardeau qui l’opprime ;
Il ne croit pas qu’il ait en soi
Le démon pour père et pour roi.


77-Sans craindre enfer, ni jugement,
Ni Dieu, ni diable, ni vengeance,
Ce maudit pèche hardiment
En riant avec insolence ;
En péchant, il chante ses vers,
Il fait du crime ses concerts.


78-Il dit qu’il a l’esprit trop fort
Pour gémir, pour verser des larmes,
Pour craindre l’enfer ou la mort
Et pour en sentir les alarmes ;
Le bon Dieu, dit-il, est si bon,
A la mort, j’aurai le pardon.


79-Tout insensible aux vérités
Qui font trembler les bonnes âmes,
De vanités en vanités,
De péchés en péchés infâmes,
Il meurt sans appréhension,
Il tombe en la damnation.


80-Il est dur envers le prochain
Lorsqu’il le voit dans la misère,
Il parle au pauvre avec dédain,
S’il lui donne, c’est par colère ;
Il aura du pain pour son chien,
Mais, pour son frère, il n’aura rien.


81-Il est tout plein de dureté
Pour les âmes du purgatoire :
A leurs dépens avec gaieté
On le voit manger, rire et boire.
Il paiera d’un De profundis
Ses pauvres parents étourdis.


82-Il trouve en leurs legs de l’excès,
Il les diminue ou diffère,
Ou par soi-même ou par procès,
Il plaide son père ou sa mère.
O pauvres parents trépassés,
Vos enfants vous ont délaissés !


83-Il fait son plaisir du péché ;
Qu’on offense Dieu, qu’on l’outrage,
Son cœur n’en est pas plus touché,
S’il n’en souffre quelque dommage ;
Il a son intérêt à cœur,
Mais non pas celui du Seigneur.


84-Quoique le monde soit maudit
Et condamné du Sauveur même,
On le voit qui se divertit
Au milieu de son anathème,
Tant il a l’esprit aveuglé,
Tant il a le cœur déréglé.


85-C’est le démon secrètement
Qui le démène et qui l’entraîne,
Qui le lie invisiblement,
Qui le tient captif à la chaîne
Pour opérer l’iniquité
Selon sa seule volonté.


86-Il crie à tous : la paix, la paix,
Mais il n’en a pas pour un double,
Il a mille remords secrets.
Sa plus grande joie est un trouble,
Il est une orageuse mer
Qui ne se peut jamais calmer.


87-Quoiqu’il fasse pour étouffer
Le remords de sa syndérèse,
Il ne peut pas en triompher,
Il ne peut pas vivre à son aise ;
Quoiqu’au dehors il soit joyeux,
Au dedans, il est malheureux.


88-Quoi que fasse cet imposteur
Pour jouir d’une paix parfaite,
Ses péchés passés lui font peur,
Le temps à venir l’inquiète,
Sans qu’il puisse être un seul instant
Vraiment heureux, vraiment content.


89-Dans la vie il ne peut avoir
Que quelque plaisir en figure,
Mais à sa mort quel désespoir,
Quelle rage, quelle écorchure,
Oh ! quels troubles, et quels tourments,
Après la mort, quels châtiments !


90-On lui donne pour ses plaisirs,
Pour ses honneurs et ses richesses,
Mille maux, mille déplaisirs
Et mille peines vengeresses ;
Pour un moment de vanité,
Malheur à toute éternité.


91-Voilà le monde et ses malheurs.
Peut-on aimer ce misérable ?
Peut-on suivre ses sectateurs
Dans leur malheur si déplorable ?
Crions donc tous : malheur, malheur,
Malheur à ce monde trompeur.


92-Voilà plusieurs pièges malins
Dont il prend en secret les âmes,
Pour les attirer à ses fins
Et les précipiter aux flammes ;
Pour nous garantir de ses traits,
Méprisons ses malins attraits.

ADIEU AU MONDE
(cantique attribué à St Louis-Marie Grignion de Montfort)

 

1- Plaisirs trompeurs, retirez-vous,
Je méprise vos charmes ;
Ce qu’on y trouve de plus doux
Nous coûte trop d’alarmes.
Vous avez beau flatter mes sens
Avec un soin extrême,
Tous vos efforts sont impuissants,
Ce n’est plus vous que j’aime.

2- Votre douceur m’avait surpris,
Je la croyais parfaite,
Mais j’en connais enfin le prix
Et mon cœur la rejette.
Retirez-vous, je suis vainqueur,
Fuyez sans plus attendre.
Je vous avais donné mon cœur,
Je viens de le reprendre.

3- Je ne trouve plus de douceurs,
Qu’en la source féconde
Des vrais plaisirs, des vrais honneurs
Que n’offre point le monde :
Le bel amour a pour objet
Un bien toujours durable,
Nul bien chez vous ne fut parfait,
Vous n’avez rien d’aimable.

4- C’est Dieu qui contente mon cœur
Et qui remplit mon âme.
Fut-il une plus noble ardeur,
Une plus digne flamme ?
Fut-il jamais bonheur pareil
Dans ce qui sut me plaire ?
Je n’ai trouvé sous le soleil
Que faiblesse et misère.

 

****************************

 

ADIEU POUR JAMAIS
(cantique attribué à saint Louis-Marie Grignion de Montfort)


1- Adieu pour jamais,
Monde plein de charmes,
Adieu pour jamais,
Je vais vivre en paix.
Que de larmes,
Que d’alarmes
M’ont coûté tes faux attraits !
Je veux m’en défendre
Et je veux me rendre
À ce Dieu d’amour
Qui m’éclaire en ce jour.

2- Aussitôt qu’il luit,
Tout éclat s’efface.
Aussitôt qu’il luit,
Tout éclat s’enfuit.
Tout se passe,
Tout nous lasse,
Tout périt, tout se détruit,
Un seul bien durable
Me paraît aimable,
Ah ! qu’il a d’attraits !
Il ne finit jamais.

3- Pourquoi m’engager,
Si loin du rivage ?
Pourquoi m’engager
Si près du danger ?
Dans l’orage
Qui s’engage,
Aime à se voir submerger.
Une paix profonde
N’est pas dans ce monde.
Mon plus heureux sort,
C’est de gagner le port.

4- Je ne cherche plus
Les pompes mondaines,
Je ne cherche plus
Des biens superflus.
Que leurs chaînes
Font de peines !
J’en connais enfin l’abus.
Si mon cœur désire,
Si mon cœur soupire,
C’est pour un seul bien,
Les autres ne sont rien.

AJPM224 : Les Anges dans nos campagnes (instrumental pour 28 couplets)

AJPM223 : Ode à sainte Cécile (poésie de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus)

Les Anges dans nos campagnes
(paroles en PDF)
74 ko
Les_Anges_dans_nos_campagnes.pdf

1- Ô Sainte bien-aimé, je contemple ravie
Le sillon lumineux qui demeure après toi.
Je crois entendre encor ta douce mélodie,
Oui, ton céleste chant arrive jusqu’à moi.

2- De mon âme exilée, écoute la prière :
Laisse-moi reposer sur ton cœur virginal,
Ce lys immaculé qui brilla sur la terre
D’un éclat merveilleux et presque sans égal.


3- Ô très chaste Colombe, en traversant la vie
Tu ne cherchas jamais d’autre époux que Jésus !
Ayant choisi ton âme, Il se l’était unie,
La trouvant embaumée de toutes les vertus.

4- Cependant un mortel, radieux de jeunesse,
Respira ton parfum, blanche et céleste fleur !
Afin de te cueillir, de gagner ta tendresse,
Valérien voulut te donner tout son cœur.

5- Bientôt il prépara des noces magnifiques,
Son palais retentit de chants mélodieux...
Mais ton cœur virginal redisait des cantiques
Dont l’écho tout divin s’élevait jusqu’aux Cieux !

6- Que pouvais-tu chanter, si loin de ta Patrie,
Et voyant près de toi ce fragile mortel ?
Sans doute tu voulais abandonner la vie
Et t’unir pour toujours à Jésus dans le Ciel...

7- Mais non... j’entends vibrer ta lyre séraphique,
Lyre de ton amour dont l’accent fut si doux,
Tu chantais au Seigneur ce sublime cantique :
« Conserve mon cœur pur, Jésus mon tendre Époux !... »

8- Ineffable abandon ! Divine mélodie !
Tu dévoiles l’amour par ton céleste chant.
L’amour qui ne craint pas, qui s’endort et s’oublie
Sur le Cœur de son Dieu, comme un petit enfant...


9- Dans la voûte azurée parut la blanche étoile,
Qui venait éclairer de ses timides feux
La lumineuse nuit qui nous montra sans voile
Le virginal amour des époux dans les Cieux...


10- Alors Valérien rêvait la jouissance,
Cécile, ton amour était tout son désir...
Il trouva le bonheur dans ta noble alliance :
Tu lui montras la vie qui ne doit pas finir.

11- « Jeune ami, lui dis-tu, près de moi toujours veille
Un Ange du Seigneur qui garde mon cœur pur,
Il ne me quitte pas, alors que je sommeille,
Il me couvre avec joie de ses ailes d’azur.

12- « La nuit, je vois briller son aimable visage
D’un éclat bien plus doux que les feux du matin,
Sa face me paraît la transparente image,
Le pur rayonnement du visage divin. »

13- Valérien reprit : « Montre-moi ce bel Ange,
Afin qu’à ton serment je puisse ajouter foi.
Autrement, crains déjà que mon amour se change
En terrible fureur, en haine contre toi... »


14- Ô Colombe cachée dans le creux de la pierre !
Tu ne redoutais pas les filets du chasseur :
La Face de Jésus te montrait sa lumière,
L’Évangile sacré reposait sur ton cœur...

15- Tu repris aussitôt avec un doux sourire:
« Mon céleste Gardien exauce ton désir,
Bientôt tu le verras, il daignera te dire
Que pour voler aux Cieux, tu dois être martyr.

16- « Mais avant de le voir, il faut que le baptême
Répande dans ton âme une sainte blancheur,
Il faut que le vrai Dieu l’habite par Lui-même,
Il faut que l’Esprit-Saint soit la vie de ton cœur.

17- « Le Verbe, Fils de Dieu et le Fils de Marie,
Dans son immense amour s’immole sur l’autel :
Tu dois aller t’asseoir au Banquet de la Vie
Afin de recevoir Jésus le Pain du Ciel.

18- « Alors, le Séraphin t’appellera son frère,
Et voyant dans ton cœur le trône de son Dieu,
Il te fera quitter les plages de la terre :
Tu verras le séjour de cet esprit de feu. »

19- « Je sens brûler mon cœur d’une nouvelle flamme,
S’écria dans sa joie l’ardent patricien.
Je veux que le vrai Dieu habite dans mon âme,
Cécile, mon amour sera digne du tien !... »

20- Revêtu de la robe emblème d’innocence,
Valérien put voir le bel Ange des Cieux.
Il contempla ravi sa sublime puissance,
Il vit le doux éclat de son front radieux.

21- Le brillant séraphin tenait de fraîches roses
Mélangées de beaux lys éclatants de blancheur.
Dans les jardins du Ciel, ces fleurs étaient écloses
Sous les rayons d’amour de l’Astre créateur.


22- « Époux chéris des Cieux, les roses du martyre
Couronneront vos fronts, dit l’Ange du Seigneur.
Il n’y a pas de voix, il n’y a pas de lyre
Capables de chanter cette grande faveur !

23- « Je m’abîme en mon Dieu, je contemple ses charmes,
Mais je ne puis pour Lui m’immoler et souffrir.
Je ne puis lui donner ni mon sang ni mes larmes,
Malgré tout mon amour, je ne saurais mourir...

24- « La pureté, de l’ange est le brillant partage.
Son immense bonheur ne doit jamais finir,
Mais sur le Séraphin, vous avez l’avantage
Vous pouvez être purs, et vous pouvez souffrir !...

25- « De la virginité, vous voyez le symbole
Dans ces lys embaumés que vous envoie l’Agneau.
Vous serez couronnés de la blanche auréole,
Vous chanterez toujours le cantique nouveau.

26- « Votre chaste union enfantera des âmes
Qui ne rechercheront d’autre époux que Jésus :
Vous les verrez briller comme de pures flammes,
Près du trône divin, au séjour des élus. »

27- Cécile, prête-moi ta douce mélodie :
Je voudrais convertir à Jésus tant de cœurs !
Je voudrais comme toi sacrifier ma vie,
Je voudrais lui donner et mon sang et mes pleurs...

28- Obtiens-moi de goûter sur la rive étrangère
Le parfait abandon, ce doux fruit de l’amour.
Ô ma Sainte chérie ! bientôt, loin de la terre,
Obtiens-moi de voler près de toi sans retour...

(28 Avril 1894)

AJPM226 : Ave Maria de Lourdes (15) : Centenaire & Origine

AJPM225 : Ave Maria de Lourdes (14) : instrumental pour 120 couplets

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
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AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
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AJPM228 : Les Anges dans nos campagnes (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM227 : Noël (cantique de Ste Marguerite-Marie)

Les Anges dans nos campagnes
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Noël & Au Sacré-Cœur de Jésus (paroles en PDF)
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AJPM230 : Ave Maria de Lourdes (16) : instrumental pour 80 couplets

AJPM229 : Lourdes en 270 couplets (sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima)

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
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Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
[paroles en PDF]
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AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
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 III- "SUR CETTE COLLINE"

 

1-    Sur cette colline,
    Marie apparue.
    Au front qu’elle incline,
    Rendons le salut.

R./    Ave, ave, ave Maria ! (bis)

2-    À l’enfant timide
    Priant au vallon,
    Au Gave rapide,
    Elle a dit son nom.

3-    L’enfant le répète
    Comme un doux écho ;
    Le Gave lui prête
    La voix de son flot.

4-    La France l’écoute,
    Se lève soudain,
    Et se met en route,
    Chantant ce refrain :

5-    La voix maternelle
    Dit : « Venez ici ! »
    Le peuple fidèle
    Répond : « Me voici ! »

6-    Un souffle de grâce
    Pousse vers ce lieu ;
    Ce souffle qui passe
    Est celui de Dieu.

7-    Dans cette vallée,
    Pécheur, à ton tour,
    À l’Immaculée
    Redis ton amour.

8-    Voyez la prière
    De vos pèlerins ;
    Montrez-vous leur Mère,
    Faites-en des Saints.

***********************

V- "Ô VOUS QUI SUR TERRE"

& "Ô VIERGE MARIE"

 

1- Ô vous qui sur terre
N’aspirez qu’au Ciel,
Chantez d’une Mère
Le nom immortel.

 

R./ Ave, Ave, Ave Maria ! (bis)

 

2- Elle est apparue ;
Et, dans sa splendeur,
Une enfant l’a vue
Pleine de douceur.

3- Heureuse colline,
Monts qu’elle a ravis,
Que sa main divine
A souvent bénis.

4- Écho des vallées
Qu’avec tant d’amour
Elle a visitées,
Dites tour-à-tour :

5- Gave au doux murmure,
Flots bleus du torrent,
À la Vierge pure
Redites ce chant :

6- Rochers Massabielle,
Rochers glorieux
Qui vîtes si belle
La Reine des Cieux.

7- Et vous, Grotte obscure,
Églantiers fleuris,
À qui, Vierge pure,
Douce elle a souri.

8- Aux hymnes des Anges
Astres radieux,
Mêlez vos louanges :
Chantez, terre et cieux.

9- Ô Mère, j’envie
Le bonheur si doux
De l’enfant bénie
Priant avec vous.

10- Votre doux sourire
Ravissait son cœur,
Et semblait lui dire :
« Prie avec ferveur. »

11- Votre pure image
Soudain la charmait ;
Son chaste visage
Brillant s’enflammait.

12- En votre présence,
Le monde fuyait,
Et dans le silence
Son cœur vous parlait.

13- Un jour, vos paupières
Se voilaient de pleurs,
Vos larmes amères
Montraient vos douleurs.

14- «
Ô Dame si belle,
Pourquoi pleurez-vous ?
Que faire ? dit-elle
Ah ! dites-le nous ! »

15- « Je veux que la France
Après tant d’erreurs,
Fasse pénitence,
Répande des pleurs.

16- « Va, fille fidèle,
Aux prêtres pieux,
Dis qu’une chapelle
S’élève en ce lieu.

17- « Dans ce sanctuaire
Venez m’implorer,
Que toute la terre
Y vienne prier.

18- « Qu’avec allégresse
Chantant mon saint nom
La foule s’y presse
En procession.

19- « La source féconde,
Qui coule en ce lieu,
Va montrer au monde
La bonté de Dieu.

20- « Qu’on y vienne boire,
S’y laver joyeux,
Y chanter ma gloire,
Mes bienfaits nombreux. »

21- L’enfant éblouie
Fixant vos doux traits,
Vous disait ravie,
Devant tant d’attraits :

22- « Ô fleur matinale,
Céleste rayon,
Beauté virginale,
Dites votre nom ! »

23- « Je suis appelée
La Conception
Pure, Immaculée ! »
Gloire à ce saint nom !

24- Bénissez, ô Mère,
Vos pieux enfants ;
Avec leur prière,
Recevez leurs chants.

25- Comme à Bernadette
Parlez-nous toujours ;
L’orage s’apprête,
Veillez sur nos jours.

26- Lys de la vallée,
Ô Reine des fleurs
Vierge Immaculée,
Parfumez nos cœurs.

27- Comme la lumière
Du cierge qui luit,
Que notre prière
Monte à vous sans bruit.

28- Ô brillante étoile,
Bel astre des mers,
Guidez notre voile
Sur les flots amers.

29- Voyez nos angoisses,
Du plus haut des cieux
Et sur nos paroisses
Abaissez les yeux.

30- Dans votre chapelle,
Plein de vos faveurs,
Ô Vierge fidèle,
Nous laissons nos cœurs.

31- Divine Patronne
Qui régnez aux cieux,
Ô Mère si bonne,
Recevez nos vœux.

32- Nous voulons sur terre
Jusqu’au derniers jours
Vous aimer, vous plaire,
Vous chanter toujours :

33- Ô Mère chérie
Donnez-nous l’espoir,
Après cette vie,
Au Ciel de vous voir.

34- Et dans la lumière
Du jour éternel,
Toujours, tendre Mère,
Nous dirons au Ciel :

 

35-    Ô Vierge Marie,
    À ce nom si doux,
    Mon âme ravie
    Chante à vos genoux.

36-    Comme aux temps antiques
    Chanta Gabriel,
    Voici mon cantique
    Ô Reine du Ciel :

37-    Du pauvre qui pleure
    Exaucez les vœux :
    À sa dernière heure
    Montrez-lui les Cieux.

38-    Devant votre image,
    Voyez vos enfants :
    Agréez l’hommage
    De leurs premiers ans.

39-    Soyez le refuge
    Des pauvres pécheurs,
    Ô Mère du Juge,
    Qui sonde les cœurs.

40-    Loin de la patrie,
    Guidez le soldat,
    Protégez sa vie
    Au jour du combat.

41-    Vous, de l’innocence,
    L’aimable soutien,
    Prenez la défense
    Du jeune orphelin.

42-    Vierge, sous votre aile
    Heureux qui s’endort,
    Sa frêle nacelle
    Vogue vers le port.

 

************************

VII- "LES SAINTS ET LES ANGES"

& "AU CIEL ET SUR TERRE"

 

1-    Les Saints et les Anges,
    En chœurs glorieux,
    Chantent vos louanges,
    Ô Reine des Cieux !


R./    Ave, ave, ave Maria ! (bis)

 

2-    Devant votre image,
    Voyez vos enfants.
    Agréez l’hommage
    De leurs plus beaux chants.

3-    Soyez le refuge
    Des pauvres pécheurs,
    Ô Mère du Juge
    Qui connaît nos cœurs.

4-    Ô puissante Reine,
    Dans la Chrétienté
    Remplacez la haine
    Par la charité.

5-    Avec vous, ô Mère,
    Nous voulons prier
    Pour sauver nos frères,
    Les sanctifier.

6-    À l’heure dernière,
    Fermez-nous les yeux.
    À votre prière
    S’ouvriront les Cieux.

 

7- Au Ciel et sur terre,
    Que toutes les voix,
    Pour vous, ô ma Mère,
    Chantent à la fois :

8- Puissante harmonie
    Des mondes errants,
    Sois près de Marie
    L'écho de mes chants.

9- Après Dieu, saints anges,
    Qui méritent mieux
    Vos justes louanges
    Au séjour des Cieux ?

10- Chantez sa victoire,
    Cieux étincelants,
    Racontez sa gloire
    À tous ses enfants.

11- Image pâlie
    Du manteau vermeil,
    Qui revêt Marie,
    Que dis-tu, soleil ?

12- Douce est ta lumière,
    Bel astre des nuits,
    Plus belle est ma Mère,
    Dans le Paradis !

13- Étoiles que j'aime
    À voir resplendir :
    Sur son diadème
    Venez vous unir.

14- Nuit, dans ton silence
    Si mystérieux,
    Au jour qui s'avance
    Dis son nom précieux.

15- Ô Mère chérie,
    Donnez-nous l'espoir,
    Après cette vie,
    Au Ciel, de vous voir.

16- Et dans la lumière
    Du jour éternel,
    Toujours, tendre Mère,
    Nous dirons au Ciel :

 

*************************


VIII- "À MASSABIELLE"

& "AU CIEL, LES SAINTS ANGES"

 

1- À Massabielle
Voici qu’aujourd’hui
Marie nous appelle
Ses enfants chéris.

 

R./ Ave, ave, ave Maria ! (bis)


2- Reine, Notre-Dame,
En chœur triomphal,
Chante et vous acclame
Votre armée loyal(e).

3- Noble souveraine
De ces lieux bénis,
Vous êtes la Reine
De notre pays.

4- Car, auguste Reine
De notre pays,
Êtes suzeraine
De Lourdes aujourd’hui.

5- Et tout près du Gave
Vous nous recevez,
C’est là qu’on se lave
De tous ses péchés.

6- De nos cœurs en fête
Montent tour à tour,
Ô Femme parfaite,
L’hommage et l’amour.

7- Pourquoi sur ces rives
Avez-vous parlé,
Et près des eaux vives
Tous, nous appeler ?

8- Vous vouliez nous dire
Que l’essentiel,
Qui seul peut conduire
Au chemin du Ciel.

9- L’humble Bernadette
Transmit ce désir.
La parole est nette ;
Il faut obéir.

10- Vous nous dites, Mère :
« Vous devez priez. »
Nul chrétien sincère
Ne peut l’oublier.

11- De la pénitence
S’impose la loi ;
Notre orgueil immense
Se cabre d’effroi.

12- Faites l’âme forte
Devant le devoir ;
Ce nous réconforte
D’un divin espoir.

13- Ô Vierge de Lourdes,
Tendez-nous les bras
Quand les tâches lourdes
Nous courbent trop bas.

14- Quand l’ardeur s’émousse,
Relevez nos fronts ;
Soyez-nous très douce
Lorsque nous souffrons.

15- Étouffez les flammes
Des désirs pervers
Et gardez nos âmes
Du feu des enfers.

16- Ô pleine de grâce,
Céleste clarté,
Qu’en nos cœurs s’efface
Toute impureté.

17- Fleur Immaculée,
Calmez nos douleurs.
Lys de la vallée,
Parfumez nos cœurs.

18- Nous voulons vous plaire
Et boire à longs traits
Au flot centenaire
De tous vos bienfaits.

19- Flot qui prend sa source
Près de l’églantier
Et poursuit sa course
Dans le monde entier.

20- Pour qu’un geste éclaire
Notre âme aux abois,
Faites-nous bien faire
Le signe de croix.

21- Votre Cœur très tendre
Et très maternel
Ici fait entendre
Un plus doux appel.

22- Vous séchez nos larmes,
Mère au grand pouvoir,
Et parez de charmes
L’austère devoir.

23- Donnez la clémence,
Quelque soit nos torts,
Sur toute souffrance
De l’âme et du corps.

24- Nos humbles villages,
Nos bourgs, nos cités,
Contre les mirages,
Tenez-les cachés.

25- Malgré ses faiblesses,
Nos serments trahis,
Gardez vos tendresses
À notre pays.

26- Par nous, vous en prie,
Parmi vos bienfaits,
Ajoutez Marie,
Celui de la paix.


27-    Au Ciel, les saints Anges,
    En chœur glorieux,
    Chantent vos louanges,
    Ô Reine des Cieux !

28-    Mais nous sur la terre,
    Sommes vos enfants.
    Consolez, ô Mère,
    Tous les cœurs souffrants.

29-    Soyez l’espérance
    Des pauvres pécheurs
    Pleins de repentance
    Pleurant leurs erreurs.

30-    Donnez assistance
    Aux cœurs délaissés,
    Et la patience
    Aux pauvres blessés.

31-    Pensez au Calvaire,
    À Jésus mourant ;
    Consolez la mère
    Pleurant son enfant.

32-    P

AJPM231 : Lourdes : le Traditionnel sur un nouvel air

AJPM232 : Ave Maria de Lourdes (17) : 18 couplets (chant: Jean-Myriam Chevalier)

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
100 ko
AVE_MARIA_DE_LOURDES_Le_Cantique_de_Procession.pdf

1-    Ô Vierge Marie,
    À ce nom si doux,
    Mon âme ravie
    Chante à vos genoux.

R./    Ave, ave, ave Maria ! (bis)

2-    Vierge Immaculée,
    En vous nous croyons,
    Enfin révélée
    Par votre vrai nom.

3-    Vous nous dites, Mère :
    « Vous devez priez. »
    Nul chrétien sincère
    Ne peut l’oublier.

4-    On dit son rosaire,
    On vit dans la foi ;
    Avec vous, ô Mère,
    On porte sa croix.

5-    De la pénitence
    S’impose la loi ;
    Notre orgueil immense
    Se cabre d’effroi.

6-    Nos croix sont bien lourdes,
    Quand Dieu est lointain,
    La grâce de Lourdes
    Est notre soutien.

7-    Aux grâces nouvelles
    Sachons obéir,
    Car Dieu nous appelle
    À nous convenir.

8-    Vous séchez nos larmes,
    Mère au grand pouvoir,
    Et parez de charmes
    L’austère devoir.

9-    Ô pleine de grâce,
    Céleste clarté,
    Qu’en nos cœurs s’efface
    Toute impureté.

10-    Fleur Immaculée,
    Calmez nos douleurs.
    Lys de la vallée,
    Parfumez nos cœurs.

11-    Ô puissante Reine,
    Dans la Chrétienté
    Remplacez la haine
    Par la charité.

12-    Avec vous, ô Mère,
    Nous voulons prier
    Pour sauver nos frères,
    Les sanctifier.

13-    Soyez l’espérance
    Des pauvres pécheurs
    Pleins de repentance
    Pleurant leurs erreurs.

14-    Voyez la prière
    De vos pèlerins ;
    Montrez-vous leur Mère,
    Faites-en des Saints.

15-    Vierge, sous votre aile
    Heureux qui s’endort,
    Sa frêle nacelle
    Vogue vers le port.

16-    Nous voulons sur terre
    Jusqu’au derniers jours
    Vous aimer, vous plaire,
    Vous chanter toujours :

17-    À l’heure dernière,
    Fermez-nous les yeux.
    À votre prière
    S’ouvriront les Cieux.

18-    Ô Mère chérie
    Donnez-nous l’espoir,
    Après cette vie,
    Au Ciel de vous voir.

AJPM234 : Lourdes sur le canon de Pachelbel (2) : le Centenaire & son résumé

AJPM233 : Lourdes sur le canon de Pachelbel (1) : 192 couplets

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
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Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
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AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
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II- "SUR CETTE COLLINE"

 

1-    Sur cette colline,
    Marie apparue.
    Au front qu’elle incline,
    Rendons le salut.

2-    À l’enfant timide
    Priant au vallon,
    Au Gave rapide,
    Elle a dit son nom.

3-    L’enfant le répète
    Comme un doux écho ;
    Le Gave lui prête
    La voix de son flot.

4-    La France l’écoute,
    Se lève soudain,
    Et se met en route,
    Chantant ce refrain :

5-    La voix maternelle
    Dit : « Venez ici ! »
    Le peuple fidèle
    Répond : « Me voici ! »

6-    Un souffle de grâce
    Pousse vers ce lieu ;
    Ce souffle qui passe
    Est celui de Dieu.

7-    Dans cette vallée,
    Pécheur, à ton tour,
    À l’Immaculée
    Redis ton amour.

8-    Voyez la prière
    De vos pèlerins ;
    Montrez-vous leur Mère,
    Faites-en des Saints.

 

************************

III- "LES SAINTS ET LES ANGES"

 

1-    Les Saints et les Anges,
    En chœurs glorieux,
    Chantent vos louanges,
    Ô Reine des Cieux !

 

2-    Devant votre image,
    Voyez vos enfants.
    Agréez l’hommage
    De leurs plus beaux chants.

3-    Soyez le refuge
    Des pauvres pécheurs,
    Ô Mère du Juge
    Qui connaît nos cœurs.

4-    Ô puissante Reine,
    Dans la Chrétienté
    Remplacez la haine
    Par la charité.

5-    Avec vous, ô Mère,
    Nous voulons prier
    Pour sauver nos frères,
    Les sanctifier.

6-    À l’heure dernière,
    Fermez-nous les yeux.
    À votre prière
    S’ouvriront les Cieux.

 

************************

 

 

 

V- "Ô VOUS QUI SUR TERRE"

 

 

 

1- Ô vous qui sur terre
N’aspirez qu’au Ciel,
Chantez d’une Mère
Le nom immortel.

 


2- Elle est apparue ;
Et, dans sa splendeur,
Une enfant l’a vue
Pleine de douceur.

3- Heureuse colline,
Monts qu’elle a ravis,
Que sa main divine
A souvent bénis.

4- Écho des vallées
Qu’avec tant d’amour
Elle a visitées,
Dites tour-à-tour :

5- Gave au doux murmure,
Flots bleus du torrent,
À la Vierge pure
Redites ce chant :

6- Rochers Massabielle,
Rochers glorieux
Qui vîtes si belle
La Reine des Cieux.

7- Et vous, Grotte obscure,
Églantiers fleuris,
À qui, Vierge pure,
Douce elle a souri.

8- Aux hymnes des Anges
Astres radieux,
Mêlez vos louanges :
Chantez, terre et cieux.

9- Ô Mère, j’envie
Le bonheur si doux
De l’enfant bénie
Priant avec vous.

10- Votre doux sourire
Ravissait son cœur,
Et semblait lui dire :
« Prie avec ferveur. »

11- Votre pure image
Soudain la charmait ;
Son chaste visage
Brillant s’enflammait.

12- En votre présence,
Le monde fuyait,
Et dans le silence
Son cœur vous parlait.

13- Un jour, vos paupières
Se voilaient de pleurs,
Vos larmes amères
Montraient vos douleurs.

14- «
Ô Dame si belle,
Pourquoi pleurez-vous ?
Que faire ? dit-elle
Ah ! dites-le nous ! »

15- « Je veux que la France
Après tant d’erreurs,
Fasse pénitence,
Répande des pleurs.

16- « Va, fille fidèle,
Aux prêtres pieux,
Dis qu’une chapelle
S’élève en ce lieu.

17- « Dans ce sanctuaire
Venez m’implorer,
Que toute la terre
Y vienne prier.

18- « Qu’avec allégresse
Chantant mon saint nom
La foule s’y presse
En procession.

19- « La source féconde,
Qui coule en ce lieu,
Va montrer au monde
La bonté de Dieu.

20- « Qu’on y vienne boire,
S’y laver joyeux,
Y chanter ma gloire,
Mes bienfaits nombreux. »

21- L’enfant éblouie
Fixant vos doux traits,
Vous disait ravie,
Devant tant d’attraits :

22- « Ô fleur matinale,
Céleste rayon,
Beauté virginale,
Dites votre nom ! »

23- « Je suis appelée
La Conception
Pure, Immaculée ! »
Gloire à ce saint nom !

24- Bénissez, ô Mère,
Vos pieux enfants ;
Avec leur prière,
Recevez leurs chants.

25- Comme à Bernadette
Parlez-nous toujours ;
L’orage s’apprête,
Veillez sur nos jours.

26- Lys de la vallée,
Ô Reine des fleurs
Vierge Immaculée,
Parfumez nos cœurs.

27- Comme la lumière
Du cierge qui luit,
Que notre prière
Monte à vous sans bruit.

28- Ô brillante étoile,
Bel astre des mers,
Guidez notre voile
Sur les flots amers.

29- Voyez nos angoisses,
Du plus haut des cieux
Et sur nos paroisses
Abaissez les yeux.

30- Dans votre chapelle,
Plein de vos faveurs,
Ô Vierge fidèle,
Nous laissons nos cœurs.

31- Divine Patronne
Qui régnez aux cieux,
Ô Mère si bonne,
Recevez nos vœux.

32- Nous voulons sur terre
Jusqu’au derniers jours
Vous aimer, vous plaire,
Vous chanter toujours :

33- Ô Mère chérie
Donnez-nous l’espoir,
Après cette vie,
Au Ciel de vous voir.

34- Et dans la lumière
Du jour éternel,
Toujours, tendre Mère,
Nous dirons au Ciel :


 

 

 

 

 

 

***************************

 

VI- "Ô VIERGE MARIE"

 

1-    Ô Vierge Marie,
    À ce nom si doux,
    Mon âme ravie
    Chante à vos genoux.

2-    Comme aux temps antiques
    Chanta Gabriel,
    Voici mon cantique
    Ô Reine du Ciel :

3-    Du pauvre qui pleure
    Exaucez les vœux :
    À sa dernière heure
    Montrez-lui les Cieux.

4-    Devant votre image,
    Voyez vos enfants :
    Agréez l’hommage
    De leurs premiers ans.

5-    Soyez le refuge
    Des pauvres pécheurs,
    Ô Mère du Juge,
    Qui sonde les cœurs.

6-    Loin de la patrie,
    Guidez le soldat,
    Protégez sa vie
    Au jour du combat.

7-    Vous, de l’innocence,
    L’aimable soutien,
    Prenez la défense
    Du jeune orphelin.

8-    Vierge, sous votre aile
    Heureux qui s’endort,
    Sa frêle nacelle
    Vogue vers le port.


9-    « Venez je vous prie,
    Ici plein de foi,
    Avec vos amies,
    Entendre ma voix. »

10-    La grotte où l’on prie,
    Dispense la paix ;
    C’est là que Marie,
    Répand ses bienfaits.

11-    On voit la fontaine
    Couler sans tarir ;
    Et la foule humaine
    Passer sans finir.


12-    Le Dieu qui pardonne,
    Absous le pécheur ;
    La grâce rayonne,
    Au nom du Sauveur.

13-    À l’heure dernière,
    Pour nous les pécheurs,
    Veuillez Sainte Mère
    Prier le Sauveur.


***************************


VII- LES 15 MYSTÈRES DU ROSAIRE
 

 

************************

 

VIII- "AU CIEL ET SUR TERRE"

 

1- Au Ciel et sur terre,
    Que toutes les voix,
    Pour vous, ô ma Mère,
    Chantent à la fois :

2- Puissante harmonie
    Des mondes errants,
    Sois près de Marie
    L'écho de mes chants.

3- Après Dieu, saints anges,
    Qui méritent mieux
    Vos justes louanges
    Au séjour des Cieux ?

4- Chantez sa victoire,
    Cieux étincelants,
    Racontez sa gloire
    À tous ses enfants.

5- Image pâlie
    Du manteau vermeil,
    Qui revêt Marie,
    Que dis-tu, soleil ?

6- Douce est ta lumière,
    Bel astre des nuits,
    Plus belle est ma Mère,
    Dans le Paradis !

7- Étoiles que j'aime
    À voir resplendir :
    Sur son diadème
    Venez vous unir.

8- Nuit, dans ton silence
    Si mystérieux,
    Au jour qui s'avance
    Dis son nom précieux.

9- Ô Mère chérie,
    Donnez-nous l'espoir,
    Après cette vie,
    Au Ciel, de vous voir.

10- Et dans la lumière
    Du jour éternel,
    Toujours, tendre Mère,
    Nous dirons au Ciel :

 

*************************


IX- "À MASSABIELLE"

 

1-    À Massabielle
    Voici qu’aujourd’hui
    Marie nous appelle
    Ses enfants chéris.

2-    Reine, Notre-Dame,
    En chœur triomphal,
    Chante et vous acclame
    Votre armée loyal(e).

3-    Noble Souveraine
    De ces lieux bénis,
    Vous êtes la Reine
    De notre pays.

4-    Car, auguste Reine
    De notre pays,
    Êtes Suzeraine
    De Lourdes aujourd’hui.

5-    Et tout près du Gave
    Vous nous recevez,
    C’est là qu’on se lave
    De tous ses péchés.

6-    De nos cœurs en fête
    Montent tour à tour,
    Ô Femme parfaite,
    L’hommage et l’amour.

7-    Pourquoi sur ces rives
    Avez-vous parlé,
    Et près des eaux vives,
    Tous, nous appeler ?

8-    Vous vouliez nous dire
    Que l’essentiel,
    Qui seul peut conduire
    Au chemin du Ciel.

9-    L’humble Bernadette
    Transmit ce désir.
    La parole est nette :
    Il faut obéir.

10-    Vous nous dites, Mère :
    « Vous devez priez. »
    Nul chrétien sincère
    Ne peut l’oublier.

11-    De la pénitence
    S’impose la loi ;
    Notre orgueil immense
    Se cabre d’effroi.

12-    Faites l’âme forte
    Devant le devoir ;
    Ce nous réconforte
    D’un divin espoir.

13-    Ô Vierge de Lourdes,
    Tendez-nous les bras
    Quand les tâches lourdes
    Nous courbent trop bas.

14-    Quand l’ardeur s’émousse,
    Relevez nos fronts ;
    Soyez-nous très douce
    Lorsque nous souffrons.

15-    Étouffez les flammes
    Des désirs pervers
    Et gardez nos âmes
    Du feu des enfers.

16-    Ô pleine de grâce,
    Céleste clarté,
    Qu’en nos cœurs s’efface
    Toute impureté.

17-    Fleur Immaculée,
    Calmez nos douleurs.
    Lys de la vallée,
    Parfumez nos cœurs.

18-    Nous voulons vous plaire
    Et boire à longs traits
    Au flot centenaire
    De tous vos bienfaits.

19-    Flot qui prend sa source
    Près de l’églantier
    Et poursuit sa course
    Dans le monde entier.

20-    Pour qu’un geste éclaire
    Notre âme aux abois,
    Faites-nous bien faire
    Le signe de Croix.

21-    Votre Cœur très tendre
    Et très maternel
    Ici fait entendre
    Un plus doux appel.

22-    Vous séchez nos larmes,
    Mère au grand pouvoir,
    Et parez de charmes
    L’austère devoir.

23-    Donnez la clémence,
    Quelque soit nos torts,
    Sur toute souffrance
    De l’âme et du corps.

24-    Nos humbles villages,
    Nos bourgs, nos cités,
    Contre les mirages,
    Tenez-les cachés.

25-    Malgré ses faiblesses,
    Nos serments trahis,
    Gardez vos tendresses
    À notre pays.

26-    Par nous, vous en prie,
    Parmi vos bienfaits,
    Ajoutez Marie,
    Celui de la paix.

AJPM236 : Ave maris Stella ou "Salut Astre des mers" (2) (int.: Jean-Myriam chevalier)

AJPM235 : Appel aux enfants (poésie à Ste Jeanne d'Arc de Diana Vaughan)

1- Petits enfants, dont la prière apaise
Du Tout-Puissant le trop juste courroux,
Au six janvier, que la grande Française
Parle à vos cœurs !... Enfants, souvenez-vous !

2- C’est ce jour-là que Jeanne, l’héroïne,
Comme Jésus, naquit en humble lieu :
Ah ! qu’en ce jour, la colère divine
Soit désarmée !... Enfants, priez bien Dieu.

3- Priez, enfants pour notre chère France ;
Au six janvier, implorez à genoux !
Par Jeanne d’Arc, ayons la délivrance ;
Petits enfants, priez Jeanne pour nous !

1- Salut, Astre des mers,
Mère de Dieu, féconde ;
Salut, ô toujours Vierge,
Porte heureuse du Ciel.

2- Vous qui, de Gabriel,
Avez reçu l’Ave,
Fondez-nous dans la paix,
Changez le nom d’Eva.

3- Délivrez les captifs,
Éclairez les aveugles,
Chassez loin tous les maux,
Demandez tous les biens.

4- Montrez-vous notre Mère,
Vous-même offrez nos vœux
À Dieu qui, né pour nous,
De vous a voulu naître.

5- Ô Vierge incomparable,
Vierge douce entre toutes,
Faites que, sans souillures,
Nous vivions doux et chastes.

6- Rendez notre vie pure,
Assurez notre route,
Pour que, voyant Jésus,
Notre joie soit sans fin.

7- Louange à Dieu le Père,
Gloire au Christ-Souverain,
Ainsi qu’au Saint-Esprit,
Aux Trois un seul honneur.

Amen.

AJPM237 : Fatima sur le canon de Pachelbel

AJPM238 : Lourdes & Fatima (Ave Maria instrumental pour le traditionnel et le centenaire)

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
100 ko
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AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
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AJPM240 : Le tout pour Dieu (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM239 : "Pitié, mon Dieu !" (1) : instrumental

Plage 11 du CD "Le Chrétien"

Le tout pour Dieu ! (paroles en PDF)
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VŒU NATIONAL
AU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS
Cantique du pèlerinage de Paray-le-Monial (juin 1873)

1- Pitié, mon Dieu ! c’est pour notre patrie
Que nous prions au pied de cet autel.
Les bras liés et la face meurtrie,
Elle a porté ses regards vers le ciel.

R./ Dieu de clémence,
Ô Dieu vainqueur  !
Sauvez Rome et la France,
Par votre Sacré-Cœur !
(bis)

2- Pitié, mon Dieu ! sur un nouveau Calvaire,
Gémit le Chef de votre Église en pleurs :
Glorifiez le Successeur de Pierre
Par un triomphe égal à ses douleurs.

3- Pitié, mon Dieu ! la Vierge immaculée
N’a pas en vain fait entendre sa voix :
Sur notre terre ingrate et désolée
Les fleurs du Ciel croîtront comme autrefois.


4- Pitié, mon Dieu ! pour tant d’hommes fragiles,
Vous outrageant, sans savoir ce qu’ils font :
Faites renaître, en traits indélébiles,
Le sceau du Christ, imprimé sur leur front !

5- Pitié, mon Dieu ! votre Cœur adorable
À nos soupirs ne sera pas fermé :
Il nous convie au mystère ineffable
Qui ravissait l’Apôtre bien-aimé.


6- Pitié, mon Dieu ! que la source de vie
Auprès de nous ne coule pas en vain !
Mais qu’en ces lieux Marguerite-Marie
Nous associe à son tourment divin !

7- Pitié, mon Dieu ! Quand, à votre servante
De votre Cœur vous dévoiliez l’amour,
Vous avez vu la France pénitente
À ce trésor venant puiser un jour.

8- Pitié, mon Dieu ! trop faibles sont nos âmes
Pour désarmer votre juste courroux :
Embrasez-les de généreuses flammes
Et rendez-les moins indignes de vous !

9- Pitié, mon Dieu ! Si votre main châtie
Un peuple ingrat qui semble la braver,
Elle commande à la mort, à la vie :
Par un miracle elle peut nous sauver.

10- Pitié, mon Dieu ! Que votre règne arrive !
Que votre nom soit partout respecté :
Que sur la terre à vos lois attentive
Tout obéisse à votre Volonté !

AJPM321 : "Chrétien, veux-tu plaire à mon Cœur" (Int. : J-M Chevalier)

AJPM322 : La Rosée Divine ou le Lait Virginal de Marie (poésie de Ste Thérèse)

Version sans percussions ici :

 plage 6 du CD "Le Chrétien"

1- Mon Doux Jésus, sur le sein de ta Mère
Tu m’apparais, tout rayonnant d’Amour.
L’Amour, voilà l’ineffable mystère
Qui t’exila du Céleste Séjour...
Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile
Qui te dérobe à tout regard mortel
Et près de toi, ô Matinale Étoile !
Je trouverai un avant-goût du Ciel.


2- Dès le réveil d’une nouvelle aurore,
Quand du soleil on voit les premiers feux,
La tendre fleur qui commence d’éclore
Attend d’en haut un baume précieux :
C’est du matin la rosée bienfaisante
Toute remplie d’une douce fraîcheur,
Qui produisant une sève abondante,
Du frais bouton fait entrouvrir la fleur.

3- C’est toi, Jésus la Fleur à peine éclose,
Je te contemple à ton premier réveil,
C’est toi, Jésus, la ravissante Rose,
Le frais bouton, gracieux et vermeil.
Les bras si purs de ta Mère chérie
Forment pour toi berceau, trône royal ;
Ton doux soleil, c’est le sein de Marie
Et ta Rosée, c’est le Lait Virginal !...

4- Mon Bien-Aimé, mon divin petit Frère,
Dans ton regard je vois tout l’avenir :
Bientôt pour moi tu quitteras ta Mère,
Déjà l’Amour te presse de souffrir.
Mais sur la Croix, ô Fleur Épanouie !
Je reconnais ton parfum matinal,
Je reconnais la Rosée de Marie.
Ton Sang divin, c’est le Lait Virginal !...

5- Cette rosée se cache au sanctuaire,
L’Ange des Cieux la contemple ravi,
Offrant à Dieu sa sublime prière
Comme Saint Jean, il redit : « Le voici ! »
Oui, le voici, ce Verbe fait Hostie,
Prêtre éternel, Agneau sacerdotal,
Le Fils de Dieu, c’est le Fils de Marie,
Le Pain de l’Ange est le Lait Virginal.

6- Le Séraphin se nourrit de la gloire,
Au Paradis son bonheur est parfait.
Moi faible enfant, je ne vois au ciboire
Que la couleur, la figure du Lait ;
Mais c’est le Lait qui convient à l’enfance
Et de Jésus l’Amour est sans égal :
Ô tendre Amour ! Insondable puissance
Ma blanche Hostie, c’est le Lait Virginal !...

1- Chrétien, veux-tu plaire à mon Cœur,
Gagner le Ciel et son bonheur ?
Écoute ma parole. (bis)

R./ Oui, nous le jurons,
À ton appel nous répondrons !
Oui, nous le jurons,
En vrais chrétiens tous nous vivrons !


2- Sans peur et sans respect humain,
Marche toujours droit ton chemin ;
Sois fier de tes croyances. (bis)

3- Le dimanche, messe entendras,
Le saint repos tu garderas :
Donne à Dieu le dimanche. (bis)

4- Le soir, avant de t'endormir,
Demande à Dieu de te bénir,
Récite tes prières. (bis)

5- Je t'ai donné le Pain du Ciel,
Viens le cœur pur à mon autel
Manger ce Pain de vie. (bis)

6- Ne fais jamais de faux serments.
Évite les vains jurements,
Déteste le blasphème. (bis)

7- L'Église à pleine autorité
Pour t'enseigner la vérité.
Respecte sa doctrine. (bis)

8- Fuis le journal blasphémateur,
Renonce au livre corrupteur.
Ils ont perdu tant d'âmes ! (bis)

9- Époux, le vrai bonheur pour toi,
C'est que toujours ma sainte loi
Préside à ta famille. (bis)

10- Que la Vierge, quand tu mourras,
Soutienne ton front sur ses bras :
Elle est ta bonne Mère. (bis)

11- Ainsi tu reverras au Ciel,
Dans le rendez-vous éternel,
Tous ceux que ton cœur aime. (bis)

AJPM323 : "Travaillez à votre salut" (Int. : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM324 : L'atome de Jésus-Hostie (poésie de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus)

Version sans percussions ici : plage 7 du CD "La Mission"

1- Je ne suis qu’un grain de poussière,
Mais je veux fixer mon séjour
Dans les ombres du sanctuaire
Avec le Prisonnier d’Amour.
Ah ! vers l’Hostie mon âme aspire :
Je l’aime et ne veux rien de plus !
C’est le Dieu caché qui m’attire,
Je suis l’atome de Jésus...


2- Je veux rester dans l’ignorance,
Dans l’oubli de tout le créé
Et consoler par mon silence
L’Hôte du ciboire sacré.
Oh ! je voudrais sauver les âmes,
Des pécheurs faire des élus...
D’un apôtre donnez les flammes
À votre atome, doux Jésus !....


3- Si je suis méprisée du monde,
S’il me regarde comme un rien,
Une paix divine m’inonde
Car j’ai l’Hostie pour mon soutien :
Quand je m’approche du ciboire
Tous mes soupirs sont entendus...
Être un néant, voilà ma gloire,
Je suis l’atome de Jésus....
 
4- Parfois lorsque le Ciel est sombre,
L’atome ne pouvant voler,
Il aime se cachant dans l’ombre,
À la porte d’or s’attacher :
Alors la Divine lumière
Qui réjouit tous les élus
Vient réchauffer sur cette terre
Le pauvre atome de Jésus...

5- Sous les chauds rayons de la grâce
L’atome devient scintillant,
Quand la légère brise passe
Il se balance doucement...
Oh ! quel ineffable délice,
Quels bienfaits n’a-t-il pas reçus ?...
Jusqu’auprès de l’Hostie se glisse
Le pauvre atome de Jésus...

6- Se consumant près de l’Hostie
Dans le tabernacle d’amour,
Ainsi s’écoulera ma vie
En attendant le dernier jour.
Quand l’épreuve sera finie
Volant au séjour des élus
L’Atome de l’Eucharistie
Brillera près de son Jésus !...

1- Travaillez à votre salut ;
Quand on le veut, il est facile.
Chrétiens n'ayez pas d'autre but,
Sans lui tout devient inutile. (bis)

R./ Sans le salut (bis), pensez-y bien,
Tout ne vous servira de rien.
(bis)

2- Oh ! que l'on perd en le perdant !
On perd le céleste héritage ;
Au lieu d'un bonheur si charmant,
On a l'enfer pour son partage. (bis)

3- Que sert de gagner l'univers,
Dit Jésus, si l'on perd son âme,
Et s'il faut, au fond des enfers,
Brûler dans l'éternelle flamme ? (bis)

4- Rien n'est digne d'empressement
Si ce n'est la vie éternelle ;
Tout le reste est amusement,
Tout n'est que pure bagatelle. (bis)

5- C'est pour toute une éternité
Qu'on est heureux ou misérable ;
Que, devant cette vérité,
Tout ce qui passe est méprisable ! (bis)

6- Grand Dieu, que tant que nous vivrons,
Cette vérité nous pénètre !
Ah ! faites que nous nous sauvions,
À quelque prix que ce puisse être ! (bis)

AJPM 326 : Mes Armes (poésie de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus)

AJPM325 : Le dévot esclave de Jésus en Marie (Int. : Jean-Myriam Chevalier)

Le dévot esclave de Jésus en Marie (paroles en PDF)
86 ko
Le_devot_esclave_de_Jesus_en_Marie_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

1- Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes,
Sa main divine a daigné me parer.
Rien désormais ne me cause d’alarmes :
De son amour qui peut me séparer ?
À ses côtés, m’élançant dans l’arène,
Je ne craindrai ni le fer ni le feu :
Mes ennemis sauront que je suis reine
Que je suis l’épouse d’un Dieu !
Ô mon Jésus ! je garderai l’armure
Que je revêts sous tes yeux adorés ;
Jusqu’au soir de la vie, ma plus belle parure
Seront mes Vœux sacrés !

2- Ô Pauvreté, mon premier sacrifice,
Jusqu’à la mort tu me suivras partout ;
Car je le sais, pour courir dans la lice
L’athlète doit se détacher de tout.
Goûtez, mondains, le remords et la peine,
Ces fruits amers de votre vanité.
Joyeusement, moi je cueille en l’arène
Les palmes de la Pauvreté.
Jésus a dit : « C’est par la violence
Que l’on ravit le royaume des Cieux. »
Eh bien ! la Pauvreté me servira de Lance,
De Casque glorieux.


3- La Chasteté me rend la sœur des Anges,
De ces Esprits purs et victorieux.
J’espère un jour voler en leurs phalanges,
Mais dans l’exil je dois lutter comme eux :
Je dois lutter sans repos et sans trêve
Pour mon Époux le Seigneur des seigneurs.
La Chasteté c’est le céleste Glaive
Qui peut lui conquérir les cœurs,
La Chasteté c’est mon arme invincible :
Mes ennemis par elle sont vaincus,
Par elle je deviens, ô bonheur indicible !
L’Épouse de Jésus.


4- L’ange orgueilleux au sein de la lumière
S’est écrié : « Je n’obéirai pas ! »
Moi je m’écrie dans la nuit de la terre :
« Je veux toujours obéir ici-bas. »
Je sens en moi naître une sainte audace,
De tout l’enfer je brave la fureur :
L’Obéissance est ma forte Cuirasse
Et le Bouclier de mon cœur.
Dieu des Armées, je ne veux d’autres gloires
Que de soumettre en tout ma volonté,
Puisque l’Obéissant redira ses victoires
Toute l’Éternité.


5- Si du Guerrier j’ai les armes puissantes,
Si je l’imite et lutte vaillamment,
Comme la Vierge aux grâces ravissantes
Je veux aussi chanter en combattant :
Tu fais vibrer de ta lyre les cordes,
Et cette lyre, ô Jésus, c’est mon cœur !
Alors je puis de tes Miséricordes
Chanter la force et la douceur :
En souriant je brave la mitraille
Et dans tes bras, ô mon Époux Divin,
En chantant je mourrai, sur le champ de bataille
Les Armes à la main !...

AJPM328 : Le parfait et zélé missionnaire (2) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM327 : Venez, divin Messie ! (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

Venez, divin Messie ! 
(paroles en PDF)
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Venez_divin_Messie_.pdf

RÉSOLUTIONS ET PRIÈRES D’UN PARFAIT ET ZÉLÉ MISSIONNAIRE

1-C’en est fait, je cours par le monde,
J’ai pris une humeur vagabonde
Pour sauver mon pauvre prochain.
Quoi ! je verrais l’âme de mon cher frère
Périr partout par le péché
Sans que mon cœur en fût touché ?
Non, non, Seigneur (bis), elle est trop chère.

2-Je verrais cette âme si belle
Tomber dans la mort éternelle
Sans qu’aucun en eût chagrin ?
Quoi ! je verrais le Sang d’un Dieu qui l’aime
Inutilement répandu
Et son prix pour jamais perdu ?
J’aimerais mieux (bis) être anathème.

3-Ah ! Seigneur, chacun vous outrage
Dans l’homme, votre belle image ;
Sans parler, je le souffrirais ?
Vos ennemis ravissent votre gloire,
Et je serais de leur côté ?
Plutôt la mort, en vérité,
A moi, Seigneur (bis), j’aurai victoire !

4-O grand Dieu, donnez-moi vos armes
Pour vaincre le monde et ses charmes
Et ce qui s’oppose à vos lois.
Mettez, mettez pour convertir les âmes
En mon âme la sainteté,
En mon esprit la vérité,
Et dans mon cœur (bis), vos pures flammes.

5-Donnez-moi le don de sagesse
Et cette charité qui presse
Et qui fait un homme divin.
Faites, grand Dieu, de ma bouche un tonnerre
Pour détruire l’iniquité,
Afin que votre volonté
Soit faite au ciel (bis) et sur la terre.

6-C’est à vous, Seigneur, que je vise ;
Vous êtes seul mon entreprise,
A vous seul sans respect humain.
Je foule aux pieds le monde et sa figure ;
Si mon zèle plait à vos yeux,
Je me trouverai bienheureux
De devenir (bis) sa balayure.

7-On parcourt pour un grain de sable
La mer et la terre habitable
Avec des travaux infinis.
Pour vous, mon Dieu, je n’aurais aucun zèle ?
Pour gagner le Sang de mon Dieu
Je n’en remuerais pas du lieu ?
Oh ! quel mépris (bis) d’un infidèle !

8-Qu’un cheval tombe sous sa charge,
On est sensible, on le décharge,
Mais pour l’âme on n’a que mépris.
Elle est tombée, elle dort dans le crime,
On ne la relèvera pas.
Va-t’en, pauvre âme, où tu pourras,
Meurs en péché (bis), tombe dans l’abîme.

9-Ah ! partout le démon qui tente,
Partout la moisson abondante
Et très peu d’ouvriers de Dieu ;
Prions, prions le père de famille
D’abattre l’orgueil du démon
Et d’envoyer dans sa moisson
Des ouvriers (bis) de l’Évangile.

10-Le soldat bat partout la caisse,
A s’armer un chacun s’empresse,
L’on fait des régiments en peu.
Mais pour défendre un Dieu que l’on offense,
Lève-t-on quelque régiment,
Fait-on quelque saint armement ?
Hélas ! hélas ! (bis) aucun n’y pense.

11-Faux dévot, âme si charnelle,
Repose avec l’homme infidèle,
Dors en paix, tu n’es point blessé.
Rien ne te nuit, aucun ne t’endommage ;
Ne t’embarrasse point d’autrui.
S’il se damne, tant pis pour lui.
Cruel repos (bis), cruel outrage !

12-Je ne puis reposer une heure
Ni garder la même demeure
En voyant Jésus offensé.
Hélas ! partout chacun lui fait la guerre.
Le péché règne en tous les lieux,
Les âmes tombent dans les feux.
Je veux gronder (bis) comme un tonnerre.

13-O mon Dieu, pour votre Évangile,
Je veux souffrir de ville en ville
Mille affronts, mille et mille maux.
Si par ma vie et le sang de mes veines
Je ne détruis qu’un seul péché,
Si je ne fais qu’un cœur touché,
Vous payez trop (bis) toutes mes peines.

14-Quand je ne sauverais personne,
Je ne perdrais pas la couronne
Préparée à mes seuls travaux.
Car ce n’est pas le fruit qu’on récompense,
Mais la semence qu’on répand,
Mais le travail que l’on y prend.
Le prix convient (bis) à la souffrance.

15-O mon Dieu, quoique je vous aime,
J’appréhende tout de moi-même :
Soutenez mon infirmité.
Quand je serais saint comme les apôtres,
Quand j’aurais gagné l’univers,
Je puis tomber dans les enfers,
Voulant sauver (bis) l’âme des autres.

16-Rendez-moi toujours bien fidèle
Dans les pratiques de mon zèle
Aux devoirs de la sainteté ;
Que nuit et jour ma source rejaillisse,
Mais cependant sans m’appauvrir ;
Que je prêche pour convertir,
Mais qu’en prêchant (bis), je me remplisse.

17-Loin de moi ces zélés austères,
Pleins de rigueurs et de colère,
Prétextes de la charité.
Peu de vinaigre avec quantité d’huile
Gagne les esprits et les cœurs,
Convertit les plus grands pécheurs,
Comme l’on voit (bis) dans l’Évangile.

18-O mon Dieu, votre seule grâce
Pour m’aider, afin que je fasse
Par sur tout votre volonté.
Malgré l’enfer, malgré la chair et l’homme,
Je veux vous faire aimer, Seigneur,
Et si ma mort vous fait honneur,
Je suis content (bis) que l’on m’assomme.

19-Que partout j’aie un air modeste,
Un zèle agréable et céleste,
Mais sans fard et sans vanité,
Sans m’appuyer d’aucune flatterie ;
Que je me fasse tout à tous
Avec un cœur ouvert et doux,
Sans rebuter (bis) le pire impie.

20-Je m’attache à l’obéissance,
Elle est mon unique prudence
Pour prêcher avec sûreté,
Car je connais par mon expérience
Que c’est un mal qu’un zèle ardent,
Lorsqu’il n’est pas humble et prudent
Selon les lois (bis) de la science.

21-Loin de moi, pasteurs mercenaires,
Pasteurs, mais grands hommes d’affaires
Qui prêchez, mais par intérêt ;
Pour moi, je suis un Dieu pauvre sur terre,
Sans posséder aucun argent
Et sans craindre aussi le sergent,
Sans essuyer (bis) aucune guerre.

22-Quoique je ne plante ni sème,
Je suis plus riche que vous-même.
Croyez-moi, Messieurs, s’il vous plait ;
Car il est vrai que ma prudence est fine,
J’ai pris les riches pour fermiers,
J’ai ce qu’il faut de leurs deniers
Et j’ai chez eux (bis) cave et cuisine.

23-Ce n’est pas que je vous méprise,
Si vous n’avez pas pour devise
Ce parfait et grand dénuement ;
Mais apprenez que, par votre avarice,
Vous gagnez peu dans vos travaux,
Vous vous causez de très grands maux,
Et souvent c’est (bis) une injustice.

24-Combien de prêtres inutiles
Dont les grands talents sont stériles
Faute de ce détachement ?
Ils prêchent bien, on ne peut pas mieux dire,
Mais aucun pécheur n’est touché,
Après qu’ils ont si bien prêché ;
Quels fruits ont-ils ? (bis) On les admire.

25-On ne voit plus parmi nous autres
De ces véritables apôtres
Qu’on voyait briller autrefois.
C’est qu’il n’est plus des pauvres volontaires ;
On cherche un établissement,
On veut, quoique indirectement,
Un peu d’argent (bis) pour ses affaires.

26-Cet argent est une eau bourbeuse
Qui souille une âme généreuse
Et la fait ramper sous ses lois ;
Ce métal a je ne sais quoi d’infâme
Dont le pur zèle est tout taché ;
Quoiqu’il en semble détaché,
Il refroidit (bis) sa pure flamme.

27-Point d’argent : cette lourde masse
Et me captive et me terrasse ;
Plus j’en ai, plus je suis rampant,
Mais moins j’en ai, plus mon âme est légère.
Il me rend lourd comme un chameau,
Sans lui, je suis comme un oiseau,
Je vole au ciel (bis) dans la lumière.

28-Mon Jésus, je veux être sage,
Je ne veux que vous pour partage,
Pour mon bien et tout mon valant.
Mon Dieu, vous seul et le salut des âmes,
Sans récompense d’un denier ;
Je suis bien riche en mon métier,
Si mon cœur est (bis) riche en vos flammes.

29-Donnez-moi, Seigneur, je vous prie,
Un zèle tout plein d’industrie ;
Montrez-moi toute vérité ;
Embrasez-moi d’une flamme nouvelle,
Enseignez-moi quelque secret
Qui rende l’homme plus parfait,
Plus circonspect (bis) et plus fidèle.

30-Gardez-moi d’un grand précipice :
Du scrupule dans la justice,
De l’esprit de la nouveauté,
Soit dans ma foi, mon zèle ou ma conduite ;
Gardez-moi de l’illusion,
De la fausse dévotion,
Pour ne marcher (bis) qu’à votre suite.

31-Je suis prêt, ô Jésus mon Maître,
De prêcher partout, de paraître,
Soutenu de votre vertu,
Faites de moi votre missionnaire ;
Quand je n’aurais de revenus
Que des affronts et des rebuts,
J’en suis content (bis), cher exemplaire.

32-O Marie, ô ma bonne Mère,
Servez-moi d’une armée entière,
Hâtez-vous, je suis combattu :
Que ma parole augmente et fructifie,
Que je rompe l’iniquité
Et que je croisse en sainteté,
Et que mon Dieu (bis) s’en glorifie.

DIEU SEUL.

AJPM330 : "Belle Nuit" (Noël allemand "Stille nacht" / Int. : J-M Chevalier)

AJPM329 : La prière (cantique du Petit Séminaire de Lyon / Int. : J-M Chevalier)

Douce nuit 
(paroles en PDF)
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1- Prions avec ferveur ;
D'un cœur humble et sincère,
Que l'ardente prière
Monte jusqu'au Seigneur :
Prions avec ferveur. (bis)

2- Devoir délicieux !
Par toi notre âme adore,
Croit, espère, aime, implore,
S'élève jusqu'aux cieux ;
Devoir délicieux ! (bis)

3- Que ton pouvoir est grand,
Ô prière propice !
Tu fléchis la justice
Du Seigneur tout-puissant :
Que ton pouvoir est grand ! (bis)

4- Lorsque prie un pécheur,
Ta voix obtient sa grâce ;
Que de crimes efface
Une larme du cœur,
Lorsque prie un pécheur ! (bis)

5- Aux pieds de son Sauveur,
Qu'une âme pénitente
Est heureuse et contente
De répandre son cœur,
Aux pieds de son Sauveur. (bis)

6- À l'ombre des autels,
Heureux celui qui prie
Et qui se sanctifie
Loin des regards mortels,
À l'ombre des autels ! (bis)

7- De l'éternel bonheur
La source est la prière ;
À son feu salutaire
S'enflamme notre cœur
Pour l'éternel bonheur ! (bis)

8- Même au sein des malheurs,
En Dieu seul si j'espère,
Il me comble, en bon père,
D'ineffables douceurs,
Même au sein des malheurs. (bis)

9- Qu'une ardente oraison
Touche et console l'âme !
Tout cède à cette flamme :
Quel plus précieux don
Qu'une ardente oraison ! (bis)

10- Prions donc notre Dieu,
Et prions-le sans cesse ;
Implorons sa tendresse
En tout temps, en tout lieu :
Prions donc notre Dieu. (bis)

11- Pour vous prier, Seigneur,
Que faut-il que je fasse ?
J'ai besoin de la grâce ;
Donnez-moi la ferveur
Pour vous prier, Seigneur. (bis)

AJPM331 : Il est né le divin Enfant (int. : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM332 : Entre le bœuf et l'âne gris (int. : Jean-Myriam Chevalier)

Les Chœurs Angéliques 
& Entre le bœuf et l'âne gris
(paroles en PDF)
80 ko
Les_Choeurs_Angeliques_Entre_le_boeuf_et_l_ane_gris.pdf
Il est né le Divin Enfant 
(paroles en PDF)
61 ko
Il_est_ne_le_Divin_Enfant.pdf

AJPM333 : Il est né le Divin Enfant (instrumental)

AJPM334 : 2 Noëls musicaux (Il est né le Divin Enfant & Les Anges dans nos campagnes)

Les Anges dans nos campagnes
(paroles en PDF)
74 ko
Les_Anges_dans_nos_campagnes.pdf
Il est né le Divin Enfant 
(paroles en PDF)
61 ko
Il_est_ne_le_Divin_Enfant.pdf

AJPM335 : Douce nuit (Int. : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM336 : La marche des Rois (en 2 versions / Int. Jean-Myriam Chevalier)

La marche des Rois 
(paroles en PDF)
63 ko
La_marche_des_Rois.pdf
Douce nuit 
(paroles en PDF)
72 ko
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AJPM337 : Il est né le Divin Enfant (Int. : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM338 : Les Anges dans nos campagnes (Int. : Jean-Myriam Chevalier)

Les Anges dans nos campagnes
(paroles en PDF)
74 ko
Les_Anges_dans_nos_campagnes.pdf
Il est né le Divin Enfant 
(paroles en PDF)
61 ko
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AJPM339 : Mère de l'Espérance (cantique de Pontmain / Int. : J-M Chevalier)

AJPM340 : Peuple fidèle (Adeste fideles / Int. : Jean-Myriam Chevalier)

Peuple fidèle 
(paroles en PDF)
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Mère de l'Espérance
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