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Montfort AJPM

 

Ad Jesum per Mariam

Gilbert Chevalier, aveugle (vendéen), compositeur-interprète, a mis en musique, depuis les années 80 jusqu'à ce jour, l'intégralité des cantiques de St Louis-Marie Grignion de Montfort (environ 200), et ce, sur plusieurs airs (environ un millier), cantiques que lui-même chante et joue, toujours en continu ; vous en trouverez ici plusieurs échantillons avec d'autres cantiques (Ave Maria, Stes Thérèse & Jeanne d'Arc, etc)

Sur le Blog Montfort AJPM, vous trouverez les indications nécessaires pour télécharger les cantiques et suivre les nouvelles parutions au jour le jour.

-- CD en ventes ici : www.montfort.kingeshop.com --

La suite de l'Intégral I en vidéos est ici.

*** L'Intégral I en version mp3***

Version améliorée : lot de 19 CD, comprenant la partie des dévotions

des cantiques de saint Louis-Marie

Grignion de Montfort

ainsi que des Prières et Litanies chantées.

Intégralité des paroles (PDF) :

Français  English

AJPM2 : Précieux Scapulaire (cantique du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel)

AJPM1 : Intégral Montfort Cantiques I

Hymns of St. Louis-Marie Grignion de Montfort
1,6 Mo
Hymns_of_St_Louis_Marie_Grignion_de_Montfort.pdf
Intégralité des paroles de tous les Cantiques de St Louis-Marie Grignion de Montfort
530 ko
Cantiques_de_St_Louis_Marie_Grignion_de_Montfort.pdf
Précieux Scapulaire (de Notre-Dame du Mont-Carmel _ paroles en PDF)
84 ko
Precieux_Scapulaire_de_Notre_Dame_du_Mont_Carmel_.pdf

La salutaire promesse attachée au port du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, voir ICI &

 

De Marie, voulez-vous revêtir
Les incomparables Livrées ?
Voici donc, pour vous faire plaisir
Où vous pourrez les trouver :

www.traditions-monastiques.com/…/11-scapulaire-m…

INTÉGRAL I des CANTIQUES montfortains

enregistré entre 1979 et 1981


Gilbert Chevalier joue à l'orgue et chante les cantiques en même temps, c'est-à-dire que, vu sa cécité, tout en lisant le braille de la main gauche, il s'accompagne de la droite et du pédalier à l'orgue.

 

HISTORIQUE :


Il s'agit d'un sauvetage
Suite à un double naufrage.
Solesmes posséda ces chants :
Il les effaça sur-le-champ.
La première copie
À Fontgombault atterrit :
Son sort fut identique
À celui de l'original,
Et c'est ce qui explique,
Ce qui est d'ailleurs fatal,
La médiocre qualité
De cette deuxième copie
Qu'heureusement j'ai gardée.
Vive Jésus ! Vive Marie !
Si ces chants voulez encore sauver,
Il vous faut les télécharger,
Car ils ne seront pas ici
Éternellement reproduits.

Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen

AJPM4 : Le Petit Office de la Sainte Vierge

AJPM3 : Litanies & Prières : Prière du matin

Recueil de paroles de Saints 5 (PDF)
500 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_5.pdf
Recueil de paroles de Saints 1
(PDF)
510 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_1.pdf
Recueil de paroles de Saints 4 (PDF)
500 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_4.pdf
Recueil de paroles de Saints 3 (PDF)
510 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_3.pdf
Recueil de paroles de Saints 2
(PDF)
510 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_2.pdf

La suite des 79 LITANIES & PRIÈRES (102 vidéos) est ici.

Version mp3 (91 audios)

Version améliorée :

6 CD "Prières"

LITANIES & PRIÈRES

enregistrement : entre 1979 et 1981


Gilbert Chevalier joue à l'orgue et chante les cantiques en même temps, c'est-à-dire que, vu sa cécité, tout en lisant le braille de la main gauche, il s'accompagne de la droite et du pédalier à l'orgue.

 

HISTORIQUE :


Il s'agit d'un sauvetage
Suite à un double naufrage.
Solesmes posséda ces chants :
Il les effaça sur-le-champ.
La première copie
À Fontgombault atterrit :
Son sort fut identique
À celui de l'original,
Et c'est ce qui explique,
Ce qui est d'ailleurs fatal,
La médiocre qualité
De cette deuxième copie
Qu'heureusement j'ai gardée.
Vive Jésus ! Vive Marie !
Si ces chants voulez encore sauver,
Il vous faut les télécharger,
Car ils ne seront pas ici
Éternellement reproduits.

Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen

Recueil de paroles de Saints 6
500 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_6.pdf
Recueil de paroles de Saints 8 (PDF)
490 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_8.pdf
Recueil de paroles de Saints 10 (PDF)
500 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_10.pdf
Recueil de paroles de Saints 9
(PDF)
490 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_9.pdf
Recueil de paroles de Saints 7 (PDF)
500 ko
Recueil_de_paroles_de_Saints_7.pdf

AJPM6 : Jésus vivant en Marie dans l'Incarnation (1) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM5 :  Intégral Montfort Cantiques II : L'utilité des cantiques

La suite du DEUXIÈME INTÉGRAL

des 163 CANTIQUES MONTFORTAINS  

(400 vidéos) est ICI.


enregistrement : 2005 - 2006

1- Adorons tous Jésus vivant
Dans le sein de Marie.

Voyons avec étonnement
La Grandeur raccourcie.
Adorons un Dieu fait enfant
Pour nous donner la vie.

2- Ce sein est un temple sacré
Où Dieu prend ses délices,
C’est un ciel toujours éclairé
Du Soleil de justice,
C’est notre refuge assuré
Où Dieu se rend propice.

3- C’est dans ce sein que nuit et jour
Il prend ses complaisances.
Marie aussi l’aime à son tour
De toutes ses puissances.
Ce n’est qu’un amoureux retour
De leur reconnaissance.

4- Oh ! que Jésus est libéral
À sa Mère très pure !
Il met dans son sein virginal
Sa grâce sans mesure.
Son Cœur est son trône royal
Et sa demeure sûre.

5- Tandis qu’il est tout attaché
À son Cœur sans partage,
Dans lequel le moindre péché
N’a fait aucun ravage,
Il y peint sans être empêché
Sa véritable image.

6- Leurs Cœurs unis très fortement
Par des liens très intimes,
S’offrent, tous deux, conjointement
Pour être deux victimes,
Pour arrêter le châtiment
Que méritent nos crimes.

7- Dans ce mystère, les élus
Ont reçus leur naissance.
Marie unie avec Jésus
Les ont pris par avance,
Pour avoir part à leurs vertus,
Leur gloire et leur puissance.

8- Que ce mystère est merveilleux !
Quels transports admirables !
Quels ravissements bienheureux
De ces deux Cœurs aimables !
Nous ne verrons que dans les cieux
Ces secrets ineffables.

9- Ils semblent tous deux confondus.
Que l’alliance est belle !
Marie est toute dans Jésus,
Son amant très fidèle,
Ou, pour mieux dire, elle n’est plus,
Mais Jésus seul en elle.

10- Allons tous, entre ces deux Cœurs,
Faire fondre nos glaces,
Participer à leurs ardeurs,
Leurs vertus et leurs grâces.
Allons, ils aiment les pécheurs,
Nous y trouverons place.

11- Ô Mère de l’amour divin,
Ô riche sanctuaire
Qui portez notre Souverain
Et notre Salutaire,
Faites venir en notre sein
Cet Agneau débonnaire.

12- Ô Jésus, notre cher Époux,
Notre Dieu, notre Frère,
Venez, venez naître dans nous
Par votre sainte Mère,
Afin que nous puissions par vous
Aller à votre Père.

13- Venez par votre humilité
Nous réduire à l’enfance.
Venez par votre sainteté
Nous rendre l’innocence.
Venez par votre charité
Régner sans résistance.

Intégralité des paroles (PDF) :

Français                  English

Intégralité des paroles de tous les Cantiques de St Louis-Marie Grignion de Montfort
530 ko
Cantiques_de_St_Louis_Marie_Grignion_de_Montfort.pdf
Hymns of St. Louis-Marie Grignion de Montfort
1,6 Mo
Hymns_of_St_Louis_Marie_Grignion_de_Montfort.pdf

AJPM7 : Intégral Ave Maria : AM18- Le Chapelet récité

AJPM8 : Le dévot esclave de Jésus en Marie (1) (sur musique du R.P. Hermann)

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
[paroles en PDF]
100 ko
Les_15_mysteres_du_Rosaire_Ave_Maria_de_Lourdes_Fatima_.pdf
AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
100 ko
AVE_MARIA_DE_LOURDES_Le_Cantique_de_Procession.pdf
AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
82 ko
AVE_MARIA_DE_FATIMA.pdf

La suite de L’INTÉGRAL (vidéo)

est ICI.

Le dévot esclave de Jésus en Marie (paroles en PDF)
86 ko
Le_devot_esclave_de_Jesus_en_Marie_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

Version mp3

(280 audios)

* * *

Tables ici

AJPM10 : Aux poètes du temps (1) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM9 : L'utilité des cantiques (1) (cantique de St L-M de Montfort)

1-Chantons, ma chère âme, chantons,

Faisons retentir nos cantons

D'une très sainte mélodie,

Le ciel et tout nous y convie.


2-Notre grand Dieu toujours joyeux

Nous écoute du haut des Cieux,

Il aime beaucoup les cantiques,

Ce sont ses concerts angéliques.


3-
Écoutons les anges chanter

Et chantons pour les imiter,

Ils sont anges par leurs louanges,

En chantant nous deviendrons anges.


4-Jour et nuit brûlant d'un saint feu

Ils chantent les grandeurs de Dieu,

Dieu même y prête les oreilles,

Chantons donc comme eux ses merveilles.


5-En chantant ils brûlent d'amour, Chantons, brûlons à notre tour,

En chantant ils soufflent leurs flammes, Chantons pour enflammer nos âmes.


6-Leurs airs font retentir les cieux,

Faisons un écho merveilleux.

Que tout chante et se réjouisse

Et que la terre au ciel s'unisse.


7-Chantons, mais chantons comme il faut Pour chanter dans les cieux plus haut, Chantons, âme prédestinée,

Chantons pour être couronnée.


8-Mon cantique est désapprouvé

Du mondain et du réprouvé.

Tant mieux! puisqu'il ne veut pas croire

Sur lui je chanterai victoire.


9-Dieu veut que ses bons serviteurs Chantent jour et nuit ses grandeurs.

Quand toute son Église chante,

Il triomphe à sa voix charmante. 


10-Comme il est toujours bienheureux,

Il veut des serviteurs joyeux.

Le trouble le chasse d'une âme

Et la tristesse éteint la flamme.


11-Dieu fait chanter en tous les lieux

Le prêtre et le religieux,

Il leur fait chanter ses mystères

Les jours et les nuits même entières.


12-Il trouve un très parfait honneur

Dans leurs chants, s'ils partent du cœur

Il veut qu'au plus lugubre office

On lui fasse ce sacrifice.


13-Les saints chrétiens des premiers temps

S'animaient au bien par leurs chants.

En chantant de divins cantiques

Ils devenaient tout séraphiques.


14-Le Saint-Esprit les y portait.

Souvent saint Paul leur répétait :

"Soyez joyeux, chantez, fidèles,

Quelques chansons spirituelles."


15-Plusieurs fois les saints ont chanté, C'est un secret de sainteté.

Marie a fait un beau cantique.

Chantons en prenant sa pratique.


16-Chantons donc, mais avec ferveur ; Chantons, nous plairons au Seigneur ; Chantons, nous lui donnerons gloire ; Chantons, nous chanterons victoire.


17-Sachez qu'un cantique sacré

Rend notre esprit plus éclairé,
Chasse du cœur toute humeur noire

Et met Dieu dans notre mémoire.


18-Lorsque le cœur est abattu,

Le cantique porte vertu,
Chantez, malgré votre tristesse,

Et vous recevrez l'allégresse.


19-Le chant, ainsi qu'il est écrit,

Ouvre le cœur au Saint-Esprit,

Dieu descend dans un cœur qui chante

Et lui donne grâce abondante.


20-Le cantique charme nos maux

Et nous délasse en nos travaux ;
C'est en chantant qu'on se dispose

A travailler à d'autre chose.


21-Le chant est un secret divin

Pour chasser tout esprit malin,
Un saint cantique que l'on chante

Le fait s'enfuir lorsqu'il nous tente.


22-Le monde a mêlé le péché

Dans des airs qu'il a recherchés,
Sa musique est l'apprentissage

De son plus fin libertinage.


23-Chantons et réparons l'honneur

Que ses chansons font au Seigneur,

Par de nouveaux airs de justice

Détruisons ceux de sa malice.


24-Chante, ivrogne, en buvant ton vin ; Après avoir bu ce venin,
Va pleurer, va prendre avec rage

Le fiel des dragons pour breuvage.


25-Libertin, qu'il t'en coûtera

Pour ce vilain chant d'opéra !
Satan l'a fait par sa malice ;

En chantant tu lui rends service.


26-Avale, avale les poisons

De tes amoureuses chansons,

Un jour ces impures délices

Seront tes plus cruels supplices.


27-Le diable, par ce mot couvert,

Te fait rire, mais il te perd ;

Il souffle ton chant, il t'enflamme

D'un tendre plaisir, mais infâme.


28-Tu prends un poison infernal

Et dis que ce n'est pas un mal,
Cette parole à double entente

Cache et fait ta perte évidente.


29-Tu nous appelles scrupuleux

Et nous t'appelons malheureux,
Car à ta chanson si plaisante

Tout le ciel pleure et l'enfer chante.


30-Loin de moi, chantres de Bacchus,

Loin de moi, chantres de Vénus,

Loin de moi, fins suppôts du diable,

Dont le malheur est déplorable.


31-Tu chantes cet air empesté

Devant tous pour être écouté,

Tu leur en apprends la cadence

Et tu corromps leur innocence.


32-Damne-toi si tu veux, mondain,

Mais ne damne pas ton prochain ;

Il t'écoute, il apprend le crime,

Il le fait, il tombe en l'abîme.


33-Va, cloaque de saleté,

Vomir ailleurs l'impureté

Des chansons de tes amourettes

De tes paroles de fleurettes.


34-Amis de mon Dieu, tenons bon

Contre le monde et le démon,
Leur air est beau, leur voix est tendre,

Mais gardons-nous de les entendre.


35-Chantons en l'honneur de Jésus L'excellence de ses vertus,
Pour les mettre en notre mémoire

Et les pratiquer avec gloire.


36-Faisons retentir l'univers

De nos chansons et de nos vers,
Afin que Dieu s'y glorifie

Et le prochain s'en édifie.

1-Ceci n’est pas pour vous charmer,
Vous qui ne pensez qu’à rimer,
Grands poètes, gens incommodes.
Je laisse à d’autres vos méthodes.

2-Je sais bien que vous n’approuvez
Que les vers qui sont relevés,
Que des phrases à double étage,
Qui font un fou plutôt qu’un sage.

3-Vous ferez dix tours et contours
Pour faire un vers tout à rebours,
Pour exprimer une sornette,
Un vain combat d’une amourette.

4-Je pourrais, pour mille raisons,
Vous mettre aux petites maisons.
Que dis-je ? elles sont toutes vôtres,
Les rimeurs y placent les autres.

5-Vos vers sont polis avec art
Et souvent ce n’est que du fard,
Votre esprit est à la torture,
Vos vers le sont aussi, j’en jure.

6-Vos grands vers ne sont pas communs,
Oui, mais ils sont bien importuns,
Vous courez l’un et l’autre pôle
Pour dire une pauvre parole.

7-Si vos vers étaient vraiment grands,
Ils seraient compris des enfants ;
Ils sont si hauts, ils sont si rares,
Qu’ils en sont devenus barbares.

8-Grands poètes, je vous entends :
Vous rejetez les pauvres gens,
Vos vers sont pour les grands génies,
Aussi pleins que vous de manies.

9-À moins que les esprits du temps
N’y trouvent leurs contentements,
Fussent-ils des vers très sublimes,
Vous, vous en faites de grands crimes.

10-À la mode, un prédicateur,
À la mode, un subtil rimeur ;
À moins qu’on ne soit à la mode,
On est sot ou bien incommode.

11-Votre sublime et relevé
Montre votre goût dépravé.
Pour tout paiement, pauvres malades,
Vous voulez des louanges fades.

12-Vous cherchez par mille détours
Que quelque homme fou de nos jours
Vous dise, mais sans qu’il le pense :
Oh ! les beaux vers, la bonne stance !

13-Pauvres gens, je me ris de vous,
Puisque vous rimez presque tous
Pour qu’on applaudisse à vos veines.
C’est acheter trop cher vos peines.

14-Oui, vos vers sont trop achetés,
N’étant pleins que de vanités,
Que de cent sortes d’amourettes,
Indignes des âmes parfaites.

15-Car, sous la rime et la raison,
Vous cachez un mortel poison,
Un piège cruel mais si tendre,
Qu’à peine peut-on s’en défendre.

16-Vos vers sont bons, sans contredit ;
Rien n’est si beau, ni si bien dit,
Rime riche, bonne cadence,
Oui, mais quelle infâme impudence !

17-Si la rime était riche en Dieu,
Je ne l’estimerais pas peu,
Mais pauvre en vertu, riche en crime,
J’en hais le sens le plus sublime.

18-Vous débitez la vanité
Comme une pure vérité,
Vous ferez passer une fable
Pour une histoire véritable.

19-On dit que tout vous est permis,
Tant on vous croit les ennemis
Des vérités les plus certaines,
Amis des vanités mondaines.

20-Comme les poètes païens
Vous prenez les maux pour des biens,
Je pourrais vous nommer profanes,
Ou, pour bien rimer, de francs ânes.

21-Ô très méchants imitateurs,
Vous croyez vos vers sans grandeurs
S’ils n’ont emprunté quelque grâce
De ceux de Virgile et d’Horace.

22-Vos vers prêchent-ils les vertus ?
Y voit-on le nom de Jésus ?
Point du tout, mais la flatterie,
L’impureté, l’idolâtrie.

23-Parlez-vous des prédestinés ?
Vous ne louez que des damnés,
Que des hommes tout sanguinaires,
Que des amoureux téméraires.

24-Méchants poètes des faux dieux,
Vous me traitez de scrupuleux,
Ou vous croyez que, par bêtise,
Maintenant je vous scandalise.

25-Allez, je n’ose vous nommer,
Non de peur de vous diffamer,
Mais de peur de souiller ces pages
De si funestes personnages.

26-Oui funestes, je ne mens pas,
Car peut-être êtes-vous là-bas ;
Quoiqu’il en soit, vos livres restent,
Ces subtils poisons nous empestent.

27-À peine trouve-t-on en eux
Rien qui ne soit pernicieux,
L’impureté la plus plaisante
Est chez eux la plus innocente.

28-Vos vers sont beaux, ils font grand bruit
Ce sont des vers luisants de nuit,
Le sage en méprise la pompe,
Tandis que l’homme fou s’y trompe.

29-Vos vers si finement conçus
Encensent Bacchus et Vénus,
Et partout ils battent la caisse
Pour enivrer de leur ivresse.

30-L’enfer est plein de gens perdus
Par vos livres si bien vendus,
On laisse là la sainte Bible,
C’est à vos vers qu’on est sensible.

31-Oh ! qu’ils en damnent tous les jours !
On ne peut arrêter leur cours,
Presque tout le monde les loue,
Sur les théâtres l’on les joue.

32-Oui, ce livre sage et mondain,
Que vous avez peut être en main,
A peut-être damné plus d’âmes
Qu’il ne contient de mots infâmes.

33-Vous me direz : « Je n’y vois rien
Qui ne soit bon, que ne soit bien. »
Ne vous y trompez pas, mon frère :
Leur poison tôt ou tard opère.

34-Leur brillant cache le poison,
Leur appas couvre l’hameçon ;
Parmi cent mots d’esprit, un tendre
Qui fait penser, tomber, se rendre.

35-Ne faites pas le Saint-Esprit
Auteur d’un si mauvais écrit,
Il est fait par l’esprit immonde
Pour séduire les gens du monde.

36-Si vous le gardez, le démon
Vous criera toujours qu’il est bon,
Qu’on ne pèche point à le lire,
Que Dieu ne défend pas de rire.

37-Jetez tous ces romans au feu,
Faites-le pour l’amour de Dieu,
Sans regarder la couverture,
L’impression ni la dorure.

38-Au feu ces contes insolents,
Au feu ces bons mots si galants,
Au feu ces tendres tragédies
Et ces infâmes comédies.

39-Voici mes vers et mes chansons :
S’ils ne sont pas beaux, ils sont bons,
S’ils ne flattent pas les oreilles,
Ils riment de grandes merveilles.

40-S’ils ne sont que pour les petits,
Ils n’en sont pas d’un moindre prix ;
Si ce sont des vers ordinaires,
Ils n’en sont pas moins salutaires.

41-Lisez-les donc, et les chantez,
Pesez-les et les méditez,
N’y cherchez point l’esprit sublime,
Mais la vérité que j’exprime.

42-Prédicateur, dans mes chansons,
Vous pouvez trouvez vos sermons,
J’en ai digéré la matière
Pour vous aider et pour vous plaire.

43-Voici des sujets d’oraison,
Je crois le dire avec raison,
Car souvent un vers, une rime
Font qu’une vérité s’imprime.

44-Chaque mot d’un vers doit porter
Pour qu’on le puisse méditer,
Pour le garder en sa mémoire,
Pour son bouquet et pour sa gloire.

45-Cœur affligé, chantez, chantez,
En chantant vous vous surmontez,
Le cantique est très efficace
Pour avoir la joie et la grâce.

46-Chantez, et de bouche et de cœur,
À haute voix, avec ardeur,
Pour bannir du cœur la tristesse
Et pour le remplir d’allégresse.

47-Prenez garde à la vanité,
Qui chante veut être écouté ;
Si votre voix est ravissante,
Que votre âme soit innocente.

48-Chantons donc tous, et comme il faut,
Chantons les grandeurs du Très-Haut,
En chantant détruisons le vice
Et faisons aimer la justice.

AJPM12 : Notre-Dame des Anges & Je mets ma confiance (sur le canon de Pachelbel)

AJPM11 : Invocation du Saint-Esprit (1) (cantique de St L-M de Montfort)

Version mp3

Version abrégée ici: plage 9 du CD "Dieu".

Je mets ma confiance 
(paroles en PDF)
81 ko
Je_mets_ma_confiance_cantique_montfortain_.pdf

NOTRE-DAME DES ANGES

1- Couronnons la Reine des Anges,
Sur la terre comme aux cieux :
En tout temps, en tous lieux,
Faisons retentir ses louanges.

2- Dans ce jour, Dieu fait une fête
À la Reine de sa cour ;
Après Dieu, tour à tour,
Les Anges couronnent sa tête.

3- Dans les cieux, les Anges couronnent
Cette Reine de Sion.
Par imitation,
Que les hommes sur terre entonnent :

R./ Couronnons la Reine des Anges,
Faisons retentir ses louanges. (bis)


4- Après Dieu, son Règne est suprême
En cette sainte Cité :
La Sainte Trinité
Lui donne aujourd’hui le diadème.

5- Sa lumière est plus éclatante
Que celle des Chérubins :
Le feu des Séraphins
Souffle une flamme moins ardente.

6- Tout l’éclat du ciel l’environne :
Tous les Trônes glorieux
Et les vertus des cieux
Sont les fleurons de sa couronne.

7- Elle tient sous ses dépendances
Mille et mille bataillons
De Dominations,
De Principautés, de Puissances.

8- Elle est, plus que tous les Archanges,
Fidèle à son Créateur,
Plus zélée en son Cœur
Et plus pure que tous les Anges.

9- Tout le ciel en réjouissance
Retentit de ses grandeurs :
Les Anges à neuf chœurs
Célèbrent sa magnificence.

10- Elle éclate en ce beau mélange
Comme un soleil lumineux,
Chacun à qui mieux mieux
Lui dit louange sur louange.

11- Ô céleste, ô douce harmonie !
Ô Angélique concert !
Des cieux dans l’Univers,
Faites donc retentir Marie.

12- Puissions-nous, ô troupe charmante,
Répondre à vos chants si beaux,
Disant par mille échos :
Triomphe à cette Triomphante !

13- Gloire, amour, honneur et louange,
À cette Reine des Cieux !
En tout temps, en tous lieux,
Vive Notre-Dame des Anges !

1- Venez, Père des lumières,
Venez, Dieu de Charité,
Formez en moi mes prières,
Montrez-moi la vérité.
Faites descendre en mon âme
Un charbon de votre feu
Qui la pénètre de flamme
Et la remplisse de Dieu.

2-Venez, Esprit-Saint, qui faites
Les martyrs, les confesseurs,
Les apôtres, les prophètes,
Les grands héros, les grands cœurs.
C'est votre seule conduite
Que mon Sauveur a suivi ;
Afin donc que je l'imite,
Conduisez-moi comme lui.

3-Vous qui faites des miracles
Par des mortels impuissants,
Vous qui rendez des oracles
Par des pauvres ignorants,
Par la force de vos grâces
Fortifiez ma langueur,
Pour faire fondre mes glaces
Parlez au fond de mon cœur.

4-Éloignez-moi de la mode,
Ce chemin si fréquenté,
Ce fantôme si commode
Et si plein d'iniquité.
Enseignez-moi cette route,
Inconnue à presque tous,
Qui conduit sans aucun doute
Droit au ciel et jusqu'à vous.

5-De grâce, ouvrez mes oreilles
Aux paroles de la foi,
Pour pratiquer les merveilles
De votre divine loi,
Pour n'écouter que Dieu même
En chaque prédicateur,
Et pour crier anathème
Contre ce monde trompeur.

6-Parlez, ce sont vos paroles
Que je cherche nuit et jour.
Parlez, brisez les idoles
Qui combattent votre amour.
Parlez, pour chanter victoire
Contre tous mes ennemis.
Parlez, pour avoir la gloire
De nous les avoir soumis.

7-Parlez, Saint-Esprit, pour faire
Une fontaine en mon cœur,
Dont l'eau pure et salutaire
Sauve le plus grand pécheur,
Guérit le plus incurable
En lui dessillant les yeux,
Et pardonne au plus coupable
En rejaillissant aux cieux.

8-Pire que la Madeleine,
Que le Lazare au tombeau
Et que la Samaritaine,
Je vous demande cette eau ;
J'en veux boire, j'en demande,
J'en sais le don précieux ;
Plus cette faveur est grande,
Plus vous serez glorieux.

9-Soutenez mon impuissance,
Je suis un roseau vivant.
Arrêtez mon inconstance,
Je change plus que le vent.
Dissipez mon ignorance,
Je suis un aveugle-né.
Calmez ma concupiscence,
Autrement je suis damné.

10-Sans vous mon âme est déserte,
Elle est vide de tout bien,
Sans vous je cours à ma perte
Et je tombe pour un rien.
Je ne puis penser ni dire,
Ni faire aucun bien pour Dieu,
A moins que pour le produire
Vous ne m'aidiez en tout lieu.

11-Donnez-moi votre sagesse,
Ce goût de la vérité,
Cette charité qui presse
Sans forcer la volonté,
Cette grâce si féconde,
Cet attrait si ravissant,
Cette paix sainte et profonde
Et ce secours tout-puissant.

12-Si vous voulez que je pleure
Et que j'aie un cœur touché,
Faites-moi voir à cette heure
Les horreurs de mon péché.
Faites-moi bien vous connaître
Et puis je vous aimerai,
Convertissez-moi, grand Maître,
Et je me convertirai.

13-Vous ne voulez pas contraindre
Ma mauvaise volonté,
C'est pourquoi j'ai tout à craindre
De ma propre liberté.
Aux attraits de votre grâce
J'ai trop souvent résisté,
Je me rends, prenez la place
Avec toute autorité.

14-Grand Dieu, rendez-vous le Maître
De tout mon cœur pour aimer,
De mon esprit pour connaître,
De ma langue pour charmer,
De mes sens et mes puissances
Pour agir ou pour souffrir,
De mes biens, de mes souffrances
Et de tout pour vous servir.

15-Faites de mon cœur un temple,
De ma langue un instrument
Pour servir à tous d'exemple,
Pour parler éloquemment.
Par Jésus et par Marie,
Régnez en moi puissamment,
Afin que j'en glorifie
Dieu seul éternellement.

16-O Vierge sainte et fidèle,
Épouse du Saint-Esprit,
Changez mon cœur si rebelle
En un cœur humble et contrit.
Donnez-moi ce cœur docile
Fidèle à ses mouvements
Pour pratiquer l'Évangile
Et ses saints commandements.

AJPM13 : Le dévot esclave de Jésus en Marie (2) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM14 : Au Sacré-Cœur (cantique attribué à St L-M de Montfort)

Le dévot esclave de Jésus en Marie (paroles en PDF)
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Le_devot_esclave_de_Jesus_en_Marie_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

1-Cœur adorable
De Jésus, mon divin Sauveur,
Si le Ciel nous est favorable,
Nous vous devons cette faveur,
Cœur adorable !


2-Vos excellences
Sont des Cieux l’objet ravissant ;
Dieu même y prend ses complaisances ;
Il forma, comme en s’épuisant,
Vos excellences.


3-Cœur ineffable,
Des trésors, le plus précieux ;
Des objets, le plus admirable
Qui soit sur terre et dans les cieux :
Cœur ineffable !


4-Nous devons croire,
Sans sonder vos traits glorieux :
Il faut la lumière de gloire
Pour les contempler dans les cieux.
Nous devons croire.


5-Trône de grâce,
Beau chef-d’œuvre du Tout-Puissant ;
Les chérubins voilent leur face
A votre aspect éblouissant,
Trône de grâce !


6-Cœur tout céleste,
Et cent fois plus pur que les cieux :
Mais dont l’amour se manifeste
Même au cœur le plus vicieux,
Cœur tout céleste !


7-Divin oracle
Des plus adorables desseins ;
Du Saint des saints le tabernacle,
Et le conseil de tous les saints,
Divin oracle !


8-O Cœur sublime !
Centre de toutes les vertus !
Mon cœur trop faiblement s’exprime
Sur tous vos divins attributs,
O Cœur sublime !


9-Je vous révère,
Siège de la Divinité,
Temple saint, sacré sanctuaire
De l’ineffable Trinité,
Je vous révère.


10-Noble victime
Des beaux feux du divin amour,
En eux, pour expier mon crime,
Vous vous immolez nuit et jour,
Noble victime !


11-Charité forte !
Zèle ardent ! Violent transport !
L’amour que ce grand Cœur me porte
L’immole encore après sa mort !...
Charité forte !


12-O soif ardente
D’un Cœur mourant pour mon salut !
O flamme vive, ardeur brûlante,
Qui, par ses traits, lui survécut !
O soif ardente !


13-Percé d’un glaive,
Ce Cœur forme un sanglant ruisseau ;
Par ce trait d’amour, il achève
De s’épuiser de Sang et d’eau.
Percé d’un glaive !


14-Plaie amoureuse
Du Cœur de mon divin Époux,
Que mon âme serait heureuse
De se pouvoir loger en vous !
Plaie amoureuse !


15-Sainte demeure !
Séjour heureux ! Repos charmant !
Soit que je vive ou que je meure,
Soyez mon unique élément,
Sainte demeure !


16-Belle ouverture,
Que je me cache tout en vous !
Que je goûte, en votre blessure,
Que de souffrir, rien n’est si doux !
Belle ouverture !


17-Douce retraite,
Où vivent les cœurs bienheureux,
Lorsqu’une charité parfaite
Les fait vivre en vous plus qu’en eux,
Douce retraite !


18-Croix adorable,
Plantée en cet auguste Cœur ;
Au pécheur soyez favorable,
Du juste augmentez la ferveur,
Croix adorable !


19-Épines saintes,
Dont ce Cœur est environné,
Que je ressente vos atteintes !
Que de vous je sois couronné,
Épines saintes !


20-O feux ! ô flammes !
Qui l’embrasez de vos ardeurs,
Pénétrez, enflammez nos âmes,
Brûlez et consumez nos cœurs,
O feux ! ô flammes !


21-Fournaise ardente,
Brasier sacré, feu consumant,
Votre ardeur douce et violente
Me cause un amoureux tourment,
Fournaise ardente !


22-Amour extrême
Du Cœur d’un Dieu pour des mortels !
Mais... amour, charité suprême
Au Sacrement de nos autels !
Amour extrême !


23-O Cœur propice,
A chaque instant sacrifié,
Pour calmer Dieu dans sa justice !
Regardez mon cœur en pitié,
O Cœur propice !


24-Quel incendie
Sait enflammer ce Roi des cœurs,
Lorsqu’il veut bien, divine Hostie,
Entrer dans le cœur des pécheurs !
Quel incendie !


25-Quelle tendresse !
Il porte si loin son amour,
Qu’il me permet et qu’il me presse
De le recevoir chaque jour :
Quelle tendresse !


26-Quelle merveille !
Quel excès de l’amour divin !
Fut-il jamais grâce pareille ?
Le Cœur d’un Dieu m’aime sans fin !
Quelle merveille !


27-Que je vous aime,
Divin Cœur de mon Bien-Aimé !
Pour vous ma tendresse est extrême,
Jamais je n’ai rien tant aimé
Que je vous aime !


28-Aimable abîme,
Où l’on se perd heureusement !
Lorsque votre amour nous anime,
Qu’on s’y noie agréablement,
Aimable abîme !


29-Grand oratoire,
Où Dieu n’a rien à refuser !
Consolant propitiatoire,
Où tout forfait peut s’expier !
Grand oratoire !


30-O doux asile !
Cœur tendre du plus cher Époux !
En vous aimant, qu’il est facile
De calmer le Ciel en courroux !
O doux asile !


31-Heureux refuge
Des plus misérables pécheurs !
Si c’est notre ami qui nous juge,
Comment redouter ses rigueurs ?
Heureux refuge !


32-Source féconde,
Qui contentez tous mes désirs ;
Faites connaître à tout le monde
Qu’on trouve en vous les vrais plaisirs,
Source féconde !


33-Riche assemblage
Des délices du Paradis ;
Tous ses biens sont votre apanage,
Et vos appas sont infinis,
Riche assemblage !


34-Trésor immense,
Que nul esprit ne peut priser,
Versez sur moi cette abondance
Qui jamais ne peut s’épuiser,
Trésor immense !


35-Manne charmante
Par toutes sortes de saveurs ;
Qu’en vous mon âme se contente,
Et s’embaume de vos douceurs,
Manne charmante !


36-Source de vie,
Et germe d’immortalité ;
Que votre amour me vivifie,
Dans le temps et l’éternité,
Source de vie !


37-O Cœur aimable !
Cœur généreux ! Cœur souverain !
Cœur obligeant ! Cœur secourable !
Cœur très humble, quoique divin.
O Cœur aimable !


38-Par vos doux charmes,
Soyez le plus grand des vainqueurs,
Nous ne redoutons pas vos armes ;
Soumettez, gagnez tous les cœurs
Par vos doux charmes !


39-Combien de grâces
Me présentez-vous chaque jour !
Combien de moyens efficaces,
Pour m’attirer à votre amour !
Combien de grâces !


40-De mille crimes
M’ayant absous ou préservé,
Penchant sur le bord des abîmes,
Mille fois vous m’avez sauvé
De mille crimes.


41-Qui vous engage
D’être pour moi si vigilant ?
Ce n’est que mon propre avantage,
Et votre amour trop bienveillant
Qui vous engage.


42-Je me dévoue
Et me consacre à votre amour.
Que mon cœur sans cesse vous loue,
Et s’unisse à vous nuit et jour !
Je me dévoue.


43-Pour vos louanges,
J’unis aux vœux de tous les cœurs
Les concerts des Saints et des Anges ;
Que sont ensemble tous ces chœurs
Pour vos louanges !


44-Quels sacrifices
Pourront payer tous vos bienfaits ?
Tous nos vœux, toutes nos justices,
Sans vous, n’ y suffiront jamais ;
Quels sacrifices ?


45-Je vous adore,
Cœur de mon Dieu, de mon Sauveur ;
Pour tous les cœurs, je vous implore,
Embrasez-les tous de ferveur.
Je vous adore.


46-Cœur charitable,
Si tendre pour tous les pécheurs ;
Je vous fais Amende honorable
De la dureté de nos cœurs :
Cœur charitable !


47-Pour tant d’offenses
Qui vous pénètrent de douleurs,
Pour tant d’excès, d’irrévérences,
Que n’ai-je des torrents de pleurs
Pour tant d’offenses !


48-Grand Dieu, je n’ose
Vous demander ce grand bonheur,
Qu’une heureuse métamorphose
Change mon cœur en votre Cœur.
Grand Dieu, je n’ose.


49-Cœur de Marie,
C’est de votre sang précieux
Que ce beau Cœur reçut la vie ;
Ranimez le mien par ses feux,
Cœur de Marie !


50-Par cette flèche
Qui perça vos Cœurs tour à tour,
Ouvrez en mon cœur une brèche,
Pour que j’expire en votre amour,
Par cette flèche.

AJPM16 : Ave Maria de Lourdes (2) : les 60 couplets du centenaire

AJPM15 : Ave Maria de Lourdes (1) : instrumental pour 20 couplets

AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
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AVE_MARIA_DE_LOURDES_Le_Cantique_de_Procession.pdf
AVE MARIA DE LOURDES :
Le Cantique de Procession
(paroles en PDF)
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AJPM17 : Ave Maria de Lourdes (3) : instrumental pour 40 couplets

AJPM18 : Notre-Dame de Toute-Consolation (cantique de St L-M de Montfort)

1- À Massabielle
Voici qu’aujourd’hui
Marie nous appelle
Ses enfants chéris.


R./ Ave, ave, ave Maria ! (bis)


2- Reine, Notre-Dame,
En chœur triomphal,
Chante et vous acclame
Votre armée loyal(e).


3- Noble souveraine
De ces lieux bénis,
Vous êtes la Reine
De notre pays.


4- Car, auguste Reine
De notre pays,
Êtes suzeraine
De Lourdes aujourd’hui.


5- Et tout près du Gave
Vous nous recevez,
C’est là qu’on se lave
De tous ses péchés.


6- De nos cœurs en fête
Montent tour à tour,
Ô Femme parfaite,
L’hommage et l’amour.


7- Pourquoi sur ces rives
Avez-vous parlé,
Et près des eaux vives
Tous, nous appeler ?


8- Vous vouliez nous dire
Que l’essentiel,
Qui seul peut conduire
Au chemin du Ciel.


9- L’humble Bernadette
Transmit ce désir.
La parole est nette ;
Il faut obéir.


10- Vous nous dites, Mère :
« Vous devez priez. »
Nul chrétien sincère
Ne peut l’oublier.


11- De la pénitence
S’impose la loi ;
Notre orgueil immense
Se cabre d’effroi.


12- Faites l’âme forte
Devant le devoir ;
Ce nous réconforte
D’un divin espoir.


13- Ô Vierge de Lourdes,
Tendez-nous les bras
Quand les tâches lourdes
Nous courbent trop bas.


14- Quand l’ardeur s’émousse,
Relevez nos fronts ;
Soyez-nous très douce
Lorsque nous souffrons.


15- Étouffez les flammes
Des désirs pervers
Et gardez nos âmes
Du feu des enfers.


16- Ô pleine de grâce,
Céleste clarté,
Qu’en nos cœurs s’efface
Toute impureté.


17- Fleur immaculée,
Calmez nos douleurs.
Lys de la vallée,
Parfumez nos cœurs.


18- Nous voulons vous plaire
Et boire à longs traits
Au flot centenaire
De tous vos bienfaits.


19- Flot qui prend sa source
Près de l’églantier
Et poursuit sa course
Dans le monde entier.


20- Pour qu’un geste éclaire
Notre âme aux abois,
Faites-nous bien faire
Le signe de Croix.


21- Votre Cœur très tendre
Et très maternel
Ici fait entendre
Un plus doux appel.


22- Vous séchez nos larmes,
Mère au grand pouvoir,
Et parez de charmes
L’austère devoir.


23- Donnez la clémence,
Quelque soit nos torts,
Sur toute souffrance
De l’âme et du corps.


24- Nos humbles villages,
Nos bourgs, nos cités,
Contre les mirages,
Tenez-les cachés.


25- Malgré ses faiblesses,
Nos serments trahis,
Gardez vos tendresses
À notre pays.


26- Par nous, vous en prie,
Parmi vos bienfaits,
Ajoutez Marie,
Celui de la paix.


27- Sur cette colline,
Marie apparue.
Au front qu’elle incline,
Rendons le salut.


28- À l’enfant timide
Priant au vallon,
Au Gave rapide,
Elle a dit son nom.


29- L’enfant le répète
Comme un doux écho ;
Le Gave lui prête
La voix de son flot.


30- La France l’écoute,
Se lève soudain,
Et se met en route,
Chantant ce refrain :


31- La voix maternelle
Dit : « Venez ici ! »
Le peuple fidèle
Répond : « Me voici ! »


32- Un souffle de grâce
Pousse vers ce lieu ;
Ce souffle qui passe
Est celui de Dieu.


33- Dans cette vallée,
Pécheur, à ton tour,
À l’Immaculée
Redis ton amour.


34- Voyez la prière
De vos pèlerins ;
Montrez-vous leur Mère,
Faites-en des saints.


35- Les saints et les anges,
En chœurs glorieux,
Chantent vos louanges,
Ô Reine des Cieux !


36- Devant votre image,
Voyez vos enfants.
Agréez l’hommage
De leurs plus beaux chants.


37- Soyez le refuge
Des pauvres pécheurs,
Ô Mère du Juge
Qui connaît nos cœurs.


38 - Ô puissante Reine,
Dans la Chrétienté
Remplacez la haine
Par la charité.


39- Avec vous, ô Mère,
Nous voulons prier
Pour sauver nos frères,
Les sanctifier.


40- À l’heure dernière,
Fermez-nous les yeux.
À votre prière
S’ouvriront les Cieux.

1-Chrétien, bénis le Seigneur,
Le Père des Lumières,
Qui te fait une faveur,
Et des plus singulières :
La Reine des cieux a mis
Chez toi-même son trône.
Elle y veut vaincre tes ennemis
Et te donner l’aumône.

 

2-Priez, pécheurs pénitents,
Votre Médiatrice.
Invoquez, petits enfants,
Votre Mère nourrice.
Honorez, bons serviteurs,
Votre aimable Maîtresse.
Allons tous recevoir ses faveurs,
Puisqu’elle nous en presse.


3-Toute consolation
Pour le corps et pour l’âme
Dans mon intercession,
Pourvu qu’on la réclame.
Je suis, dans les plus grands maux,
Un remède immanquable ;
Dans l’orage et parmi les travaux,
Un repos favorable.


4-Je suis l’appui tout-puissant
Du pauvre misérable,
Et le remède présent
Du malade incurable.
Je suis l’asile assuré,
Le salut et la vie
Du pécheur le plus désespéré,
Aussitôt qu’il me prie.


5-Implorez, gens affligés,
Ma bonté maternelle,
Et vous serez soulagés
Ici dans ma chapelle.
Priez-moi dans vos combats,
J’y donne la victoire.
Priez-moi quand vous seriez à bas,
J’en relève avec gloire.


6-Priez, pauvres gens, mangés
De tailles sans mesure,
Vous en serez déchargés
Sans nulle procédure.
Venez, pauvres laboureurs,
Vous aurez l’abondance.
Mais surtout, venez, pauvres pécheurs,
Vous aurez l’indulgence.


7-Craignez-vous que le démon
Ne vous ôte la grâce ?
Recourez à mon saint nom,
C’est moi qui le terrasse.
Quand vous seriez dans ses fers,
Vous aurez délivrance,
J’ai sur lui jusque dans les enfers
Une pleine puissance.


AUX VIERGES

8-Vierges sages, suivez-moi,
Suivez-moi dans le temple.
Venez recevoir la loi,
La loi de mon exemple.
C’est là que le Saint-Esprit
Parle aux vierges fidèles,
Pour former dans leur cœur Jésus-Christ
A l’ombre de ses ailes.


9-Fuyez la malignité
Et les charmes du monde,
Qui souillent la pureté
D’une vierge féconde.
Éloignez-vous des périls
Et des sources des crimes,
Pour goûter les douceurs de mon Fils
Et prendre ses maximes.


10-Vous êtes d’un très haut rang ?
N’ayez point de bassesse.
Votre Époux est tout de sang,
N’ayez point de faiblesse.
Mortifiez votre chair,
Vaquez à la prière,
Choisissez, ou le feu de l’enfer,
Ou le sang du Calvaire.


11-Courage, petit troupeau,
Votre Époux vous prépare
Un royaume tout nouveau,
Une gloire très rare,
Un glorieux vêtement,
Une belle auréole ;
Vous l’aurez, combattez vaillamment,
Comptez sur ma parole.


12-Vierges, je suis dans ce lieu
Votre parfait modèle,
Ma main vous y forme en Dieu
Et vous tient en tutelle,
Mon sein vous donne le jour,
C’est moi qui vous engendre
Et mon cœur vous y remplit d’amour,
De l’amour le plus tendre.


13-Quiconque veut être à moi
Et recevoir mes grâces
Doit me prendre pour sa loi
Et marcher sur mes traces,
Car m’aimer sans m’imiter
Et sans quitter ses crimes,
C’est périr, c’est se précipiter
Dans le fond des abîmes.


14-A la bonne heure, exaltez
Et dites mon Rosaire,
Prenez ma chaîne et portez
L’habit du Scapulaire.
Mais n’ayez point d’autre fin
Que d’imiter ma vie,
Autrement c’est un piège malin,
C’est une hypocrisie.


15-Pour n’être pas rebuté,
Pour avoir assistance,
Priez en humilité,
Avec persévérance.
Frappez, cherchez, demandez
Vos besoins nécessaires,
Tôt ou tard vous serez exaucés
Dans vos justes prières.


ORAISON

16-Hâtez-vous, Reine des Cieux,
De venir à notre aide,
Jetez sur nous vos doux yeux,
Donnez-nous du remède.
Vous en avez le pouvoir,
Vous êtes Souveraine,
Vous n’avez seulement qu’à vouloir
Pour nous ôter de peine.


17-Surtout, souvenez-vous bien,
O divine Marie,
Que vous ne refusez rien
A quiconque vous prie ;
Que toute l’antiquité
Ne nous dit autre chose.
Souffrez donc que sur votre bonté
Chacun de nous repose.


18-C’est moi qui forme les rois,
C’est moi qui les couronne,
C’est moi qui forme leurs lois,
C’est moi qui les ordonne.
Je fais que mes vrais dévots
Ont la grâce en partage,
Les trésors, les plaisirs, le repos,
La gloire en héritage.


19-O très chers prédestinés,
Publiez votre gloire !
Écriez-vous par milliers,
Écriez-vous : Victoire
A Notre-Dame des cœurs,
A votre auguste Reine !
Criez tous aujourd’hui mille honneurs
A la Reine des reines.


20-Quelle consolation
Dans nos plus grandes peines
D'avoir pour protection,
La plus grande des Reines !
Oh ! qu'heureux est notre sort !
D'avoir dans nos misères,
Pour notre aide et pour notre support,
La plus tendre des Mères.


AJPM20 : Ave Maria de Fatima (2) : 10 couplets chantés

AJPM19 : Ave Maria de Fatima (1) : instrumental pour 12 couplets

AVE MARIA DE FATIMA
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AVE MARIA DE FATIMA
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AJPM102 : Amour de Dieu (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM101 : Ave Maria de Lourdes (12) : les 15 mystères du Rosaire

Les 15 mystères du Rosaire 
(Ave Maria de Lourdes & Fatima)
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1-Heureux, Jésus, qui sut t'aimer
D'un amour constant et solide ;
Et quel autre bien peut charmer
Une âme de vrais biens avide ?
Quand viendra ce temps souhaité,
Le terme de ce long voyage,
Où l'amour dans l'éternité
N'aura plus à craindre de l'âge.


2-Ici-bas de l'amour divin
Même quand on goûte les charmes,
Les faiblesses du cœur humain
Offrent sans cesse des alarmes.
De ce monde tel est le cours
Qu'on craint sans cesse le naufrage,
Qui ferait périr pour toujours
L'innocence du premier âge.


3-Monde, par la foi combattu,
Tu voudrais en vain me séduire ;
Les saints attraits de la vertu
À nos yeux viennent de reluire.
Tu n'enseignes que vanité,
Tu ne donnes que l'esclavage :
Nous détestons la volupté
D'un monde funeste à notre âge.


4-Seigneur, si jamais les penchants
De notre inconstante nature
Allaient vous ravir notre encens
Et l'offrir à la créature ;
Hélas ! si nous devions périr,
Du vice éprouvant le ravage,
Retranchez pour nous l'avenir,
En coupant le fil de notre âge.


5-Vierge, patronne des enfants,
Notre amour et notre espérance,
Au milieu des maux renaissants
Nous implorons votre puissance.
Préservez-nous de tout péril,
Loin de nous écartez l'orage ;
De vos enfants dans cet exil
Montrez-vous la mère à tout âge.

AJPM103 : La grande couronne de la Ste Vierge (1) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM104 : Ave Maria de Fatima (5) : 27 couplets instrumentaux à l'orgue

AVE MARIA DE FATIMA
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1-O Vierge très fidèle,
Nous allons tous vous saluer
D’une façon nouvelle.
Pour vous louer,
Que nos louanges
Par nos saints Anges
Ne servent qu’à vous couronner !


PATER
2-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour vous mieux rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
3-Je vous salue, Marie,
O Fille du Père éternel.
Regardez, je vous prie,
Un criminel,
Lequel vous donne
Une couronne
Avec l’Archange Gabriel.


2e AVE
4-Je vous salue, Marie,
Digne Mère du Fils de Dieu.
Que tout vous glorifie
En ce bas lieu.
O belle Aurore !
Croissez encore,
Afin que Jésus règne en peu.


3e AVE
5-Je vous salue, Marie,
Chère Épouse du Saint-Esprit.
De tous, soyez bénie
Sans contredit.
Sans plus attendre,
Faites descendre
En moi l’esprit de Jésus-Christ.


GLORIA PATRI
6-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


1ère DIZAINE


PATER

7-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement !


1er AVE
8-Je vous salue, Marie,
Dans vos mystères glorieux !
Qu’un chacun les publie
A qui mieux mieux.
Ma foi s’augmente
Pour que je chante
D’un cœur bien fidèle et joyeux !


2e AVE
9-Je vous salue, Marie,
Pure en votre Conception !
Que ma bouche le crie
Jusqu’en Sion.
Je le veux croire,
A votre gloire,
Malgré le monde et le démon.


3e AVE
10-Je vous salue, Marie,
Dedans votre Nativité !
Vierge toute remplie
De sainteté.
Croissez, Aurore,
Pour faire éclore
Le Soleil de la Vérité.


4e AVE
11-Je vous salue, Marie,
Dans votre Présentation !
Comme une pure Hostie
De l’Abandon.
O Vierge et Mère,
Par ce mystère
Donnez-moi la dévotion.


5e AVE
12-Je vous salue, Marie,
Dans le temple où le Saint-Esprit
Vous a toute remplie
Sans aucun bruit !
Mère de grâce,
Faites-vous place
En mon cœur avec Jésus-Christ.


6e AVE
13-Je vous salue, Marie,
Dans votre Annonciation !
Vierge toute remplie
De l’onction
De la Sagesse
Qui vous caresse
Et qui vient en vous de Sion.


7e AVE
14-Je vous salue, Marie,
Dans votre Visitation !
Votre âme y magnifie
Dieu dans son nom.
Vierge fidèle
Et toute belle,
Donnez-moi le don d’oraison.


8e AVE
15-Je vous salue, Marie,
Dans la naissance du Sauveur !
Que tout chante et publie
Votre bonheur.
O Vierge et Mère,
Je vous révère,
Produisez Jésus en mon cœur.


9e AVE
16-Je vous salue, Marie,
Dans la Purification !
J’adore votre Hostie,
C’est un poupon.
Je le rends maître
De tout mon être,
Puisqu’il se fait ma caution.


10e AVE
17-Je vous salue, Marie,
Quand vous retrouvâtes Jésus !
Peut-être, mon amie,
Ne l’ai-je plus.
Que je le trouve,
Que je l’éprouve,
Dans la douceur de ses vertus.


GLORIA PATRI
18-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


2e DIZAINE


PATER

19-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Nous vous rendons hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
20-Je vous salue, Marie,
Au pied de la Croix du Sauveur,
Où vous êtes l’Hostie
De bonne odeur.
O Mère amère !
Sur le Calvaire !
Donnez part à votre douleur !


2e AVE
21-Je vous salue, Marie,
Lorsque Jésus fut de chagrin
Réduit à l’agonie
Dans le jardin.
Hélas ! mon crime
Le fait victime
Par l’effort de l’amour divin.


3e AVE
22-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils fut flagellé.
Oh ! quelle boucherie
Fit mon péché !
Que Dieu m’accorde
Miséricorde,
Par son saint corps tout écorché.


4e AVE
23-Je vous salue, Marie,
Dans son cruel couronnement,
Vous fûtes attendrie
En le voyant.
Jésus me donne
Par sa couronne
Un cœur plus humble et plus fervent !


5e AVE
24-Je vous salue, Marie,
Lorsqu’on condamna mon Sauveur
A perdre en croix la vie
Comme un voleur !
Malheureux monde,
Quoique tu grondes,
Je te dis malheur sur malheur.


6e AVE
25-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus tomba sous sa Croix :
Vous en fûtes saisie
Jusqu’aux abois.
Quelles tristesses,
Quelles tendresses
Vous eûtes tous deux à la fois !


7e AVE
26-Je vous salue, Marie,
Auprès de votre Fils mourant,
Éplorée et transie
En contemplant
L’ignominie,
La barbarie
De son cruel crucifiement.


8e AVE
27-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils ressuscita
Et par grâce infinie
Vous visita.
Quelle allégresse,
Chère Maîtresse,
En ce moment vous transporta !


9e AVE
28-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus monta dans les Cieux,
Dans sa nouvelle vie,
Tout glorieux.
Par vous j’espère,
Ma chère Mère,
Monter au ciel pour être heureux.


10e AVE
29-Je vous salue, Marie,
La descente de votre Époux
Vous a toute remplie
Même pour nous ;
Par vos demandes,
Ses dons descendent.
Priez : rien n’est donné sans vous.


GLORIA PATRI
30-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


3e DIZAINE


PATER

31-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
32-Je vous salue, Marie,
Dans vos saintes communions
Dans toute votre vie.
Vos actions
Sont un modèle
Pur et fidèle,
C’est sur vous que nous nous formons.


2e AVE
33-Je vous salue, Marie,
Morte par un transport d’amour !
O divin incendie
Du pur amour,
Brûlez mon âme
De votre flamme,
En tous lieux, la nuit et le jour.


3e AVE
34-Je vous salue, Marie,
Dans votre sainte Assomption !
Enlevée et ravie
Jusqu’en Sion.
O grande Reine
Et Souveraine !
A tous la bénédiction !


4e AVE
35-Je vous salue, Marie,
Placée et couronnée aux cieux !
Soyez aussi bénie
Dans ces bas lieux.
Donnez-nous grâce,
Donnez-nous place
Dans votre empire glorieux.


5e AVE
36-Je vous salue, Marie,
Vierge et Mère tout à la fois.
O merveille infinie
Du Roi des Rois !
Vierge féconde
Et sans seconde,
Rendez-moi soumis à vos lois.


6e AVE
37-Je vous salue, Marie,
Mère admirable du Sauveur,
Que tout chante et publie
Votre grandeur !
Vous donnez l’être
A votre Maître,
Vous formez votre Créateur.


7e AVE
38-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté,
Vierge toute remplie
De sainteté.
Vierge fidèle,
Votre tutelle
Me préserve de tout péché.


8e AVE
39-Je vous salue, Marie,
Souveraine de l’univers.
Que tout vous glorifie
Jusqu’aux enfers !
Le Purgatoire
Vous donne gloire,
Vous pouvez en briser les fers.


9e AVE
40-Je vous salue, Marie,
Trésorière des dons divins.
Ouvrez-nous, je vous prie,
Vos saintes mains ;
Et que la grâce
Par elles passe
Jusqu’à nous, pour nous rendre saints !


10e AVE
41-Je vous salue, Marie,
Vous seule écrasez le démon.
Le malheureux en crie
Dans sa prison.
Brisez la tête
A cette bête,
Et nous armez de votre nom.


GLORIA PATRI
42-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


4e DIZAINE


PATER

43-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1e AVE
44-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Divinité,
Vierge toute remplie
De charité.
O Sainte Dame,
Que ma pauvre âme
Vous aime à toute éternité.


2e AVE
45-Je vous salue, Marie,
Aimable Mère des chrétiens !
Faites-nous, je vous prie,
Part de vos biens.
Nos maux s’empirent,
Tous vous désirent,
Oh ! Venez briser tous nos liens.


3e AVE
46-Je vous salue, Marie,
Chère avocate des pécheurs !
Prenez, je vous supplie,
Prenez nos cœurs.
En toute chose,
Plaidez la cause
De vos fidèles serviteurs.


4e AVE
47-Je vous salue, Marie,
Notre asile et ferme support,
Pendant toute la vie,
Jusqu’à la mort.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Faites-nous venir à bon port.


5e AVE
48-Je vous salue, Marie,
Le commun refuge de tous.
Vierge toute bénie,
Priez pour nous.
Soyez la Mère
Et la lumière
De ceux qui réclament vers vous.


6e AVE
49-Je vous salue, Marie,
Toute pleine d’humilité.
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
J’en bénirai votre bonté.


7e AVE
50-Je vous salue, Marie,
Pleine de force et de ferveur.
Mettez-en, je vous prie,
Dedans mon cœur.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Retirez-moi de ma tiédeur.


8e AVE
51-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Usez de libéralité.


9e AVE
52-Je vous salue, Marie,
Pleine du don de l’oraison ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Quelque rayon.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Ne me refusez pas ce don.


10e AVE
53-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Virginité,
Vierge très accomplie,
Ayez pitié.
Mains libérales
Et virginales,
Ornez-moi de la pureté.


GLORIA PATRI
54-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


5e DIZAINE


PATER

55-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
56-Je vous salue, Marie,
Pleines des dons du Saint-Esprit ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Sans contredit.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
A la gloire de Jésus-Christ.


2e AVE
57-Je vous salue, Marie,
Toute la Sagesse est en vous,
Vous en êtes remplie
Même pour nous.
Pour la Victoire
Et pour la gloire
De Jésus mort en croix pour tous.


3e AVE
58-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les vertus,
Que vous soyez bénie
Avec Jésus.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Que mes ennemis soient vaincus.


4e AVE
59-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les douceurs ;
Comblez-en, je vous prie,
Vos serviteurs.
Douce Maîtresse,
Grande Princesse,
Gagnez pour Jésus-Christ nos cœurs.


5e AVE
60-Je vous salue, Marie,
En votre riche pauvreté,
Et qu’un chacun s’écrie :
Quelle bonté !
Quelles richesses,
Quelles largesses
Et quelle libéralité !


6e AVE
61-Je vous salue, Marie,
Refuge assuré du pécheur,
Que Dieu même a remplie
De sa douceur.
Dieu notre Père
Est en colère,
Apaisez sa juste fureur.


7e AVE
62-Je vous salue, Marie,
Grand miracle du Dieu vivant,
O merveille inouïe
Du Tout-Puissant !
Que l’homme et l’ange
Donnent louange
A votre Ouvrier excellent.


8e AVE
63-Je vous salue, Marie,
Paradis de la Trinité
Dans sa gloire infinie.
O vérité
Bien surprenante,
Bien consolante !
Gloire à Dieu dans l’éternité.


9e AVE
64-Je vous salue, Marie,
Toute transformée en Jésus !
Jésus est votre vie,
Vous n’êtes plus.
O merveilleuse !
O bienheureuse !
Vos secrets nous sont inconnus.


10e AVE
65-Je vous salue, Marie,
Je vous offre mon pauvre cœur,
Je vous donne ma vie
Et mon honneur.
Souffrez, de grâce,
Que tout bien passe
Par vous à Dieu mon créateur.


GLORIA PATRI
66-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


TRANSPORT D’ALLÉGRESSE

67-Nos couronnes sont faites
De roses, d’œillets et de lis,
Et de mille fleurettes
Du Paradis ;
Ce sont nos anges
Qui les arrangent
Et n’y mêlent point de soucis.


68-Marie est couronnée,
Elle a dans sa main nos bouquets
Et sa tête est ornée
De chapelets.
Que tous lui donnent
De ces couronnes
Qui ne se flétriront jamais.

AJPM105 : Jeannette et ses Voix (poésie de Joseph Thérol)

AJPM106 : Notre-Dame des Dons (cantique  de St L-M de Montfort)

1-Si quelqu’un veut être fidèle,
Qu’il vienne à la Mère des Dons.
Tout à son trône nous appelle
Aux cantons,
Afin que tout se renouvelle
Aux saisons.


2-Par son entremise, Dieu donne
Ses trésors et ses dons divins.
Sa miséricorde pardonne
Par ses mains,
Place dans le Ciel, et couronne
Tous les saints.


3-Marie possède, en son domaine,
La plénitude de tous biens,
Auprès d’elle, on a tout sans peine,
O chrétiens !
Elle est surabondamment pleine
Pour les siens.


4-Elle est la Mère de la grâce,
Elle est son canal merveilleux,
C’est par elle que tout bien passe
Dans ces lieux,
Que tout monte et que tout repasse
Dans les cieux.


5-On trouve en elle toutes choses :
Biens, plaisirs, honneur et santé,
Et pour Dieu seul elle en dispose
En bonté.
Sur ses soins l’univers repose,
Vérité.


6-Vigneron, veux-tu que ta vigne
Ait abondance de raisin,
Et qu’elle ait sans humeur maligne
Du bon vin ?
Marie a cette grâce insigne
Dans sa main.


7-Voulez-vous avoir l’abondance
Dans vos champs, pauvres laboureurs,
Et vous garder de l’impudence
Des voleurs ?
Sachez qu’elle a dans sa puissance
Ces faveurs.


8-Elle est votre douce espérance,
Gens affligés, gens malheureux.
Vous en recevrez l’assistance
Par vos vœux,
Ou bien le don de patience,
L’un des deux.


9-Pauvre pécheur, si tu l’abordes,
Tu recevras le plus grand don,
La grâce, la miséricorde
Et pardon.
Sache que le ciel ne l’accorde
Qu’en son nom.


10-Enfants, venez à ses mamelles
Sucer un lait plein de douceur ;
Venez vous reposer, fidèles,
Sur son Cœur.
Venez tous garder sous ses ailes
La ferveur.


11-Pour obtenir votre demande,
Donnez, et l’on vous donnera,
Et qu’un chacun donne en offrande
Ce qu’il a,
Si c’est son cœur, l’offre est bien grande,
Il aura.


12-Approchons-nous tous de Marie
Pour avoir part à ses bienfaits,
Pour trouver grâce en cette vie
Et la paix,
Et pour voir Dieu dans la Patrie
A jamais.


13-O Sainte Vierge, ô bonne Mère,
Faites-nous part de vos faveurs,
Soyez sensible à la misère
Des pécheurs,
En exauçant l’humble prière
De nos cœurs.

ST MICHEL :

1a-Vous n’irez plus filer en gardant vos moutons,
Les Saintes que voilà vous accompagnerons.


JEANNETTE :

1b- Sainte Marguerite,
Je suis trop petite,
Laissez
Filer
L’humble Jeannette en son pré.


STE CATHERINE :

2a-Jésus compte sur vous pour proclamer son droit ;
Vous trouverez chez moi son épée à Fierbois.


JEANNETTE :

2b-Sainte Catherine,
Prenez ma voisine,
Laissez
Filer
L’humble Jeannette en son pré.


ST MICHEL :

3-De l’Église de Dieu, la France est le rempart :
Partirez à son aide avec mon étendard.
Ayez confiance !
Grâce à vous la France
Lavée,
Sauvée,
Sera par Dieu relevée.


JEANNETTE :

4a-Si je ne file plus ma quenouille en ce pré,
Avec vos palmes d’or pourrai-je l’échanger ?


LES SAINTES :

4b-Cette récompense
De l’obéissance,
Mais oui
Merci,
Vous l’aurez, Jeannette, aussi.


JEANNETTE :

5-Saintes qui voulez bien gentiment me parler,
Pour le plaisir de Dieu, je vous obéirai.
Mais faites promesse
D’aider ma faiblesse.
Venez,
Venez
Me reprendre et m’enseigner.


JEANNETTE :

6a-Adieu mes chers moutons ! Je vous laisse en ce pré.


LES SAINTES :

6b-Vous irez délivrer des villes étouffées.
Saint Michel Archange,
Ses légions d’anges,
Et nous,
Et nous,
Nous combattrons avec vous.

AJPM108 : Ave Maria de Fatima (6) : 25 couplets chantés

AJPM107 : Le respect humain (1) : sur le canon de Pachelbel

AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
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PREMIER CANTIQUE : SES MAUX

1-Grand Dieu, depuis que je vous sers
Et que je veux être fidèle,
L’homme et quasi tout l’univers
Me fait une guerre cruelle.
Hâtez-vous, prêtez-moi la main
Pour vaincre le respect humain.

2-Enfants des saints prédestinés,
Nous sommes combattus des hommes.
Mais n’en soyons pas enchaînés,
N’oublions pas ce que nous sommes.
Amis de Dieu, braves soldats,
Ne nous laissons pas mettre à bas.

3-Pauvre pécheur, tenu captif
Par des qu’en-dira-t-on frivoles,
Tâche d’être bien attentif
Et bien docile à mes paroles,
Puisque la seule vérité
Peut te donner la liberté.

4-Je ne puis définir ton nom,
Respect humain, maudite engeance,
O grand favori du démon
Pour décrier la pénitence,
O grand ennemi des vertus
Dont les plus forts sont abattus.

5-O le plus subtil des poisons
Pour nous faire avaler des crimes,
O le plus fin des hameçons
Pour nous plonger dans les abîmes,
O le plus traître des amis,
O le plus grand des ennemis.

6-Je ne puis exprimer les maux
Que fait ce respect pour les hommes.
Les plus savants, les plus dévots,
Et presque tous, tant que nous sommes,
Ressentons la malignité
De ce monstre d’iniquité.

7-O quelle injure au Créateur
De craindre plus sa créature,
De respecter moins sa grandeur
Qu’un ver de terre qui murmure,
Et de préférer un vrai rien
A ce seul et souverain bien !

8-Quel outrage à sa majesté
Que de lui préférer un songe !
Quel outrage à sa vérité
Que de croire ainsi le mensonge,
Que de se faire un bras de chair
D’un homme et d’un mot dit en l’air !

9-Quelle injure à sa charité !
Est-ce là la reconnaissance
Qu’on devrait rendre à sa bonté
Pour les biens de sa Providence ?
Et ce bon Père est délaissé,
Cet ami fidèle est chassé.

10-Voilà ce que tu fais, pécheur,
Lorsque par quelque crainte humaine
Tu désobéis au Seigneur
Ou tu ne le sers qu’avec peine,
Qu’avec partage et lâcheté,
Sans ferveur et sans fermeté.

11-Je servirais bien Dieu, dis-tu,
Mais je crains monsieur ou madame ;
J’embrasserais bien la vertu,
Mais j’appréhende qu’on me blâme ;
Seigneur, je serais votre ami
Sans le monde, votre ennemi.

12-Malgré votre bras tout-puissant,
Je crains l’homme qui me menace ;
Malgré votre amour ravissant,
Je n’ai pour vous qu’un cœur de glace,
Mais je consens à vous servir
Quand l’homme y voudra consentir.

13-Je vous servirai, mon Jésus,
J’irai partout à votre suite,
Pourvu qu’on ne me traite plus
De dévot ou bien d’hypocrite ;
Si je suis approuvé de tous,
Je veux de bon cœur être à vous.

14-Mondain, voilà de grands mépris
D’une majesté souveraine ;
Voilà pourtant ce que tu dis
Quand le respect humain t’entraîne
A transgresser sa sainte loi,
A renoncer même à ta foi.

15-Si Dieu, ni la religion,
Ne te touche, ni ne t’éclaire,
Fais du moins quelque attention
A ton malheur, à ta misère.
Tu perds, ô malheureux mondain,
Tout bien par un respect humain.

16-Adieu tant d’exhortations,
Adieu tant de vérités crues,
Adieu tant d’inspirations,
Adieu tant de grâces reçues,
Adieu tant d’absolutions,
Et de saintes communions.

17-Tant de bons mouvements suivis,
Tant de victoires remportées,
De si grands mérites acquis,
De si lourdes croix bien portées,
Pour un petit mot entendu
Et pour un rien tout est perdu !

18-On montait à pas de géant
A la vertu la plus sublime.
Pour ne pas déplaire au néant,
Hélas! on tombe dans le crime,
Ou l’on tombe insensiblement
Dans le plus grand relâchement.

19-Souvent, après avoir vécu
Très saintement dans la jeunesse,
On est par ce piège vaincu,
Plein de mérite et de vieillesse ;
Ainsi l’on perd en un moment
Ce qui coûtait infiniment.

20-Hélas ! si l’on se fût moqué
Du monde et de sa raillerie,
Hélas ! si l’on eût pratiqué
La vertu, quoiqu’on la décrie,
Dieu, plein de libéralité,
Eût comblé de sa sainteté.

21-Dieu cherche la fidélité,
A toute chose il la préfère,
Il accorde à sa fermeté
Ce qu’il refuse à l’ordinaire.
Ce n’est qu’aux dévots éprouvés
Qu’il fait des dons très élevés.

22-« A qui vaincra, dit le Seigneur,
A qui me restera fidèle
Je communique ma douceur,
Ma grâce et ma gloire éternelle.
Loin de moi tout esprit mondain,
Que je ne vois qu’avec dédain. »

23-Quelle gloire, au grand jugement,
Aux vainqueurs du diable et du monde,
Quand Dieu fera voir clairement
Que leur victoire est sans seconde,
Qu’ils ont comme ses bons soldats
Malgré tout marché sur ses pas !

24-Quels justes plaisirs auront-ils
De se voir en main la victoire
Malgré le monde et les périls,
Malgré tout ce qu’on a pu croire,
De voir condamner aux enfers
Tous les mondains de l’univers !

25-De les entendre soupirer :
« Hélas ! malheureux que nous sommes
De n’avoir su persévérer
Malgré les critiques des hommes,
D’avoir suivi la vanité
Sous prétexte de vérité !

26-« Nous voyons trop tard aujourd’hui
Notre prudence criminelle,
Puisqu’elle ne nous a servi
Que pour notre perte éternelle.
Oh ! respect humain malheureux,
C’est toi qui nous mets en ces feux. »

27-Chacun criera sur son malheur :
Le fils d’avoir suivi son père,
Le frère d’avoir cru sa sœur,
La fille d’avoir cru sa mère,
Et tous d’avoir suivi l’erreur
Au lieu de Jésus leur Sauveur.

28-Un jour, ils verront tout surpris
Ces hommes dévots et les sages
Qu’ils n’avaient vu qu’avec mépris.
Pour lors ils crieront pleins de rage :
« Quoi ! voilà ceux que nous raillions,
Voilà ceux que nous méprisions ?

29-« Quoi ! ceux dont la vie autrefois
Nous paraissait une folie
Sont enfants de Dieu, sont des rois
Ornés d’une gloire infinie ?
Malheureux, à quoi pensions-nous
D’avoir pris des sages pour fous ? »

30-Dans l’enfer, que de malheureux
Voyant les vérités entières
Voudraient bien, s’il dépendait d’eux,
Donner aux vivants des lumières,
Et leur crier : « Ne croyez pas
Ce que nous croyions ici bas !

31-« Hélas ! l’homme nous a séduits
Par ces maximes condamnables,
Et nous avons tous pris la nuit
Pour des lumières véritables,
Nous avons pris pour des raisons
Ce qui n’était que des poisons. »

32-Si tu ne vois, homme insensé,
Combien ce piège est fin et traître,
A la mort tu seras forcé,
Mais trop tard, de le reconnaître.
Ces gens que tu respectes tant
Périront tous en cet instant.

SECOND CANTIQUE : SES CHIMÈRES

33-A-t-on sujet de regarder
Une idée, un rien, un atome ?
A-t-on sujet d’appréhender
Une chimère, un vain fantôme ?
Car tels sont les respects humains,
Tels sont les jugements mondains.

34-Tout homme est injuste et menteur,
Mais en sa plus juste balance,
Notre seul juge est le Seigneur,
Malgré l’homme et son impudence ;
Méprisons donc ce qui n’est rien,
Qui ne nous fait ni mal, ni bien.

35-Quoi donc ! en sommes-nous meilleurs
Lorsque tout le monde nous loue ?
Quoi donc ! sommes-nous plus pécheurs
Si chacun nous couvre de boue ?
Qu’on dise de nous bien ou mal,
Et l’un et l’autre est bien égal.

36-Mettons qu’on parle mal de vous :
Ce sont des paroles volantes
Qui ne peuvent nuire qu’aux fous
Mais non pas aux âmes prudentes,
Qui, ne plaignant que leur auteur,
S’en font un véritable honneur.

37-L’un nous dit et l’autre nous fait
Quelque injustice ou quelque injure ;
Oui, mais c’est Dieu qui le permet,
C’est contre lui que l’on murmure ;
Cet homme n’est que l’instrument
Dont Dieu se sert en ce moment.

38-Le Seigneur qui vient nous sauver
Permet cette injustice noire,
Voulant par là nous éprouver
Et rendre dignes de la gloire,
Mais le démon n’y vient tenter
Que pour vous impatienter.

39-En souffrant, on a le dessus,
Notre prochain s’en édifie,
Le démon en reste confus
Et Dieu même s’en glorifie,
Les coléreux sont apaisés
Et les moqueurs sont méprisés.

40-Faisant toujours votre devoir,
Ne donnant point de juste prise,
Ne faites pas semblant de voir
Qu’on se moque et qu’on vous méprise ;
C’est le secret des grands esprits
De mépriser tous les mépris.

41-L’homme sage en tout donne appel
Au tribunal de Dieu, son juge ;
Laissant juger l’homme charnel
Il prend Dieu seul pour son refuge ;
Toute sa gloire est au-dedans,
Malgré les plus grands médisants.

42-Au contraire, une âme de chair
Toute mondaine et toute basse
S’offense d’un mot dit en l’air,
D’un regard et d’une grimace ;
Laisse là le bien commencé,
Pour n’en être pas méprisé.

43-Le fou n’a pas sa gloire au cœur,
Mais chez le monde et dans sa bouche ;
Si l’on lui ravit cet honneur,
C’est ce coup fatal qui le touche ;
Il n’a pas d’autre attention
Qu’au pense-t-on et qu’au dit-on.

44-Homme sage, ne craignez point
Les persécutions du monde ;
La sagesse gît en ce point,
Le christianisme s’y fonde ;
Un bon chrétien, en vérité,
Est un chrétien persécuté.

45-Nous n’avons point d’anciens bourreaux
Pour nous tirer le sang des veines,
Mais nous en avons de nouveaux,
Ce sont les personnes mondaines
Dont les dents, pires que les mains,
Nous donnent des coups inhumains.

46-Le monde, en nous faisant du mal,
Croit nous abattre et nous détruire,
Mais ses coups n’ont rien de fatal,
Pourvu qu’on ne fasse qu’en rire ;
On est martyr de charité
Quand on le souffre avec gaieté.

47-L’un parle contre notre honneur,
La calomnie est employée ;
L’autre se fait notre censeur,
Il rit à gorge déployée ;
Mais cet honneur qu’on croit ôter
En souffrant ne fait qu’augmenter.

48-On ne peut ôter au chrétien
Un honneur qu’il a dans soi-même ;
L’honneur du monde n’étant rien,
Qu’importe d’en être anathème ?
Juste, c’est un honneur pour vous
Que d’être moqué par des fous.

49-Celui-là ravit notre bien
Par une injuste procédure,
Celui-ci nous ôte un soutien,
Notre habit, notre nourriture.
Quel mal ? C’est un bien temporel
Qu’on change en un bien éternel.

50-L’or et l’argent sont des biens faux,
Puisque le monde en fait estime,
Puisqu’ils produisent mille maux,
Qui conduisent tous dans le crime ;
Est-ce un mal que la pauvreté
Dont le ciel même est acheté ?

51-Cet envieux prend notre emploi
Par ruse et par un coup de traître,
Cet orgueilleux nous fait la loi
Et partout veut trancher de maître ;
Quel mal ? Le plus grand parmi vous
Sera le serviteur de tous.

52-Dieu dit : « Si le monde vous hait,
Réjouissez-vous de sa haine,
Car vous n’êtes point son sujet,
Car votre âme n’est point mondaine ;
Car vous en recevrez aux cieux
Un prix de gloire merveilleux. »

53-Ainsi le monde a maltraité
Tous les saints qui sont dans la gloire,
Réduits à la mendicité,
Souvent bannis de la mémoire ;
Et chassés de tout l’univers,
Ils s’enfuyaient dans les déserts.

54-On parlait mal de leurs vertus,
On les traitait d’hypocrisie ;
Ils étaient partout combattus
Par des secrètes jalousies ;
On prenait mal ce qu’ils disaient,
Ce qu’ils pensaient, ce qu’ils faisaient.

55-Mais ne voyons que Jésus-Christ,
Puisqu’il est notre grand modèle :
Que nous apprend le Saint-Esprit
De cette Sagesse éternelle ?
Les mondains l’ont nommé pécheur,
Ivrogne, sorcier, imposteur.

56-« Je veux qu’on vous donne un soufflet,
Qu’on vous frappe et qu’on vous tourmente,
Quoique à tort, sans avoir rien fait.
L’injure est vraiment très criante,
Mais vous gagnez infiniment,
Si vous souffrez patiemment.

57-« Si quelqu’un veut vous égorger,
N’en craignez pas tant sa furie
Qu’un Dieu qui seul peut se venger
Dans ce monde et dans l’autre vie,
Perdre l’âme et la condamner,
Tuer le corps et le damner. »

58-Le chrétien comme son Sauveur,
Le disciple comme son Maître,
L’esclave comme son Seigneur
Doit souffrir ainsi de ce traître ;
Le monde a toujours en tout lieu
Battu les serviteurs de Dieu.

TROISIÈME CANTIQUE : SA HONTE

59-Si le respect humain produit
Une crainte si chimérique,
C’est aussi de lui que s’ensuit
Une honte diabolique.
Dès lors qu’on est combattu,
On a honte de la vertu.

60-Avoir honte de servir Dieu ?
Servir Dieu, ce Maître adorable,
N’est-ce pas régner en tout lieu ?
Est-il rien de plus honorable ?
O respect humain malheureux,
C’est toi qui me parais honteux.

61-Quoi ! pour plaire à quelque étourdi,
Avoir honte de son Dieu même ;
Quoi ! pour le monde être hardi
Jusqu’à montrer à tous qu’on l’aime !
Tandis qu’on craint jusqu’au seul nom
De dévot ou dévotion.

62-Si vous avez honte aujourd’hui
De Jésus et de son service,
Vous vous déclarerez pour lui
Dans le grand jour de sa justice,
Mais il aura dans ce grand jour
Honte de vous-même à son tour.

63-Par honte ou crainte de quelqu’un
Vous faites le bien en cachette,
Vous vivez selon le commun
En fuyant la route parfaite,
Vous fuyez le nom de dévot
Comme d’un fou, comme d’un sot.

64-Vous verrez un jour, mais trop tard,
Que ces hontes sont criminelles,
Quand vous n’aurez aucune part
Avec Jésus ni ses fidèles,
Et quand il vous renoncera
Et pour jamais vous maudira.

65-Peut-on avoir honte d’aimer
La vertu, laquelle est si belle,
Qu’on ne peut assez estimer,
Dont la naissance est éternelle
Et qui ravit tout l’univers,
Depuis les cieux jusqu’aux enfers ?

66-En tous les temps, en tous les lieux,
La vertu seule est estimable,
La terre et l’eau, l’air et les cieux
Déclarent qu’elle est tout aimable ;
Et toi, misérable mondain,
Tu la verrais avec dédain !

67-Elle est ce trésor infini
Et cette pierre précieuse
Dont l’éclat n’est jamais terni
Quand une âme en est amoureuse ;
Le Seigneur ne jette les yeux
Que sur ceux qui l’ont avec eux.

68-L’ange par ce bien souverain
A son Créateur a su plaire,
Marie en avait le Cœur plein
Et Dieu l’a prise pour sa Mère,
C’est par la vertu que les saints
Ont consommé tous leurs desseins.

69-La vertu les a protégés
Contre leurs plus grands adversaires,
La vertu les a soulagés
Dans leurs douleurs les plus amères ;
Elle les a prédestinés,
Elle les a tous couronnés.

70-Malgré tout, les plus grands pécheurs,
Quoique très souvent ils critiquent,
Prisent la vertu dans leurs cœurs
Et même ceux qui la pratiquent,
Quoique par ses difficultés
Ils en soient souvent rebutés.

71-Les méchants consultent les bons,
C’est en eux qu’ils ont confiance
Pour vaincre leurs tentations,
Pour découvrir leur conscience ;
Ils trouvent dans leur entretien
La force, la joie et tout bien.

72-Les plus barbares des païens
Ont cru qu’elle était l’origine
Et la source de tous les biens,
Qu’elle était même si divine
Qu’ils ont mis au nombre des dieux
Ceux qu’ils croyaient l’avoir chez eux.

73-La vertu seule est d’un crédit
Et d’une force insurmontable ;
Tout lui cède, sans contredit,
Grand et petit, juste et coupable ;
Après quoi, malheureux chrétien,
Vous aurez honte de ce bien ?

74-La raison, la grâce et la foi
Montrent quelle est son excellence,
Qu’elle doit faire à tous la loi
Et tout réduire en sa puissance,
Que tous ses amis sont heureux
Et ses ennemis malheureux.

75-Les démons même et les damnés
Enragent d’en être incapables ;
Ils voudraient bien en être ornés
Pour n’être pas si misérables ;
Leurs tourments et leur désespoir
Est de ne la pouvoir avoir.

76-L’esprit malin est si jaloux
D’en voir une âme revêtue
Qu’il frappe et redouble ses coups
Jusqu’à ce qu’elle l’ait perdue.
Ce vieux serpent n’est envieux
Que contre les gens vertueux.

77-Amis du grand Dieu que je sers,
Pratiquons la tête levée,
Malgré le monde et les enfers,
La vertu la plus relevée,
Sans honte et sans crainte de rien,
Comme doit faire un vrai chrétien.

78-Qu’attendez-vous de ce mortel
Pour tant de lâches complaisances,
Pour ce respect si criminel,
Pour ces funestes déférences ?
Qu’il vous en estime plus ?
Vous vous trompez, c’est un abus.

79-Vous voyant si faible et changeant,
Si facile à faire le crime,
Pour quelque mot désobligeant
Il perdra pour vous toute estime ;
S’il vous loue à l’extérieur,  
Ce n’est pas du fond de son cœur.

80-Si vous faites ce qui lui plait
De crainte de sa raillerie,
Il vous louera par intérêt,
Par politique ou flatterie ;
En cachette il rira de vous,
Vous voyant plus faible que tous.

81-Il se dira dans son esprit :
Je croyais cet homme un apôtre,
Un serviteur de Jésus-Christ,
Mais il est homme comme un autre,
Le respect humain l’a changé,
L’a fait tomber, l’a dérangé.

82-C’est notre ami, c’est notre sang,
C’est une âme noble et divine,
C’est un homme du premier rang ;
Mais si le monde le domine,
N’importe ! un sage en a pitié,
Malgré le sang et l’amitié.

83-Si personne ne vous reprend
Sur cette maudite pratique,
C’est l’intérêt qui le défend,
La prudence ou la politique.
Un mal deviendra-t-il un bien,
Parce qu’aucun n’en dira rien ?

84-C’est être fou de s’appuyer
Sur l’homme, ce roseau fragile,
De prendre pour son bouclier
Un morceau de boue et d’argile,
Qui nous trompe le plus souvent
Et qui tourne comme le vent.

85-C’est être fou de rechercher
L’amitié de ce ver de terre,
Lequel ne peut pas empêcher
Que Dieu ne vous fasse la guerre,
Pour vous ôter tout l’univers
Et vous plonger dans les enfers.

86-Quand vous avez fait le péché
Par honneur à la créature,
Quand vous aurez été taché,
Rendra-t-elle votre âme pure ?
Cet homme vous absoudra-t-il ?
Vous tirera-t-il du péril ?

87-Quand la mort vous attaquera,
Vous aidera-t-il en quelque chose ?
Quand le Seigneur vous jugera,
Viendra-t-il plaider votre cause ?
Pour lors vous sentirez, mondain,
Le malheur du respect humain !

88-Espérez-vous pouvoir trouver
La part pour plaire à tout le monde ?
A Jésus même, et se sauver
Sans que ni l’un ni l’autre en gronde ?
C’est un secret très inconnu,
Ceux qui l’ont voulu ne l’ont pu.

89-On ne peut pas, Jésus l’a dit,
Plaire au monde et plaire à Dieu même ;
L’un et l’autre se contredit,
D’un deux il faut être anathème.
Le monde est-il votre ennemi ?
Le Seigneur est donc votre ami.

90-Mauvais chrétien, prends ton parti ;
Tu fais une horrible alliance,
Tu n’es qu’un monstre travesti
Sous un beau nom de pénitence ;
Si Jésus-Christ est ton Seigneur,
Renonce à ce monde trompeur.

QUATRIÈME CANTIQUE : SES CRITIQUES

91-Tous les saints ont été battus
Et des mépris et des murmures.
Jusqu’à leurs plus rares vertus
Ont enduré mille censures.
Je dis plus : les plus grands pécheurs
Ne sont point exempts de censeurs.

92-Prétendez-vous par ces respects
Que personne ne vous méprise,
Que le monde vous laisse en paix
Et que personne ne vous nuise ?
Vous vous trompez très lourdement,
Vous êtes dans l’aveuglement.

93-Les orgueilleux vous décrieront,
Les envieux feront la rage,
Les savants vous critiqueront
Et vous serez repris du sage.
Tâcher de plaire à tous les fous,
C’est être le plus fou de tous.

94-Depuis votre conversion,
J’admire vos délicatesses.
Pour cacher la dévotion,
Vous usez de mille finesses,
Vous déguisez à tout instant
Les marques d’un vrai pénitent.

95-Hé quoi ! vous faisiez le péché
Malgré tout ce qu’on pouvait dire,
Quoique quelqu’un en fût fâché ;
Quoique vous donnassiez à rire,
Vous étiez tout ouvertement
Dans les plus grands dérèglements.

96-Vous aurez honte maintenant
De Dieu même et de son service ;
Ce changement est surprenant
Et plein d’erreur et d’injustice.
Hardi pour tout iniquité,
Honteux pour toute sainteté.

97-Quand il s’agit du temporel,
Vous ne craignez point la censure ;
S’agit-il du bien éternel,
Vous craigniez le moindre murmure ;
Vous fuyez comme un franc poltron
Au seul mot du qu’en-dira-t-on.

98-Mais je veux que le monde entier
Approuve en tout votre conduite.
Gagneriez-vous à ce métier ?
Seriez-vous heureux dans la suite :
« Que sert de gagner l’univers,
En se perdant dans les enfers ? »

99-Que je crains pour un pénitent
Dont l’estime est universelle,
Et que le monde flatte autant
Qu’une personne criminelle !
Je crois que sa conversion
Est une pure illusion.

100-Sachez que le monde et la chair
Attaquent l’âme convertie,
Que le démon et tout l’enfer
Se met souvent de la partie
Afin de la faire laisser
Son Dieu qu’elle vient d’embrasser.

101-Vous faites tout ce qu’il vous plaît
Et personne ne vous éprouve :
Oh ! que ce signe me déplaît !
Je crains que Dieu ne vous réprouve ;
Ses vrais amis sont maltraités,
Calomniés, persécutés.

102-Puisque les mondains sont pour vous
Et que vous êtes de leur suite,
Puisqu’ils vous favorisent tous,
C’est que vous suivez leur conduite ;
Mais si vous étiez converti,
Contre vous ils prendraient parti.

103-Loin de nous, pénitents trompeurs,
Gens complaisants et politiques,
Et qui vous attirez les cœurs
De peur d’en souffrir les critiques,
Et qui, malgré le Saint-Esprit,
Joignez le monde à Jésus-Christ.

104-Pour vous, pénitents généreux
Qui servez mon Dieu sans partage,
Fuyez les mondains malheureux,
Foulez aux pieds leur vain langage ;
Bravez l’enfer et, sur le lieu
Et dès aujourd’hui, servez Dieu.

105-Écoutez Jésus avec foi
Et sans craindre qu’on vous maudisse :
Qui regarde derrière soi
N’est pas digne de son service ;
Il veut que tous ses serviteurs
Bravent le monde et ses terreurs.

106-Quand tous vous tourneraient le dos
Et vous combattraient sur la terre,
Vous ne devez craindre ces maux,
Si Dieu ne vous fait pas la guerre ;
Car si le Seigneur est pour vous,
Nous aurons victoire sur tous.

107-Pratiquez le bien hardiment,
Mais pour Dieu seul et pour lui plaire,
Sans appréhender lâchement
Ce qu’on peut penser, dire ou faire,
Afin d’être la bonne odeur
De Jésus-Christ, votre Sauveur.

108-Parmi tant de qu’en-dira-t-on,
Choisissez bien, âme fidèle,
Non ceux du monde et du démon :
Laissez-les pour les infidèles,
Mais ceux des gens de piété
Et des Rois de l’Éternité.

109-Que dira le juste ici-bas ?
Que dira le saint de la gloire ?
Que diront ces braves soldats
Qui tiennent en main la victoire ?
Que dira Dieu, mon Créateur ?
Que dira Jésus, mon Sauveur ?

110-Si je ne fais un tel effort
De peur de devenir coupable,
Qu’en dira-je au temps de la mort ?
Qu’en dira mon Juge équitable ?
Qu’en dira-t-on au jugement ?
Ah ! le qu’en-dira-t-on charmant !

111-Ne vous laissez pas captiver,
Encore un coup, je vous en prie,
Car enfin il faut se sauver,
Quoi qu’on en gronde et qu’on en crie.
Pour Dieu, rendez-vous tout à tous,
Mais du péché défendez-vous.

112-C’est le moyen de réparer
Les scandales de tous vos frères,
De bien vivre et persévérer
A suivre les pas de vos pères,
Pour régner à jamais comme eux
Avec le Seigneur dans les Cieux.

CINQUIÈME CANTIQUE : SES CAUSES

113-Qui cause ce respect humain,
Sinon l’orgueil ou bien l’envie,
Le faste ou l’intérêt mondain,
L’attache aux plaisirs de la vie ?
L’amour du monde dans un cœur
En est le principal auteur.

114-On fait entrer en ce poison
Une promesse, une menace,
Une apparence de raison,
Une critique, une grimace,
Une injure, un vain sobriquet,
Une action qu’on contrefait.

115-Si l’homme n’est pas abattu
Avec toutes ces batteries,
On vient attaquer sa vertu
Des plus piquantes railleries,
Des outrages les plus sanglants
Et des coups les plus accablants.

116-Ce poison partout répandu
A mis toute la terre en flammes,
Il s’est presque partout rendu
Le maître des plus saintes âmes :
Le religieux le plus saint,
Avec le prêtre, en est atteint.

117-Ah ! que c’est un subtil poison
Et qu’il est aisé qu’on le boive !
Dans une apparente raison,
On le prend sans qu’on s’aperçoive.
De l’oreille il va jusqu’au cœur
Et terrasse enfin le pécheur.

118-Serai-je aussi vaincu, Seigneur ?
En ma faveur prenez les armes
Pour vaincre le monde trompeur,
Son respect humain et ses charmes.
Pour vous servir, plus que jamais,
Voici ce que je vous promets :

119-Je veux agir tout simplement,
Selon vous, Divine Sagesse,
Sans art et sans déguisement,
Sans politique et sans finesse,
Sans aucun mépris du prochain,
Mais aussi sans respect humain.

120-Je veux faire profession
D’être dévot, mais véritable ;
D’acquérir la perfection
Autant que j’en serai capable,
Et d’aller à la sainteté
Sans regarder d’aucun côté.

121-Pour cela, sur les pas des saints,
Je veux suivre l’avis d’un sage,
Afin qu’il me prête les mains
A servir mon Dieu sans partage,
Sans aucune indiscrétion
Et sans aucune illusion.

122-Je veux me faire tout à tous
Sans nulle lâche complaisance,
Pour tâcher de les gagner tous
A Jésus par la pénitence,
Tout à tous, sans aucun péché,
Sans que le bien soit empêché.

123-Si le bien est indifférent
Et que quelqu’un s’en scandalise,
Pour lors, comme un homme prudent,
Je m’en abstiendrai sans remise,
De peur que je ne fasse tort
A ceux pour qui Jésus est mort.

124-Je soutiendrai, mais puissamment,
L’homme faible près de sa chute,
Je le reprendrai doucement,
Sans crainte qu’on m’en persécute ;
Mais pour rompre l’iniquité,
J’aurai toute la fermeté.

125-Loin de moi ces vains compliments
Qu’a trouvés la sagesse humaine,
Et tous ces grands raffinements
Qui font aujourd’hui tant de peine,
Qu’on étudie avec grand bruit,
Mais dont on ne tire aucun fruit.

126-Loin de moi ces gens si polis
Avec leurs belles révérences,
Leurs airs galants et si jolis,
Leurs contorsions, leurs cadences.
J’aime beaucoup l’honnêteté,
Mais non pas la mondanité.

127-Loin de moi ces mauvais soldats
Qui craignent quelque mot qui vole,
Et qui mettent les armes bas
Pour quelque petite parole,
Et qui sont tout tremblants de peur
Au moindre fantôme trompeur.

128-Je méprise tout ce qu’on dit
Et tous les mondains axiomes
Comme un langage tout maudit,
Ou du moins comme des fantômes,
Qui semblent d’abord des raisons,
Quoiqu’au fond ce soient des poisons.

129-Le monde parle puissamment
Afin d’inspirer ses maximes.
Il se sert très subtilement
Des vertus, même pour les crimes ;
Il a mille détours secrets,
Pour nous prendre dans ses lacets.

SIXIÈME CANTIQUE : AXIOMES DU MONDE

130-Vous convertir ? tout beau, tout beau,
Un bon esprit jamais ne change ;
Ce changement est trop nouveau,
Tout le monde le trouve étrange.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

131-C’est un scrupule de dévot,
Tout cela n’est qu’un feu de paille ;
Voulez-vous passer pour bigot,
Et que tout le monde vous raille ?
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

132-Ce confesseur est scrupuleux,
Il damne tout le monde en chaire ;
On vous traite d’un cerveau creux
Et d’un homme extraordinaire.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

133-Dieu ne demande pas de vous
Tel bien ou telle pénitence,
L’orgueil se cache là-dessous,
L’amour-propre et la suffisance.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

134-Mon Dieu, quelle dévotion !
Mon Dieu, quelle bigoterie !
Vous êtes dans l’illusion,
Si vous saviez comme l’on crie !
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

135-Laissez là la méditation,
C’est une chose dangereuse,
Sujette à la tentation,
Où l’âme devient paresseuse.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

136-A quoi bon tant de chapelets ?
Travaillez, va plutôt, mon frère ;
Vous devriez vous contenter
De votre prière ordinaire.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

137-Fuyez la singularité :
Les bonnes vertus sont secrètes.
Gare à vous, à la vanité,
Vous montrez trop ce que vous faites.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

138-Vous avez beaucoup de talent,
Tâchez de hanter le beau monde,
Ayez l’air civil et galant,
Afin que personne ne gronde.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

139-Par vos habits, par vos façons,
Vous apprenez à tous à rire ;
On fera sur vous des chansons,
Mais je veux pas tout vous dire.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

140-Si vous voulez baisser les yeux
Et vivre ainsi comme un sauvage,
Il faudrait vous faire chartreux,
Ou vous mettre en un ermitage.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

141-Je suis votre ami, croyez -moi,
Faites donc comme un tel ou telle,
Ne vous faites pas une loi
D’une petite bagatelle.
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

142-Ce n’est pas moi seul qui le dis :
C’est telle et tel, c’est votre père.
Eh quoi ! sont-ils des étourdis,
Ignorent-ils comme il faut faire ?
Gare à ce mensonge couvert,
Il nous sourit, mais il nous perd.

143-Le monde imposteur en dit tant
Pour autoriser ses coutumes,
Qu’on pourrait suffisamment
L’exprimer en plusieurs volumes,
Pour réfuter bien à loisir
Ses mensonges faits à plaisir.

144-O maudit respect pour la chair,
Maudite engeance de vipère,
Maudit rejeton de l’enfer,
Maudite source de misère,
O destructeur de bons desseins,
O grand persécuteur des saints !

145-Je te prends pour mon ennemi,
Et je te déclare anathème.
Je prends Dieu seul pour mon ami,
Publiquement, malgré toi-même,
Sans craindre ce que tu diras,
Ni même ce que tu feras.

146-Je veux partout, pour imiter
L’exemple que Jésus me donne,
Faire le bien sans désister,
Sans voir, ni sans craindre personne,
Afin d’avoir le nom divin
D’un homme sans respect humain.

PRIÈRE

147-A mon secours, Reine des Cieux,
A mon secours, Vierge très sainte,
Contre le monde malheureux,
Son respect humain et sa crainte,
Pour les vaincre avec votre Fils,
Malgré tous les plus grands périls.

148-O grand Dieu, prêtez-moi la main,
Mais votre main toute-puissante,
Pour vaincre le respect humain,
Cette bête si ravissante.
J’espère en vous, mon cher Jésus,
Je ne serai jamais confus.

149-Vraiment je serai bienheureux,
Si, pour vous suivre en cette vie,
Je suis contredit en tous lieux
Par la calomnie et l’envie ;
Si, malgré le qu’en-dira-t-on
Et malgré l’enfer, je tiens bon.

150-Ah ! que je ne sois pas trompé
Par ce délicat sortilège,
Que je ne sois point attrapé
Par cet humain et ce fin piège,
Mais qu’à l’ombre de votre Croix
Je meure fidèle à vos lois.

151-Haï du monde et méprisé,
Contraire aux maximes mondaines,
Pauvre, souffrant et délaissé,
Tout chargé de croix et de peines,
Mais soutenu de votre bras
Pour ne jamais tomber à bas.

152-Si quelqu’un est bien converti,
Qu’il me croie et prenne les armes,
Qu’il se range de mon parti
Contre le monde et ses alarmes,
Pour suivre un Dieu victorieux
Sur le Calvaire et dans les Cieux.

AJPM109 : Les perfections divines (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM110 : "Que cette voûte retentisse" (interprète : Jean-Myriam Chevalier)

Version sans percussions ici :  plage 2 du CD "L'Eucharistie"

I- LES PERFECTIONS DE DIEU


1- Bénissons sa clémence,
Publions sa douceur,
Adorons sa grandeur,
Exaltons sa puissance.


R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits ;
Exaltons à jamais
Le Seigneur dans ses hauts faits ;
Adorons à jamais
Le Seigneur dans ce qu’il est ;
Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses beaux faits.


2- Il est bon par nature,
Il est doux sans rigueur,
Il est beau sans laideur,
Il est grand sans mesure.


3- Il n'a point son semblable.
S'il pardonne ou punit,
S'il forme ou s'il détruit,
En tout il est aimable.


4- Il est saint en lui-même,
Juste en ses châtiments,
Bénin en ses présents,
Doux à celui qui l'aime.


5- Il est par sa puissance
Présent en tous les lieux,
Et la terre et les cieux
Sont pleins de sa présence.


6- Sa colère est extrême
Quand il est irrité,
Mais il n'est que bonté
Et qu'amour en lui-même.


7- Son être est plus sublime
Que tous les cieux ne sont,
Plus vaste et plus profond
Que la mer et l'abîme.


8- Que sa gloire est immense !
Les plus hauts séraphins,
Tous les cieux et les saints
Tremblent en sa présence.


9- Oh ! qu'il est adorable !
Qu'il est indépendant !
Qu'il est saint, qu'il est grand,
Mais qu'il est ineffable !


10- Oh ! qu'il est un grand Maître !
Il a toujours été
De toute éternité,
Il ne cessera d'être.


II- LES LOUANGES DE DIEU DANS SES ŒUVRES


11- Il a d'une parole
Tout tiré du néant :
Les cieux, le firmament,
Et l'un et l'autre pôle.


R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits ;
Exaltons à jamais
Le Seigneur dans ses hauts faits ;
Adorons à jamais
Le Seigneur dans ce qu’il est ;
Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses beaux faits.


12- Par lui seul tout subsiste ;
Tout lui devient soumis,
Jusqu'à ses ennemis,
Et rien ne lui résiste.


13- Sa douce Providence
Règle tout fortement,
Conduit tout sagement,
Sans qu'aucun autre y pense.


14- Il produit et dispose
Tout jusqu'au moucheron
Et , sans confusion,
Il connaît chaque chose.


15- Ce grand Dieu fait les villes,
Il peuple l'air d'oiseaux,
La terre d'animaux ;
Il fait jusqu'aux reptiles.


16- Son bras forme la foudre
Et le tonnerre en l'air,
La tempête sur mer
Et sur terre la poudre.


17- Il prend autant de peine
A faire un petit ver
Qu'à produire en la mer
Une grande baleine.


18- Il soutient tous les hommes
Et tout le firmament,
Aussi facilement
Que les moindres atomes.


19- Sans accepter personne,
Il cherche à pardonner,
Il n'aime qu'à donner,
Il est content s'il donne.


20- Il donne en abondance,
Mais c'est sans s'appauvrir ;
Il diffère à punir,
Mais c'est sans impuissance.


21- Comme un coup de tonnerre,
Ce Dieu, juste et vengeur,
Écrase l'empereur
Ainsi qu'un ver de terre.


22- Cette Majesté sainte,
Devant qui me voilà
Et qui me jugera,
Me fait trembler de crainte.


23- Il cherche en la poussière
Le pauvre et l'innocent,
Pour le rendre puissant
Et l'orner de lumière.


24- Il montre au ciel sa gloire,
Sur terre sa douceur,
En enfer sa rigueur,
Et partout sa victoire.


III- LES LOUANGES DE DIEU POUR SES BIENFAITS


25- Bénissez-le, saints Anges,
Louez sa majesté,
Rendez à sa bonté
Mille et mille louanges.


R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits ;
Exaltons à jamais
Le Seigneur dans ses hauts faits ;
Adorons à jamais
Le Seigneur dans ce qu’il est ;
Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses beaux faits.


26- Oh ! que c'est un bon Père !
Qu'il a grand soin de nous !
Il nous supporte tous
Malgré notre misère.


27- Comme un Pasteur fidèle,
Il a, non sans travail,
Reconduit au Bercail
Une brebis rebelle.


28- Il a brisé ma chaîne
Comme un puissant vainqueur,
Et comme un doux Sauveur
Il m'a mis hors de peine.


29- Il a guéri mon âme
Comme un bon médecin,
Comme un maître bénin
Il m'a rendu le calme.


30- Il a pris pour son temple
Et mon corps et mon cœur,
C'est là que sa grandeur
Nuit et jour se contemple.


31- Que tout loue en ma place
Un Dieu si plein d'amour,
Qui me fait chaque jour
Quelque nouvelle grâce !


32- Il est mon très cher Père,
Il prend grand soin de moi,
Il me tient près de soi,
Il m'aide en ma misère.


33- Sa bonté me supporte,
Sa lumière m'instruit,
Sa beauté me ravit,
Son amour me transporte.


34- Sa douceur me caresse,
Sa grâce me guérit,
Sa force m'affermit,
Sa charité me presse.


35- Dieu seul est ma tendresse,
Dieu seul est mon soutien,
Dieu seul est tout mon bien,
Ma vie et ma richesse.

CANTIQUE TRADITIONNEL

SUR LE SAINT-SACREMENT


1-Que cette voûte retentisse
Des voix et des chants des mortels ;
Que tout ici s’anéantisse :
Jésus paraît sur nos autels !
Que tout ici s’anéantisse :
Jésus paraît sur nos autels !

R./Divin Jésus, objet si plein de charmes,
Ah ! demeurez, ne vous éloignez pas ;
Vivre sans vous dans ce séjour de larmes,
Serait pour moi plus dur que le trépas.
Vivre sans vous dans ce séjour de larmes,
Serait pour moi plus dur que le trépas.


2-Quoique caché dans ce mystère
Sous les apparences du pain,
C’est notre Dieu, c’est notre Père,
C’est le Sauveur du genre humain.
C’est notre Dieu, c’est notre Père,
C’est le Sauveur du genre humain. 


3-O divin Époux de nos âmes !
Dans cet auguste Sacrement,
Embrasez-nous tous de vos flammes
En vous faisant notre aliment.
Embrasez-nous tous de vos flammes
En vous faisant notre aliment.

4-Exaucez notre humble prière,
O Dieu d’amour et de bonté ;
Bénissez-nous, ô tendre Père,
Dans le temps et l’éternité.
Bénissez-nous, ô tendre Père,
Dans le temps et l’éternité.

AJPM112 : Notre-Dame des Ombres (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM111 : La grande leçon des enfants (2) (sur "Au clair de la lune")

LA GRANDE LEÇON DES ENFANTS
AUXQUELS IL FAUT ÊTRE SEMBLABLE
POUR ENTRER DANS LE CIEL

(cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)


1-Quiconque veut être
Un roi tout-puissant,
Selon notre Maître,
Doit être un enfant.
Allons donc entendre
Un petit poupon ;
Allons donc apprendre
Sa douce leçon.

2-Jésus se repose
Dedans ce berceau.
Croyons toute chose,
Tirons le rideau.
Il y veut paraître
Comme enfant d'un mois,
Il y parle en maître,
Écoutons sa voix.

3-Voyez son visage
Rempli de douceur.
Voyez-vous l'image
De notre Sauveur ?
Sa petite enfance
Parle en se taisant,
Son air d'innocence
Prêche puissamment.

4-Il a tant de charmes,
Et si naturels,
Qu'il ravit les armes
Même aux plus cruels.
On ne peut qu'on aime
Son air enfantin ;
Il porte en lui-même
Son charme divin.

5-Qu'il est agréable
Dedans ses souris !
Il est tout aimable
Jusque dans ses cris.
Son berceau, ses langes,
Ses petits bibus
Forment les louanges
Du petit Jésus.

6-Il fait sans réplique
Tout ce qu'on lui dit.
Il croit sans critique
Et sans contredit.
Il nous parle en maître
En obéissant,
Nous montre à soumettre
Notre jugement.

7-Il est sans malice,
Sans déguisement,
Sans nul artifice,
Sans entêtement ;
Jamais il ne pense
Mal de son prochain,
Il est sans vengeance,
Il est sans venin.

8-Loin d'ici la vie
Du monde trompeur.
Cet Enfant qui crie
Pleure son malheur.
Méprisant sa gloire
Et sa vanité,
Il chante victoire
Quoiqu'emmailloté.

9-Ici point d'injures,
Jamais de débats,
Jamais de murmures,
Jamais de combats.
On ne trouve d'armes,
Parmi les petits,
Que de douces larmes,
Que de petits cris.

10-Écoutez, mondaines :
Voulez-vous les cieux ?
Quittez donc sans peine
Votre air orgueilleux.
Devenez, par grâce,
Comme cet Enfant,
Et vous aurez place
Dans le firmament.

DIEU SEUL.

1-C’est par Marie
Que le Ciel veut nous charmer ;
Pour être heureux il faut l’aimer,
Tout nous convie
A l’aimer en cette vie.


R./Qu’il est doux, qu’il est doux !
A son ombre cachons-nous.


2-C’est sous ses ailes
Qu’à l’ombre de sa bonté
Les pécheurs sont en sûreté,
Les plus rebelles
Deviennent les plus fidèles.


3-Que tout espère
Sous l’ombre de son saint Nom,
Caché sous sa protection !
A sa prière,
Dieu calme enfin sa colère.


4-Que tout admire
L’éclat de sa sainteté
Sous l’ombre de l’humilité.
Qui pourra dire
Ce secret de son empire ?


5-Quel grand mystère !
Car l’ombre du Saint-Esprit
En elle forma Jésus-Christ,
La fit sa Mère,
Sans en devenir le père.


6-Sa foi brillante
Dans son obscur merveilleux
Surpasse les astres des cieux.
Tout le Ciel chante
Oh ! que son ombre est puissante.


7-Quoique plus noire
Que les tentes de Cédar,
Tous les pavillons d’un César
Ont moins de gloire
Que n’a cette Tour d’ivoire.


8-Cette ombre sainte
Fait plus trembler les démons
Que mille et mille bataillons ;
L’enfer en crainte
N’en peut supporter l’atteinte.


9-C’est auprès d’elle
Qu’on repose en ses travaux,
Qu’on est à l’abri de tous maux,
Que le fidèle
Goûte une joie immortelle.


10-Toute espérance
Sous l’ombre de son manteau !
Jamais l’enfer, le feu, ni l’eau,
Jamais puissance
Dans ce fort ne nous offense.


11-Tout doit se rendre
A ce refuge assuré,
Jusqu’au pécheur désespéré.
Rien de si tendre :
Allons-y donc sans attendre.


12-Dans ce bocage,
Dans ces retraites de paix,
Dans les ombres de ces forêts,
Quel avantage !
Quel silence et quel langage !


13-Quelle tendresse,
Quel doux rafraîchissement,
Quel repos, quel plaisir charmant !
Quelle allégresse
Auprès de cette Princesse !


14-Dans le silence,
Dans l’ombre et l’obscurité,
Marie a caché sa beauté.
Le Ciel ne pense
Qu’à la mettre en évidence.


15-Divine Mère,
Régnez au milieu de moi
Dans les ombres de votre foi,
Pour croire et faire
La volonté de mon Père.


16-Pleine de grâce
Par l’ombre du Saint-Esprit,
Formez en mon cœur Jésus-Christ.
Fondez mes glaces
Afin de suivre vos traces.


17-Ma confiance
Est en vous, Reine des cieux,
Pour, à votre ombre, vivre heureux,
Dans l’espérance
D’avoir Dieu pour récompense.

AJPM113 : La dévotion au Sacré-Cœur (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM114 : Vie et gloires de Jeanne d'Arc (stances de l'abbé Gravier)

I-LES TRÉSORS INFINIS DU CŒUR DE JÉSUS

1-Voici la plus grande merveille
Que j’aie exprimée en mes vers,
Prédestiné, prête l’oreille
Et mêle avec moi tes concerts.


2-Je m’élève par sur moi-même,
Je monte jusqu’aux bienheureux
Et jusqu’au Monarque suprême,
Plus élevé que tous les cieux.


3-Que vois-je ? Tout le ciel admire,
Tout le ciel en est étonné,
Je vois ce que je ne puis dire,
Viens contempler, prédestiné.


4-Anges, dites-moi, je vous prie ;
Quel est ce beau brasier de feu ?
C’est le Cœur du Fils de Marie
Et du Fils unique de Dieu.


5-Mortel, adore avec les anges
Ce Cœur qui doit être adoré,
Publie et chante les louanges
D’un Cœur que l’amour a navré.

 

6-O grand mystère de la gloire
Qu’on ne comprend point ici-bas !
Et qu’il faut de foi pour le croire,
Quand un cœur ne le goûte pas !


7-Ce Cœur, dès que l’homme l’aborde,
Élève Dieu son Créateur,
Exalte sa miséricorde
Et lui rend un parfait honneur.


8-Chose étonnante, il s’humilie
Devant son Père, à tout moment ;
Il loue, il adore, il supplie,
Il parle pour nous puissamment.


9-O merveille toute ineffable !
Cœur plein de la divinité !
Cœur infiniment adorable,
Dans la très sainte Trinité !


10-Oh ! que de flammes vers son Père
Ce Cœur jette en haut nuit et jour !
Oh ! qu’il aime l’homme son frère
D’un pur et d’un ardent amour !

 

11-O grand Cœur ! O fournaise ardente !
O brasier tout miraculeux
Qui jette une flamme abondante
Pour brûler la terre et les cieux !


12-Depuis qu’il est Cœur, il nous aime
Sans cesser d’aimer un moment ;
Il nous aime autant que lui-même,
Avec excès, infiniment.


13-Il est le Cœur des cœurs sublimes,
Le Cœur des vrais prédestinés,
La plus grande de leurs victimes
Dont leurs péchés sont pardonnés.


14-Dans ce Cœur, les plus saintes âmes,
Les plus grands amis du Sauveur
Ont puisé leurs plus pures flammes,
Leur plus ineffable ferveur.


15-Voici le trésor véritable
De la grâce de Jésus-Christ,
Voici la fontaine admirable
De tous les dons du Saint-Esprit.

 

16-C’est ici la source de vie
En qui tous les saints ont puisé,
C’est ici le bel incendie
Dont leur cœur était embrasé.


17-Oui, on trouve en ce Cœur toute arme,
Il en est le grand arsenal ;
On trouve en lui les plus saints charmes
Pour charmer et vaincre le mal.


18-Voici la plus sainte retraite
Où l’on évite tout péché,
Où l’âme la plus imparfaite
Devient très sainte à bon marché.


19-Voici la ville de refuge
Où l’on n’est jamais outragé,
Et la vraie arche du déluge
Où l’on n’est jamais submergé.


20-C’est ce grand Cœur percé qui touche
Et qui désarme un Dieu vengeur,
Sa plaie est sa divine bouche
Qui plaide et qui le rend vainqueur.

 

21-Jamais, dans ce Cœur, Dieu le Père
N’a frappé le pauvre pécheur,
Ce Cœur apaise sa colère,
Obtient sa grâce et sa faveur.


22-Voici l’ouverture sacrée
Du saint cabinet de l’Époux,
Où l’âme pure est enivrée
Du vin de l’amour le plus doux.


23-Dans ce Cœur, l’âme est embaumée
De l’odeur des plus doux parfums,
C’est en lui qu’elle est enflammée
Des feux qui ne sont pas communs.


24-Ce Cœur est notre arche vivante
Qui renferme toute la loi,
Les secrets de l’âme innocente
Et les mystères de la foi.


25-C’est en ce Cœur que notre Maître
Forma tous ses secrets d’amour,
Avant de les faire connaître,
Avant de les produire au jour.

 

26-Son Cœur a formé ses oracles
Avant qu’il les eût proférés,
Son Cœur a formé ses miracles
Avant qu’il les eût opérés.


27-En cette source de lumières,
Les favoris de Jésus-Christ
Ont puisé les plus hauts mystères,
Les plus grands dons du Saint-Esprit.


28-C’est en ce trésor d’innocence
Qu’ont été formés tous les saints,
C’est en lui qu’ils ont pris naissance
Et consommé tous leurs desseins.


29-Ce Cœur est le trou de la pierre
Où l’on trouve une douce paix,
C’est le paradis de la terre
Où logent les hommes parfaits.


30-C’est en ce lit que se reposent
Les plus grands amis de Jésus,
C’est par ce Cœur qu’ils se disposent
A ses plus sublimes vertus.

 

31-O grand Cœur, ô profond abîme
De la profonde humilité !
O grand Cœur, ô trône sublime
De la parfaite charité !


32-O grand Cœur, miracle du monde
Qui contient tout en vérité,
Avec le ciel, la terre et l’onde,
Toute la sainte Trinité !


33-En louant ce Cœur adorable,
Je loue avec proportion
Le Cœur de sa Mère admirable,
Tant est si grande leur union.


34-Ce n’est que vous seul que j’adore,
Cœur de mon Dieu, Cœur glorieux ;
Mais, en vous adorant, j’honore
Le Cœur de la Reine des Cieux.

 

35-Chrétien, par le Cœur de Marie
On aime le Cœur de Jésus,
Puisque Jésus a pris la vie
Dans son Cœur et dans ses vertus.


36-Du sang de son Cœur tout de flamme
Le Cœur de Jésus est formé ;
Ils n’ont qu’un Cœur, il n’ont qu’une âme,
L’un et l’autre doit être aimé.


37-Âme, perdez-vous sans partage
Dans ces deux Cœurs miraculeux ;
Et l’un et l’autre vous engage
A n’en voir qu’un seul dans les deux.


38-Chère âme, montez en cachette
Par ce Cœur tendre au Cœur très-haut.
Vous deviendrez bientôt parfaite
En aimant ce Cœur comme il faut.

 

II- LES EXCÈS AMOUREUX DU CŒUR DE JÉSUS

1-Pénétrons jusqu’au fond du temple,
Entrons dans ce Cœur merveilleux,
Afin d’aimer à son exemple,
Voyons ses excès amoureux.


2-Voyons dans le sein de Marie
Ce petit Cœur qui n’est que feu,
Qui, plein du Saint-Esprit, s’écrie :

«Amour, amour, amour de Dieu.

3-«Mon Cœur est prêt, mon Dieu, mon Père,
A faire votre volonté ;
Ici dans le sein de ma Mère
Je m’y soumets en vérité.


4-«Je vous adore et je vous aime,
Me voilà, disposez de moi,
Je place au milieu de moi-même
Et votre Croix et votre loi.

 

5-«Vous me faites voir à cette heure
Qu’il faut que j’embrasse la Croix,
Et qu’il faut même que j’y meure,
Je le veux, mon Dieu, c’est mon choix.


6-«Quoi, les hommes perdraient la vie ?
Mon amour ne peut le souffrir,
Je veux mourir, je meurs d’envie
Pour les empêcher de périr.


7-«Ma Mère, vous m’êtes très chère ;
Je vous comble de mes faveurs,
Afin que vous soyez la mère
Et le refuge des pécheurs.
»

8-Ce Cœur dans l’amour qui le presse
Va trouver Jean son Précurseur,
Il remplit son Cœur d’allégresse,
De sa grâce et de sa douceur.

 

9-Il nous fait voir dès son enfance
Les excès de sa charité
Par les excès de sa souffrance
Et de sa grande pauvreté.


10-Dans son étable tout nous prêche
Que son Cœur est très amoureux,
Qu’il est si pauvre en cette crèche,
Qu’il semble en être malheureux.


11-L’amour fait que ce Cœur soupire,
Car il lui tarde de mourir,
Il court se faire circoncire
Pour donner son sang et souffrir.


12-Au temple, le voilà victime ;
Il calme Dieu dans son courroux,
Il lui rend un honneur sublime,
Il s’offre tout entier pour nous.

 

13-S’il fuit, la charité le presse,
Il nous cherche, il veut nous trouver,
Il cache sous cette faiblesse
L’ardeur qu’il a pour nous sauver.


14-Que ce Cœur est doux et traitable !
Il converse avec les enfants ;
Qu’il est affable et charitable,
Que ses attraits sont triomphants !


15-Pour nous obtenir la victoire,
Il se soumet à ses parents ;
Pour nous faire éclater en gloire,
Il se cache pendant trente ans.


16-Ce Cœur court où l’amour l’entraîne,
Il veut nous trouver à la fin,
Il est faible, il est hors d’haleine,
Il est fatigué du chemin.

 

17-Il s’assit près d’une fontaine,
Non pas afin de s’épargner,
Mais c’est pour la Samaritaine
Qu’il veut sauver, qu’il veut gagner.


18-Avec quelle adresse et sagesse
Ce Cœur plein de bénignité
Gagne-t-il cette pécheresse !
C’est un miracle en charité.


19-C’est par la douceur souveraine
De son Cœur si tendre et si doux
Qu’il convertit la Madeleine
Et qu’il la défend contre tous.


20-Admirons la douce manière
Avec laquelle sans rigueurs
Il sauve la femme adultère
Des mains de ses accusateurs.

 

21-Le voyez-vous qui s’humilie
Aux pieds du malheureux Judas,
Son Cœur lui dit, son Cœur lui crie :
« Mon ami, ne te damne pas ».


22-Il soupire, il verse des larmes,
Et Judas n’en est pas ému,
O Cœur tendre, ô Cœur plein de charmes,
Vraiment vous n’êtes point connu !


23-L’amour qui lui ravit la vie
Le fait survivre après sa mort,
Il se met dans l’Eucharistie.
O Cœur, que votre amour est fort !


24-Dans un jardin, il pleure, il crie,
Il combat contre lui pour nous,
Il est réduit à l’agonie,
Il est accablé sous nos coups.

 

25-Il ne pleure pas sur lui-même
Quoique son Sang coule à ruisseaux,
Comme ce Sacré-Cœur nous aime,
Il ne peut supporter nos maux.


26-Son Cœur dans ce combat terrible
Surmonte tout par un effort,
C’est pour nous seuls qu’il est sensible,
Il se lève, il court à la mort.


27-On le traîne à la boucherie,
Mais comme un agneau sans bêler ;
On le traite avec barbarie,
Mais sans se plaindre et sans parler.


28-Hélas ! on le prend, on le lie,
On l’accable de mille coups,
On le cloue, on le crucifie,
Son Cœur est toujours aussi doux.

 

29-Il compte pour rien sa souffrance
Ni tous les maux qu’il a reçus,
Son Cœur plein d’un amour immense
Dit : « Frappez, frappez encor plus.


30-« Je suis content que l’on m’assomme,
Que tout mon Sang soit répandu,
Pourvu que l’on pardonne à l’homme,
Pourvu qu’il ne soit pas perdu ».


31-Voyez comme ce Cœur ramasse
Son peu de force et de vigueur,
Ce n’est que pour obtenir grâce
Pour ses bourreaux et le pécheur.


32-Ce Cœur dit plus haut que sa bouche :
« O mon Père, pardonnez-leur,
Par là, comme leur mal me touche,
Vous diminuerez ma douleur ».

 

33-A la fin, ce Cœur perd la vie,
Ou plutôt il ne la perd pas,
Puisqu’encore il est plein d’envie
De souffrir après le trépas.


34-Son Père exauce sa prière,
Voilà qu’on perce son côté
Duquel il sort une rivière
D’eau, de Sang et de charité.


35-Enfin, la fournaise est ouverte,
Enfin, ce grand Cœur est ouvert ;
Enfin, la cause est découverte
Pourquoi Jésus a tant souffert.


36-En le perçant on le soulage,
Car le feu dévorant ce Cœur,
La lance lui fait un passage
Pour se rendre au cœur du pécheur.


37-C’est par cette bouche sanglante
Qu’il dit, depuis plusieurs cent ans,
D’une voix mourante et vivante,
Des mots qu’à peine je comprends.

 

III-PAROLES DE JÉSUS-CHRIST QUI DÉCOUVRENT LES GRANDS BIENS DE LA DÉVOTION A SON SACRÉ-CŒUR

1-Allons pécheurs, allons nous rendre
Auprès du Cœur de Jésus-Christ,
C’est par lui qu’il se fait entendre
Pour nous donner un cœur contrit.


2-"Mon Cœur sent une soif ardente,
Il dit : « J’ai soif » incessamment ;
Chez toi, chère âme pénitente,
Il cherche du soulagement.


3-Mêle mon Sang avec tes larmes
Puisque tu pleures ton péché ;
Ne crains point, j’ai mis bas les armes
Puisque ton cœur est si touché.


4-Pour redoubler ta pénitence
Entre en mon Cœur si pénitent,
Pour m’aimer d’un amour immense
Entre en mon Cœur qui t’aime tant.

 

5-Tu fais ma plus douce conquête
En t’affligeant comme tu fais,
Le ciel et mon Cœur en font fête,
C’est en tes pleurs que je me plais.


6-Quoique je t’aime et te pardonne,
Gémis pourtant incessamment,
Car c’est la fin que je couronne
Et non pas le commencement.


7-Mon Sacré-Cœur est ma mamelle,
Je te la donne pour sucer,
Pour te rendre fort et fidèle
A t’affliger sans te lasser.


8-Où fuis-tu, pécheur plein de crimes ?
Pourquoi t’éloignes-tu de moi ?
Tu vas tomber dans les abîmes,
Mon Cœur t’appelle ; approche-toi.

 

9-Eh quoi ! faut-il que tu m’offenses
Parce que je suis aussi bon ?
Si mon Cœur diffère vengeance,
C’est pour t’accorder le pardon.


10-Crie à ton Dieu : « Miséricorde ! »,
M’entends-tu ? Je suis ton Sauveur,
C’est par moi seul que Dieu l’accorde
Et qu’un pécheur trouve faveur.


11-C’est en mon Cœur qu’est l’indulgence,
Hors de lui rien n’est pardonné ;
C’est dans mon Cœur qu’est l’espérance,
Sans lui le pécheur est damné.


12-Si mon Cœur par sa douce flamme
Ne peut enfin gagner le tien,
O cruel, tu m’arraches l’âme,
Et ton cœur transperce le mien.

 

13-Mais mon Cœur contre sa nature
Criera la vengeance à jamais
Contre toi, vile créature,
Qui n’a pas voulu de ma paix.


14-Pour ton excès d’impénitence
Et mon excès de charité
J’aurai des excès de vengeance
Pendant toute l’éternité.


15-J’ouvre ainsi sur la fin du monde
Aux pécheurs mon Cœur plein d’ardeur ;
Mais tant s’en faut qu’on y réponde,
On n’a pour lui que des froideurs.


16-On foule aux pieds toutes mes peines,
Mon Sang, mon Cœur, ma charité,
Et, malgré le Sang de mes veines,
On m’accable d’iniquité.

 

17-Viens à mon Cœur, âme fidèle,
Veux-tu m’abandonner aussi ?
Viens boire à la source éternelle
Que rejette un cœur endurci.


18-Âme, as-tu besoin de lumière ?
Mon Cœur est un soleil divin
Où toute âme la plus grossière
Verra clair comme un chérubin.


19-C’est mon Cœur seul qui fortifie,
Il est puissant en ses attraits ;
C’est mon Cœur seul qui pacifie,
Il est le centre de la paix.


20-Vite à mon Cœur, loin des tumultes,
Il est la maison des parfaits ;
Là, point de péchés, point d’insultes,
Le monde ignore ses secrets.

 

21-Repose, chère âme, repose
En mon Cœur, c’est un lit de fleurs,
Puisque mon Cœur est toute chose,
Ne te dissipe point ailleurs.


22-As-tu l’âme tiède et traînante ?
Ton cœur est-il tout fainéant ?
Mon Cœur fait une âme fervente
Et d’un nain il fait un géant.


23-Ton cœur est-il dans la tristesse
Par l’effort de l’esprit malin ?
Mon Cœur n’est plein que d’allégresse,
Il bannit des cœurs tout chagrin.


24-As-tu grand soif ? Viens-t’en donc boire
Dans la fontaine du Sauveur
Une liqueur toute de gloire,
Toute de flamme et de ferveur.

 

25-Veux-tu la divine sagesse
Qui fait un sage selon Dieu ?
Veux-tu cette divine ivresse ?
Mon Cœur est son trône de feu.


26-Veux-tu brûler bien à ton aise ?
Jette-toi vite dans mon Cœur,
C’est un feu, c’est une fournaise,
Ou plutôt c’est l’amour vainqueur.


27-Si tu désire[s] aimer Marie
Et d’un amour comme infini,
Aime par mon Cœur, je te prie,
Car mon Cœur au sien est uni.


28-Nos Cœurs n’étaient qu’une victime
Lorsqu’ils vivaient en ces bas lieux,
Tous deux, par un lien très intime,
Ne font qu’un même amour aux cieux.

 

29-Que tout aime et que tout adore
Mon Cœur par de divins transports,
J’ai promis, je promets encore
A ces dévots tous mes trésors.


30-Si vous vouliez, Princes de France,
Aimer mon Cœur victorieux,
Et la victoire et l’abondance
Suivraient vos armes en tous lieux.


31-En mon Cœur est toute victoire
Sur vos ennemis et les miens,
En mon Cœur est toute ma gloire,
Tous mes trésors et tous mes biens.


32-Ouvre ton cœur, âme très pure,
Ou plutôt entre dans le mien,
Abandonne la créature
Et possède en mon Cœur tout bien.


33-J’ai souffert mille et mille outrages
Pour être à toi présentement,
Répare-les par tes hommages,
Mon Cœur t’en supplie ardemment."

 

IV- LES PRATIQUES DE LA DÉVOTION AU CŒUR DE JÉSUS

1-A ce Cœur, pécheurs de la terre,
Pour éviter de grands malheurs !
Je vois la verge et le tonnerre
Qui va tomber sur les pécheurs.


2-Aimons ce Cœur, puisqu’il nous aime,
L’amour se paie par l’amour,
Mais aimons d’un amour extrême
Et purement et nuit et jour.


3-Le ciel l’adore et nous invite
A l’adorer en ce bas-lieu,
Adorons donc, il le mérite,
Puisqu’il est le grand Cœur de Dieu.


4-Et par amour, et par justice,
Il faut nous consacrer à lui,
Faisons, faisons ce sacrifice
Sans partage et dès aujourd’hui.

 

5-Chantons avec les chœurs des anges
Ce divin Cœur dans ses grandeurs,
Et prenons part à leurs louanges
Pour prendre part à leurs ardeurs.


6-Parlons de lui, prêchons sans crainte
Et ses grandeurs et ses appas,
Soupirons sans cesse avec plainte
De ce qu’on ne le connaît pas.


7-Rendons-lui très souvent visite
Pour tant de malheureux chrétiens.
Ce bon Cœur nous en sollicite,
Il veut nous combler de ses biens.


8-Avec un cœur pur et fidèle,
Un cœur plein de dévotion,
Goûtons sa douceur éternelle
Dans la très sainte Communion.

 

9-Allons faire fondre nos glaces
Dans ce Cœur du buisson ardent ;
Allons puiser toutes les grâces
Dans ce magasin abondant.


10-Soyons pleins de reconnaissance
Pour ces innombrables bienfaits ;
Ayons-en toujours la présence
Dans nos cœurs et nos cabinets.


11-Unissons-nous, je vous en prie,
Pour vaincre ensemble le démon,
En entrant dans la confrérie
Que l’Église érige en son nom.


12-Dans nos troubles, dans nos souffrances
Et dans nos plus sensibles coups,
Mettons en lui nos espérances,
C’est notre Cœur, il est à nous.

 

13-Pour que l’espérance soit vraie,
Il faut éviter le péché,
Et se tenir en cette plaie
Malgré tout saintement caché.


14-C’est notre modèle pour vivre,
Prenons ses mêmes sentiments,
Tâchons cœur à cœur de le suivre
Dans ses pas et ses mouvements.


15-Dans la disette et l’abondance,
Dans l’allégresse et dans l’ennui,
Dans ce qu’on fait et ce qu’on pense :
Unissons-nous sans cesse à lui.


16-Afin d’avoir un cœur qu’on nomme
Un cœur selon le Cœur de Dieu,
Afin de devenir un homme
Rempli de grâce et de tout feu.

 

17-La pratique la plus utile,
La plus glorieuse au Seigneur,
La plus conforme à l’Évangile,
Est de réparer son honneur.


18-Tâchez de réparer l’injure
Qu’on a faite à ce Cœur divin,
Malgré la chair et la nature,
Malgré le monde et le malin.


19-Tandis que mille âmes charnelles
Ne cherchent que leur propre bien,
Cherchons Jésus, âme fidèle,
Pour son honneur n’épargnons rien.

1- Sous l’humble chaumière
D’un noble ouvrier,
La sainte guerrière,
Eut son doux foyer.


R1./ Ô Jeanne, entends nos vœux de bonheur :
Rends-nous la foi, la paix et l’honneur.


2- Famille modeste,
N’ayant qu’un seul vœu :
La grâce céleste,
La gloire de Dieu.


R2./ Sur ces côteaux où Jeanne pria,
Chantons, chantons : Ave Maria !


3- Mais à cette école
S’apprend le devoir ;
On prie, on s’immole,
On meurt plein d’espoir.


R3./ Ton nom béni fait battre nos cœurs :
Étends sur nous tes bras protecteurs.


4- La gente patrie
Que la Sainte aimait,
La France envahie
Hélas ! succombait.


R4./ Tout chante ici ton grand souvenir,
Ô Jeanne, ô vierge, ô sainte, ô martyr !


5- Ô honte et misère !
Où donc est son roi ?
Il fuit, désespère,
Doutant de son droit.

6- Mais près de sa mère
La vierge priait.
À cette prière
Le Ciel répondait.

7- Appels prophétiques
Au nom du Seigneur,
Des voix angéliques
Parlait à son cœur.

8- Des visions saintes
Montraient à ses yeux,
Pour calmer ses craintes
Les ordres des cieux.

9- La foi qui l’anime
Fait de cette enfant
Un guerrier sublime
Partout triomphant.

10- Du Dieu qui la guide
Proclamant la loi,
La vierge intrépide
Entraîne son roi.

11- Et l’armée entière
Accourt sans retard,
Valeureuse et fière,
Sous son étendard.

12- Voici la vengeance !
L’Anglais insolent
Reconnaît la France,
Et fuit en tremblant.

13- Car dans la mêlée,
Il voit Saint Michel
Brandir son épée
D’archange immortel.

14- Et nos villes prises
En un jour d’effroi,
Bientôt reconquises,
Acclament leur roi.

15- La France respire :
Son peuple est sauvé,
Et son noble sire
À Reims est sacré.

16- Mais de ce grand drame,
Vraiment surhumain,
Qui donc était l’âme
Et l’agent divin ?

17- La Sainte Vosgienne,
Fleur de Domrémy,
La grande chrétienne
Dont Dieu fut l’ami.

18- Quel autre spectacle
À plus de grandeur ?
Quel plus beau miracle
Ravit notre cœur ?

19- Faut-il donc redire
Seigneur, vos desseins ?
Oh ! oui, le martyre
Est le sceau des saints !...

20- Touchante victime
De notre salut,
Son sang magnanime
En est le tribut.

21- Blessée et trahie
Comme son Jésus,
On la supplicie,
Mais pour ses vertus.

22- Horrible supplice !...
Le feu, l’abandon !...
Infâme justice !...
Ô Jeanne, pardon !...

23- Ton âme si pure
Monte au Paradis ;
Dieu te transfigure
À nos yeux ravis.

24- Mais ton juge impie,
Mais ces renégats,
Portent l’infamie
Du traître Judas.

25- L’Église t’honore,
Ô Fille du ciel,
Et la France implore
Ton nom immortel.

26- La flamme cruelle
Nous laissait ton cœur :
Ô Sainte Pucelle,
Sois notre sauveur !

27- Sois notre barrière
Contre l’ennemi ;
Rends-nous la frontière
Du sol envahi !

28- Contre l’imposture
Rends-nous ta fierté.
Arrière au parjure
De la liberté !

29- À ta chère France
Rends son Dieu proscrit,
L’honneur, l’espérance,
Avec Jésus-Christ.

30- Ta sainte mémoire
Est notre rempart :
À nous la victoire
Sous ton étendard !

AJPM115 : "A Massabielle" (sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima)

AJPM116 : N-D des cœurs ou de Toute-Consolation (cantique de St L-M de Montfort)

1-Chrétien, bénis le Seigneur,
Le Père des Lumières,
Qui te fait une faveur,
Et des plus singulières :
La Reine des cieux a mis
Chez toi-même son trône.
Elle y veut vaincre tes ennemis
Et te donner l’aumône.

 

2-Priez, pécheurs pénitents,
Votre Médiatrice.
Invoquez, petits enfants,
Votre Mère nourrice.
Honorez, bons serviteurs,
Votre aimable Maîtresse.
Allons tous recevoir ses faveurs,
Puisqu’elle nous en presse.


3-Toute consolation
Pour le corps et pour l’âme
Dans mon intercession,
Pourvu qu’on la réclame.
Je suis, dans les plus grands maux,
Un remède immanquable ;
Dans l’orage et parmi les travaux,
Un repos favorable.


4-Je suis l’appui tout-puissant
Du pauvre misérable,
Et le remède présent
Du malade incurable.
Je suis l’asile assuré,
Le salut et la vie
Du pécheur le plus désespéré,
Aussitôt qu’il me prie.


5-Implorez, gens affligés,
Ma bonté maternelle,
Et vous serez soulagés
Ici dans ma chapelle.
Priez-moi dans vos combats,
J’y donne la victoire.
Priez-moi quand vous seriez à bas,
J’en relève avec gloire.


6-Priez, pauvres gens, mangés
De tailles sans mesure,
Vous en serez déchargés
Sans nulle procédure.
Venez, pauvres laboureurs,
Vous aurez l’abondance.
Mais surtout, venez, pauvres pécheurs,
Vous aurez l’indulgence.


7-Craignez-vous que le démon
Ne vous ôte la grâce ?
Recourez à mon saint nom,
C’est moi qui le terrasse.
Quand vous seriez dans ses fers,
Vous aurez délivrance,
J’ai sur lui jusque dans les enfers
Une pleine puissance.


AUX VIERGES

8-Vierges sages, suivez-moi,
Suivez-moi dans le temple.
Venez recevoir la loi,
La loi de mon exemple.
C’est là que le Saint-Esprit
Parle aux vierges fidèles,
Pour former dans leur cœur Jésus-Christ
A l’ombre de ses ailes.


9-Fuyez la malignité
Et les charmes du monde,
Qui souillent la pureté
D’une vierge féconde.
Éloignez-vous des périls
Et des sources des crimes,
Pour goûter les douceurs de mon Fils
Et prendre ses maximes.


10-Vous êtes d’un très haut rang ?
N’ayez point de bassesse.
Votre Époux est tout de sang,
N’ayez point de faiblesse.
Mortifiez votre chair,
Vaquez à la prière,
Choisissez, ou le feu de l’enfer,
Ou le sang du Calvaire.


11-Courage, petit troupeau,
Votre Époux vous prépare
Un royaume tout nouveau,
Une gloire très rare,
Un glorieux vêtement,
Une belle auréole ;
Vous l’aurez, combattez vaillamment,
Comptez sur ma parole.


12-Vierges, je suis dans ce lieu
Votre parfait modèle,
Ma main vous y forme en Dieu
Et vous tient en tutelle,
Mon sein vous donne le jour,
C’est moi qui vous engendre
Et mon cœur vous y remplit d’amour,
De l’amour le plus tendre.


13-Quiconque veut être à moi
Et recevoir mes grâces
Doit me prendre pour sa loi
Et marcher sur mes traces,
Car m’aimer sans m’imiter
Et sans quitter ses crimes,
C’est périr, c’est se précipiter
Dans le fond des abîmes.


14-A la bonne heure, exaltez
Et dites mon Rosaire,
Prenez ma chaîne et portez
L’habit du Scapulaire.
Mais n’ayez point d’autre fin
Que d’imiter ma vie,
Autrement c’est un piège malin,
C’est une hypocrisie.


15-Pour n’être pas rebuté,
Pour avoir assistance,
Priez en humilité,
Avec persévérance.
Frappez, cherchez, demandez
Vos besoins nécessaires,
Tôt ou tard vous serez exaucés
Dans vos justes prières.


ORAISON

16-Hâtez-vous, Reine des Cieux,
De venir à notre aide,
Jetez sur nous vos doux yeux,
Donnez-nous du remède.
Vous en avez le pouvoir,
Vous êtes Souveraine,
Vous n’avez seulement qu’à vouloir
Pour nous ôter de peine.


17-Surtout, souvenez-vous bien,
O divine Marie,
Que vous ne refusez rien
A quiconque vous prie ;
Que toute l’antiquité
Ne nous dit autre chose.
Souffrez donc que sur votre bonté
Chacun de nous repose.


18-C’est moi qui forme les rois,
C’est moi qui les couronne,
C’est moi qui forme leurs lois,
C’est moi qui les ordonne.
Je fais que mes vrais dévots
Ont la grâce en partage,
Les trésors, les plaisirs, le repos,
La gloire en héritage.


19-O très chers prédestinés,
Publiez votre gloire !
Écriez-vous par milliers,
Écriez-vous : Victoire
A Notre-Dame des cœurs,
A votre auguste Reine !
Criez tous aujourd’hui mille honneurs
A la Reine des reines.


20-Quelle consolation
Dans nos plus grandes peines
D'avoir pour protection,
La plus grande des Reines !
Oh ! qu'heureux est notre sort !
D'avoir dans nos misères,
Pour notre aide et pour notre support,
La plus tendre des Mères.


PREMIER CANTIQUE

 

1- À Massabielle
Voici qu’aujourd’hui
Marie nous appelle
Ses enfants chéris.

 

R./ Ave, ave, ave Maria ! (bis)


2- Reine, Notre-Dame,
En chœur triomphal,
Chante et vous acclame
Votre armée loyal(e).

3- Noble souveraine
De ces lieux bénis,
Vous êtes la Reine
De notre pays.

4- Car, auguste Reine
De notre pays,
Êtes suzeraine
De Lourdes aujourd’hui.

5- Et tout près du Gave
Vous nous recevez,
C’est là qu’on se lave
De tous ses péchés.

6- De nos cœurs en fête
Montent tour à tour,
Ô Femme parfaite,
L’hommage et l’amour.

7- Pourquoi sur ces rives
Avez-vous parlé,
Et près des eaux vives
Tous, nous appeler ?

8- Vous vouliez nous dire
Que l’essentiel,
Qui seul peut conduire
Au chemin du Ciel.

9- L’humble Bernadette
Transmit ce désir.
La parole est nette ;
Il faut obéir.

10- Vous nous dites, Mère :
« Vous devez priez. »
Nul chrétien sincère
Ne peut l’oublier.

11- De la pénitence
S’impose la loi ;
Notre orgueil immense
Se cabre d’effroi.

12- Faites l’âme forte
Devant le devoir ;
Ce nous réconforte
D’un divin espoir.

13- Ô Vierge de Lourdes,
Tendez-nous les bras
Quand les tâches lourdes
Nous courbent trop bas.

14- Quand l’ardeur s’émousse,
Relevez nos fronts ;
Soyez-nous très douce
Lorsque nous souffrons.

15- Étouffez les flammes
Des désirs pervers
Et gardez nos âmes
Du feu des enfers.

16- Ô pleine de grâce,
Céleste clarté,
Qu’en nos cœurs s’efface
Toute impureté.

17- Fleur Immaculée,
Calmez nos douleurs.
Lys de la vallée,
Parfumez nos cœurs.

18- Nous voulons vous plaire
Et boire à longs traits
Au flot centenaire
De tous vos bienfaits.

19- Flot qui prend sa source
Près de l’églantier
Et poursuit sa course
Dans le monde entier.

20- Pour qu’un geste éclaire
Notre âme aux abois,
Faites-nous bien faire
Le signe de croix.

21- Votre Cœur très tendre
Et très maternel
Ici fait entendre
Un plus doux appel.

22- Vous séchez nos larmes,
Mère au grand pouvoir,
Et parez de charmes
L’austère devoir.

23- Donnez la clémence,
Quelque soit nos torts,
Sur toute souffrance
De l’âme et du corps.

24- Nos humbles villages,
Nos bourgs, nos cités,
Contre les mirages,
Tenez-les cachés.

25- Malgré ses faiblesses,
Nos serments trahis,
Gardez vos tendresses
À notre pays.

26- Par nous, vous en prie,
Parmi vos bienfaits,
Ajoutez Marie,
Celui de la paix.

 

DEUXIÈME CANTIQUE :


1- Ô vous qui sur terre
N’aspirez qu’au Ciel,
Chantez d’une Mère
Le nom immortel.

2- Elle est apparue ;
Et, dans sa splendeur,
Une enfant l’a vue
Pleine de douceur.

3- Heureuse colline,
Monts qu’elle a ravis,
Que sa main divine
A souvent bénis.

4- Écho des vallées
Qu’avec tant d’amour
Elle a visitées,
Dites tour-à-tour :

5- Gave au doux murmure,
Flots bleus du torrent,
À la Vierge pure
Redites ce chant :

6- Rochers Massabielle,
Rochers glorieux
Qui vîtes si belle
La Reine des Cieux.

7- Et vous, Grotte obscure,
Églantiers fleuris,
À qui, Vierge pure,
Douce elle a souri.

8- Aux hymnes des Anges
Astres radieux,
Mêlez vos louanges :
Chantez, terre et cieux.

9- Ô Mère, j’envie
Le bonheur si doux
De l’enfant bénie
Priant avec vous.

10- Votre doux sourire
Ravissait son cœur,
Et semblait lui dire :
« Prie avec ferveur. »

11- Votre pure image
Soudain la charmait ;
Son chaste visage
Brillant s’enflammait.

12- En votre présence,
Le monde fuyait,
Et dans le silence
Son cœur vous parlait.

13- Un jour, vos paupières
Se voilaient de pleurs,
Vos larmes amères
Montraient vos douleurs.

14- «
Ô Dame si belle,
Pourquoi pleurez-vous ?
Que faire ? dit-elle
Ah ! dites-le nous ! »

15- « Je veux que la France
Après tant d’erreurs,
Fasse pénitence,
Répande des pleurs.

16- « Va, fille fidèle,
Aux prêtres pieux,
Dis qu’une chapelle
S’élève en ce lieu.

17- « Dans ce sanctuaire
Venez m’implorer,
Que toute la terre
Y vienne prier.

18- « Qu’avec allégresse
Chantant mon saint nom
La foule s’y presse
En procession.

19- « La source féconde,
Qui coule en ce lieu,
Va montrer au monde
La bonté de Dieu.

20- « Qu’on y vienne boire,
S’y laver joyeux,
Y chanter ma gloire,
Mes bienfaits nombreux. »

21- L’enfant éblouie
Fixant vos doux traits,
Vous disait ravie,
Devant tant d’attraits :

22- « Ô fleur matinale,
Céleste rayon,
Beauté virginale,
Dites votre nom ! »

23- « Je suis appelée
La Conception
Pure, Immaculée ! »
Gloire à ce saint nom !

24- Bénissez, ô Mère,
Vos pieux enfants ;
Avec leur prière,
Recevez leurs chants.

25- Comme à Bernadette
Parlez-nous toujours ;
L’orage s’apprête,
Veillez sur nos jours.

26- Lys de la vallée,
Ô Reine des fleurs
Vierge Immaculée,
Parfumez nos cœurs.

27- Comme la lumière
Du cierge qui luit,
Que notre prière
Monte à vous sans bruit.

28- Ô brillante étoile,
Bel astre des mers,
Guidez notre voile
Sur les flots amers.

29- Voyez nos angoisses,
Du plus haut des cieux
Et sur nos paroisses
Abaissez les yeux.

30- Dans votre chapelle,
Plein de vos faveurs,
Ô Vierge fidèle,
Nous laissons nos cœurs.

31- Divine Patronne
Qui régnez aux cieux,
Ô Mère si bonne,
Recevez nos vœux.

32- Nous voulons sur terre
Jusqu’au derniers jours
Vous aimer, vous plaire,
Vous chanter toujours :

33- Ô Mère chérie
Donnez-nous l’espoir,
Après cette vie,
Au Ciel de vous voir.

34- Et dans la lumière
Du jour éternel,
Toujours, tendre Mère,
Nous dirons au Ciel :

AJPM118 : Une Rose effeuillée & A mes Petits  Frères du Ciel (poésies de Ste Thérèse)

AJPM117 : "Il en est temps, pécheur !" (int. : Jean-Myriam Chevalier)

Version sans percussions ici : plage 10 du CD "La Mission"

À MES PETITS FRÈRES DU CIEL


1-Heureux petits Enfants, avec quelles tendresses
Le Roi des Cieux
Vous bénit autrefois et combla de caresses
Vos fronts radieux !
De tous les Innocents vous étiez la figure
Et j’entrevois
Les biens que dans le Ciel vous donne sans mesure
Le Roi des rois.

2-Vous avez contemplé les immenses richesses
Du Paradis
Avant d’avoir connu nos amères tristesses
Chers petits Lys.
O Boutons parfumés ! moissonnés dès l’aurore
Par Le Seigneur :
Le doux Soleil d’Amour qui sut vous faire éclore
Ce fut son Cœur !...

3-Quels ineffables soins, quelle tendresse exquise
Et quel amour,
Vous prodigue avec joie notre Mère l’Église,
Enfants d’un jour !...
Dans ses bras maternels, vous fûtes en prémices
Offerts à Dieu :
Toute l’Éternité, vous ferez les délices
Du beau Ciel bleu.

4-Enfants, vous composez le virginal cortège
Du doux Agneau
Et vous pouvez redire, étonnant privilège
Un chant nouveau !
Vous êtes sans combats parvenus à la gloire
Des conquérants :
Le Sauveur a pour vous remporté la victoire,
Vainqueurs charmants !


5-On ne voit point briller de pierres précieuses
Dans vos cheveux,
Seul le reflet doré de vos boucles soyeuses
Ravit les Cieux...
Les trésors des Élus, leurs palmes, leurs couronnes
Tout est à vous :
Dans la Sainte Patrie, Enfants, vos riches trônes
Sont leurs genoux...

6-Ensemble vous jouez avec les petits anges
Près de l’Autel
Et vos chants enfantins, gracieuses phalanges
Charment le Ciel.
Le Bon Dieu vous apprend comment Il fait les roses
L’oiseau, les vents :
Ici-bas nul génie ne sait autant de choses
Que vous, Enfants !...

7-Du firmament d’azur soulevant tous les voiles
Mystérieux,
En vos petites mains vous prenez les étoiles
Aux mille feux.
En courant vous laissez une trace argentée
Souvent le soir :
Quand je contemple au ciel la blanche voie lactée
Je crois vous voir...

8-Dans les bras de Marie après toutes vos fêtes
Vous accourez,
Sous son voile étoilé cachant vos blondes têtes
Vous sommeillez.
Charmants petits Lutins, votre enfantine audace
Plaît au Seigneur :
Vous osez caresser son Adorable Face...
Quelle faveur !...

9-C’est vous que Le Seigneur me donna pour modèle,
Saints Innocents :
Je veux être ici-bas votre image fidèle,
Petits Enfants.
Ah ! daignez m’obtenir les vertus de l’enfance.
Votre candeur,
Votre abandon parfait, votre aimable innocence
Charment mon cœur.

10-O Seigneur ! tu connais de mon âme exilée
Les vœux ardents :
Je voudrais moissonner, beau Lys de la vallée,
Des Lys brillants.
Ces Boutons printaniers, je les cherche et les aime
Pour ton plaisir :
Sur eux daigne verser la Rosée du Baptême,
Viens les cueillir...


11-Oui, je veux augmenter la candide phalange
Des Innocents :
Mes souffrances, mes joies, je les offre en échange
D’âmes d’Enfants.
Parmi ces Innocents, je réclame une place
Roi des Élus :
Comme eux, je veux au Ciel, baiser ta Douce Face
O mon Jésus !...


*******************************************

 

UNE ROSE EFFEUILLÉE

1-Jésus, quand je te vois soutenu par ta Mère
Quitter ses bras,
Essayer en tremblant sur notre triste terre
Tes premiers pas,
Devant toi je voudrais effeuiller une rose  
En sa fraîcheur,
Pour que ton petit pied bien doucement repose
Sur une fleur !...

2-Cette rose effeuillée, c’est la fidèle image
Divin Enfant,
Du cœur qui veut pour toi s’immoler sans partage
A chaque instant.
Seigneur, sur tes autels plus d’une fraîche rose
Aime à briller,
Elle se donne à toi... mais je rêve autre chose :
« C’est m’effeuiller !... »

3-La rose en son éclat peut embellir ta fête,
Aimable Enfant,
Mais la rose effeuillée, simplement on la jette
Au gré du vent.
Une rose effeuillée sans recherche se donne
Pour n’être plus.
Comme elle avec bonheur à toi je m’abandonne
Petit Jésus.


4-L’on marche sans regret sur des feuilles de rose,
Et ces débris
Sont un simple ornement que sans art on dispose,
Je l’ai compris.
Jésus, pour ton amour j’ai prodigué ma vie,
Mon avenir.
Aux regards des mortels, rose à jamais flétrie,
Je dois mourir !...

5-Pour toi, je dois mourir, Enfant, Beauté Suprême,
Quel heureux sort !
Je veux en m’effeuillant te prouver que je t’aime,
O mon Trésor !...
Sous tes pas enfantins, je veux avec mystère
Vivre ici-bas,
Et je voudrais encor adoucir au Calvaire
Tes derniers pas !...

CANTIQUE TRADITIONNEL

SUR LE DÉLAI DE LA CONVERSION

 

R./ Il en est temps, pécheur !
Revenez au Seigneur ! (bis)


1- Serez-vous donc toujours rebelle
A la voix du Dieu souverain ?
Depuis longtemps il vous appelle,
Ah ! que ce ne soit plus en vain.


2- Pour un plaisir si peu durable,
Qu’on goûte dans l’iniquité,
Faut-il que le Dieu tout aimable
De votre cœur soit rejeté ?


3- C’est votre Dieu, votre seul maître ;
Pour vous, ah ! quel est son amour !
N’avez-vous de lui reçu l’être
Que pour l’outrager chaque jour ?


4- Connaissez votre ingratitude ;
Pleurez votre dérèglement ;
Du péché, rompez l’habitude ;
Faites voir un vrai changement.


5- En suivant sans cesse du crime
Les vrais, mais dangereux appas,
Vous tombez d’abîme en abîme ;
Cependant vous n’y pensez pas.

6- Dans cette triste léthargie,
Savez-vous quel est votre sort ?
Hélas ! vous semblez plein de vie,
Et devant Dieu vous êtes mort.

7- Vous méritez de sa colère
Les puissants, les terribles coups.
Ah ! bientôt, en juge sévère,
Il va lever son bras sur vous.

8- Si d’une mort prompte, imprévue,
Vous recevez le coup fatal,
C’en est fait, votre âme est perdue ;
Et vous aimez encor le mal !

9- Quoi donc, toujours être insensible
Au péril de l’éternité !
Non, il n’est rien de plus horrible
Que votre insensibilité.

10- Pour sortir de votre esclavage,
Faites enfin tous vos efforts :
En tardant toujours davantage,
Vos fers en deviendront plus forts.

11- O pauvre brebis égarée,
Pourquoi toujours vous obstiner ?
C’est ici l’heure désirée
Où Dieu cherche à vous ramener.

AJPM120 : En l'honneur de St Joseph (2) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM119 : "Ô Cœur de mon divin Sauveur" (cantique de Ste Marguerite-Marie)

En l'honneur de St Joseph 
(paroles en PDF)
87 ko
En_l_honneur_de_St_Joseph_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf
Noël & Au Sacré-Cœur de Jésus (paroles en PDF)
86 ko
Noel_Au_Sacre_Coeur_de_Jesus_cantiques_de_Ste_Marguerite_Marie_.pdf

AJPM201 : L'excellence de la Charité (1) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM202 : Cantique d'un enfant de Marie (St L-M de Montfort)

1- Divine Marie,
Vierge très accomplie,
Divine Marie,
J’aime votre beauté,
Car elle enflamme,
Ô sainte Dame,
Toute mon âme
De charité :
Mon cœur en est tout transporté.

2- Ô ma bonne Mère,
Je vous aime et révère,
Ô ma bonne Mère,
Je vous rends tout honneur.
Ô ma Maîtresse,
Votre tendresse
Nourrit sans cesse
Mon pauvre cœur
De sa grâce et de sa douceur.

3- Que ne puis-je dire,
Partout où je désire,
Que ne puis-je dire :
Ô mortels, implorez
Sans défiance
Son assistance
Et sa clémence,
Car vous aurez
Tout ce que vous demanderez !

4- C’est un doux asile,
Très sûr et très facile,
C’est un doux asile
Où chacun vient sans peur.
L’âme affligée
Qui l’a trouvée
Est consolée,
Et le pécheur
Reçoit par elle sa faveur.

5- Venez tous entendre
Combien elle m’est tendre,
Venez tous entendre :
C’est mon aide et soutien,
C’est ma fidèle,
Ma toute belle ;
Sous sa tutelle
Je ne crains rien.
En elle, je trouve tout bien.

6- C’est par elle-même
Que j’adore et que j’aime.
C’est par elle-même
Que je parle au Seigneur.
Quelles richesses,
Quelles caresses,
Quelles tendresses
A son saint Cœur !
Oh ! quand j’y suis, c’est mon bonheur.

7- Un humble silence
Rempli de confiance,
Un humble silence
Sur son sein amoureux
Met Dieu mon Père
Hors de colère.
Cette prière
Perce les cieux
Et m’obtient tout ce que je veux.

8- C’est mon oratoire
Où je prie avec gloire,
C’est mon oratoire
Où je suis sans refus.
C’est ma demande,
C’est mon offrande ;
Mais qu’on m’entende,
Car je dis plus :
C’est mon cher tout envers Jésus.

9- Ô ma protectrice,
Ma Mère et ma nourrice,
Ô ma protectrice,
Je n’ai point de retour ;
Mais qu’en ma place
Chacun le fasse.
Faites, de grâce,
Que votre amour
Règne en tous les cœurs nuit et jour.

10- Soyez donc bénie,
Que tout vous glorifie,
Soyez donc bénie
Sur terre comme aux cieux.
Soyez louée,
Soyez aimée
Et respectée
En ces bas lieux,
Et nous rendez tous bienheureux.

1- Je suis une vertu royale
Ou plutôt la divinité,
La première théologale
Qu’on appelle la charité.

2- C’est moi seule qui fais qu’on aime
Dieu par sur tout très purement,
Et son prochain comme soi-même
Pour l’amour de Dieu seulement.

3- Je suis difficile à comprendre,
Je suis de toute éternité :
Le Seigneur en son Cœur m’engendre,
J’ai sur lui toute autorité.

4- J’ai seule vaincu, mais sans guerre,
Ce redoutable Roi des cieux,
Je l’ai fait homme sur la terre
Pour y sauver des malheureux.

5- Parmi les vertus je suis reine,
Elles ne marchent qu’après moi.
J’ai tous les biens en mon domaine,
Dieu même obéit à ma loi.

6- La loi reçoit de moi la vie,
Et c’est à moi qu’elle aboutit.
Sans moi nul ne se sanctifie,
Sans moi toute vertu languit.

7- Je rends la vertu toute aisée,
J’en suis l’aiguillon amoureux :
Par une vigueur toute embrasée,
Le plus grand poids s’envole aux cieux.

8- C’est moi qui fais, à l’homme sage,
Tout abandonner, tout souffrir,
Tout entreprendre avec courage
Et mettre sa joie à mourir.

9- C’est moi qui, par mes puissants charmes
Change l’amertume en douceur,
Et fais tomber des mains les armes
Au plus redoutable vainqueur.

10- Je fais monter l’âme fidèle
Jusqu’à Dieu dans un char de feu,
J’épouse Dieu même avec elle
Et la transforme toute en Dieu.

11- Je suis le propre caractère
Qui distingue tous les élus,
Je suis la gloire et la lumière
Et le lien de leurs vertus.

12- Sans moi, l’or n’est que de l’argile,
Et la vertu même est péché,
Mais tout est grand, tout est utile,
Aussitôt qu’il m’est attaché.

13- C’est moi qui distingue et mesure
Le point d’honneur des bienheureux ;
Une charité grande et pure
Porte une âme au plus haut des cieux.

14- Aimez ce Dieu qui veut qu’on l’aime,
C’est son plus grand commandement,
Aimez, ou soyez anathème
Et maudit éternellement !

15- Dieu vous aime, il est véritable,
Aimez-le donc à votre tour :
Il est tout bon et tout aimable,
Donnez-lui donc tout votre amour !

16- Pour aimer, faut-il être habile,
Sain ou riche, fort ou puissant ?
A-t-on un cœur ? Il est facile.
L’amour est doux et ravissant !

17- Quiconque aime fait des merveilles
Et fera tout ce qu’il voudra ;
Sans grands travaux, sans longues veille
Malgré tout il se sauvera.

18- Sans moi la vie est inutile,
On est sans grâce et sans vertu,
En vain on croit dans l’Évangile,
Le plus grand cœur est abattu.

19- La grâce et toute la nature,
La terre, l’eau, l’air et le feu,
Enfin toute la créature
Crie à l’amour, l’amour de Dieu !

20- Mais l’amour-propre me déguise
Par de fines subtilités.
Agréez donc que je vous dise
Mes véritables qualités.

21- Je ne suis jamais fainéante :
Si je repose, c’est en Dieu ;
Mon humeur est entreprenante,
Je suis active comme un feu.

22- Je suis la guerrière invincible,
Je suis forte comme la mort ;
Rien de si fort, de si pénible,
Que je ne vainque avec effort.

23- Je rends toute charge légère,
J’aplanis le chemin du ciel ;
Je rends la croix la plus amère
Plus douce qu’un rayon de miel.

24- Par une industrie innocente,
J’attire un cœur comme l’aimant ;
J’en fais une hostie excellente,
Au Cœur de Dieu dans un moment.

25- Il n’est rien qui me soit semblable,
Sans moi, tout n’est que vanité ;
Tout passe, mais je suis durable
Comme Dieu dans l’éternité.

26- Je suis sans borne et sans limite,
Sans fin et sans commencement,
Puisqu’aimer Dieu comme Il mérite,
C’est de l’aimer infiniment.

27- Pure comme l’or et plus pure,
J’aime Dieu seul sans intérêt,
Sans égard à la créature,
Hors de Lui seul rien ne me plait.

28- Je suis dans ma propre nature
L’accomplissement de la loi ;
Mais dès lors qu’on lui fait injure,
On est séduit, ce n’est plus moi.

29- Ces cinq chose me font la guerre :
La chair, la propre volonté,
L’amour du monde et de la terre,
La paresse et l’iniquité.

30- L’amour-propre étant tout contraire
Au saint feu de l’amour divin,
Il faut tout souffrir et tout faire
Pour chasser ce subtil venin.

31- Pour brûler de ma pure flamme,
Pour goûter ma sainte onction,
Il faut haïr jusqu’à son âme
Par la mortification.

32- On éteint mon feu salutaire
Par les eaux du péché véniel ;
Qui n’en fait point de volontaire
Parvient au pur amour du ciel.

33- Où me trouver en plénitude,
Sinon au Très Saint Sacrement ?
J’y suis caché en solitude,
C’est mon véritable élément.

34- Heureux celui qui communie,
Le cœur humble, fidèle et pur,
Sans tiédeur, sans hypocrisie ;
Il aura ma flamme : il est pur !

35- Voulez-vous que je vous anime ?
Appliquez-vous à l’oraison ;
Vous y deviendrez ma victime
Et moi, votre perfection.

36- Fuyez loin du monde en retraite
Pour y prier Dieu dans la paix ;
C’est où les saints ont en cachette
Goûté mes feux, reçu mes traits.

37- En vers tous soyez charitables,
Aimez jusqu’à vos ennemis ;
Sans cet amour bien véritable,
De m’avoir il n’est pas permis.

38- Le secret est d’aimer Marie
Pour aimer Jésus nuit et jour :
Elle est la Mère et l’incendie
Du bel et du parfait amour.

39- Parler de Dieu dans sa manière,
Souffrir pour lui, garder sa loi,
Aimer la Croix et la prière,
Sont des signes certains de moi.

40- « Mille fois mon cœur vous désire,
Amour divin, venez à moi :
Être sans vous, c’est un martyre !
Venez donc me donner la loi.

41- « Voilà mon corps, voilà mon âme :
Tout à vous, ô Reine des cieux,
Allumez partout votre flamme,
Sacrifiez tout à vos feux.

42- « N’épargnez point la créature
Pour faire place au Créateur !
Rendez-le malgré ma nature,
Le Maître et le Roi de mon cœur.

43- « Pardon, ô charité divine,
De mes refus, de mes froideurs.
C’en est fait, j’ouvre ma poitrine
À vos attraits, à vos ardeurs.

44- « Par les entrailles de Marie,
Par les mérites de Jésus,
Venez chez moi, je vous en prie :
Je ne vous résisterai plus !

45- « Divin Jésus, amour suprême,
C’est vous seul que j’aime ici-bas ;
Je vous aime et dis anathème
À ceux qui ne vous aiment pas.

46- « Oui, mon cher amour, je vous aime,
Non par crainte du châtiment,
Ni pour la récompense même,
Mais pour vous seul uniquement.

47- « Mon cher Époux, je vous embrasse.
Je me donne à vous tout entier,
Il est juste que je le fasse,
Vous m’embrassâtes le premier. »

DIEU SEUL

AJPM203 : En l'honneur du St Nom de Marie (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM204 : Cantique pour Notre-Dame (St L-M de Montfort)

1- Pour le beau Nom
De l’aimable Marie,
J’aurai toute ma vie
De la dévotion.
Ô Nom charmant
Qui remplissez mon cœur
D’un grand contentement,
J’ai savouré
Votre grande douceur,
J’en suis tout embaumé.

2- Je ne puis pas
Raconter ni comprendre
Combien ce Nom est tendre
Et quels sont ses appas.
Ce Nom sacré
Est dans les plus grands maux
Un remède assuré.
On trouve en lui,
Au milieu des travaux,
De l’aide et de l’appui.

3- Ce Nom divin
Donne au mélancolique
Une joie angélique
En chassant son chagrin.
Est-on tenté ?
Qu’on invoque ce Nom,
On est en sûreté.
On trouve en lui
La consolation
Lorsqu’on est dans l’ennui.

4- Le démon prend
Une honteuse fuite,
Avec toute sa suite,
Aussitôt qu’il l’entend.
Si l’on a peur,
Ce saint Nom raffermit
Et nous donne du cœur.
On ne craint rien
Au milieu de la nuit
Lorsqu’on l’invoque bien.

5- Enfin il est
Tout à tous sans réserve,
Il protège, il conserve,
Il instruit, il repaît.
Inclinons-nous,
Si nous le prononçons
Montrons l’exemple à tous.
Oh ! quel bonheur,
Si partout nous l’avons
Bien gravé dans le cœur !

1- Si quelqu’un prétend du ciel obtenir tout sans peine,
Qu’à Marie en premier lieu
Il vienne pour trouver Dieu,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

2- Dieu, par Marie, est calmé, tout pécheur s’en souvienne !
Qu’il vienne le cœur contrit
Par Marie à Jésus-Christ,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

3- Quelque grand pécheur veut-il rompre à jamais sa chaîne ?
Marie en a le pouvoir.
Qu’il y vienne donc pour voir,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

4- Qui veut le cœur d’un David ou d’une Madeleine ?
Qu’il vienne obtenir ce cœur
De la Mère du Sauveur,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

5- Quelqu’un veut-il surmonter le monde qui l’entraîne ?
Qu’à Marie incessamment
Il s’attache fortement,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

6- Qui veut braver tout l’enfer et mépriser sa haine,
Vienne à Marie en tout temps
Pour s’armer très puissamment,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

7- Que tout pécheur endurci, que toute âme chrétienne
Vienne présenter ses vœux
À Marie, Reine des Cieux,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

8- Quelqu’un veut-il les vertus ? Marie en est la Reine :
Qu’il vienne comme les Saints
Les recevoir par ses mains,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

9- Qui veut brûler de l’amour, sans scrupule et sans gêne
Qu’il vienne à Marie, en Dieu
Toute pleine de ce feu,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !


10- Qui veut des fruits, des raisins ou des blés dans la plaine,
Qu’il implore en sûreté
Sa maternelle bonté,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

11- Qui veut guérir de tous maux, que chacun le retienne,
Qu’à Marie il ait recours,
Il en aura du secours,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

12- Qui veut être en Paradis ? La Sainte Vierge y mène.
Qu’il vienne par ce chemin
À cette dernière fin,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !


13- Elle a vaincu notre Dieu, ce Monarque invincible.
Par elle il est descendu :
C’est elle qui l’a rendu
Visible, visible, visible.

14- Si notre Juge est gagné, s’il est Sauveur du monde,
C’est par sa virginité,
C’est par son humilité
Profonde, profonde, profonde.

15- Hélas ! nous étions perdus sans cette bonne Mère.
Elle a prié Dieu pour nous,
Elle a calmé son courroux
Sévère, sévère, sévère.

16- Elle a chassé le démon, cette cruelle bête,
Elle l’a mis dans les fers
Pour écraser aux enfers
Sa tête, sa tête, sa tête. 

17- Et le monde et le démon avec toute leur suite,
Au nom de Jésus son Fils,
Au nom de Marie, ont pris
La fuite, la fuite, la fuite.


18- Tout, sans elle, était noyé dans les eaux du déluge.
Elle nous a délivrés,
Se faisant notre assuré
Refuge, refuge, refuge.

19- Elle a vaincu Lucifer, enchaîné l’enfer même,
Ôté le péché du cœur,
Ouvert la porte au bonheur
Suprême, suprême, suprême.

20- Dieu nous a comblés de biens, gardons-en la mémoire.
Gloire au Seigneur en tous lieux,
Victoire à Marie aux cieux !
Victoire !victoire ! victoire !

21- Elle a donné par son Fils
Et la grâce et la gloire,
La vie aux morts, l’ouïe aux sourds
Et au pauvre tout secours :
Victoire !victoire ! victoire !

22- Chantons tous d’un air joyeux
À la Reine de gloire,
En tous les temps et les lieux,
Sur la terre et dans les cieux :
Victoire ! victoire ! victoire !

AJPM205 : Cantique à Notre-Dame (St L-M de Montfort)

AJPM206 : La petite Couronne (1) & Jésus vivant en Marie (3) (St L-M de Montfort)

LA PETITE COURONNE DE LA SAINTE VIERGE

 

1- Chantons tous d’un air joyeux
Un cantique harmonieux
À la divine Marie,
Qui nous a donné la vie.
Chantons tous à qui mieux mieux,
Imitons les bienheureux.

2- Étant tous ses serviteurs,
Rendons-lui tous mille honneurs.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

3- C’est le chef-d’œuvre excellent
De la main du Tout-Puissant.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

4- Quand on lui rend quelque honneur,
Il retourne à son auteur.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

5- Parmi les Saints, après Dieu,
Marie a le premier lieu.
Ô la charmante Maîtresse !
Ô la puissante Princesse !
Parmi les Saints, après Dieu,
Elle tient le premier lieu.

6- Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.


7- Vierge dans l’enfantement,
Vierge après l’enfantement.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

8- Jamais le moindre péché
N’a souillé sa pureté.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

9- C’est l’image des vertus
Et des grandeurs de Jésus.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

10- Elle est la Reine des Cieux
Et l’honneur de ces bas lieux.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

11- La grâce et les dons divins
Se donnent tous par ses mains.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

12- Elle apaise en un instant
Le courroux du Tout-Puissant.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

13- Elle écrase le démon :
Tout l’enfer tremble à son nom.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

14- C’est le refuge assuré
Du pécheur désespéré.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

15- C’est la Mère des chrétiens,
Qui les comble de tous biens.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

16- Elle est pleine de douceur
Pour gagner, pour Dieu, les cœurs.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

17- C’est l’asile des vivants,
C’est le support des mourants.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

18- C’est la Mère de Jésus,
On n’en peut pas dire plus.
Voilà la gloire des gloires,
La victoire des victoires.
C’est la Mère de Jésus,
On n’en peut pas dire plus.

19- Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ,
À Dieu seul rendons hommage,
Marie est son grand ouvrage.
Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ.

20- Au ciel, sur terre, en tous lieux :
Marie est Mère de Dieu,
La couronne des couronnes !
Que tous les mortels entonnent :
Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ.

 

****************************

EN L'HONNEUR DE JÉSUS VIVANT EN MARIE DANS L’INCARNATION

 

1- Adorons tous Jésus vivant
Dans le sein de Marie.

Voyons avec étonnement
La Grandeur raccourcie.
Adorons un Dieu fait enfant
Pour nous donner la vie.

2-Ce sein est un temple sacré
Où Dieu prend ses délices,
C’est un ciel toujours éclairé
Du Soleil de justice,
C’est notre refuge assuré
Où Dieu se rend propice.

3-C’est dans ce sein que nuit et jour
Il prend ses complaisances.
Marie aussi l’aime à son tour
De toutes ses puissances.
Ce n’est qu’un amoureux retour
De leur reconnaissance.

4-Oh ! que Jésus est libéral
A sa Mère très pure !
Il met dans son sein virginal
Sa grâce sans mesure.
Son Cœur est son trône royal
Et sa demeure sûre.

5-Tandis qu’il est tout attaché
A son Cœur sans partage,
Dans lequel le moindre péché
N’a fait aucun ravage,
Il y peint sans être empêché
Sa véritable image.

6-Leurs Cœurs unis très fortement
Par des liens très intimes,
S’offrent, tous deux, conjointement
Pour être deux victimes,
Pour arrêter le châtiment
Que méritent nos crimes.

7-Dans ce mystère, les élus
Ont reçus leur naissance.
Marie unie avec Jésus
Les ont pris par avance,
Pour avoir part à leurs vertus,
Leur gloire et leur puissance.

8-Que ce mystère est merveilleux !
Quels transports admirables !
Quels ravissements bienheureux
De ces deux Cœurs aimables !
Nous ne verrons que dans les cieux
Ces secrets ineffables.

9-Ils semblent tous deux confondus.
Que l’alliance est belle !
Marie est toute dans Jésus,
Son amant très fidèle,
Ou, pour mieux dire, elle n’est plus,
Mais Jésus seul en elle.

10-Allons tous, entre ces deux Cœurs,
Faire fondre nos glaces,
Participer à leurs ardeurs,
Leurs vertus et leurs grâces.
Allons, ils aiment les pécheurs,
Nous y trouverons place.

11- Ô Mère de l’amour divin,
Ô riche sanctuaire
Qui portez notre Souverain
Et notre Salutaire,
Faites venir en notre sein
Cet Agneau débonnaire.

12- Ô Jésus, notre cher Époux,
Notre Dieu, notre Frère,
Venez, venez naître dans nous
Par votre sainte Mère,
Afin que nous puissions par vous
Aller à votre Père.

13-Venez par votre humilité
Nous réduire à l’enfance.
Venez par votre sainteté
Nous rendre l’innocence.
Venez par votre charité
Régner sans résistance.

1- Si quelqu’un prétend du ciel obtenir tout sans peine,
Qu’à Marie en premier lieu
Il vienne pour trouver Dieu,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

2- Dieu, par Marie, est calmé, tout pécheur s’en souvienne !
Qu’il vienne le cœur contrit
Par Marie à Jésus-Christ,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

3- Quelque grand pécheur veut-il rompre à jamais sa chaîne ?
Marie en a le pouvoir.
Qu’il y vienne donc pour voir,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

4- Qui veut le cœur d’un David ou d’une Madeleine ?
Qu’il vienne obtenir ce cœur
De la Mère du Sauveur,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

5- Quelqu’un veut-il surmonter le monde qui l’entraîne ?
Qu’à Marie incessamment
Il s’attache fortement,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

6- Qui veut braver tout l’enfer et mépriser sa haine,
Vienne à Marie en tout temps
Pour s’armer très puissamment,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

7- Que tout pécheur endurci, que toute âme chrétienne
Vienne présenter ses vœux
À Marie, Reine des Cieux,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

8- Quelqu’un veut-il les vertus ? Marie en est la Reine :
Qu’il vienne comme les Saints
Les recevoir par ses mains,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

9- Qui veut brûler de l’amour, sans scrupule et sans gêne
Qu’il vienne à Marie, en Dieu
Toute pleine de ce feu,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !


10- Qui veut des fruits, des raisins ou des blés dans la plaine,
Qu’il implore en sûreté
Sa maternelle bonté,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

11- Qui veut guérir de tous maux, que chacun le retienne,
Qu’à Marie il ait recours,
Il en aura du secours,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !

12- Qui veut être en Paradis ? La Sainte Vierge y mène.
Qu’il vienne par ce chemin
À cette dernière fin,
Qu’il vienne, qu'il vienne, qu'il vienne !


13- Elle a vaincu notre Dieu, ce Monarque invincible.
Par elle il est descendu :
C’est elle qui l’a rendu
Visible, visible, visible.

14- Si notre Juge est gagné, s’il est Sauveur du monde,
C’est par sa virginité,
C’est par son humilité
Profonde, profonde, profonde.

15- Hélas ! nous étions perdus sans cette bonne Mère.
Elle a prié Dieu pour nous,
Elle a calmé son courroux
Sévère, sévère, sévère.

16- Elle a chassé le démon, cette cruelle bête,
Elle l’a mis dans les fers
Pour écraser aux enfers
Sa tête, sa tête, sa tête. 

17- Et le monde et le démon avec toute leur suite,
Au nom de Jésus son Fils,
Au nom de Marie, ont pris
La fuite, la fuite, la fuite.


18- Tout, sans elle, était noyé dans les eaux du déluge.
Elle nous a délivrés,
Se faisant notre assuré
Refuge, refuge, refuge.

19- Elle a vaincu Lucifer, enchaîné l’enfer même,
Ôté le péché du cœur,
Ouvert la porte au bonheur
Suprême, suprême, suprême.

20- Dieu nous a comblés de biens, gardons-en la mémoire.
Gloire au Seigneur en tous lieux,
Victoire à Marie aux cieux !
Victoire !victoire ! victoire !

21- Elle a donné par son Fils
Et la grâce et la gloire,
La vie aux morts, l’ouïe aux sourds
Et au pauvre tout secours :
Victoire !victoire ! victoire !

22- Chantons tous d’un air joyeux
À la Reine de gloire,
En tous les temps et les lieux,
Sur la terre et dans les cieux :
Victoire ! victoire ! victoire !

AJPM207 : La petite Couronne de la Ste Vierge (2) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM208 : L'oiseau de Paradis (2) (versifié par Gilbert Chevalier, aveugle)

1- Chantons tous d’un air joyeux
Un cantique harmonieux
À la divine Marie,
Qui nous a donné la vie.
Chantons tous à qui mieux mieux,
Imitons les bienheureux.

2- Étant tous ses serviteurs,
Rendons-lui tous mille honneurs.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

3- C’est le chef-d’œuvre excellent
De la main du Tout-Puissant.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

4- Quand on lui rend quelque honneur,
Il retourne à son auteur.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

5- Parmi les Saints, après Dieu,
Marie a le premier lieu.
Ô la charmante Maîtresse !
Ô la puissante Princesse !
Parmi les Saints, après Dieu,
Elle tient le premier lieu.

6- Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.


7- Vierge dans l’enfantement,
Vierge après l’enfantement.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

8- Jamais le moindre péché
N’a souillé sa pureté.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

9- C’est l’image des vertus
Et des grandeurs de Jésus.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

10- Elle est la Reine des Cieux
Et l’honneur de ces bas lieux.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

11- La grâce et les dons divins
Se donnent tous par ses mains.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

12- Elle apaise en un instant
Le courroux du Tout-Puissant.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

13- Elle écrase le démon :
Tout l’enfer tremble à son nom.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

14- C’est le refuge assuré
Du pécheur désespéré.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

15- C’est la Mère des chrétiens,
Qui les comble de tous biens.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

16- Elle est pleine de douceur
Pour gagner, pour Dieu, les cœurs.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

17- C’est l’asile des vivants,
C’est le support des mourants.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

18- C’est la Mère de Jésus,
On n’en peut pas dire plus.
Voilà la gloire des gloires,
La victoire des victoires.
C’est la Mère de Jésus,
On n’en peut pas dire plus.

19- Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ,
À Dieu seul rendons hommage,
Marie est son grand ouvrage.
Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ.

20- Au ciel, sur terre, en tous lieux :
Marie est Mère de Dieu,
La couronne des couronnes !
Que tous les mortels entonnent :
Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ.

1- Voici une belle histoire
Que saint Jean-Marie Vianney
Vient nous remettre en mémoire
Et que lui-même contait.

2- C’était dans un monastère
Qu’il y avait une fois
Un bon religieux, un frère
Qui se disait à part soi,

3- Que dans le Ciel-Empyrée
Il allait bien s’ennuyer
À cause de la durée
Du temps qui ne peut passer.

4- Mais la sainte Providence
Le voyant dans cet état,
Lui donna l’intelligence
Par ce qu’il lui arriva.

5- Par une belle journée
Il sortit dans le jardin ;
Voici que sous la ramée
Il entendit un serein.

6- Levant les yeux, il regarde !
Il voit ce petit oiseau.
En le fixant, il n’a garde
De bouger, tant il est beau.

7- Il le fixe et fixe encore,
Et plus il le trouve beau :
Ses plumes couleur d’aurore
L’entraînent toujours plus haut.

8- Il vole de branche en branche
Et chante tout à loisir :
Il s’approche et puis se penche,
Se tourne et chante à ravir.

9- Le frère alors veut le prendre :
Le voilà partit plus loin.
Son chant est si doux, si tendre !
Il chante et chante sans fin.

10- Pendant une demi-heure
Le frère poursuit l’oiseau !
Il est tout près, il l’effleure !
D’un coup d’aile il est en haut.

11- Il vole, vole et s’envole,
Et voilà qu’il disparaît.
Le moine est là, sans parole !
Mais le voilà qui s’effraie !

12- Et il se dit en lui-même
Qu’il est bien temps de rentrer.
Il se sent hors de soi-même.
« Quel est ce nouveau portier ? »

13- Il ne reconnaît personne !
« Où sont mes Pères ? » dit-il.
Même la cloche qui sonne
Semble une autre, pense-t-il.

14- Les frères le dévisagent :
On ne le reconnaît pas.
Il dit son nom et son âge !
Rien n’y fait ! On ne sait pas.

15- Et l’on ouvre les registres :
Il y a au moins cent ans
Qu’on y voit, qu’on enregistre
Ce frère que l’on entend.

16- Cent ans, une demi-heure !
Il a compris la leçon.
Cent ans semblent tout à l’heure !
Et voilà bien ce que sont

17- Les heures de l’Empyrée :
Une heure, une éternité :
C’est l’éternelle journée
Où le temps ne peut durer.

18- Si un pauvre volatile
A pu le prendre cent ans,
Le Paradis en vaut mille
Et mille et mille et mille ans.

AJPM210 : La grande Couronne de la Ste Vierge (3) ( St L- M de Montfort)

AJPM209 : La petite Couronne de la Ste Vierge (3) (cantique de St L-M de Montfort)

1- Chantons tous d’un air joyeux
Un cantique harmonieux
À la divine Marie,
Qui nous a donné la vie.
Chantons tous à qui mieux mieux,
Imitons les bienheureux.

2- Étant tous ses serviteurs,
Rendons-lui tous mille honneurs.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

3- C’est le chef-d’œuvre excellent
De la main du Tout-Puissant.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

4- Quand on lui rend quelque honneur,
Il retourne à son auteur.
Qu’un chacun de nous lui donne
Une brillante couronne,
Mettons du moins notre fleur
À sa couronne d’honneur.

5- Parmi les Saints, après Dieu,
Marie a le premier lieu.
Ô la charmante Maîtresse !
Ô la puissante Princesse !
Parmi les Saints, après Dieu,
Elle tient le premier lieu.

6- Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.


7- Vierge dans l’enfantement,
Vierge après l’enfantement.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

8- Jamais le moindre péché
N’a souillé sa pureté.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

9- C’est l’image des vertus
Et des grandeurs de Jésus.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

10- Elle est la Reine des Cieux
Et l’honneur de ces bas lieux.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

11- La grâce et les dons divins
Se donnent tous par ses mains.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

12- Elle apaise en un instant
Le courroux du Tout-Puissant.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

13- Elle écrase le démon :
Tout l’enfer tremble à son nom.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

14- C’est le refuge assuré
Du pécheur désespéré.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

15- C’est la Mère des chrétiens,
Qui les comble de tous biens.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

16- Elle est pleine de douceur
Pour gagner, pour Dieu, les cœurs.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

17- C’est l’asile des vivants,
C’est le support des mourants.
Appelons-la bienheureuse
Et mille fois bienheureuse ;
Elle a formé son Sauveur,
Son Père et son Créateur.

18- C’est la Mère de Jésus,
On n’en peut pas dire plus.
Voilà la gloire des gloires,
La victoire des victoires.
C’est la Mère de Jésus,
On n’en peut pas dire plus.

19- Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ,
À Dieu seul rendons hommage,
Marie est son grand ouvrage.
Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ.

20- Au ciel, sur terre, en tous lieux :
Marie est Mère de Dieu,
La couronne des couronnes !
Que tous les mortels entonnent :
Gloire au Père, au Saint-Esprit,
Et la même à Jésus-Christ.

1-O Vierge très fidèle,
Nous allons tous vous saluer
D’une façon nouvelle.
Pour vous louer,
Que nos louanges
Par nos saints Anges
Ne servent qu’à vous couronner !


PATER
2-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour vous mieux rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
3-Je vous salue, Marie,
O Fille du Père éternel.
Regardez, je vous prie,
Un criminel,
Lequel vous donne
Une couronne
Avec l’Archange Gabriel.


2e AVE
4-Je vous salue, Marie,
Digne Mère du Fils de Dieu.
Que tout vous glorifie
En ce bas lieu.
O belle Aurore !
Croissez encore,
Afin que Jésus règne en peu.


3e AVE
5-Je vous salue, Marie,
Chère Épouse du Saint-Esprit.
De tous, soyez bénie
Sans contredit.
Sans plus attendre,
Faites descendre
En moi l’esprit de Jésus-Christ.


GLORIA PATRI
6-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


1ère DIZAINE


PATER

7-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement !


1er AVE
8-Je vous salue, Marie,
Dans vos mystères glorieux !
Qu’un chacun les publie
A qui mieux mieux.
Ma foi s’augmente
Pour que je chante
D’un cœur bien fidèle et joyeux !


2e AVE
9-Je vous salue, Marie,
Pure en votre Conception !
Que ma bouche le crie
Jusqu’en Sion.
Je le veux croire,
A votre gloire,
Malgré le monde et le démon.


3e AVE
10-Je vous salue, Marie,
Dedans votre Nativité !
Vierge toute remplie
De sainteté.
Croissez, Aurore,
Pour faire éclore
Le Soleil de la Vérité.


4e AVE
11-Je vous salue, Marie,
Dans votre Présentation !
Comme une pure Hostie
De l’Abandon.
O Vierge et Mère,
Par ce mystère
Donnez-moi la dévotion.


5e AVE
12-Je vous salue, Marie,
Dans le temple où le Saint-Esprit
Vous a toute remplie
Sans aucun bruit !
Mère de grâce,
Faites-vous place
En mon cœur avec Jésus-Christ.


6e AVE
13-Je vous salue, Marie,
Dans votre Annonciation !
Vierge toute remplie
De l’onction
De la Sagesse
Qui vous caresse
Et qui vient en vous de Sion.


7e AVE
14-Je vous salue, Marie,
Dans votre Visitation !
Votre âme y magnifie
Dieu dans son nom.
Vierge fidèle
Et toute belle,
Donnez-moi le don d’oraison.


8e AVE
15-Je vous salue, Marie,
Dans la naissance du Sauveur !
Que tout chante et publie
Votre bonheur.
O Vierge et Mère,
Je vous révère,
Produisez Jésus en mon cœur.


9e AVE
16-Je vous salue, Marie,
Dans la Purification !
J’adore votre Hostie,
C’est un poupon.
Je le rends maître
De tout mon être,
Puisqu’il se fait ma caution.


10e AVE
17-Je vous salue, Marie,
Quand vous retrouvâtes Jésus !
Peut-être, mon amie,
Ne l’ai-je plus.
Que je le trouve,
Que je l’éprouve,
Dans la douceur de ses vertus.


GLORIA PATRI
18-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


2e DIZAINE


PATER

19-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Nous vous rendons hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
20-Je vous salue, Marie,
Au pied de la Croix du Sauveur,
Où vous êtes l’Hostie
De bonne odeur.
O Mère amère !
Sur le Calvaire !
Donnez part à votre douleur !


2e AVE
21-Je vous salue, Marie,
Lorsque Jésus fut de chagrin
Réduit à l’agonie
Dans le jardin.
Hélas ! mon crime
Le fait victime
Par l’effort de l’amour divin.


3e AVE
22-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils fut flagellé.
Oh ! quelle boucherie
Fit mon péché !
Que Dieu m’accorde
Miséricorde,
Par son saint corps tout écorché.


4e AVE
23-Je vous salue, Marie,
Dans son cruel couronnement,
Vous fûtes attendrie
En le voyant.
Jésus me donne
Par sa couronne
Un cœur plus humble et plus fervent !


5e AVE
24-Je vous salue, Marie,
Lorsqu’on condamna mon Sauveur
A perdre en croix la vie
Comme un voleur !
Malheureux monde,
Quoique tu grondes,
Je te dis malheur sur malheur.


6e AVE
25-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus tomba sous sa Croix :
Vous en fûtes saisie
Jusqu’aux abois.
Quelles tristesses,
Quelles tendresses
Vous eûtes tous deux à la fois !


7e AVE
26-Je vous salue, Marie,
Auprès de votre Fils mourant,
Éplorée et transie
En contemplant
L’ignominie,
La barbarie
De son cruel crucifiement.


8e AVE
27-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils ressuscita
Et par grâce infinie
Vous visita.
Quelle allégresse,
Chère Maîtresse,
En ce moment vous transporta !


9e AVE
28-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus monta dans les Cieux,
Dans sa nouvelle vie,
Tout glorieux.
Par vous j’espère,
Ma chère Mère,
Monter au ciel pour être heureux.


10e AVE
29-Je vous salue, Marie,
La descente de votre Époux
Vous a toute remplie
Même pour nous ;
Par vos demandes,
Ses dons descendent.
Priez : rien n’est donné sans vous.


GLORIA PATRI
30-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


3e DIZAINE


PATER

31-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
32-Je vous salue, Marie,
Dans vos saintes communions
Dans toute votre vie.
Vos actions
Sont un modèle
Pur et fidèle,
C’est sur vous que nous nous formons.


2e AVE
33-Je vous salue, Marie,
Morte par un transport d’amour !
O divin incendie
Du pur amour,
Brûlez mon âme
De votre flamme,
En tous lieux, la nuit et le jour.


3e AVE
34-Je vous salue, Marie,
Dans votre sainte Assomption !
Enlevée et ravie
Jusqu’en Sion.
O grande Reine
Et Souveraine !
A tous la bénédiction !


4e AVE
35-Je vous salue, Marie,
Placée et couronnée aux cieux !
Soyez aussi bénie
Dans ces bas lieux.
Donnez-nous grâce,
Donnez-nous place
Dans votre empire glorieux.


5e AVE
36-Je vous salue, Marie,
Vierge et Mère tout à la fois.
O merveille infinie
Du Roi des Rois !
Vierge féconde
Et sans seconde,
Rendez-moi soumis à vos lois.


6e AVE
37-Je vous salue, Marie,
Mère admirable du Sauveur,
Que tout chante et publie
Votre grandeur !
Vous donnez l’être
A votre Maître,
Vous formez votre Créateur.


7e AVE
38-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté,
Vierge toute remplie
De sainteté.
Vierge fidèle,
Votre tutelle
Me préserve de tout péché.


8e AVE
39-Je vous salue, Marie,
Souveraine de l’univers.
Que tout vous glorifie
Jusqu’aux enfers !
Le Purgatoire
Vous donne gloire,
Vous pouvez en briser les fers.


9e AVE
40-Je vous salue, Marie,
Trésorière des dons divins.
Ouvrez-nous, je vous prie,
Vos saintes mains ;
Et que la grâce
Par elles passe
Jusqu’à nous, pour nous rendre saints !


10e AVE
41-Je vous salue, Marie,
Vous seule écrasez le démon.
Le malheureux en crie
Dans sa prison.
Brisez la tête
A cette bête,
Et nous armez de votre nom.


GLORIA PATRI
42-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


4e DIZAINE


PATER

43-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1e AVE
44-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Divinité,
Vierge toute remplie
De charité.
O Sainte Dame,
Que ma pauvre âme
Vous aime à toute éternité.


2e AVE
45-Je vous salue, Marie,
Aimable Mère des chrétiens !
Faites-nous, je vous prie,
Part de vos biens.
Nos maux s’empirent,
Tous vous désirent,
Oh ! Venez briser tous nos liens.


3e AVE
46-Je vous salue, Marie,
Chère avocate des pécheurs !
Prenez, je vous supplie,
Prenez nos cœurs.
En toute chose,
Plaidez la cause
De vos fidèles serviteurs.


4e AVE
47-Je vous salue, Marie,
Notre asile et ferme support,
Pendant toute la vie,
Jusqu’à la mort.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Faites-nous venir à bon port.


5e AVE
48-Je vous salue, Marie,
Le commun refuge de tous.
Vierge toute bénie,
Priez pour nous.
Soyez la Mère
Et la lumière
De ceux qui réclament vers vous.


6e AVE
49-Je vous salue, Marie,
Toute pleine d’humilité.
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
J’en bénirai votre bonté.


7e AVE
50-Je vous salue, Marie,
Pleine de force et de ferveur.
Mettez-en, je vous prie,
Dedans mon cœur.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Retirez-moi de ma tiédeur.


8e AVE
51-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Usez de libéralité.


9e AVE
52-Je vous salue, Marie,
Pleine du don de l’oraison ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Quelque rayon.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Ne me refusez pas ce don.


10e AVE
53-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Virginité,
Vierge très accomplie,
Ayez pitié.
Mains libérales
Et virginales,
Ornez-moi de la pureté.


GLORIA PATRI
54-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


5e DIZAINE


PATER

55-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
56-Je vous salue, Marie,
Pleines des dons du Saint-Esprit ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Sans contredit.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
A la gloire de Jésus-Christ.


2e AVE
57-Je vous salue, Marie,
Toute la Sagesse est en vous,
Vous en êtes remplie
Même pour nous.
Pour la Victoire
Et pour la gloire
De Jésus mort en croix pour tous.


3e AVE
58-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les vertus,
Que vous soyez bénie
Avec Jésus.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Que mes ennemis soient vaincus.


4e AVE
59-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les douceurs ;
Comblez-en, je vous prie,
Vos serviteurs.
Douce Maîtresse,
Grande Princesse,
Gagnez pour Jésus-Christ nos cœurs.


5e AVE
60-Je vous salue, Marie,
En votre riche pauvreté,
Et qu’un chacun s’écrie :
Quelle bonté !
Quelles richesses,
Quelles largesses
Et quelle libéralité !


6e AVE
61-Je vous salue, Marie,
Refuge assuré du pécheur,
Que Dieu même a remplie
De sa douceur.
Dieu notre Père
Est en colère,
Apaisez sa juste fureur.


7e AVE
62-Je vous salue, Marie,
Grand miracle du Dieu vivant,
O merveille inouïe
Du Tout-Puissant !
Que l’homme et l’ange
Donnent louange
A votre Ouvrier excellent.


8e AVE
63-Je vous salue, Marie,
Paradis de la Trinité
Dans sa gloire infinie.
O vérité
Bien surprenante,
Bien consolante !
Gloire à Dieu dans l’éternité.


9e AVE
64-Je vous salue, Marie,
Toute transformée en Jésus !
Jésus est votre vie,
Vous n’êtes plus.
O merveilleuse !
O bienheureuse !
Vos secrets nous sont inconnus.


10e AVE
65-Je vous salue, Marie,
Je vous offre mon pauvre cœur,
Je vous donne ma vie
Et mon honneur.
Souffrez, de grâce,
Que tout bien passe
Par vous à Dieu mon créateur.


GLORIA PATRI
66-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


TRANSPORT D’ALLÉGRESSE

67-Nos couronnes sont faites
De roses, d’œillets et de lis,
Et de mille fleurettes
Du Paradis ;
Ce sont nos anges
Qui les arrangent
Et n’y mêlent point de soucis.


68-Marie est couronnée,
Elle a dans sa main nos bouquets
Et sa tête est ornée
De chapelets.
Que tous lui donnent
De ces couronnes
Qui ne se flétriront jamais.

AJPM211 : La grande Couronne de la Ste Vierge (4) ( St L- M de Montfort)

AJPM212 : Le Magnificat (1) (cantique de St L-M de Montfort puis version française)

1-O Vierge très fidèle,
Nous allons tous vous saluer
D’une façon nouvelle.
Pour vous louer,
Que nos louanges
Par nos saints Anges
Ne servent qu’à vous couronner !


PATER
2-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour vous mieux rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
3-Je vous salue, Marie,
O Fille du Père éternel.
Regardez, je vous prie,
Un criminel,
Lequel vous donne
Une couronne
Avec l’Archange Gabriel.


2e AVE
4-Je vous salue, Marie,
Digne Mère du Fils de Dieu.
Que tout vous glorifie
En ce bas lieu.
O belle Aurore !
Croissez encore,
Afin que Jésus règne en peu.


3e AVE
5-Je vous salue, Marie,
Chère Épouse du Saint-Esprit.
De tous, soyez bénie
Sans contredit.
Sans plus attendre,
Faites descendre
En moi l’esprit de Jésus-Christ.


GLORIA PATRI
6-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


1ère DIZAINE


PATER

7-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement !


1er AVE
8-Je vous salue, Marie,
Dans vos mystères glorieux !
Qu’un chacun les publie
A qui mieux mieux.
Ma foi s’augmente
Pour que je chante
D’un cœur bien fidèle et joyeux !


2e AVE
9-Je vous salue, Marie,
Pure en votre Conception !
Que ma bouche le crie
Jusqu’en Sion.
Je le veux croire,
A votre gloire,
Malgré le monde et le démon.


3e AVE
10-Je vous salue, Marie,
Dedans votre Nativité !
Vierge toute remplie
De sainteté.
Croissez, Aurore,
Pour faire éclore
Le Soleil de la Vérité.


4e AVE
11-Je vous salue, Marie,
Dans votre Présentation !
Comme une pure Hostie
De l’Abandon.
O Vierge et Mère,
Par ce mystère
Donnez-moi la dévotion.


5e AVE
12-Je vous salue, Marie,
Dans le temple où le Saint-Esprit
Vous a toute remplie
Sans aucun bruit !
Mère de grâce,
Faites-vous place
En mon cœur avec Jésus-Christ.


6e AVE
13-Je vous salue, Marie,
Dans votre Annonciation !
Vierge toute remplie
De l’onction
De la Sagesse
Qui vous caresse
Et qui vient en vous de Sion.


7e AVE
14-Je vous salue, Marie,
Dans votre Visitation !
Votre âme y magnifie
Dieu dans son nom.
Vierge fidèle
Et toute belle,
Donnez-moi le don d’oraison.


8e AVE
15-Je vous salue, Marie,
Dans la naissance du Sauveur !
Que tout chante et publie
Votre bonheur.
O Vierge et Mère,
Je vous révère,
Produisez Jésus en mon cœur.


9e AVE
16-Je vous salue, Marie,
Dans la Purification !
J’adore votre Hostie,
C’est un poupon.
Je le rends maître
De tout mon être,
Puisqu’il se fait ma caution.


10e AVE
17-Je vous salue, Marie,
Quand vous retrouvâtes Jésus !
Peut-être, mon amie,
Ne l’ai-je plus.
Que je le trouve,
Que je l’éprouve,
Dans la douceur de ses vertus.


GLORIA PATRI
18-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


2e DIZAINE


PATER

19-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Nous vous rendons hommage
En le louant.
Tout par Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
20-Je vous salue, Marie,
Au pied de la Croix du Sauveur,
Où vous êtes l’Hostie
De bonne odeur.
O Mère amère !
Sur le Calvaire !
Donnez part à votre douleur !


2e AVE
21-Je vous salue, Marie,
Lorsque Jésus fut de chagrin
Réduit à l’agonie
Dans le jardin.
Hélas ! mon crime
Le fait victime
Par l’effort de l’amour divin.


3e AVE
22-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils fut flagellé.
Oh ! quelle boucherie
Fit mon péché !
Que Dieu m’accorde
Miséricorde,
Par son saint corps tout écorché.


4e AVE
23-Je vous salue, Marie,
Dans son cruel couronnement,
Vous fûtes attendrie
En le voyant.
Jésus me donne
Par sa couronne
Un cœur plus humble et plus fervent !


5e AVE
24-Je vous salue, Marie,
Lorsqu’on condamna mon Sauveur
A perdre en croix la vie
Comme un voleur !
Malheureux monde,
Quoique tu grondes,
Je te dis malheur sur malheur.


6e AVE
25-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus tomba sous sa Croix :
Vous en fûtes saisie
Jusqu’aux abois.
Quelles tristesses,
Quelles tendresses
Vous eûtes tous deux à la fois !


7e AVE
26-Je vous salue, Marie,
Auprès de votre Fils mourant,
Éplorée et transie
En contemplant
L’ignominie,
La barbarie
De son cruel crucifiement.


8e AVE
27-Je vous salue, Marie,
Quand votre Fils ressuscita
Et par grâce infinie
Vous visita.
Quelle allégresse,
Chère Maîtresse,
En ce moment vous transporta !


9e AVE
28-Je vous salue, Marie,
Quand Jésus monta dans les Cieux,
Dans sa nouvelle vie,
Tout glorieux.
Par vous j’espère,
Ma chère Mère,
Monter au ciel pour être heureux.


10e AVE
29-Je vous salue, Marie,
La descente de votre Époux
Vous a toute remplie
Même pour nous ;
Par vos demandes,
Ses dons descendent.
Priez : rien n’est donné sans vous.


GLORIA PATRI
30-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


3e DIZAINE


PATER

31-Nous louons votre ouvrage,
Père éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
32-Je vous salue, Marie,
Dans vos saintes communions
Dans toute votre vie.
Vos actions
Sont un modèle
Pur et fidèle,
C’est sur vous que nous nous formons.


2e AVE
33-Je vous salue, Marie,
Morte par un transport d’amour !
O divin incendie
Du pur amour,
Brûlez mon âme
De votre flamme,
En tous lieux, la nuit et le jour.


3e AVE
34-Je vous salue, Marie,
Dans votre sainte Assomption !
Enlevée et ravie
Jusqu’en Sion.
O grande Reine
Et Souveraine !
A tous la bénédiction !


4e AVE
35-Je vous salue, Marie,
Placée et couronnée aux cieux !
Soyez aussi bénie
Dans ces bas lieux.
Donnez-nous grâce,
Donnez-nous place
Dans votre empire glorieux.


5e AVE
36-Je vous salue, Marie,
Vierge et Mère tout à la fois.
O merveille infinie
Du Roi des Rois !
Vierge féconde
Et sans seconde,
Rendez-moi soumis à vos lois.


6e AVE
37-Je vous salue, Marie,
Mère admirable du Sauveur,
Que tout chante et publie
Votre grandeur !
Vous donnez l’être
A votre Maître,
Vous formez votre Créateur.


7e AVE
38-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté,
Vierge toute remplie
De sainteté.
Vierge fidèle,
Votre tutelle
Me préserve de tout péché.


8e AVE
39-Je vous salue, Marie,
Souveraine de l’univers.
Que tout vous glorifie
Jusqu’aux enfers !
Le Purgatoire
Vous donne gloire,
Vous pouvez en briser les fers.


9e AVE
40-Je vous salue, Marie,
Trésorière des dons divins.
Ouvrez-nous, je vous prie,
Vos saintes mains ;
Et que la grâce
Par elles passe
Jusqu’à nous, pour nous rendre saints !


10e AVE
41-Je vous salue, Marie,
Vous seule écrasez le démon.
Le malheureux en crie
Dans sa prison.
Brisez la tête
A cette bête,
Et nous armez de votre nom.


GLORIA PATRI
42-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


4e DIZAINE


PATER

43-Nous louons votre ouvrage,
Verbe éternel, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie,
A tout jamais parfaitement.


1e AVE
44-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Divinité,
Vierge toute remplie
De charité.
O Sainte Dame,
Que ma pauvre âme
Vous aime à toute éternité.


2e AVE
45-Je vous salue, Marie,
Aimable Mère des chrétiens !
Faites-nous, je vous prie,
Part de vos biens.
Nos maux s’empirent,
Tous vous désirent,
Oh ! Venez briser tous nos liens.


3e AVE
46-Je vous salue, Marie,
Chère avocate des pécheurs !
Prenez, je vous supplie,
Prenez nos cœurs.
En toute chose,
Plaidez la cause
De vos fidèles serviteurs.


4e AVE
47-Je vous salue, Marie,
Notre asile et ferme support,
Pendant toute la vie,
Jusqu’à la mort.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Faites-nous venir à bon port.


5e AVE
48-Je vous salue, Marie,
Le commun refuge de tous.
Vierge toute bénie,
Priez pour nous.
Soyez la Mère
Et la lumière
De ceux qui réclament vers vous.


6e AVE
49-Je vous salue, Marie,
Toute pleine d’humilité.
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
J’en bénirai votre bonté.


7e AVE
50-Je vous salue, Marie,
Pleine de force et de ferveur.
Mettez-en, je vous prie,
Dedans mon cœur.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Retirez-moi de ma tiédeur.


8e AVE
51-Je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et de beauté ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Par charité.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Usez de libéralité.


9e AVE
52-Je vous salue, Marie,
Pleine du don de l’oraison ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Quelque rayon.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Ne me refusez pas ce don.


10e AVE
53-Je vous salue, Marie,
Miroir de la Virginité,
Vierge très accomplie,
Ayez pitié.
Mains libérales
Et virginales,
Ornez-moi de la pureté.


GLORIA PATRI
54-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


5e DIZAINE


PATER

55-Nous louons votre ouvrage,
O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Pour mieux vous rendre hommage
En le louant.
Tout en Marie
Vous glorifie
A tout jamais parfaitement.


1er AVE
56-Je vous salue, Marie,
Pleines des dons du Saint-Esprit ;
Donnez-m’en, je vous prie,
Sans contredit.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
A la gloire de Jésus-Christ.


2e AVE
57-Je vous salue, Marie,
Toute la Sagesse est en vous,
Vous en êtes remplie
Même pour nous.
Pour la Victoire
Et pour la gloire
De Jésus mort en croix pour tous.


3e AVE
58-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les vertus,
Que vous soyez bénie
Avec Jésus.
Chère Maîtresse,
Grande Princesse,
Que mes ennemis soient vaincus.


4e AVE
59-Je vous salue, Marie,
Pleine de toutes les douceurs ;
Comblez-en, je vous prie,
Vos serviteurs.
Douce Maîtresse,
Grande Princesse,
Gagnez pour Jésus-Christ nos cœurs.


5e AVE
60-Je vous salue, Marie,
En votre riche pauvreté,
Et qu’un chacun s’écrie :
Quelle bonté !
Quelles richesses,
Quelles largesses
Et quelle libéralité !


6e AVE
61-Je vous salue, Marie,
Refuge assuré du pécheur,
Que Dieu même a remplie
De sa douceur.
Dieu notre Père
Est en colère,
Apaisez sa juste fureur.


7e AVE
62-Je vous salue, Marie,
Grand miracle du Dieu vivant,
O merveille inouïe
Du Tout-Puissant !
Que l’homme et l’ange
Donnent louange
A votre Ouvrier excellent.


8e AVE
63-Je vous salue, Marie,
Paradis de la Trinité
Dans sa gloire infinie.
O vérité
Bien surprenante,
Bien consolante !
Gloire à Dieu dans l’éternité.


9e AVE
64-Je vous salue, Marie,
Toute transformée en Jésus !
Jésus est votre vie,
Vous n’êtes plus.
O merveilleuse !
O bienheureuse !
Vos secrets nous sont inconnus.


10e AVE
65-Je vous salue, Marie,
Je vous offre mon pauvre cœur,
Je vous donne ma vie
Et mon honneur.
Souffrez, de grâce,
Que tout bien passe
Par vous à Dieu mon créateur.


GLORIA PATRI
66-Honneur, gloire et louange
A la Très Sainte Trinité
Par tout homme et tout ange
En vérité,
Puisque Marie
La glorifie
Bien plus que tout l’être créé.


TRANSPORT D’ALLÉGRESSE

67-Nos couronnes sont faites
De roses, d’œillets et de lis,
Et de mille fleurettes
Du Paradis ;
Ce sont nos anges
Qui les arrangent
Et n’y mêlent point de soucis.


68-Marie est couronnée,
Elle a dans sa main nos bouquets
Et sa tête est ornée
De chapelets.
Que tous lui donnent
De ces couronnes
Qui ne se flétriront jamais.

1- Mon âme magnifie
Mon Souverain Seigneur,
Et mon Dieu la remplie
De grâce et de douceur ;
Car, après bien du temps qu’on gémit en attente,
Sa souveraine Majesté
A regardé l’humilité
Du Cœur de sa servante.

2- Les hommes, dans la suite,
D’un accord merveilleux
Me publieront bénite
Dans la terre et les cieux,
Car le puissant Seigneur a fait dedans moi-même
Un prodige très surprenant :
Que son Nom est saint et puissant !
Qu’on l’adore et qu’on l’aime !

3- Il fait voir sa clémence
À quiconque le craint,
Il lui sert de défense,
Lui-même le soutient ;
Mais qui ne craindra pas sa puissance irritée ?
Son bras très juste et rigoureux
Renverse tous les orgueilleux
De cœur et de pensée.

4- Comme un coup de tonnerre,
Ce Dieu juste et vengeur,
A renversé par terre
Le prince et l’empereur.
Il a mis le petit au sommet de la gloire,
Enrichi le pauvre innocent,
Appauvri le riche insolent :
Ô Dieu ! quelle victoire !

5- Comme à nos anciens pères,
Dieu s’était engagé
De tirer de misère
Tout son peuple affligé.
Ce qu’il avait promis enfin il nous l’accorde,
Il prend un soin tout paternel
De son serviteur Israël :
Quelle miséricorde !

6- Qu’on adore et bénisse
Notre seul et vrai Dieu !
Que tout en retentisse
Et qu’on chante en tout lieu :
Gloire au Père éternel, gloire au Verbe adorable !
La même gloire au Saint-Esprit,
Qui par son amour les unit
D’un lien très ineffable.

 

************************

 

Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante, car voilà que désormais je serai appelée bienheureuse dans la succession de tous les siècles, parce que celui qui est Tout-Puissant a fait en moi de grandes choses, et son Nom est saint, et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent ; il a déployé la force de son bras, il a dissipé ceux qui s’élevaient d’orgueil dans les pensées de leur cœur ; il a renversé les grands de leur trône, et il a élevé les petits ; il a rempli de biens ceux qui étaient affamés, et il a renvoyé les mains vides ceux qui étaient riches ; il a pris en sa protection Israël son serviteur, se ressouvenant de sa miséricorde selon qu’il avait promis à nos pères, à Abraham et à sa postérité pour toujours. Amen

AJPM214 : Noël des enfants de Marie & Le Magnificat (2) (int. : Jean-Myriam Chevalier)

AJPM213 : La charité du prochain (sur plusieurs airs, St L-M de Montfort)

1- Chers enfants de Marie,
Bénissez le Seigneur
De ce qu’il l’a remplie
De grâce et de douceur.
Elle vient d’enfanter ce Seigneur adorable ;
Allons tous l’en féliciter,
Allons humblement visiter
Cette Mère admirable.


2- Ô Vierge merveilleuse,
Ô prodige étonnant,
Ô Mère bienheureuse,
Votre bonheur est grand ;
Le nôtre l’est aussi, vous nous donnez la vie,
Puisque vous brisez tous nos liens,
Vous nous comblez de mille biens.
Que vous soyez bénie !

3- Enfin les prophéties
De l’Ancien Testament
Se trouvent accomplies
Dans votre enfantement.
Le ciel reçoit par vous une gloire nouvelle,
Vous brisez la tête au démon,
Et vous obtenez le pardon
Au pécheur infidèle.

4- Vous seule avez pu faire,
Par un consentement,
Ce que toute la terre
Désirait ardemment.
Qu’on rende à votre foi honneur, gloire et louange !
Ce Sauveur ne nous est venu
Que parce que vous avez cru
La parole d’un ange.

5- Que vous êtes charmante
Dans votre pureté !
Que vous êtes puissante
Dans votre humilité !
Vous avez ravi Dieu, vous l’avez fait descendre :
Attiré par votre beauté,
Il a pris notre humanité,
Il n’a pu s’en défendre.

6- Par vous, puissante Reine,
Dieu vient dans ces bas lieux,
Et la nature humaine
S’élève jusqu’aux cieux.
Ô miracle étonnant ! Dieu devient notre frère,
Vous formez votre Créateur,
Vous enfantez votre Sauveur,
Et votre propre Père.

7- Ce Monarque suprême
S’est montré vraiment grand
En faisant de vous-même
Son chef-d’œuvre excellent.
Tout est mystère en vous, mais un très grand mystère :
Vous enfantez, mais sans douleur,
Vous engendrez, avec l’honneur
De rester vierge et mère.

8- Jésus aime l’étable
Mais surtout votre Cœur :
C’est son lit agréable,
C’est son palais d’honneur.
Il fait de votre sein son plus glorieux trône :
C’est là qu’il fait voir ses grandeurs,
C’est là qu’il pardonne aux pécheurs,
C’est là qu’il fait l’aumône !

9- Recevez les caresses
Que vous fait cet Enfant,
Recevez ses tendresses
Pour nos remerciements.
Heureux est votre sein, Vierge pure et fidèle,
D’avoir compris l’immensité,
D’avoir nourri, d’avoir porté
La Sagesse éternelle !

 

***************************

 

1- Mon âme magnifie
Mon Souverain Seigneur,
Et mon Dieu la remplie
De grâce et de douceur ;
Car, après bien du temps qu’on gémit en attente,
Sa souveraine Majesté
A regardé l’humilité
Du Cœur de sa servante.

2- Les hommes, dans la suite,
D’un accord merveilleux
Me publieront bénite
Dans la terre et les cieux,
Car le puissant Seigneur a fait dedans moi-même
Un prodige très surprenant :
Que son Nom est saint et puissant !
Qu’on l’adore et qu’on l’aime !

3- Il fait voir sa clémence
À quiconque le craint,
Il lui sert de défense,
Lui-même le soutient ;
Mais qui ne craindra pas sa puissance irritée ?
Son bras très juste et rigoureux
Renverse tous les orgueilleux
De cœur et de pensée.

4- Comme un coup de tonnerre,
Ce Dieu juste et vengeur,
A renversé par terre
Le prince et l’empereur.
Il a mis le petit au sommet de la gloire,
Enrichi le pauvre innocent,
Appauvri le riche insolent :
Ô Dieu ! quelle victoire !

5- Comme à nos anciens pères,
Dieu s’était engagé
De tirer de misère
Tout son peuple affligé.
Ce qu’il avait promis enfin il nous l’accorde,
Il prend un soin tout paternel
De son serviteur Israël :
Quelle miséricorde !

6- Qu’on adore et bénisse
Notre seul et vrai Dieu !
Que tout en retentisse
Et qu’on chante en tout lieu :
Gloire au Père éternel, gloire au Verbe adorable !
La même gloire au Saint-Esprit,
Qui par son amour les unit
D’un lien très ineffable.

1- Je ne veux plus chanter en vain,
Car en chantant mon cœur s’explique
Et la charité du prochain
Ouvrant mon cœur fait ce cantique :
Vive la sainte charité,
Dont je sens mon cœur transporté !

2- Par elle on aime tendrement
Son prochain tout comme soi-même,
Pour l’amour de Dieu seulement,
Parce qu’il commande qu’on l’aime,
Sans prendre égard à ses défauts,
Sans avoir horreur de ses maux.

3- Le Très-Haut veut absolument
Que l’homme aime l’homme son frère :
C’est son plus grand commandement
Et de Créateur et de Père.
Il en punit les transgresseurs
Avec les dernières rigueurs.

4- Sa seule autorité suffit,
Il suffit qu’il parle et commande ;
Malheur à qui désobéit,
Car la vengeance en sera grande.
Dieu s’en déclare l’ennemi,
Fût-il d’ailleurs son grand ami.

5- « Tout homme est, dit ce grand Seigneur,
Mon beau portrait, ma vive image ;
On me touche au vif jusqu’au Cœur
Autant de fois que l’on l’outrage.
Je vengerai ce déshonneur
Dans le grand jour de ma fureur ! »

6- La charité renferme en soi
La sainteté la plus parfaite,
L’accomplissement de la loi :
Sans elle aucune loi n’est faite.
C’est le seul lien des vertus,
Sans lequel elles ne sont plus.

7- C’est elle qui, par sa beauté
Et sa pureté lumineuse,
Couvre et détruit l’iniquité
La plus grande et la plus nombreuse.
Un cœur est plein de pureté
Dès qu’elle y règne en vérité.

8- « Ayez un grand amour mutuel
L’un pour l’autre », nous dit saint Pierre.
C’est là le point essentiel,
Il n’est rien si grand sur la terre.
L’amour est la grande perfection
De toute la religion.

9- La marque du prédestiné
Est la charité pour son frère.
C’est Jésus qui nous a donné
Cet infaillible caractère,
Pour distinguer ses serviteurs,
Parmi les faux adorateurs.

10- « Voici mon grand commandement,
Nous dit à tous Jésus-Christ même,
Que vous vous aimiez tendrement
Et de même que je vous aime.
Il est nouveau dans sa douceur,
Il est ancien dans sa grandeur. »

11- Mais comment nous a-t-il aimés ?
Sans intérêt et sans mesure,
Jusqu’à mourir tout consumé
De la charité la plus pure.
Jésus est tout de feu pour nous,
Et nous tout de glace envers tous !

12- Voyez l’amour, voyez l’ardeur
Des premiers chrétiens de l’Église :
Ils n’avaient qu’une âme et qu’un cœur,
L’amour seul était leur devise.
Tout prêts de mourir pour quelqu’un,
Ils mettaient leur bien en commun.

13- Saint Jean ne prêchait que l’amour
Dans ses entretiens ordinaires,
Il disait cent fois dans un jour :
« Entr’aimez-vous, mes très chers frères,
Mes petits enfants, aimez-vous,
Mes enfants, entr’aimez-vous tous. »

14- Voici la réponse qu’il fit
Aux ignorants de ce mystère :
« La seule charité suffit,
Il en faut parler sans se taire.
C’est le précepte du Seigneur
Qui suffit pour notre bonheur. »

15- Les saints étaient brûlants d’amour
Et de charité pour leurs frères,
Ils leur donnaient et nuit et jour
Quelques secours dans leurs misères.
L’exemple d’un Dieu mort pour nous
Les rendaient de cœur tout à tous.

16- Comment n’aimer pas le prochain?
C’est un vif portrait de Dieu même,
C’est un chef-d’oeuvre de sa main,
C’est un ami que son Cœur aime,
C’est le frère de Jésus-Christ,
C’est le temple du Saint-Esprit.

17- C’est le fils du Père éternel
Par une divine alliance,
C’est l’héritier universel
De son royaume et gloire immense,
Qui régnera bientôt aux cieux
Comme un roi grand et glorieux.

18- L’homme est tout empourpré du Sang
De Jésus-Christ, mon très cher Maître :
S’il n’a pas dans mon cœur son rang,
Je suis Judas, encor plus traître.
Un chrétien peut-il faire tort
À ceux pour qui Dieu même est mort ?

19- Aime ton frère, bon chrétien,
Sans quoi tu te damnes sans doute.
Encor passe pour un païen
Qui ne sait pas le prix qu’il coûte.
Peux-tu savoir quel est son prix
Et n’en avoir que du mépris ?

20- Que dis-je le païen sans foi
A plus d’amitié naturelle :
En ce point il te fait la loi,
En ce point il est plus fidèle.
Vois les Turcs dans leur charité :
Sois confus de ta dureté !

21- Mon cœur commence à s’enflammer :
Que mon prochain me semble aimable !
Ah ! c’en est fait, je veux l’aimer,
Il est trop juste et raisonnable.
Rien n’est si doux, rien n’est si pur !
Rien n’est si grand, rien n’est si sûr !

22- Mais gare à vous, cet or sacré
Est contrefait des hypocrites.
Leur or brille et semble épuré :
Dans le fond, il est sans mérites,
Ils le nomment la charité ;
Devant Dieu, c’est charnalité.

23- Si vous n’aidez votre prochain
Que par principe et par nature,
Hélas ! vous travaillez en vain
Et votre aumône est tout impure.
La charité va droit à Dieu,
C’est un feu qui monte en son lieu.

24- L’aimer parce qu’il est parent,
Civil, complaisant, agréable,
Parce qu’il est riche ou savant,
Noble, puissant ou respectable :
Voilà l’amitié d’un païen
Et non pas celle d’un chrétien !

25- Aimez le prochain saintement
Pour la vertu, non pour le crime,
Car l’aimer criminellement
C’est s’offrir au diable en victime.
Loin de vous tout amour charnel !
C’est un feu tendre, mais mortel.

26- Aimez du cœur et de la main
Et non seulement de la bouche.
Versez l’aumône dans son sein.
Que ce qui le touche, vous touche !
Toute amitié de compliment
Est un ridicule ornement.

27- Que votre amour s’étende à tous :
N’ayez de froideur pour personne.
C’est mon ennemi, dites-vous ;
N’importe, il le faut, Dieu l’ordonne.
Fuyez la singularité,
Car elle rompt la charité.

28- L’amour est doux et patient
Et plein de support pour son frère,
Il est docile et complaisant,
Exempt de trouble et de colère.
Supportez-le dans ses défauts,
Dieu vous charge de ses fardeaux.

29- Vous devez aimer vos amis,
Rien n’est si facile en pratique.
Mais aimez tous vos ennemis :
C’est l’acte le plus héroïque
Qu’il vous faire absolument
Ou vous perdre éternellement.

30- Il faut aimer du fond du cœur
Un ennemi qui veut vous nuire :
C’est le précepte du Seigneur.
Il faut s’y soumettre et souscrire,
Sous peine de péché mortel
Et d’un repentir éternel.

31- Dieu donne à tous, même aux pécheurs,
Sa douce pluie et sa lumière :
Aimons donc nos persécuteurs
Afin d’imiter ce bon Père,
Qui, par son immense bonté,
Surmonte toute iniquité.

32- Sans cet amour, sans ce pardon,
Dieu n’accepte aucun sacrifice !
On serait martyr du démon
Au milieu du plus grand supplice ;
Ni l’aumône de tout son bien,
Sans ce pardon, ne sert de rien.

33- Un homme dans l’inimitié
Demande à Dieu dans sa prière
Qu’il le regarde sans pitié
Et qu’il rallume sa colère :
Il ne dit jamais son Pater
Qu’il ne se condamne à l’enfer.

34- L’inimitié tourne en poison
Toutes les sources de la vie,
Les sacrements et l’oraison.
Tout est un sacrilège impie !
Et le vindicatif de cœur  
Se perd malgré tout confesseur.

35- La plus merveilleuse action,
Si la charité ne s’y trouve,
Est une pure illusion,
Et Dieu la rejette et réprouve :
Elle a les dehors de bonté
Et n’est au fond qu’iniquité !

36- Il n’appartient qu’à des héros
De ne tirer jamais vengeance,
De souffrir pour Dieu tous les maux
Dans la paix et dans le silence.
Quand on se venge et l’on s’aigrit,
On marque son petit esprit.

37- Les saints n’ont-ils pas pardonné,
N’ont-ils pas remis toute injure ?
C’est pourquoi Dieu leur a donné
Ses biens sans nombre et sans mesure.
Dieu n’est que libéralité
Envers un cœur de charité.

38- L’homme qui pardonne le mal
Est plus qu’un homme, il se surpasse.
Cette victoire est sans égal
Dans la nature et dans la grâce,
C’est un vainqueur si glorieux
Qu’il n’est connu que dans les cieux.

39- Pardonnez puisque le Seigneur
Par pure bonté vous pardonne :
Il est pour vous tout de douceur
Et vous n’en auriez pour personne !
Dites-moi : serez-vous sauvé
Si Dieu vous prend au pied levé ?

40- Jésus pardonne à ses bourreaux,
Il prie en leur faveur son Père.
Vous fait-on bien autant de maux,
Autant de sujets de colère ?
Un Dieu mourant pardonne à tous :
Pécheur, calmez votre courroux !

41- Quelle rage de mépriser
Un Dieu qui pardonne et qui prie,
Qui tend les bras pour embrasser
Ceux qui lui font perdre la vie !
Vindicatif, va te venger
Et dans l’enfer va te plonger !

42- Méprise la Croix et Jésus,
Avec les bourreaux frappe et crie
Pour venger tes affronts reçus.
Chicane, mal parle, injurie,
Arrache ici-bas dents pour dents
Pour brûler dans des feux ardents !

43- Bon courage, il faut pardonner
Quoique tout frissonne et murmure.
Il ne faut pas s’en étonner,
L’acte est contraire à la nature,
Mais ce pardon si généreux
Ravira tous les bienheureux.

44- Surmontez le qu’en dira-t-on,
Arrêtez votre chair qui gronde,
Et montez par sur la raison
À la victoire sans seconde :
Pardonnez à vos ennemis,
Aimez-les comme vos amis.

45- Les bons ici-bas vous loueront,
Les anges chanteront victoire,
Les saint avec Dieu s’écrieront :
Cet homme est digne de la gloire
Puisqu’il imite son Sauveur
En pardonnant de tout son cœur.

46- Sans tarder, allez promptement
Voir cette personne contraire
Et lui demander humblement
Pardon, mais pardon sincère,
Et n’en craignez pas un rebut
Puisque Dieu seul est votre but.

47- Dût-on rebuter vos pardons,
Vous ne pouvez vous en défendre,
Car ils deviendront des charbons
Pour le gagner ou mettre en cendre.
On gagne plus par un pardon
Que par la force et la raison.

48-Mais pardonnez sincèrement
Sans garder aucune amertume,
Du fond du cœur entièrement,
Sans froid qui glace et qui consume,
Avec un visage serein,
Ouvrant le cœur avec la main.

49- Pardonnez sans condition,
Parlez-lui, rendez-lui visite,
Servez-le dans l’occasion ;
Ce pardon n’est point hypocrite,
En vous gardant d’un certain « mais »
Qui damne une âme pour jamais.

50- Tâchez donc de trouver moyen
De rendre à cet homme service ;
Pour le mal, faites-lui du bien,
Dieu parle, il faut qu’on obéisse.
Un pardon de pur compliment
Est un mauvais pardon qui ment.

51- Oubliez tout le passé
Aussitôt que la paix est faite.
Souvent un accord est cassé
Par une mémoire indiscrète,
Ne pensant plus à l’avenir
Qu’à s’entr’aimer et soutenir.

52- Demandez pardon le premier,
N’attendez pas qu’on vous devance,
Car qui pardonne le dernier
N’a presque point de récompense,
Et si vous n’avez aucun tort,
C’est le plus héroïque effort.

53- Vous êtes tout de charité
En mon endroit, Seigneur mon Père,
Et je suis tout de dureté
Envers mon prochain et mon frère.
Pardon, je connais mon péché,
Et j’en suis vivement touché.

54- Pour mon prochain je veux garder
Mes biens et mon corps et mon âme :
Mes biens afin de l’en aider,
Mon cœur pour brûler de sa flamme,
Mes yeux pour m’en laisser charmer,
Tout ce que je suis pour l’aimer.

55- Seigneur, n’ayant point de retour
Digne de votre amour extrême,
Faites que j’aille nuit et jour
Crier partout que l’on vous aime,
Et pour sauver par quelque effort
Celui pour qui vous êtes mort.

56- L’âne tombe dans un fossé
On le relève avec adresse.
Mon frère est tombé, fracassé,
Et je le verrais sans tristesse.
Mon Dieu, je veux le relever,
Envoyez-moi pour le sauver !

57- Donnez à mon cœur toute ardeur,
À mon esprit toute lumière,
À mon corps même la vigueur
Pour l’aider en toute manière,
Pour l’élever de ces bas lieux
Jusque dans le plus haut des cieux.

DIEU SEUL.

AJPM216 : La Foi (2) & l'Espérance (sur plusieurs airs, cantiques de St L-M de Montfort)

AJPM215 : L'excellence de la Charité (2) (sur plusieurs airs, St L-M de Montfort)

1- Je suis une vertu royale
Ou plutôt la divinité,
La première théologale
Qu’on appelle la charité.

2- C’est moi seule qui fais qu’on aime
Dieu par sur tout très purement,
Et son prochain comme soi-même
Pour l’amour de Dieu seulement.

3- Je suis difficile à comprendre,
Je suis de toute éternité :
Le Seigneur en son Cœur m’engendre,
J’ai sur lui toute autorité.

4- J’ai seule vaincu, mais sans guerre,
Ce redoutable Roi des cieux,
Je l’ai fait homme sur la terre
Pour y sauver des malheureux.

5- Parmi les vertus je suis reine,
Elles ne marchent qu’après moi.
J’ai tous les biens en mon domaine,
Dieu même obéit à ma loi.

6- La loi reçoit de moi la vie,
Et c’est à moi qu’elle aboutit.
Sans moi nul ne se sanctifie,
Sans moi toute vertu languit.

7- Je rends la vertu toute aisée,
J’en suis l’aiguillon amoureux :
Par une vigueur toute embrasée,
Le plus grand poids s’envole aux cieux.

8- C’est moi qui fais, à l’homme sage,
Tout abandonner, tout souffrir,
Tout entreprendre avec courage
Et mettre sa joie à mourir.

9- C’est moi qui, par mes puissants charmes
Change l’amertume en douceur,
Et fais tomber des mains les armes
Au plus redoutable vainqueur.

10- Je fais monter l’âme fidèle
Jusqu’à Dieu dans un char de feu,
J’épouse Dieu même avec elle
Et la transforme toute en Dieu.

11- Je suis le propre caractère
Qui distingue tous les élus,
Je suis la gloire et la lumière
Et le lien de leurs vertus.

12- Sans moi, l’or n’est que de l’argile,
Et la vertu même est péché,
Mais tout est grand, tout est utile,
Aussitôt qu’il m’est attaché.

13- C’est moi qui distingue et mesure
Le point d’honneur des bienheureux ;
Une charité grande et pure
Porte une âme au plus haut des cieux.

14- Aimez ce Dieu qui veut qu’on l’aime,
C’est son plus grand commandement,
Aimez, ou soyez anathème
Et maudit éternellement !

15- Dieu vous aime, il est véritable,
Aimez-le donc à votre tour :
Il est tout bon et tout aimable,
Donnez-lui donc tout votre amour !

16- Pour aimer, faut-il être habile,
Sain ou riche, fort ou puissant ?
A-t-on un cœur ? Il est facile.
L’amour est doux et ravissant !

17- Quiconque aime fait des merveilles
Et fera tout ce qu’il voudra ;
Sans grands travaux, sans longues veille
Malgré tout il se sauvera.

18- Sans moi la vie est inutile,
On est sans grâce et sans vertu,
En vain on croit dans l’Évangile,
Le plus grand cœur est abattu.

19- La grâce et toute la nature,
La terre, l’eau, l’air et le feu,
Enfin toute la créature
Crie à l’amour, l’amour de Dieu !

20- Mais l’amour-propre me déguise
Par de fines subtilités.
Agréez donc que je vous dise
Mes véritables qualités.

21- Je ne suis jamais fainéante :
Si je repose, c’est en Dieu ;
Mon humeur est entreprenante,
Je suis active comme un feu.

22- Je suis la guerrière invincible,
Je suis forte comme la mort ;
Rien de si fort, de si pénible,
Que je ne vainque avec effort.

23- Je rends toute charge légère,
J’aplanis le chemin du ciel ;
Je rends la croix la plus amère
Plus douce qu’un rayon de miel.

24- Par une industrie innocente,
J’attire un cœur comme l’aimant ;
J’en fais une hostie excellente,
Au Cœur de Dieu dans un moment.

25- Il n’est rien qui me soit semblable,
Sans moi, tout n’est que vanité ;
Tout passe, mais je suis durable
Comme Dieu dans l’éternité.

26- Je suis sans borne et sans limite,
Sans fin et sans commencement,
Puisqu’aimer Dieu comme Il mérite,
C’est de l’aimer infiniment.

27- Pure comme l’or et plus pure,
J’aime Dieu seul sans intérêt,
Sans égard à la créature,
Hors de Lui seul rien ne me plait.

28- Je suis dans ma propre nature
L’accomplissement de la loi ;
Mais dès lors qu’on lui fait injure,
On est séduit, ce n’est plus moi.

29- Ces cinq chose me font la guerre :
La chair, la propre volonté,
L’amour du monde et de la terre,
La paresse et l’iniquité.

30- L’amour-propre étant tout contraire
Au saint feu de l’amour divin,
Il faut tout souffrir et tout faire
Pour chasser ce subtil venin.

31- Pour brûler de ma pure flamme,
Pour goûter ma sainte onction,
Il faut haïr jusqu’à son âme
Par la mortification.

32- On éteint mon feu salutaire
Par les eaux du péché véniel ;
Qui n’en fait point de volontaire
Parvient au pur amour du ciel.

33- Où me trouver en plénitude,
Sinon au Très Saint Sacrement ?
J’y suis caché en solitude,
C’est mon véritable élément.

34- Heureux celui qui communie,
Le cœur humble, fidèle et pur,
Sans tiédeur, sans hypocrisie ;
Il aura ma flamme : il est pur !

35- Voulez-vous que je vous anime ?
Appliquez-vous à l’oraison ;
Vous y deviendrez ma victime
Et moi, votre perfection.

36- Fuyez loin du monde en retraite
Pour y prier Dieu dans la paix ;
C’est où les saints ont en cachette
Goûté mes feux, reçu mes traits.

37- En vers tous soyez charitables,
Aimez jusqu’à vos ennemis ;
Sans cet amour bien véritable,
De m’avoir il n’est pas permis.

38- Le secret est d’aimer Marie
Pour aimer Jésus nuit et jour :
Elle est la Mère et l’incendie
Du bel et du parfait amour.

39- Parler de Dieu dans sa manière,
Souffrir pour lui, garder sa loi,
Aimer la Croix et la prière,
Sont des signes certains de moi.

40- « Mille fois mon cœur vous désire,
Amour divin, venez à moi :
Être sans vous, c’est un martyre !
Venez donc me donner la loi.

41- « Voilà mon corps, voilà mon âme :
Tout à vous, ô Reine des cieux,
Allumez partout votre flamme,
Sacrifiez tout à vos feux.

42- « N’épargnez point la créature
Pour faire place au Créateur !
Rendez-le malgré ma nature,
Le Maître et le Roi de mon cœur.

43- « Pardon, ô charité divine,
De mes refus, de mes froideurs.
C’en est fait, j’ouvre ma poitrine
À vos attraits, à vos ardeurs.

44- « Par les entrailles de Marie,
Par les mérites de Jésus,
Venez chez moi, je vous en prie :
Je ne vous résisterai plus !

45- « Divin Jésus, amour suprême,
C’est vous seul que j’aime ici-bas ;
Je vous aime et dis anathème
À ceux qui ne vous aiment pas.

46- « Oui, mon cher amour, je vous aime,
Non par crainte du châtiment,
Ni pour la récompense même,
Mais pour vous seul uniquement.

47- « Mon cher Époux, je vous embrasse.
Je me donne à vous tout entier,
Il est juste que je le fasse,
Vous m’embrassâtes le premier. »

DIEU SEUL

LES LUMIÈRES DE LE FOI

 

1- Je suis une lumière pure
Qui fait tout croire sûrement,
Dès lors que c'est Dieu qui l'assure
Et l'Église conjointement.

2- Je suis toute surnaturelle,
On ne m'apprend point par les sens ;
Je suis obscure, mais très belle,
Toute ma gloire est au-dedans.

3- Je suis la base inébranlable
De ce qu'on espère ici-bas,
Je suis l'argument admirable
De tout ce que l'on ne voit pas.

4- Je suis cette lampe luisante
Qui brille en un lieu ténébreux,
Je suis cette colonne ardente
Qui dans la nuit conduit aux cieux.

5- Je suis vraiment très nécessaire,
On ne voit Dieu que par la foi :
Aucun sans foi ne lui peut plaire,
Quand ce serait le plus grand roi.

6- Les sens font la bête charnelle,
La raison fait l'homme de bien ;
Mais moi je fais l'homme fidèle,
L'homme de Dieu, le bon chrétien.

6- Je suis la lumière de vie
Qui conduit à la vérité ;
Il faut ou que je sois suivie
Ou qu'on reste en l'obscurité.

7- C'est moi qui fais chanter victoire
À de pauvres petits enfants,
C'est moi qui mérite la gloire
À tous les fidèles croyants.

8- C'est moi qui frappe et qui terrasse
Le démon, ce prince orgueilleux ;
C'est moi qui lui résiste en face,
C'est moi qui le plonge en ses feux.

10- Je suis la victoire du monde,
Lequel a tant d'autorité.
Il faut que sur moi l'on se fonde
Pour en voir la malignité.

11- Je captive et je mortifie
La chair et ses désirs charnels,
En lui montrant dans l'autre vie
Les douceurs des biens éternels.

12- Je rends l'homme pur sans malice
Dans le corps, l'esprit et le cœur,
Et puis j'en fais un sacrifice
Agréable aux yeux du Seigneur.

13- Je rends l'âme souple à la grâce
Et la chair soumise à l'esprit,
Et je fais voir que ce qui passe
Trompe, souille, damne et périt.

14- Je tue et je détruis les vices
Par ma divine pureté.
Sur les vertus et les justices
J'ai droit et pleine autorité.

15- Je suis en Dieu toute-puissante,
J'obtiens de lui ce que je veux ;
Par ma force une âme innocente
Fait des prodiges merveilleux.

16- J'ai fait tous ces grands personnages
Qui commandaient aux éléments,
J’ai fait tous les plus grands ouvrages
De tous les lieux, de tous les temps.

17- Samuel forma le tonnerre,
Élie a mis l'air tout en feu,
Moïse entrouvrit mer et terre
Par la foi qu'ils avaient en Dieu.

18- L'un tire de l'eau d'une pierre,
Un autre arrête le soleil,
Tous ont la victoire sans guerre :
Ma force n'a rien de pareil.

19- C’est moi qui donnais l'allégresse
Aux apôtres persécutés,
Qui les faisais courir sans cesse
Malgré toutes difficultés.

20- Au milieu des plus grands supplices
Je taisais rire les martyrs,
Je leur donnais plus de délices
Que leur cœur n'avait de désirs.

21- Je leur faisais voir la couronne,
Les biens et les plaisirs des cieux,
Et que le Seigneur ne les donne
Qu'aux fidèles victorieux.

22- La Sainte Vierge n'est louée
Que pour sa foi dans le Seigneur.
C’est la foi qui l'a consacrée
La Mère de son Créateur.

23- Écoute, écoute, créature :
Dieu même s'est servi de moi
Dans la grâce et dans la nature.
J'étais son bras, j'étais sa loi.

24- Il demandait pour l'ordinaire :
« Vous serez guéri, croyez-vous ?
Sans la foi je ne veux rien faire,
Selon la foi je fais à tous. »

25- Je fais voir à l'âme fidèle
En un moment tout l'univers,
La mort et la vie éternelle,
Le ciel, la terre et les enfers.

26- Je suis la clef qui donne entrée
Aux mystères de Jésus-Christ,
Aux merveilles de l'empyrée,
Aux grands secrets du Saint-Esprit.

27- Je suis cette divine armure
Dont les vrais chrétiens sont armés,
Desquels, comme Dieu nous assure,
On éteint les traits enflammés.

28- Je suis le trésor ineffable
Du bon pauvre dans ces bas lieux.
Je suis l'avare misérable :
Nous nous détruisons tous les deux.

29- Je fais bien plus, qu'on le médite !
C'est moi qui fais les bienheureux,
Je fais sur terre leur mérite
Et leur degré de gloire aux cieux.

30- Je suis, dans l'Église visible,
Ferme appui de la vérité,
Très sainte, infaillible, invincible
Malgré tout l'enfer irrité.

31- Mon Église est l'universelle,
Soumise en tout à Jésus-Christ ;
Il n'est point de salut hors d'elle,
Et qui lui résiste périt.

32- Je déteste tout hérétique,
Le juif, le turc et le païen,
L'apostat et le schismatique !
Le seul catholique est mon bien.

33- Voici des motifs, qu'on appelle
Motifs de crédibilité,
Afin qu'on me soit plus fidèle
Comme à la pure vérité.

34- Mes vérités sont très croyables :
Par les saintes prédictions,
Par les miracles innombrables,
Par les belles conversions,

35- Par l'accord de tous les mystères,
Par la pureté de la loi,
Par les merveilleuses manières
Dont le monde a reçu la foi,

36- Par la fermeté de l'Église
Par les chocs de ses ennemis.
Croyez donc d'une foi soumise,
Et tous les biens vous sont promis.

37- Recherchez-moi dans l'Évangile :
Je suis cachée en tous ses mots.
Il faut un cœur humble et docile
Pour m'y découvrir en repos.

38- Apprenez quelle est ma pratique
Pour m'avoir dans ma pureté :
Croyez tout ; c'est être hérétique
De nier une vérité.

39- Croyez les vérités pratiques
Et celles qui ne le sont point.
Hélas! combien de catholiques
Sont hérétiques en ce point !

40- La foi simple est très belle et bonne,
D'un grand mérite et d'un grand prix :
Je ne veux pas que l'on raisonne
Sur les vérités que je dis.

41- Il faut croire avec grand courage,
Malgré la chair, malgré les sens,
Malgré le démon et sa rage,
Malgré le monde et ses tyrans.

42- Soit qu'on menace ou qu'on caresse,
Soit même qu'on en vienne aux mains,
Professez la foi sans faiblesse
Devant les plus grands libertins.

43- Je suis un cadavre sans âme
Quand je suis dans l'oisiveté ;
Je suis vive comme la flamme,
Mais je meurs sans la charité.

44- Gardez-vous d'une foi stérile
Qui croit tout et qui ne fait rien,
Mais vivez selon l'Évangile,
Croyez-le tout, faites-le bien.

45- Gardez-vous d'une tromperie
Qui croit de moment en moment.
On croit l'Évangile en partie,
On le fait imparfaitement.

46- Parmi des millions d'infidèles
Perdus par l'infidélité,
Rendez des grâces immortelles
D'avoir connu la vérité.

47- Fuyez les nouvelles doctrines
Et les hérétiques nouveaux :
Ils sèment des erreurs bien fines
Qui causent partout de grands maux.

48- Ne donnez pas créance aux fables,
Aux histoires sans fondement ;
Pour les histoires véritables,
Croyez-les, mais pieusement.

49- Contentez-vous de ma lumière,
Ne cherchez point les visions,
Et de l'Église votre Mère
Embrassez les décisions.

50- Croyez Jésus dans son Vicaire,
Dans tout ce qui touche à la foi,
Et prenez ce qu'il dit en chaire
Comme un oracle et sûre loi.

51- Le propre esprit est diabolique,
Défiez-vous de son éclat :
C'est lui qui forme l'hérétique,
Le schismatique et l'apostat.

52- Vous me rendrez beaucoup de gloire,
Si vous enseignez aux petits
Tout ce qu'ils doivent faire et croire
Pour acquérir le Paradis.

53- Faites souvent cette prière :
« Augmentez-moi la foi, Seigneur,
Afin qu'elle aille tout entière
De mon esprit jusqu'à mon cœur.

54- « Donnez-moi la foi simple et pure
Qui croit tout sans voir ni sentir,
Malgré les sens et la nature
En leur donnant le démentir.

55- « Priez pour moi, Vierge fidèle,
Augmentez ma foi seulement,
Afin qu'à la vie éternelle
Je vous voie en Dieu clairement.

56- « Je crois d'une foi très soumise
De tout mon cœur, sans contredit,
Tout ce que croit la sainte Église,
Parce que c'est Dieu qui l'a dit.

57- « Je crois ce que dit le Saint-Père,
Malgré les fins suppôts d'enfer,
Il est mon chef et ma lumière :
Je ne vois goutte, il voit très clair.

58- « Seigneur, en tout, je veux vous croire,
Mais augmentez toujours ma foi,
Afin que je voie en la gloire
Plus clairement ce que je crois.

59- « Faites gronder le doux tonnerre
De votre Évangile en tous lieux,
Que la foi par toute la terre
Rende votre Nom glorieux. »

DIEU SEUL.

 

*****************************

 

LA FERMETÉ DE L’ESPÉRANCE

1- Je suis la vertu d’Espérance,
Qui fait qu’on attend du Seigneur
La grâce et puis sa récompense
Par les mérites du Sauveur.

2- Je suis cette ancre ferme et stable
Qui fixe l’instabilité,
Cette colonne inébranlable
Qui soutient toute sainteté.

3- Je tire toutes mes richesses
D’un Dieu tout plein de vérité,
Fidèle à toutes ses promesses,
Dans le temps et l’éternité.

4- Voici ce qui me rend bien grande :
Dieu veut que l’homme espère en lui ;
Il crie, il répète, il demande :
« Mortel, mets en moi ton appui. »

5- « Je t’aime comme mon ouvrage,
Je suis ton Dieu, je suis ton Roi ;
Espère en moi : voilà l’hommage
Que tu ne dois rendre qu’à moi.

6- « Je ne veux pas que tu périsses,
Je suis ton ami, je suis bon,
Je veux que tu te convertisses
Et qu demandes pardon. »

7- Chrétien, Dieu même est votre Père :
Espérez en sa charité.
Est un grand fou, qui désespère
De sa paternelle bonté.

8- Jésus est votre ami fidèle,
Votre Sauveur et votre Époux.
« C’est moi, dit-il, je vous appelle,
Ne craignez rien, confiez-vous. »

9- Marie est votre bonne Mère
Et le refuge du pécheur :
Espérez tout de sa prière,
Attendez tout de sa faveur.

10- Tant de bienfaits inénarrables
Dont Dieu vous comble tous les jours
Sont des motifs incontestables
Pour espérer en son secours.

11- L’espoir peut-il être frivole
Dans ce que Dieu même a promis ?
Il est fidèle à sa parole,
Il est le meilleur des amis.

12- Quiconque a mis sa confiance
En Dieu, n’a point été confus,
Dieu même a mis surabondance,
L’homme a toujours reçu de plus.

13- Je rends une âme inébranlable
Comme une tour, comme un rocher :
L’ennemi le plus redoutable
Ne peut pas la faire broncher.

14- On jette l’ancre dans l’orage
Afin de ne pas submerger ;
Je suis l’ancre de l’homme sage
Au milieu du plus grand danger.

15- Avec moi tout devient facile :
On est content, on est joyeux,
On est un aigle, on est agile,
On a des ailes pour les cieux.

16- Par moi l’homme change sa force
En la force du Tout-Puissant ;
Avec lui-même il fait divorce,
Et puis il devient agissant.

17- Tous les martyrs, à ma présence,
Riaient dans leurs maux les plus grands ;
Je leur montrais leur récompense,
Ils surmontaient tous les tyrans.

18- Je ne recherche que la grâce
Et les biens de l’éternité,
Et je méprise ce qui passe
Comme une pure vanité.

19- « Maudit est l’homme, dit Dieu même,
Qui met son appui dans la chair » ;
Dans sa vie il est anathème,
À sa mort il tombe en enfer.

20- C’est une folie imprudente
Que de s’appuyer sur les eaux.
La créature est inconstante
Comme les eaux et les roseaux.

21- L’homme n’est de nulle durée :
C’est un vent qu’on ne peut garder,
C’est une écume bien parée.
On est bien fou de s’y fonder !

22- Tout trompe ici-bas le pauvre homme,
Souvent lui-même est un trompeur.
C’est un imposteur, un fantôme,
S’il n’espère dans le Seigneur.

23- Si Dieu n’est pas de la partie
Pour consoler un affligé,
En vain sur l’homme l’on s’appuie,
On n’en peut être soulagé.

24- Je m’appuie en Dieu sans partage
Et non sur des appuis humains,
Mais, si l’homme m’aide et soulage,
Je ne fais qu’emprunter ses mains.

25- Ne fondez rien sur vos misères :
Chez vous rien n’est fort, rien n’est grand !
Mais sur le Père des lumières
De qui tout don parfait descend.

26- Espérez tout de sa clémence,
Le temporel et l’éternel,
Puisqu’il prend par sa Providence
Un soin de vous tout paternel.

27- Rien ne lui fait plus grande injure
Que de désespérer de lui ;
Car, comme il est bon par nature,
Quand il pardonne, il est ravi.

28- Faites votre salut en crainte,
Sans tomber dans le désespoir ;
Joignez-y l’espérance sainte,
Mais sans trop vous en prévaloir.

29- Sans tarder, renoncez au monde
Trompeur, inconstant et malin,
Et que votre espoir ne se fonde
Qu’en Dieu qui vous tient en sa main.

30- Pour avoir cette confiance
Et cet appui dans le Seigneur,
Conservez bien votre innocence,
Ayez la pureté de cœur.

31- Dites : « Dieu même est mon bon Père,
Et je lui crie : Abba Pater.
Marie est ma très douce Mère,
Je n’irai jamais en enfer. »

32- Quand, par faiblesse ou par malice,
Vous péchez, vous tombez à bas,
Priez Dieu qu’il vous soit propice,
Et ne vous désespérez pas.

33- Embrassez sa miséricorde,
Noyez dans son Sang vos péchés.
Il est toujours bon, il accorde
Toute indulgence aux cœurs touchés.

34- Imitez la Vierge fidèle,
Occupez-vous à la servir,
Mettez-votre espérance en elle,
Et vous ne pouvez pas périr.

35- « Seigneur, pour certain, ma malice
Est moindre que votre bonté.
J’espère en vous, avec justice,
Sans crainte d’être rebuté.

36- « J’espère en vous comme mes pères,
Et vous m’exaucerez comme eux.
Si j’ai de plus grandes misères,
Vous en serez plus glorieux.

37- « Quand vous auriez en main la foudre
Prête à m’écraser sous ses coups,
Je ne pourrais pas me résoudre
À ne pas espérer en vous.

38- « J’espère en vous contre espérance,
Quand j’en devrais perdre le jour,
Si vous ne m’en faites défense ;
Mais non, je connais votre amour.

39- « Ma confiance est toute entière :
Pardon si c’est témérité,
Faites-moi tout comme j’espère
En votre douce charité.

40- « J’espère ici-bas votre grâce,
Les biens de l’âme et ceux du corps.
J’espère vous voir face à face
Et jouir de tous vos trésors.

41- « Et par Jésus, et par Marie,
En vous, Seigneur, j’espère en paix.
J’espérerai toute ma vie
Et je ne périrai jamais. »

DIEU SEUL.

AJPM217 : La conversion (2) (sur le canon de Pachelbel, cantique de St L-M de Montfort)

AJPM218 : Combien la Volonté de Dieu est aimable (cantique de St Alphonse)

Int. : Jean-Myriam Chevalier

1- Ton bon plaisir, ô Dieu ! c'est ce que j'aime ;
En lui seul je veux m'abîmer.
Qu'il est doux de vouloir ce que tu veux toi-même !
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !

2- Dans ton ardeur, exigeante et jalouse,
Seule toujours tu veux charmer ;
Puis tu deviens si douce à l'âme qui t'épouse !
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !


3- Tu rends parfait, et ton feu purifie
L'amour que tu viens allumer ;
Et s'élançant vers toi, l'âme ardente s'écrie :
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !

4- Par toi la peine en plaisir est changée,
Et la mort ne peut alarmer ;
De craintes, de douleurs, notre âme est dégagée.
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !

5- C'est dans le ciel que goûte tes délices
L'âme qui se laisse enflammer ;
Mais ces plaisirs, sans toi, deviendraient des supplices.
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !


6- Si le démon, même dans sa torture,
Pouvait à toi se conformer,
Son malheur deviendrait un bonheur sans mesure.
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !
 
7- Ah ! pour mourir, c'est mon unique envie,
Puissé-je en toi me transformer :
Mourir ainsi, c'est vivre une éternelle vie !
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !

8 - Je te consacre, ô Jésus ! tout moi-même ;
Prends mon cœur pour le consumer :
Ton Cœur seul, désormais, est mon amour suprême.
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !

9- Plaisirs, chagrins, j'offre tout pour te plaire ;
C'est toi seul que je veux charmer,
Et tout ce qui te plaît, est ce que je préfère.
Ô Volonté de Dieu ! quel bonheur de t'aimer !

1- Voici l’heure,
Où, sans demeure,
Il faut changer,
Il faut se corriger.

2- Temps de grâce
Pour peu qu’on fasse,
Temps de faveur
Pour le plus grand pécheur.

3- Ô Carême,
Second Baptême,
Temps de faveur
Pour le plus grand pécheur.


4- Dieu nous cherche
Et nous recherche :
Ce grand amour
Demande un prompt retour.


5- Dieu nous presse :
Plus de paresse,
Plus de langueur,
Il faut de la ferveur.

6- Qu’on s’empresse :
Vite, à confesse ;
Plus on attend,
Et plus mal on se rend.


7- Sans remise,
Vite à l’église :
Dans ce saint lieu,
Qu’on vienne écouter Dieu.

8- Viens, mon frère,
À la lumière :
Sors promptement
De ton aveuglement.


9- Dieu te crie,
Âme endurcie :
« Sors du tombeau
Et prends un cœur nouveau. »

10- Sa voix forte
Crie à la porte
De tous les cœurs :
« Amendez-vous, pécheurs ! »

11- Que l’impie
Change de vie :
Un Dieu tout bon
L’assure du pardon.

12- Qu’il gémisse,
Qu’il s’attendrisse,
Pour le péché
Dont il s’était taché.

13- Homme, femme,
Sauve ton âme ;
Pensons-y bien,
Le reste n’est rien.

14- Homme sage,
Sers sans partage
Ton Créateur :
C’est là tout ton bonheur.

15- La victoire,
Le bien, la gloire
Et le plaisir,
Sont à le bien servir.

16- Cette affaire
Est nécessaire :
Il ne faut pas
Prétexter d’embarras.

17- Oh ! que d’âmes
Vont dans les flammes !
Un chacun rit,
Pendant que tout périt.

18- Ô folie !
Ô tromperie !
Perdre le Ciel
Pour un bien temporel !

19- Que d’orages !
Que de naufrages !
Faisons effort
Pour arriver au port.

20- Sur nos ailes,
Âmes fidèles,
Volez aux Cieux
Dans ces temps bienheureux.


21- Pour victimes
Des plus grands crimes,
Offrez des cœurs
Pénétrés de douleurs.

22- L’Indulgence,
La Pénitence
Vont s’allier
Pour vous justifier.

23- Qu’il est rare
Qu’on se prépare !
Que la ferveur
Réponde à la faveur.


24- Pour le faire,
Le saint Rosaire
Est un conseil
Qui n’a point de pareil.

AJPM219 : Le mondain désabusé (sur le canon de Pachelbel, St L-M de Montfort)

AJPM220 : Dégoût du monde (2) (sur le canon de Pachelbel, St L-M de Montfort)

1- En secret le Seigneur m'appelle
Et me dit : « Donne-moi ton cœur. »
Ô mon Dieu, vous voilà vainqueur,
Je vous serai toujours fidèle ;
Ô mon Dieu, vous voilà vainqueur,
Le monde n'est qu'un perfide, un trompeur.

2- Tout finit, tout nous abandonne,
Les plaisirs s’en vont et les jeux.
Vous, Seigneur, n’êtes pas comme eux :
Prenez mon cœur, je vous le donne.
Vous, Seigneur, n’êtes pas comme eux.
Pour vous seront désormais tous mes vœux.

3- Malheureux qui veut plaire aux hommes !
On n’a pas toujours leur faveur.
Mais pour être amis du Sauveur,
Dès que nous voulons, nous le sommes ;
Mais pour être amis du Sauveur,
En un moment on obtient ce bonheur.

4- L’amitié n’est plus qu’un langage,
C’est en vain qu’on en fait serment.
Je ne vois que déguisement,
Que des gens qui font personnage ;
Je ne vois que déguisement :
On dit qu’on aime et l’on hait très souvent.

5- Tout est plein de ruse et d’adresse,
La mode est de nuire avec art.
Tel pour vous a beaucoup d’égard,
Il vous sourit, il vous caresse ;
Tel pour vous a beaucoup d’égard,
Qui doucement enfonce le poignard.

6- Ah ! Seigneur, dans votre service,
On n’a point de fâcheux retours,
On ne craint aucuns mauvais tours
De la brigue ou de l’artifice,
On ne craint aucuns mauvais tours,
On voit couler tranquillement ses jours.

7- Vous fixez notre inquiétude :
Vous pouvez seul nous contenter.
Votre joug est doux à porter,
Celui du monde est bien plus rude ;
Votre joug est doux à porter,
À peu de frais le ciel peut s’acheter.

8- Le monde nous promet merveilles,
L’abord n’est qu’éclat, que beauté.
Mais après qu’il nous a flatté,
Quel est le fruit de tant de veilles ?
Mais après qu’il nous a flatté,
On voit trop tard qu’il n’est que vanité.

9- Le monde n’est jamais paisible :
Cette mer ne peut se calmer.
Ah ! j’ai pu m’en laisser charmer,
Et pour Dieu seul être insensible !
Ah ! j’ai pu m’en laisser charmer,
Et j’ai vécu, Seigneur, sans vous aimer !
 
10- Ancienne, mais toujours nouvelle,
Ancienne et nouvelle Beauté,
Je vous ai longtemps résisté,
J’étais un ingrat, un rebelle ;
Je vous ai longtemps résisté,
Enfin, mon Dieu, vous l’avez emporté.

11- Que sans Dieu l’on est misérable !
Rien sans lui ne nous parait doux,
Mais sitôt qu’il est avec nous,
La peine même est agréable ;
Mais sitôt qu’il est avec nous,
D’un mauvais sort on ne craint plus les coups.

12- Loin du monde en quelque retraite,
Que l’on goûte une heureuse paix !
Que mon cœur sent de doux attraits
Pour une vie aussi parfaite !
Que mon cœur sent de doux attraits
Pour vous y suivre et servir désormais !

1- Monde trompeur,
Je reconnais ta flatterie ;
Monde trompeur,
En vain tu veux charmer mon cœur.
Jésus seul est la douce vie,
Que tes charmes m’avaient ravie,
Monde trompeur.

2- Retire-toi,
J’entends le Seigneur qui m’appelle ;
Retire-toi,
Je ne veux suivre que sa loi :
Si je lui fus toujours rebelle,
Je lui serai toujours fidèle ;
Retire-toi !

3- Jusqu’à la mort,
Je te déclarerai la guerre ;
Jusqu’à la mort,
Le Seigneur sera mon support ;
Je suis son fils, il est mon Père,
Sa charité fait que j’espère
Jusqu’à la mort.

4- Ô vains objets
Dont mon âme fut amusée !
Ô vains objets !
Vous ne la séduirez jamais ;
Elle est enfin désabusée,
Vous l'avez mal récompensée,
Ô vains objets !

5- Oh ! quel bonheur !
Mon Dieu vient de se faire entendre ;
Oh ! quel bonheur !  
Il m’ a dit : « Je choisis ton cœur ;
Il est à moi, je veux le prendre. »
Ah ! que cette parole est tendre !
Oh ! quel bonheur !

6- Quelle bonté !
Le Seigneur cherche un infidèle ;
Quelle bonté !
Je rougis de ma dureté.
Serai-je donc toujours rebelle ?
Non, j’entends sa voix qui m’appelle.
Quelle bonté !  

7- Sans plus changer,
Je me consacre et m’abandonne,
Sans plus changer,
À Dieu seul, sans me partager :
Je prends les mépris pour couronne,
C’est tout ce que j’ambitionne,
Sans plus changer.

8- Oh ! qu’il est doux
D’avoir Dieu seul pour son partage !
Oh ! qu’il est doux,
Mon Seigneur, de n’aimer que vous !
Quelle gloire et quel avantage :
Le ciel devient notre héritage.
Oh ! qu’il est doux !

9- Qu’on est heureux,
Quand Dieu seul fait notre richesse !
Qu’on est heureux !
Seul il sait combler tous nos vœux :
On l’aime, on le bénit sans cesse ;
Il remplit le cœur de tendresse.
Qu’on est heureux!

10- Si vous saviez,
Aveugles amateurs du monde,
Si vous saviez,
Si, pour un moment, vous goûtiez
La douceur et la paix profonde
D’un cœur qui sur son Dieu se fonde.
Si vous saviez.  

11- Ah ! qu’il est doux,
Quand on aime un Dieu qui nous aime ;
Ah ! qu’il est doux  
De sentir qu’il est tout à nous,
De posséder un bien suprême,
Et d’être en paix avec soi-même !
Ah ! qu’il est doux !

AJPM301 : Vivre d'Amour (2) (poésie de Ste Thérèse)

AJPM302 : Je suis chrétien ! (cantique traditionnel / Int. : Jean-Myriam Chevalier)

Version sans percussions ici : plage 1 du CD "Le Chrétien"

1- Au soir d’Amour, parlant sans parabole
Jésus disait : « Si quelqu’un veut m’aimer
Toute sa vie qu’il garde ma Parole,
Mon Père et moi viendrons le visiter.
Et de son cœur faisant notre demeure
Venant à lui, nous l’aimerons toujours !…
Rempli de paix, nous voulons qu’il demeure
En notre Amour !… »


2- Vivre d’Amour, c’est te garder Toi-Même
Verbe incréé, Parole de mon Dieu.
Ah ! tu le sais, Divin Jésus, je t’aime
L’Esprit d’Amour m’embrase de son feu,
C’est en t’aimant que j’attire le Père,
Mon faible cœur le garde sans retour.
Ô Trinité ! vous êtes Prisonnière
De mon Amour !…


3- Vivre d’Amour, c’est vivre de ta vie,
Roi glorieux, délice des élus.
Tu vis pour moi, caché dans une Hostie,
Je veux pour toi me cacher, ô Jésus !
À des amants, il faut la solitude
Un cœur à cœur qui dure nuit et jour,
Ton seul regard fait ma béatitude :
Je vis d’Amour !…


4- Vivre d’Amour, ce n’est pas sur la terre
Fixer sa tente au sommet du Thabor.
Avec Jésus, c’est gravir le Calvaire,
C’est regarder la Croix comme un trésor !…
Au Ciel je dois vivre de jouissance
Alors l’épreuve aura fui pour toujours,
Mais exilée je veux dans la souffrance
Vivre d’Amour.


5- Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure,
Sans réclamer de salaire ici-bas.
Ah ! sans compter je donne étant bien sûre
Que lorsqu’on aime, on ne calcule pas !…
Au Cœur Divin, débordant de tendresse
J’ai tout donné… légèrement je cours,
Je n’ai plus rien que ma seule richesse :
Vivre d’Amour.


6- Vivre d’Amour, c’est bannir toute crainte,
Tout souvenir des fautes du passé.
De mes péchés je ne vois nulle empreinte,
En un instant l’amour a tout brûlé…..
Flamme divine, ô très douce Fournaise !
En ton foyer je fixe mon séjour,
C’est en tes feux que je chante à mon aise :
« Je vis d’Amour !… »


7- Vivre d’Amour, c’est garder en soi-même
Un grand trésor en un vase mortel.
Mon Bien-Aimé, ma faiblesse est extrême
Ah je suis loin d’être un ange du ciel !…
Mais si je tombe à chaque heure qui passe,
Me relevant tu viens à mon secours,
A chaque instant tu me donnes ta grâce :
Je vis d’Amour.


8- Vivre d’Amour, c’est naviguer sans cesse
Semant la paix, la joie dans tous les cœurs.
Pilote Aimé, la Charité me presse
Car je te vois dans les âmes mes soeurs.
La Charité voilà ma seule étoile,
A sa clarté je vogue sans détour,
J’ai ma devise écrite sur ma voile :
« Vivre d’Amour. »


9- Vivre d’Amour, lorsque Jésus sommeille
C’est le repos sur les flots orageux.
Oh ! ne crains pas, Seigneur, que je t’éveille
J’attends en paix le rivage des cieux…
La Foi bientôt déchirera son voile,
Mon Espérance est de te voir un jour,
La Charité enfle et pousse ma voile :
Je vis d’Amour !…


10- Vivre d’Amour, c’est, ô mon Divin Maître
Te supplier de répandre tes Feux
En l’âme sainte et sacrée de ton Prêtre :
Qu’il soit plus pur qu’un séraphin des cieux !…
Ah ! glorifie ton Église Immortelle
À mes soupirs, Jésus, ne sois pas sourd,
Moi son enfant, je m’immole pour elle :
Je vis d’Amour.


11- Vivre d’Amour, c’est essuyer ta Face,
C’est obtenir des pécheurs le pardon
Ô Dieu d’Amour ! qu’ils rentrent dans ta grâce
Et qu’à jamais ils bénissent ton Nom….
Jusqu’à mon cœur retentit le blasphème
Pour l’effacer, je veux chanter toujours :
« Ton Nom Sacré, je l’adore et je l’Aime
Je vis d’Amour !… »


12- Vivre d’Amour, c’est imiter Marie,
Baignant de pleurs, de parfums précieux,
Tes pieds divins, qu’elle baise ravie
Les essuyant avec ses longs cheveux…
Puis se levant, elle brise le vase,
Ton Doux Visage elle embaume à son tour.
Moi, le parfum dont j’embaume ta Face
C’est mon Amour !…


13- « Vivre d’Amour, quelle étrange folie ! »
Me dit le monde, « Ah ! cessez de chanter,
Ne perdez pas vos parfums, votre vie,
Utilement sachez les employer !… »
T’aimer, Jésus, quelle perte féconde !…
Tous mes parfums sont à toi sans retour,
Je veux chanter en sortant de ce monde :
« Je meurs d’Amour ! »


14- Mourir d’Amour, c’est un bien doux martyre
Et c’est celui que je voudrais souffrir.
Ô Chérubins ! accordez votre lyre,
Car je le sens, mon exil va finir !…
Flamme d’Amour, consume-moi sans trêve,
Vie d’un instant, ton fardeau m’es bien lourd !
Divin Jésus, réalise mon rêve :
Mourir d’Amour !…


15- Mourir d’Amour, voilà mon espérance !
Quand je verrai se briser mes liens
Mon Dieu sera ma Grande Récompense,
Je ne veux point posséder d’autres biens.
De son Amour je veux être embrasée
Je veux Le voir, m’unir à Lui toujours,
Voilà mon Ciel… voilà ma destinée :
Vivre d’Amour !!!…

R./ Je suis chrétien ! voilà ma gloire
Mon espérance et mon soutien,
Mon chant d'amour et de victoire :
Je suis chrétien, je suis chrétien !


1- Je suis chrétien ! à mon Baptême
L'eau sainte a coulé sur mon front ;
La grâce en ce moment suprême,
De mon âme a lavé l'affront.

2- Je suis chrétien ! j'ai Dieu pour Père ;
À sa loi je veux obéir ;
Avec sa grâce salutaire,
Pour lui je veux vivre et mourir.

3- Je suis chrétien ! je suis le frère
De Jésus-Christ, mon Rédempteur ;
L'aimer, le servir et lui plaire
Fera ma gloire et mon bonheur.

4- Je suis chrétien ! je suis le temple
Du Saint-Esprit, du Dieu d'amour ;
Celui que tout le Ciel contemple
Possède mon cœur sans retour.

5- Je suis chrétien ! ô sainte Église,
Je suis devenu votre enfant ;
Plein d'amour, d'une foi soumise,
Je suivrai votre enseignement.

6- Je suis chrétien ! j'ai pour bannière
La Croix de mon divin Sauveur ;
Mes ennemis me font la guerre,
Mais je me ris de leur fureur.

7- Je suis chrétien ! sur cette terre
Je passe comme un voyageur ;
Ici-bas tout n'est que misère,
Rien ne saurait remplir mon cœur.

8- Je suis chrétien ! ô ma patrie,
Beau Ciel, j'irai te voir un jour ;
En Dieu je trouverai la vie,
La paix, le bonheur et l'amour.

AJPM304 : "Quand l'eau sainte du Baptême" (cantique traditionnel / Int.: J-M Chevalier)

AJPM303 : Histoire d'une Bergère devenue Reine (poésie de Ste Thérèse)

Version sans percussions ici : plage 2 du CD "Le Chrétien"

1- En ce beau jour, ô Madeleine !
Nous venons chanter près de vous
La merveilleuse et douce chaîne
Qui vous unit à votre Époux :
Écoutez la charmante histoire
D’une bergère qu’un grand Roi
Voulut un jour combler de gloire
Et qui répondit à sa voix.

R./ Chantons la Bergère,
Pauvre sur la terre,
Que le Roi du Ciel
Épouse en ce jour au Carmel.


2- Une petite bergerette,
En filant gardait ses agneaux :
Elle admirait chaque fleurette,
Écoutait le chant des oiseaux.
Comprenant bien le doux langage
Des grands bois et du beau Ciel bleu,
Tout pour elle était une image
Qui lui révélait le Bon Dieu.

3- Elle aimait Jésus et Marie
Avec une bien grande ardeur ;
Ils aimaient aussi Mélanie
Et vinrent lui parler au cœur :
« Veux-tu, disait la Douce Reine,
Près de moi, sur le Mont Carmel,
Veux-tu devenir Madeleine
Et ne plus gagner que le Ciel ?

4- « Enfant, quitte cette campagne,
Ne regrette pas ton troupeau,
Là-bas, sur ma sainte montagne
Jésus sera ton seul Agneau. »
« Oh ! viens, ton âme m’a charmé,
Redisait Jésus à son tour :
Je te prends pour ma fiancée,
Tu seras à moi sans retour. »

5- Avec bonheur l’humble bergère,
Répondant à ce doux appel,
Soutenue par Marie, sa Mère,
Parvint au sommet du Carmel.
C’est vous, ô Marie-Madeleine !
Que nous fêtons en ce grand jour.
La Bergère est devenue Reine
Près du Roi Jésus, son amour !...

6- Vous le savez, Sœur très chérie,
Servir notre Dieu, c’est régner !
Le Doux Sauveur pendant sa vie
Ne cessait de nous l’enseigner :
« Si dans la Céleste Patrie
Vous voulez être le premier,
Il faudra toute votre vie
Vous cacher... Être le dernier. »

7- Heureuse êtes-vous, Madeleine,
Priant Jésus sur le Carmel.
Serait-il pour vous quelque peine,
Étant si rapprochée du Ciel ?...
Vous imitez Marthe et Marie :
Prier, servir le doux Sauveur,
Voilà le but de votre vie,
Il vous donne le vrai bonheur.

8- Si parfois l’amère souffrance
Venait visiter votre cœur,
Faites-en votre jouissance :
Souffrir pour Dieu... quelle douceur !...
Alors les tendresses Divines
Vous feront bien vite oublier
Que vous marchez sur des épines,
Et vous croirez plutôt voler...

9- Aujourd’hui l’ange vous envie :
Il voudrait goûter le bonheur
Que vous possédez, ô Marie !
Étant l’épouse du Seigneur.
Oui vous êtes dès cette vie,
L’épouse du Roi des élus !
Un jour en la sainte Patrie
Vous régnerez près de Jésus.
 
R./ Bientôt la Bergère,
Pauvre sur la terre,
S’envolant au Ciel
Régnera près de l’Éternel.

À NOS VÉNÉRÉES MÈRES :
10. C’est à vous, bonnes, tendres Mères,
Que Madeleine notre Sœur,
C’est à vos soins et vos prières
Qu’elle doit la paix, son bonheur.
Elle saura bien reconnaître
Votre amour tendre et maternel,
Demandant à son Divin Maître
De vous combler des biens du Ciel.

Refrain final :

Et dans vos couronnes
Ô Mères si bonnes
Brillera la fleur
Que vous offrez au Dieu Sauveur.

1- Quand l'eau sainte du baptême
Coula sur nos fronts naissants,
Et qu'un Dieu, la bonté même,
Nous adopta pour enfants,
Muets encore,
D'autres promirent pour nous :
Aujourd'hui confessons tous
La foi dont un chrétien s'honore.

R./ Foi de nos pères,
Notre règle et notre amour,
Nous embrassons en ce jour
Et ta morale et tes mystères.

2- En vain à ma foi soumise
S'oppose un orgueil trompeur ;
Sur les traces de l'Église
Puis-je marcher dans l'erreur ?
Trinité sainte,
Je te confesse et te crois ;
Et je t'adore trois fois,
Et plein d'amour et plein de crainte.

3- Par un funeste héritage,
Nos parents, avec le jour,
Nous transmirent en partage
La haine d'un Dieu d'amour.
En vain je crie,
En vain je répands des pleurs ;
Mais Jésus a dit : Je meurs,
Et sa mort me rend à la vie.

4- Ciel ! quelle robe éclatante !
Quel bain pur et bienfaisant !
Quelle parole puissante,
D'un Dieu m'a rendu l'enfant !
Je te baptise...
Le ciel s'ouvre, plus d'enfer ;
Et des Anges le concert
M'introduit au sein de l'Église.

5- De quel œil de complaisance
Vous me vîtes, ô mon Dieu !
Quand, revêtu d'innocence,
On m'emporta du saint lieu !
Pensée amère !
Ô beau jour trop tôt passé !
Hélas ! je me suis lassé,
Mon Dieu, de vous avoir pour Père.

AJPM306 : Invocation à Marie (sur "Jésus que ma joie demeure" & "Les veilleurs" de Bach)

AJPM305 : Prière de la Médaille Miraculeuse

Version abrégée ici :

plage 7 du CD I "Prières I-II".

Le dévot esclave de Jésus en Marie (paroles en PDF)
86 ko
Le_devot_esclave_de_Jesus_en_Marie_cantique_du_Pere_de_Montfort_.pdf

Ô Vierge Immaculée,
Qui avez voulu tant de fois
Apparaître en notre pays de France
Et lui avez donné votre Médaille miraculeuse,
Nous vous saluons
Et nous vous reconnaissons
Pour notre Reine.
Sous le signe de votre sainte Médaille,
Nous sommes à vous et voulons y rester :
Qu’elle soit toujours
À nos yeux et à nos cœurs
Le gage de votre amour
Et le rappel de nos devoirs envers vous.
Ô Mère de nos âmes,
Aidez-nous à fuir tout péché,
Et à vivre fidèlement dans la grâce de votre Fils !
Ô Mère de toutes les âmes,
Aidez-nous à être apôtres
Et à sauver nos frères
Pour qui Jésus est mort en Croix !
Ô Mère de toutes les grâces,
Donnez à notre pays de France
Les religieux et les prêtres
Dont il a tant besoin !
Reine du Ciel, qui êtes venue au monde sans aucun péché,
Obtenez-nous
De quitter ainsi cette terre
Pour monter vers vous
Dans le beau Royaume de votre Fils.
Ô Marie conçue sans péché,
Priez pour nous qui avons recours à vous.

AJPM308 : Explication du Rosaire (3) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM307 : Le réveil-matin de la mission (cantique de St L-M de Montfort)

L’AIGUILLON DE LA FERVEUR
ou LE RÉVEIL-MATIN DE LA MISSION


1-Mon cher parent, mon cher voisin
Levons-nous tous de grand matin,
Dieu nous appelle à son festin ;
Cherchons la grâce,
Et qu’il neige et qu’il glace,
Cherchons la grâce et l’amour divin.

2-Malgré le feu, malgré le fer,
Malgré le froid, malgré l’hiver,
Malgré les plaintes de la chair,
Cherchons la grâce,
Et qu’il vente et qu’il glace,
Cherchons la grâce, et malgré l’enfer.

3-Tout le ménage y contredit,
Le démon crie et la chair dit :
« Restez au feu, restez au lit. »
Cherchons la grâce,
Et qu’il gèle et qu’il glace,
Cherchons la grâce de Jésus-Christ.

4-Laissons Marthe en son embarras,
Laissons au lit les délicats,
Marchons, le Ciel compte nos pas,
Cherchons la grâce,
Et qu’il mouille et qu’il glace,
Cherchons la grâce, braves soldats.

5-Laisse tes travaux, laboureur,
Termine tes procès, plaideur,
Renonce à tes péchés, pécheur.
Cherchons la grâce,
Et qu’il mouille et qu’il glace,
Cherchez ma grâce, dit le Seigneur.

6-Demandez, dit Dieu, vous aurez,
Cherchez et vous rencontrerez,
Frappez et puis vous entrerez.
Cherchez ma grâce,
Et qu’il neige et qu’il glace,
Cherchez ma grâce, et vous trouverez.

7-Laisse un peu ton bois, charpentier,
Quitte un peu ton fer, serrurier,
Remets ton ouvrage, ouvrier.
Cherchons la grâce,
Et qu’il tonne et qu’il glace,
Cherchons la grâce, point de quartier.

8-Allons, allons, grands et petits,
Et ne soyons point engourdis.
Nous cherchons des biens infinis.
Cherchons la grâce,
Et qu’il pleuve et qu’il glace,
Cherchons la grâce et le Paradis.

9-C’est le Ciel qu’il faut marchander,
C’est le port qu’il faut aborder,
C’est le bien qu’il faut demander.
Cherchez la grâce,
Et qu’il gèle et qu’il glace,
Cherchons la grâce et sans retarder.

10-Afin d’arriver à ce port,
Combattons bien, travaillons fort,
Voguons, ramons avec effort.
Cherchons la grâce,
Et qu’il vente et qu’il glace,
Cherchons la grâce jusqu’à la mort.

11-Remuez-vous tous, gens paresseux,
Malgré l’éloignement des lieux,
Cherchons la grâce à qui mieux-mieux,
Cherchons la grâce,
Et qu’il neige et qu’il glace,
Cherchons la grâce, achetons les Cieux.

12-Réveillez-vous, gens endormis.
Cherchons, malgré nos ennemis,
Le pardon des péchés commis.
Cherchons la grâce,
Et qu’il mouille et qu’il glace,
Cherchons la grâce, mes chers amis.

13-Allons écouter le Sauveur
Qui parle en un prédicateur,
Afin de toucher notre cœur.
Cherchons la grâce,
Et qui parle et qui passe,
Cherchons la grâce et le vrai bonheur.

14-Allons gagner la mission,
Pour obtenir rémission,
Malgré le monde et le démon.
Cherchons la grâce,
Et qui parle et qui passe,
Cherchons la grâce, allons au sermon.

15-Si nous souffrons pour aller là,
Le Paradis vaut bien cela ;
Animons-nous à qui l’aura.
Cherchons la grâce,
Et qui parle et qui passe,
Cherchons la grâce, Dieu nous paiera.

16-Cherchons donc le Ciel fortement,
Cherchons sa gloire uniquement,
Montant au Ciel, au firmament,
A la Couronne,
Et qu’il vente et qu’il tonne,
A la Couronne éternellement.

1- Veut-on faire un choix excellent
Des plus saintes Prières,
Et méditer en même temps
Les principaux mystères ?
Le Rosaire en est un précis :
Ces deux trésors y sont compris,
Trésors inépuisables,
Puisque le ciel en est le prix,
Ils sont inestimables.


2- Le Rosaire est donc un moyen,
Et des plus efficaces
Pour trouver le souverain bien
Et la source des grâces ;
On y médite les vertus,
Lesquelles conviennent le plus
Selon chaque mystère :
On les demande par Jésus
Et par sa sainte Mère.


3- Il renferme trois chapelets,
Qui font quinze dizaines :
On trouve ici quinze couplets,
Pour les offrir sans peines,
C’est par cinq mystères joyeux
Et cinq mystères douloureux
Qu’on fait quinze demandes,
Y joignant les cinq glorieux :
Les quinze ont quinze offrandes.


4- Toute notre religion
Consiste en ces mystères,
Mais c’est la méditation
Qui les rend salutaires :
On les honore en général,
Ensuite les quinze en détail,
Méditant leurs merveilles ;
Chaque mystère est un canal
De grâces non pareilles.


5- En joignant le cœur à la voix,
L’esprit à la parole,
On le commence par la Croix
En disant le Symbole,
Puis un Pater et trois Ave
Pour adorer la Trinité
Dont Marie est le Temple,
Le Rosaire ainsi récité,
On y prie et contemple.


SUR LA CROIX

6- Adorons dans la Trinité
Un Dieu seul par essence,
Trois personnes dans l’Unité,
D’une même substance.
Croyons en Dieu très fermement,
Espérons en Dieu sûrement ;
Car, c’est notre bon Père,
Aimons Dieu souverainement,
C’est le seul nécessaire.


L’ANNONCIATION

7- Un Ange du Ciel descendit
Et salua Marie :
Elle conçut du Saint-Esprit
Jésus, le fruit de vie :
Un Dieu prend notre humanité,
L’unit à sa Divinité,
Une Vierge est féconde :
Admirons tous l’humilité
D’un Dieu qui vient au monde.


LA VISITATION

8- La Vierge, enceinte du Sauveur,
Alla, non sans mystère,
Sanctifier son Précurseur
Dans le sein de Sa Mère :
Pratiquons donc la charité
Et les devoirs d’humanité
À l’égard de nos frères,
Inspirons-leur la sainteté,
Soulageons leurs misères !


LA NATIVITÉ

9- Celui que Dieu même produit
Dans son sein adorable,
Est né d’une Vierge, à minuit,
Dans une pauvre étable :
Ce pauvre lieu nous fait horreur.
Mais écoutons-y le Sauveur
Qui parle en son silence :
Bienheureux les pauvres de cœur,
Leur trésor est immense.


LA PURIFICATION

10- Jésus s’offre au Temple pour nous,
Par les mains de Marie,
Pour calmer Dieu dans son courroux,
Par une double hostie :
Il faut, pour observer la Loi,
Sacrifier tout à la Foi,
Remplir toute justice,
Craindre et purifier en soi
Jusqu’à l’ombre du vice.


LE RECOUVREMENT DE JÉSUS

11- Elle trouve au Temple son Fils,
Après trois jours d’absence,
Parmi les docteurs tout surpris
De sa haute science :
Cherchons donc toujours le Sauveur
Comme Marie avec ferveur.
Pour le trouver sans cesse,
Cherchons avec la même ardeur,
La divine Sagesse.


L’AGONIE DE JÉSUS-CHRIST

12- Jésus, triste jusqu’à la mort,
Au Jardin des Olives,
Sua du Sang par un effort
Des douleurs les plus vives ;
Pleurons sur nous-mêmes aujourd’hui,
Veillons et prions comme lui :
Mêlons nos pleurs aux siennes :
Nos péchés l’accablent d’ennui,
N’augmentons pas ses peines.


LA FLAGELLATION

13- Son Sang s’écoule à gros ruisseaux
Pendant qu’on le flagelle,
Sa chair s’en va toute en lambeaux,
Oh ! la douleur cruelle !
Apprenons à mortifier,
À punir et crucifier
Notre chair si rebelle,
Pour la soumettre et conserver
Sans tache criminelle.


LE COURONNEMENT D’ÉPINES

14- La Couronne du Roi des cieux
Est d’épines piquantes,
On lui fait, en bandant ses yeux,
Mille insultes sanglantes :
Ne rougissons point de la Croix,
Souffrons comme le Roi des rois,
Qu’on nous raille ou nous gronde ;
Soyons bien soumis à ses lois,
Et méprisons le monde.


LE PORTEMENT DE CROIX

15- Jésus-Christ portant une Croix,
Dessus sa chair sanglante
Se trouve accablé de son poids
Tant elle était pesante :
Ne l’accablons pas de nouveau
En ajoutant à son fardeau
Quelque nouvelle offense,
Mais imitons ce doux Agneau,
Sa douce patience.


LE CRUCIFIEMENT

16- Jésus, abandonné de tous
Sous les yeux de sa Mère,
Est enfin mort d’amour pour nous
Sur la Croix du Calvaire.
Nos péchés seuls l’ont fait souffrir,
Nos péchés seuls l’ont fait mourir :
Versons, versons des larmes.
Portons la Croix sans déplaisir :
Elle n’est pas sans charmes.


LA RÉSURRECTION

17- Trois jours après, ce Dieu très fort
Ressuscite avec gloire,
Ayant, sur l’enfer et la mort,
Une pleine victoire :
Ressuscitons avec Jésus,
Faisons vivre en nous les vertus
Et mourons à tout vice ;
Dorénavant, ne péchons plus ;
Que tous se convertissent.


L’ASCENSION

18- Jésus-Christ monte en Paradis
Pour préparer nos places.
Ce Royaume nous est acquis,
Si nous suivons ses traces :
Désirons le Ciel ardemment,
Soupirons à chaque moment
Après notre patrie,
Et méprisons chrétiennement
Les biens de cette vie.


LA PENTECÔTE

19- Jésus remplit du Saint-Esprit
Marie et les Apôtres :
Par eux ensuite il en remplit
Le cœur de plusieurs autres :
Prions ce Dieu de vérité,
De lumière et de sainteté
Qu’il éclaire notre âme,
Prions ce Dieu de charité
Qu’il l’anime et l’enflamme.


L’ASSOMPTION

20- Marie est morte par amour,
Elle est ressuscitée,
Puis élevée au même jour
Jusqu’au Ciel empyrée :
Pour mourir très heureusement
Et monter au Ciel sûrement,
Faisons-le par Marie,
Et la servons dévotement
En imitant sa vie.


LE COURONNEMENT DE LA VIERGE

21- Marie est couronnée aux Cieux
Comme une Souveraine,
Elle veut être en ces bas lieux
Sensible à notre peine :
Demandons par elle à son Fils,
Cette Couronne qu’il promit
À la persévérance
Et la gloire du Paradis
Pour notre récompense.

 

R./ Mère de Dieu, vous êtes notre Mère :
Donnez-nous votre bénédiction,
Supportez-nous malgré notre misère
Et nous gardez du monde et du démon.

 

******************************


PROMESSES QUE NOTRE-DAME FIT AU BIENHEUREUX ALAIN DE LA ROCHE EN 1464 RELATIVEMENT A LA DÉVOTION AU TRÈS SAINT ROSAIRE


« 1- A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.


2- Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.


3- Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.


4- Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les coeurs
l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !


5- Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas.


6- Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur : pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en
grâce et deviendra digne de la Vie éternelle.


7- Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.


8- Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des
Bienheureux.


9- Je délivrerai très promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.


10- Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel.


11- Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.


12- Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.


13- J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les Saints du Ciel.


14- Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et soeurs de Jésus-Christ.


15- La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination. »


AJPM310 : L'oiseau de Paradis (3) : sur le canon de Pachelbel (St J-M Vianney)

AJPM309 : L'enfer (2) (cantique montfortain)

DEMANDE :
1- Malheureuses créatures,
Que le Dieu de l'univers,
Par d’éternelles tortures
Punit au fond des enfers.

R.1/ Dites-nous, dites-nous,
Quels tourments endurez-vous ?


RÉPONSE :

2- Nos tourments sont trop horribles :
Pourriez-vous les écouter ?
Ils sont incompréhensibles ;
Dieu seul peut les raconter.

R.2/ Hélas ! hélas ! hélas !
Mortels, ne nous suivez pas.


3- Vains adorateurs du monde,
Où sont toutes ces grandeurs
Et la gloire que l’on fonde
Sur l'éclat des faux honneurs ?


4- Ah ! cette gloire est passée
Comme un songe de la nuit,
Qui, trompant notre pensée,
À notre réveil s'enfuit.


5- Méchants qui par avarice
Avez fait tort au prochain,
Qui, contre toute justice
Dérobiez à toute main.


6- Ah ! Dieu prend en main la cause
Du pauvre et de l’orphelin ;
Faut-il, pour si peu de chose,
Souffrir un tourment sans fin ?


7- Que vous reste-t-il, avares,
De cet argent, de cet or,
Et de tous ces meubles rares
Qui faisaient votre trésor ?


8- Une éternelle indigence
Est le déplorable fruit
Que notre avare opulence
Pour jamais nous a produit.


9- Racontez-nous, impudiques,
Les douleurs que vous sentez,
Pour vos infâmes pratiques
Et vos sales voluptés.


10- Ah ! pour des plaisirs infâmes,
Pour des plaisirs d'un moment,
Faut-il, au milieu des flammes,
Brûler éternellement !

11- Pauvres âmes condamnées
Au feu de l'éternité  
Pour un péché de pensée
Que vous avez négligé.


12- Pour un agréable songe
Qui n'a duré qu'un moment,
Un ver éternel nous ronge
Et nous déchire au dedans.


13- Et vous, mondains, pour vos danses,
Pour vos divertissements,
Pour vos jeux et vos dépenses,
Et vos vains amusements.

14- Ah ! maudits soient nos délices,
Nos danses, festins et jeux,
Qui sont cause des supplices
Que nous souffrons en ces feux.


15- Vous qui, dans les compagnies,
Par vos discours médisants
Et vos noires calomnies,
Déchiriez les innocents.


16- Ô Dieu, que les médisances,
Dont on se fait tant d’honneur,
Causent d'extrêmes souffrances
Dans ce lieu rempli d'horreur !


17- Vous qui, même aux jours de fête,
Méprisant l'honneur divin,
Par un mouvement de bête,
Alliez vous remplir de vin.


18- Notre langue est arrosée
Du fiel amer des dragons ;
Notre bouche est embrasée
Des feux que nous respirons.


19- Cœurs irréconciliables,
Inflexibles ennemis,
Par vos haines implacables,
Où vous êtes-vous réduits ?


20- Ah ! malheureux que nous sommes !
Pour n'avoir pas pardonné,
Le juste vengeur des hommes
Nous a pour jamais damnés.


21- Vous qui, tout le jour, oiseuses,
Ne vous occupez à rien,
Âmes lâches, paresseuses
Qui n'avez fait aucun bien.


22- Oisiveté détestable,
Ô temps perdu pour jamais !
Que ta perte irréparable
Me coûte ici de regrets !


23- Enfants sans obéissance,
Sans respect et sans amour,
Qui traitiez sans déférence
Ceux dont vous tenez le jour.


24- Pour n'avoir pas voulu rendre
Nos respects à nos parents,
Vous ne sauriez bien comprendre
Combien nos tourments sont grands.


25- Vous, langues abominables,
Jureurs du saint nom de Dieu,
Blasphémateurs exécrables,
Qui vous tourmente en ce feu ?


26- Mille langues de vipères
Nous rongent incessamment :
C' est des langues téméraires
Le très juste châtiment.


27- Vous qui, par crainte ou par honte,
Cachiez à vos confesseurs
Des péchés dont tenait compte
Le Dieu qui sonde les cœurs.


28- Infortunés que nous sommes,
Nous éprouvons en ce lieu,
Qu’en vain l’on se cache aux hommes,
Quand on est connu de Dieu.


29- Répondez, pécheurs infâmes,
Qui, le crime au fond du cœur,
Osiez présenter vos âmes
À la Table du Seigneur.


30- Ô sainte et vivante Hostie !
Hélas ! par un triste sort,
Loin de nous donner la vie
Tu nous as donné la mort.


31- Dans ce gouffre épouvantable,
Dans ce séjour plein d'horreur,
Des tourments dont vous accable
Le courroux d' un Dieu vengeur,


R./ Dites-nous, dites-nous,
Quel est le plus grand de tous?

32- Le tourment le plus horrible
N’est pas le tourment du feu ;
Il en est un plus terrible :
C' est de ne voir jamais Dieu !


33- Allez donc, maudites âmes,
Esprits réprouvez de Dieu,
Allez brûler dans les flammes.
Adieu pour Jamais, adieu !

R./ Hélas ! hélas ! hélas !
Chrétiens, ne vous damnez pas !


34- « Pour jamais » est-il possible ?
« Jamais » , que ce terme est long !
Cette éternité terrible  
Nous abat et nous confond.


R./ Hélas! hélas! hélas !
Chrétiens, ne vous damnez pas !

1- Voici une belle histoire
Que saint Jean-Marie Vianney
Vient nous remettre en mémoire
Et que lui-même contait.

2- C’était dans un monastère
Qu’il y avait une fois
Un bon religieux, un frère
Qui se disait à part soi,

3- Que dans le Ciel-Empyrée
Il allait bien s’ennuyer
À cause de la durée
Du temps qui ne peut passer.

4- Mais la sainte Providence
Le voyant dans cet état,
Lui donna l’intelligence
Par ce qu’il lui arriva.

5- Par une belle journée
Il sortit dans le jardin ;
Voici que sous la ramée
Il entendit un serein.

6- Levant les yeux, il regarde !
Il voit ce petit oiseau.
En le fixant, il n’a garde
De bouger, tant il est beau.

7- Il le fixe et fixe encore,
Et plus il le trouve beau :
Ses plumes couleur d’aurore
L’entraînent toujours plus haut.

8- Il vole de branche en branche
Et chante tout à loisir :
Il s’approche et puis se penche,
Se tourne et chante à ravir.

9- Le frère alors veut le prendre :
Le voilà partit plus loin.
Son chant est si doux, si tendre !
Il chante et chante sans fin.

10- Pendant une demi-heure
Le frère poursuit l’oiseau !
Il est tout près, il l’effleure !
D’un coup d’aile il est en haut.

11- Il vole, vole et s’envole,
Et voilà qu’il disparaît.
Le moine est là, sans parole !
Mais le voilà qui s’effraie !

12- Et il se dit en lui-même
Qu’il est bien temps de rentrer.
Il se sent hors de soi-même.
« Quel est ce nouveau portier ? »

13- Il ne reconnaît personne !
« Où sont mes Pères ? » dit-il.
Même la cloche qui sonne
Semble une autre, pense-t-il.

14- Les frères le dévisagent :
On ne le reconnaît pas.
Il dit son nom et son âge !
Rien n’y fait ! On ne sait pas.

15- Et l’on ouvre les registres :
Il y a au moins cent ans
Qu’on y voit, qu’on enregistre
Ce frère que l’on entend.

16- Cent ans, une demi-heure !
Il a compris la leçon.
Cent ans semblent tout à l’heure !
Et voilà bien ce que sont

17- Les heures de l’Empyrée :
Une heure, une éternité :
C’est l’éternelle journée
Où le temps ne peut durer.

18- Si un pauvre volatile
A pu le prendre cent ans,
Le Paradis en vaut mille
Et mille et mille et mille ans.

 

Gilbert Chevalier (aveugle)

 

***********************

 

Le saint Curé d’Ars aimait beaucoup raconter l’histoire suivante :

« Il y avait, une fois, un bon religieux qui croyait qu’en Paradis le temps allait bien lui durer. Le Bon Dieu lui fit voir que non. Un jour qu’il était sorti dans les jardins du monastère, il vit un petit oiseau qui sautait de branche en branche et qui devenait toujours plus beau, à mesure qu’il le regardait. À la fin, il était si beau que le moine ne pouvait en détacher sa vue ; il se mit à le poursuivre, et il aurait bien voulu le prendre. Cependant, il s’arrêta, pensant qu’il y avait bien une demi-heure qu’il était à courir après son oiseau. Il rentra au monastère, et il fut très surpris de trouver, à la porte, un Frère qu’il n’avait jamais vu et le Frère ne le connaissait pas davantage. Son étonnement redoubla, lorsque, en parcourant la maison, il n’aperçut que des visages inconnus et des figures nouvelles. Il dit : « Et nos Pères, où sont-ils ? » Les autres le regardaient sans comprendre. Enfin, il dit son nom : on chercha dans les registres, et on vit qu’il y avait cent ans qu’il était sorti... Le Bon Dieu lui montra ainsi que le temps ne dure pas en Paradis. »

("La Mine d’or du Catéchiste ou le Catéchisme des Familles" par l’abbé Villeneuve, 1920)

AJPM311 : Ave Maria de Fatima (9) : "Dans la lande claire" (J-M & G Chevalier)

AJPM312 : 37 paroles de Saints

37 paroles fortes 
de plusieurs Saints 
(PDF)
390 ko
37_paroles_fortes_de_plusieurs_Saints.pdf
AVE MARIA DE FATIMA
(paroles en PDF)
82 ko
AVE_MARIA_DE_FATIMA.pdf

AJPM314 : Explication du Rosaire/Chapelet psalmodié/Méthode montfortaine 

AJPM313 : Vierge Sainte (chant : J-M Chevalier / orgue : Gilbert Chevalier)

1- Vierge Sainte, Dieu t'a choisie
Depuis toute éternité,
Pour nous donner son Fils bien-aimé :
Pleine de grâce, nous t'acclamons !

R./ Ave, ave, ave Maria !

2- Par ta foi et par ton amour,
Ô Servante du Seigneur,
Tu participes à l'œuvre de Dieu :
Pleine de grâce, nous te louons !

3- En donnant aux hommes ton Fils,
Mère riche de bonté,
Tu fais la joie de ton Créateur :
Pleine de grâce, nous t'acclamons !

4- Ô Marie, Refuge très sûr
Pour les hommes, tes enfants,
Tu nous comprends et veilles sur nous :
Pleine de grâce, nous te louons !

5- Rendons gloire au Père très bon,
À son Fils ressuscité,
Au Saint-Esprit qui vit en nos cœurs,
Dans tous les siècles des siècles, Amen !

EXPLICATION DU ROSAIRE

 

1- Veut-on faire un choix excellent
Des plus saintes Prières,
Et méditer en même temps
Les principaux mystères ?
Le Rosaire en est un précis :
Ces deux trésors y sont compris,
Trésors inépuisables ;
Puisque le ciel en est le prix,
Ils sont inestimables.

2- Le Rosaire est donc un moyen,
Et des plus efficaces
Pour trouver le souverain bien
Et la source des grâces ;
On y médite les vertus,
Lesquelles conviennent le plus
Selon chaque mystère :
On les demande par Jésus
Et par sa sainte Mère.

3- Il renferme trois chapelets,
Qui font quinze dizaines :
On trouve ici quinze couplets,
Pour les offrir sans peines.
C’est par cinq mystères joyeux
Et cinq mystères douloureux
Qu’on fait quinze demandes,
Y joignant les cinq glorieux :
Les quinze ont quinze offrandes.

4- Toute notre religion
Consiste en ces mystères,
Mais c’est la méditation
Qui les rend salutaires :
On les honore en général,
Ensuite les quinze en détail,
Méditant leurs merveilles ;
Chaque mystère est un canal
De grâces non pareilles.

5- En joignant le cœur à la voix,
L’esprit à la parole,
On le commence par la Croix
En disant le Symbole,
Puis un Pater et trois Ave
Pour adorer la Trinité
Dont Marie est le Temple :
Le Rosaire ainsi récité,
On y prie et contemple.

SUR LA CROIX

6- Adorons dans la Trinité
Un Dieu seul par essence,
Trois personnes dans l’Unité,
D’une même substance.
Croyons en Dieu très fermement,
Espérons en Dieu sûrement,
Car, c’est notre bon Père ;
Aimons Dieu souverainement :
C’est le seul nécessaire.

L’ANNONCIATION

7- Un Ange du Ciel descendit
Et salua Marie :
Elle conçut du Saint-Esprit
Jésus, le fruit de vie.
Un Dieu prend notre humanité,
L’unit à sa Divinité,
Une Vierge est féconde :
Admirons tous l’humilité
D’un Dieu qui vient au monde.

LA VISITATION

8- La Vierge, enceinte du Sauveur,
Alla, non sans mystère,
Sanctifier son Précurseur
Dans le sein de Sa Mère :
Pratiquons donc la charité
Et les devoirs d’humanité
À l’égard de nos frères,
Inspirons-leur la sainteté,
Soulageons leurs misères !

LA NATIVITÉ

9- Celui que Dieu même produit
Dans son sein adorable,
Est né d’une Vierge, à minuit,
Dans une pauvre étable :
Ce pauvre lieu nous fait horreur.
Mais écoutons-y le Sauveur
Qui parle en son silence :
« Bienheureux les pauvres de cœur,
Leur trésor est immense. »

LA PURIFICATION

10- Jésus s’offre au Temple pour nous,
Par les mains de Marie,
Pour calmer Dieu dans son courroux,
Par une double hostie :
Il faut, pour observer la Loi,
Sacrifier tout à la Foi,
Remplir toute justice,
Craindre et purifier en soi
Jusqu’à l’ombre du vice.

LE RECOUVREMENT DE JÉSUS

11- Elle trouve au Temple son Fils,
Après trois jours d’absence,
Parmi les docteurs tout surpris
De sa haute science :
Cherchons donc toujours le Sauveur
Comme Marie avec ferveur.
Pour le trouver sans cesse,
Cherchons avec la même ardeur,
La divine Sagesse.

L’AGONIE DE JÉSUS-CHRIST

12- Jésus, triste jusqu’à la mort,
Au Jardin des Olives,
Sua du Sang par un effort
Des douleurs les plus vives :
Pleurons sur nous-mêmes aujourd’hui,
Veillons et prions comme lui ;
Mêlons nos pleurs aux siennes.
Nos péchés l’accablent d’ennui :
N’augmentons pas ses peines !

LA FLAGELLATION

13- Son Sang s’écoule à gros ruisseaux
Pendant qu’on le flagelle,
Sa chair s’en va toute en lambeaux,
Oh ! la douleur cruelle !
Apprenons à mortifier,
À punir et crucifier
Notre chair si rebelle,
Pour la soumettre et conserver
Sans tache criminelle.

LE COURONNEMENT D’ÉPINES

14- La Couronne du Roi des cieux
Est d’épines piquantes ;
On lui fait, en bandant ses yeux,
Mille insultes sanglantes :
Ne rougissons point de la Croix,
Souffrons comme le Roi des rois,
Qu’on nous raille ou nous gronde ;
Soyons bien soumis à ses lois,
Et méprisons le monde.

LE PORTEMENT DE CROIX

15- Jésus-Christ portant une Croix,
Dessus sa chair sanglante
Se trouve accablé de son poids
Tant elle était pesante :
Ne l’accablons pas de nouveau
En ajoutant à son fardeau
Quelque nouvelle offense,
Mais imitons ce doux Agneau,
Sa douce patience.

LE CRUCIFIEMENT

16- Jésus, abandonné de tous
Sous les yeux de sa Mère,
Est enfin mort d’amour pour nous
Sur la Croix du Calvaire.
Nos péchés seuls l’ont fait souffrir,
Nos péchés seuls l’ont fait mourir :
Versons, versons des larmes.
Portons la Croix sans déplaisir :
Elle n’est pas sans charmes.

LA RÉSURRECTION

17- Trois jours après, ce Dieu très fort
Ressuscite avec gloire,
Ayant, sur l’enfer et la mort,
Une pleine victoire :
Ressuscitons avec Jésus,
Faisons vivre en nous les vertus
Et mourons à tout vice ;
Dorénavant, ne péchons plus :
Que tous se convertissent !

L’ASCENSION

18- Jésus-Christ monte en Paradis
Pour préparer nos places.
Ce Royaume nous est acquis,
Si nous suivons ses traces :
Désirons le Ciel ardemment,
Soupirons à chaque moment
Après notre Patrie,
Et méprisons chrétiennement
Les biens de cette vie.

LA PENTECÔTE


19- Jésus remplit du Saint-Esprit
Marie et les Apôtres ;
Par eux ensuite il en remplit
Le cœur de plusieurs autres :
Prions ce Dieu de vérité,
De lumière et de sainteté
Qu’il éclaire notre âme ;
Prions ce Dieu de charité
Qu’il l’anime et l’enflamme.

L’ASSOMPTION

20- Marie est morte par amour,
Elle est ressuscitée,
Puis élevée au même jour
Jusqu’au Ciel empyrée :
Pour mourir très heureusement
Et monter au Ciel sûrement,
Faisons-le par Marie,
Et la servons dévotement
En imitant sa vie.

LE COURONNEMENT DE LA VIERGE

21- Marie est couronnée aux Cieux
Comme une Souveraine,
Elle veut être en ces bas lieux
Sensible à notre peine :
Demandons par elle à son Fils,
Cette Couronne qu’il promit
À la persévérance
Et la gloire du Paradis
Pour notre récompense.

R./ Mère de Dieu, vous êtes notre Mère :
Donnez-nous votre bénédiction,
Supportez-nous malgré notre misère
Et nous gardez du monde et du démon.

 

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Méthode pour réciter le Rosaire par St Louis-Marie Grignion de Montfort :

OFFRANDE GÉNÉRALE DU ROSAIRE


Je m’unis à tous les saints qui sont dans le ciel, à tous les justes qui sont sur la terre; je m’unis à vous, mon Jésus, pour louer dignement votre sainte Mère et vous louer en Elle et par Elle. Je renonce à toutes distractions qui me pourront venir pendant ce chapelet.

Nous vous offrons, sainte Vierge, ce Credo pour honorer votre foi sur la terre et vous demander part à cette même foi.
Nous vous offrons ce Pater, Seigneur, pour vous adorer dans votre unité, et vous reconnaître comme le premier principe et la fin de toutes choses.
Nous vous offrons, très sainte Trinité, ces trois Ave Maria pour vous remercier de toutes les grâces que vous avez faites à Marie, et que vous nous avez faites par son intercession.

1 Pater et 3 Ave, Gloria Patri, etc.

MYSTÈRES JOYEUX

I- L’ANNONCIATION


Nous vous offrons cette première dizaine, Seigneur Jésus, en l’honneur du mystère de votre Incarnation, et nous vous demandons, par ce mystère et par l’intercession de votre sainte Mère, une profonde humilité de cœur.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de l’Incarnation, descendez dans mon âme et la rendez vraiment humble.

II- LA VISITATION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette deuxième dizaine en l’honneur de la Visitation de votre sainte Mère à sa cousine sainte Élisabeth, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de Marie, une parfaite charité envers notre prochain.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Visitation, descendez dans mon âme et la rendez vraiment charitable.

III- LA NATIVITÉ

Nous vous offrons cette troisième dizaine, Enfant Jésus, en l’honneur de votre sainte Nativité, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, le détachement des biens du monde, l’amour de la pauvreté et des pauvres.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Nativité, descendez en mon âme et la rendez pauvre d’esprit.

IV- LA PRÉSENTATION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l’honneur de votre Présentation au Temple par les mains de Marie, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, le don de la sagesse et la pureté de cœur et de corps.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Purification, descendez dans mon âme et la rendez vraiment sage et vraiment pure.

V- LE RECOUVREMENT

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l’honneur de votre Recouvrement par Marie au milieu des docteurs, lorsqu’elle vous eut égaré, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, notre conversion et celle des pécheurs, hérétiques et schismatiques, et idolâtres.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère du Recouvrement de Jésus au Temple, descendez dans mon âme et la convertissez véritablement.

MYSTÈRES DOULOUREUX

VI- L’AGONIE


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette sixième dizaine en l’honneur de votre Agonie mortelle au jardin des Olives, et nous vous demandons, par ce mystère et par l’intercession de votre sainte Mère, une parfaite contrition de nos péchés et une parfaite conformité à votre sainte volonté.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de l’Agonie de Jésus, descendez dans mon âme et la rendez vraiment contrite et conforme à la volonté de Dieu.

VII- LA FLAGELLATION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette septième dizaine en l’honneur de votre sanglante Flagellation, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une parfaite mortification de nos sens.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de la Flagellation de Jésus, descendez en mon âme et la rendez vraiment mortifiée.

VIII- LE COURONNEMENT D’ÉPINES

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette huitième dizaine en l’honneur de votre cruel Couronnement d’épines, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, un grand mépris du monde.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère du Couronnement d’épines de Jésus, descendez en mon âme et la rendez vraiment contraire au monde.

IX- LE PORTEMENT DE CROIX

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette neuvième dizaine en l’honneur de votre Portement de croix, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une grande patience pour porter notre croix à votre suite tous les jours de notre vie.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère du Portement de Croix, descendez en mon âme et la rendez vraiment patiente.

X- LE CRUCIFIEMENT

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette dixième dizaine en l’honneur de votre Crucifiement sur le Calvaire, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une grande horreur du péché, l’amour de la Croix, et une bonne mort pour nous et pour ceux qui sont maintenant à l’agonie.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Mort et Passion de Jésus-Christ, descendez en mon âme et la rendez vraiment sainte.

MYSTÈRES GLORIEUX

XI- LA RÉSURRECTION


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette onzième dizaine en l’honneur de votre triomphante Résurrection, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une vive foi.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de la Résurrection, descendez en mon âme et la rendez vraiment fidèle.

XII- L’ASCENSION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette douzième dizaine en l’honneur de votre glorieuse Ascension, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une ferme espérance et un grand désir du paradis.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de l’Ascension de Jésus-Christ, descendez en mon âme et la rendez vraiment céleste.

XIII- LA PENTECÔTE

Nous vous offrons, Saint-Esprit, cette treizième dizaine en l’honneur du mystère de la Pentecôte, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de Marie, votre fidèle Épouse, la divine sagesse pour connaître, goûter et pratiquer la vérité et la faire participer à tout le monde.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de la Pentecôte, descendez en mon âme et la rendez vraiment sage selon Dieu.

XIV- L’ASSOMPTION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatorzième dizaine en l’honneur de la Conception Immaculée et de l’Assomption en corps et en âme de votre sainte Mère dans les cieux, et nous vous demandons, par ces deux mystères et son intercession, une vraie dévotion envers elle, pour bien vivre et bien mourir.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de l’Immaculée Conception et de l’Assomption de Marie, descendez en mon âme et la rendez vraiment dévote à Marie.

XV- LE COURONNEMENT DE MARIE

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quinzième et dernière dizaine, en l’honneur du Couronnement de gloire de votre sainte Mère dans les cieux, et nous vous demandons, par ce mystère et son intercession, la persévérance et l’augmentation dans la vertu jusqu’à la mort, et la couronne éternelle, qui nous est préparée. Nous vous demandons la même grâce pour tous les justes et tous nos bienfaiteurs.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Nous vous prions, Seigneur Jésus, par les quinze mystères de votre Vie, votre Mort et Passion, et votre gloire et les mérites de votre sainte Mère, de convertir les pécheurs, d’aider les agonisants, de délivrer les âmes du purgatoire, et de nous donner à tous votre grâce pour bien vivre et bien mourir, et votre gloire pour vous voir face à face et vous aimer pendant l’éternité. Ainsi soit-il.

Je vous salue, Marie,
Je vous offre mon pauvre cœur,
Je vous donne ma vie
Et mon honneur.
Souffrez, de grâce,
Que tout bien passe
Par vous à Dieu mon Créateur.

*****************************


PROMESSES QUE NOTRE-DAME FIT AU BIENHEUREUX ALAIN DE LA ROCHE EN 1464 RELATIVEMENT A LA DÉVOTION AU TRÈS SAINT ROSAIRE


« 1- A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.


2- Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.


3- Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.


4- Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les coeurs
l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !


5- Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas.


6- Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur : pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en
grâce et deviendra digne de la Vie éternelle.


7- Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.


8- Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des
Bienheureux.


9- Je délivrerai très promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.


10- Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel.


11- Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.


12- Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.


13- J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les Saints du Ciel.


14- Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et soeurs de Jésus-Christ.


15- La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination. »


AJPM315 : Chant de la promesse Scout : "Je veux t'aimer sans cesse"(J-M & G Chevalier)

AJPM316 : Récitation du Chapelet avec Méthode & Explication montfortaines

Méthode pour réciter le Rosaire par St Louis-Marie Grignion de Montfort :

OFFRANDE GÉNÉRALE DU ROSAIRE


Je m’unis à tous les saints qui sont dans le ciel, à tous les justes qui sont sur la terre; je m’unis à vous, mon Jésus, pour louer dignement votre sainte Mère et vous louer en Elle et par Elle. Je renonce à toutes distractions qui me pourront venir pendant ce chapelet.

Nous vous offrons, sainte Vierge, ce Credo pour honorer votre foi sur la terre et vous demander part à cette même foi.
Nous vous offrons ce Pater, Seigneur, pour vous adorer dans votre unité, et vous reconnaître comme le premier principe et la fin de toutes choses.
Nous vous offrons, très sainte Trinité, ces trois Ave Maria pour vous remercier de toutes les grâces que vous avez faites à Marie, et que vous nous avez faites par son intercession.

1 Pater et 3 Ave, Gloria Patri, etc.

MYSTÈRES JOYEUX

I- L’ANNONCIATION


Nous vous offrons cette première dizaine, Seigneur Jésus, en l’honneur du mystère de votre Incarnation, et nous vous demandons, par ce mystère et par l’intercession de votre sainte Mère, une profonde humilité de cœur.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de l’Incarnation, descendez dans mon âme et la rendez vraiment humble.

II- LA VISITATION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette deuxième dizaine en l’honneur de la Visitation de votre sainte Mère à sa cousine sainte Élisabeth, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de Marie, une parfaite charité envers notre prochain.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Visitation, descendez dans mon âme et la rendez vraiment charitable.

III- LA NATIVITÉ

Nous vous offrons cette troisième dizaine, Enfant Jésus, en l’honneur de votre sainte Nativité, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, le détachement des biens du monde, l’amour de la pauvreté et des pauvres.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Nativité, descendez en mon âme et la rendez pauvre d’esprit.

IV- LA PRÉSENTATION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l’honneur de votre Présentation au Temple par les mains de Marie, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, le don de la sagesse et la pureté de cœur et de corps.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Purification, descendez dans mon âme et la rendez vraiment sage et vraiment pure.

V- LE RECOUVREMENT

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l’honneur de votre Recouvrement par Marie au milieu des docteurs, lorsqu’elle vous eut égaré, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, notre conversion et celle des pécheurs, hérétiques et schismatiques, et idolâtres.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère du Recouvrement de Jésus au Temple, descendez dans mon âme et la convertissez véritablement.

MYSTÈRES DOULOUREUX

VI- L’AGONIE


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette sixième dizaine en l’honneur de votre Agonie mortelle au jardin des Olives, et nous vous demandons, par ce mystère et par l’intercession de votre sainte Mère, une parfaite contrition de nos péchés et une parfaite conformité à votre sainte volonté.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de l’Agonie de Jésus, descendez dans mon âme et la rendez vraiment contrite et conforme à la volonté de Dieu.

VII- LA FLAGELLATION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette septième dizaine en l’honneur de votre sanglante Flagellation, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une parfaite mortification de nos sens.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de la Flagellation de Jésus, descendez en mon âme et la rendez vraiment mortifiée.

VIII- LE COURONNEMENT D’ÉPINES

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette huitième dizaine en l’honneur de votre cruel Couronnement d’épines, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, un grand mépris du monde.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère du Couronnement d’épines de Jésus, descendez en mon âme et la rendez vraiment contraire au monde.

IX- LE PORTEMENT DE CROIX

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette neuvième dizaine en l’honneur de votre Portement de croix, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une grande patience pour porter notre croix à votre suite tous les jours de notre vie.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère du Portement de Croix, descendez en mon âme et la rendez vraiment patiente.

X- LE CRUCIFIEMENT

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette dixième dizaine en l’honneur de votre Crucifiement sur le Calvaire, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une grande horreur du péché, l’amour de la Croix, et une bonne mort pour nous et pour ceux qui sont maintenant à l’agonie.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de la Mort et Passion de Jésus-Christ, descendez en mon âme et la rendez vraiment sainte.

MYSTÈRES GLORIEUX

XI- LA RÉSURRECTION


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette onzième dizaine en l’honneur de votre triomphante Résurrection, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une vive foi.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de la Résurrection, descendez en mon âme et la rendez vraiment fidèle.

XII- L’ASCENSION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette douzième dizaine en l’honneur de votre glorieuse Ascension, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de votre sainte Mère, une ferme espérance et un grand désir du paradis.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce du mystère de l’Ascension de Jésus-Christ, descendez en mon âme et la rendez vraiment céleste.

XIII- LA PENTECÔTE

Nous vous offrons, Saint-Esprit, cette treizième dizaine en l’honneur du mystère de la Pentecôte, et nous vous demandons, par ce mystère et l’intercession de Marie, votre fidèle Épouse, la divine sagesse pour connaître, goûter et pratiquer la vérité et la faire participer à tout le monde.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de la Pentecôte, descendez en mon âme et la rendez vraiment sage selon Dieu.

XIV- L’ASSOMPTION

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatorzième dizaine en l’honneur de la Conception Immaculée et de l’Assomption en corps et en âme de votre sainte Mère dans les cieux, et nous vous demandons, par ces deux mystères et son intercession, une vraie dévotion envers elle, pour bien vivre et bien mourir.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Grâce de l’Immaculée Conception et de l’Assomption de Marie, descendez en mon âme et la rendez vraiment dévote à Marie.

XV- LE COURONNEMENT DE MARIE

Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quinzième et dernière dizaine, en l’honneur du Couronnement de gloire de votre sainte Mère dans les cieux, et nous vous demandons, par ce mystère et son intercession, la persévérance et l’augmentation dans la vertu jusqu’à la mort, et la couronne éternelle, qui nous est préparée. Nous vous demandons la même grâce pour tous les justes et tous nos bienfaiteurs.

1 Pater, 10 Ave Maria, Gloria Patri.

Nous vous prions, Seigneur Jésus, par les quinze mystères de votre Vie, votre Mort et Passion, et votre gloire et les mérites de votre sainte Mère, de convertir les pécheurs, d’aider les agonisants, de délivrer les âmes du purgatoire, et de nous donner à tous votre grâce pour bien vivre et bien mourir, et votre gloire pour vous voir face à face et vous aimer pendant l’éternité. Ainsi soit-il.

Je vous salue, Marie,
Je vous offre mon pauvre cœur,
Je vous donne ma vie
Et mon honneur.
Souffrez, de grâce,
Que tout bien passe
Par vous à Dieu mon Créateur.

*************************

EXPLICATION DU ROSAIRE

 

1- Veut-on faire un choix excellent
Des plus saintes Prières,
Et méditer en même temps
Les principaux mystères ?
Le Rosaire en est un précis :
Ces deux trésors y sont compris,
Trésors inépuisables ;
Puisque le ciel en est le prix,
Ils sont inestimables.

2- Le Rosaire est donc un moyen,
Et des plus efficaces
Pour trouver le souverain bien
Et la source des grâces ;
On y médite les vertus,
Lesquelles conviennent le plus
Selon chaque mystère :
On les demande par Jésus
Et par sa sainte Mère.

3- Il renferme trois chapelets,
Qui font quinze dizaines :
On trouve ici quinze couplets,
Pour les offrir sans peines.
C’est par cinq mystères joyeux
Et cinq mystères douloureux
Qu’on fait quinze demandes,
Y joignant les cinq glorieux :
Les quinze ont quinze offrandes.

4- Toute notre religion
Consiste en ces mystères,
Mais c’est la méditation
Qui les rend salutaires :
On les honore en général,
Ensuite les quinze en détail,
Méditant leurs merveilles ;
Chaque mystère est un canal
De grâces non pareilles.

5- En joignant le cœur à la voix,
L’esprit à la parole,
On le commence par la Croix
En disant le Symbole,
Puis un Pater et trois Ave
Pour adorer la Trinité
Dont Marie est le Temple :
Le Rosaire ainsi récité,
On y prie et contemple.

SUR LA CROIX

6- Adorons dans la Trinité
Un Dieu seul par essence,
Trois personnes dans l’Unité,
D’une même substance.
Croyons en Dieu très fermement,
Espérons en Dieu sûrement,
Car, c’est notre bon Père ;
Aimons Dieu souverainement :
C’est le seul nécessaire.

L’ANNONCIATION

7- Un Ange du Ciel descendit
Et salua Marie :
Elle conçut du Saint-Esprit
Jésus, le fruit de vie.
Un Dieu prend notre humanité,
L’unit à sa Divinité,
Une Vierge est féconde :
Admirons tous l’humilité
D’un Dieu qui vient au monde.

LA VISITATION

8- La Vierge, enceinte du Sauveur,
Alla, non sans mystère,
Sanctifier son Précurseur
Dans le sein de Sa Mère :
Pratiquons donc la charité
Et les devoirs d’humanité
À l’égard de nos frères,
Inspirons-leur la sainteté,
Soulageons leurs misères !

LA NATIVITÉ

9- Celui que Dieu même produit
Dans son sein adorable,
Est né d’une Vierge, à minuit,
Dans une pauvre étable :
Ce pauvre lieu nous fait horreur.
Mais écoutons-y le Sauveur
Qui parle en son silence :
« Bienheureux les pauvres de cœur,
Leur trésor est immense. »

LA PURIFICATION

10- Jésus s’offre au Temple pour nous,
Par les mains de Marie,
Pour calmer Dieu dans son courroux,
Par une double hostie :
Il faut, pour observer la Loi,
Sacrifier tout à la Foi,
Remplir toute justice,
Craindre et purifier en soi
Jusqu’à l’ombre du vice.

LE RECOUVREMENT DE JÉSUS

11- Elle trouve au Temple son Fils,
Après trois jours d’absence,
Parmi les docteurs tout surpris
De sa haute science :
Cherchons donc toujours le Sauveur
Comme Marie avec ferveur.
Pour le trouver sans cesse,
Cherchons avec la même ardeur,
La divine Sagesse.

L’AGONIE DE JÉSUS-CHRIST

12- Jésus, triste jusqu’à la mort,
Au Jardin des Olives,
Sua du Sang par un effort
Des douleurs les plus vives :
Pleurons sur nous-mêmes aujourd’hui,
Veillons et prions comme lui ;
Mêlons nos pleurs aux siennes.
Nos péchés l’accablent d’ennui :
N’augmentons pas ses peines !

LA FLAGELLATION

13- Son Sang s’écoule à gros ruisseaux
Pendant qu’on le flagelle,
Sa chair s’en va toute en lambeaux,
Oh ! la douleur cruelle !
Apprenons à mortifier,
À punir et crucifier
Notre chair si rebelle,
Pour la soumettre et conserver
Sans tache criminelle.

LE COURONNEMENT D’ÉPINES

14- La Couronne du Roi des cieux
Est d’épines piquantes ;
On lui fait, en bandant ses yeux,
Mille insultes sanglantes :
Ne rougissons point de la Croix,
Souffrons comme le Roi des rois,
Qu’on nous raille ou nous gronde ;
Soyons bien soumis à ses lois,
Et méprisons le monde.

LE PORTEMENT DE CROIX

15- Jésus-Christ portant une Croix,
Dessus sa chair sanglante
Se trouve accablé de son poids
Tant elle était pesante :
Ne l’accablons pas de nouveau
En ajoutant à son fardeau
Quelque nouvelle offense,
Mais imitons ce doux Agneau,
Sa douce patience.

LE CRUCIFIEMENT

16- Jésus, abandonné de tous
Sous les yeux de sa Mère,
Est enfin mort d’amour pour nous
Sur la Croix du Calvaire.
Nos péchés seuls l’ont fait souffrir,
Nos péchés seuls l’ont fait mourir :
Versons, versons des larmes.
Portons la Croix sans déplaisir :
Elle n’est pas sans charmes.

LA RÉSURRECTION

17- Trois jours après, ce Dieu très fort
Ressuscite avec gloire,
Ayant, sur l’enfer et la mort,
Une pleine victoire :
Ressuscitons avec Jésus,
Faisons vivre en nous les vertus
Et mourons à tout vice ;
Dorénavant, ne péchons plus :
Que tous se convertissent !

L’ASCENSION

18- Jésus-Christ monte en Paradis
Pour préparer nos places.
Ce Royaume nous est acquis,
Si nous suivons ses traces :
Désirons le Ciel ardemment,
Soupirons à chaque moment
Après notre Patrie,
Et méprisons chrétiennement
Les biens de cette vie.

LA PENTECÔTE


19- Jésus remplit du Saint-Esprit
Marie et les Apôtres ;
Par eux ensuite il en remplit
Le cœur de plusieurs autres :
Prions ce Dieu de vérité,
De lumière et de sainteté
Qu’il éclaire notre âme ;
Prions ce Dieu de charité
Qu’il l’anime et l’enflamme.

L’ASSOMPTION

20- Marie est morte par amour,
Elle est ressuscitée,
Puis élevée au même jour
Jusqu’au Ciel empyrée :
Pour mourir très heureusement
Et monter au Ciel sûrement,
Faisons-le par Marie,
Et la servons dévotement
En imitant sa vie.

LE COURONNEMENT DE LA VIERGE

21- Marie est couronnée aux Cieux
Comme une Souveraine,
Elle veut être en ces bas lieux
Sensible à notre peine :
Demandons par elle à son Fils,
Cette Couronne qu’il promit
À la persévérance
Et la gloire du Paradis
Pour notre récompense.

R./ Mère de Dieu, vous êtes notre Mère :
Donnez-nous votre bénédiction,
Supportez-nous malgré notre misère
Et nous gardez du monde et du démon.

 

******************************


PROMESSES QUE NOTRE-DAME FIT AU BIENHEUREUX ALAIN DE LA ROCHE EN 1464 RELATIVEMENT A LA DÉVOTION AU TRÈS SAINT ROSAIRE


« 1- A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.


2- Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.


3- Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.


4- Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les coeurs
l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !


5- Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas.


6- Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur : pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en
grâce et deviendra digne de la Vie éternelle.


7- Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.


8- Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des
Bienheureux.


9- Je délivrerai très promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.


10- Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel.


11- Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.


12- Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.


13- J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les Saints du Ciel.


14- Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et soeurs de Jésus-Christ.


15- La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination. »


1- Devant tous je m'engage
Sur mon honneur,
Et je te fais hommage
De moi, Seigneur !

R./ Je veux t'aimer sans cesse,

De plus en plus !
Protège ma promesse,

Seigneur Jésus !

2- Je jure de te suivre
En fier chrétien,
Et tout entier je livre
Mon cœur au Tien.

3- Fidèle à ma Patrie
Je le serai ;
Tous les jours de ma vie,
Je servirai.

4- Je suis de tes apôtres,
Et chaque jour
Je veux aider les autres
Pour ton amour.

5- Ta Règle a sur nous-mêmes
Un droit sacré ;
Je suis faible, tu m'aimes :
Je maintiendrai !

AJPM318 : Les plaintes des âmes du Purgatoire (2) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM317 : Actions de grâces : "Bénissons à jamais" (int. : J-M Chevalier)

R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits !

Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits !

 

1- Bénissez-le, saints Anges :
Louez sa majesté,
Rendez à sa bonté
Mille et mille louanges.

2- Oh ! que c'est un bon Père !
Qu'il a grand soin de nous !
Il nous supporte tous,
Malgré notre misère.

3- Comme un Pasteur fidèle,
Sans craindre le travail,
Il ramène au bercail
Une brebis rebelle.

4- Il a brisé mes chaînes
Comme un puissant vainqueur,
Et, comme un doux Sauveur,
Il a banni mes peines.

5- Il a guéri mon âme
Comme un bon médecin ;
Comme un maître divin,
Il m'éclaire, il m'enflamme.

6- Il me comble à toute heure
De grâces, de bienfaits ;
Dans mon cœur pour jamais
Il a pris sa demeure.

7- Qu'avec moi tout publie
Un Dieu si plein d'amour ;
À l'aimer sans retour
Consacrons notre vie.

8- Sa bonté me supporte,
Sa lumière m'instruit,
Sa beauté me ravit,
Son amour me transporte.

9- Oui, sa douceur m'enchaîne,
Sa grâce me guérit,
Sa force m'affermit,
Sa charité m'entraîne.

10- Dieu seul est ma tendresse,
Dieu seul est mon soutien,
Dieu seul est tout mon bien,
Ma vie et ma richesse.

1-Mortels, écoutez-nous,
Écoutez-nous, chers frères,
Nous soupirons vers vous
Du fond de nos misères.
Hélas ! que nous souffrons !
Qui le pourrait comprendre ?
Nous pleurons, nous crions
Sans qu'on nous veuille entendre.

2-Nous sommes vos parents,
Vos pères et vos mères,
Chers amis, chers enfants,
Exaucez nos prières.
Si l'amour ou le sang
Ne vous rend insensibles,
Soulagez maintenant
Nos souffrances terribles.

3-Vous vous divertissez,
Vous vivez à votre aise,
Et vous nous délaissez
Dedans cette fournaise.
Vous mettez votre argent
En de folles dépenses,
En pouvant aisément
Soulager nos souffrances.

4-Et vous, Seigneur très doux,
Vous nous faites la guerre.
Ah ! quand cesserez-vous
De nous être contraire ?
Que dans votre bonté
Vous nous semblez aimable !
Que notre iniquité
Vous rend épouvantable !

5-Amis, ce Dieu vengeur
Forme notre supplice,
Nous sentons la rigueur
De toute sa justice.
Il est vrai, nous l'aimons
Comme notre bon Père,
Mais nous le ressentons
Comme un juge sévère.

6-Il nous fait entrevoir
Ses beautés souveraines,
Et c'est dans ce miroir
Qu'augmente notre peine ;
Car pour voir un moment
Ses beautés infinies,
Il faudrait justement
Consacrer mille vies.

7-Gardez-vous de pécher,
Et gardez-vous de croire
Que c'est bien peu d'aller
Brûler en Purgatoire !
Point de péché petit,
Point de faute légère,
Puisque Dieu le punit
Avec tant de colère.

8-Hélas ! un feu cuisant,
En dévorant notre âme,
La pénètre et la rend
Un charbon tout de flamme.
Mais ces feux sont très vifs,
Leur flamme est toute pure :
Vos feux les plus actifs
N'en sont que la peinture.

9-Ici, plus de moyen
De nous aider nous-mêmes,
Nous ne méritons rien
Dans nos peines extrêmes.
Mortels, si vous vouliez,
Il vous serait facile,
Le peu que vous feriez
Nous serait très utile.

10-Tirez-nous de ces feux,
Dieu même le désire,
Nous mettre dans les cieux,
C'est former son empire.
Vous le glorifierez
D'une gloire nouvelle,
Si vous nous procurez
Une gloire éternelle.

11-Si vous nous délivrez
Ou donnez assistance,
Vous nous éprouverez
Pleins de reconnaissance ;
Car, ayant eu par vous
Une entière victoire,
Nous nous emploierons tous
Pour vous mettre en la gloire.

12-Si des biens très petits,
Un verre d'eau qu'on donne,
Ont devant Dieu leur prix,
Leur gloire et leur couronne,
Quel grand prix, ô mon Dieu,
Recevra votre aumône,
Si, pour un lit de feu,
Vous nous donnez un trône !

13-Si vous n'écoutez pas
Notre juste demande,
Le Seigneur ici-bas
Fera qu'on vous le rende.
On vous mesurera
A la même mesure,
On vous délaissera
En ce lieu de torture.

14-Tirez-nous de prison
Par toutes vos justices,
Payez notre rançon
Par vos saints sacrifices.
Entendez-vous nos cris ?
Nous crions tous à l'aide,
Soyez-en attendris :
A l'aide ! à l'aide ! à l'aide !

PRIÈRE A JÉSUS ET MARIE

15-Seigneur, apaisez-vous
Sur ces pauvres victimes,
Vengez plutôt sur nous
La grandeur de leurs crimes.
Retirez-les des feux,
Placez-les dans la gloire,
Vous aurez en tous lieux
Une pleine victoire.

16-Priez pour nos parents,
Sainte Vierge Marie,
Ils sont vos chers enfants,
Soyez-en attendrie,
Montrez-leur maintenant
Que vous êtes leur Mère,
Calmez le Tout-Puissant
Dans sa juste colère.

AJPM320 : Jésus seul (poésie de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus)

AJPM319 : "Arrête ici, passant, regarde cette tombe" (Int. : J-M Chevalier)

Version sans percussions ici : plage 12 du CD "La Mission"

1- Mon cœur ardent veut se donner sans cesse :
Il a besoin de prouver sa tendresse !
Ah ! qui pourra comprendre mon amour ?
Quel cœur voudra me payer de retour ?...
Mais ce retour, en vain je le réclame.
Jésus, toi seul peux contenter mon âme !
Rien ne saurait me charmer ici-bas :
Le vrai bonheur ne s’y rencontre pas.....

R./ Ma seule paix, mon seul bonheur,
Mon seul Amour, c’est toi Seigneur !...


2- Ô toi qui sus créer le cœur des mères,
Je trouve en toi le plus tendre des Pères !
Mon seul Amour, Jésus, Verbe Éternel,
Pour moi ton cœur est plus que maternel :
À chaque instant, tu me suis, tu me gardes ;
Quand je t’appelle, ah ! jamais tu ne tardes,
Et si parfois tu sembles te cacher,
C’est toi qui viens m’aider à te chercher.
 
3- C’est à toi seul, Jésus, que je m’attache !
C’est en tes bras que j’accours et me cache,
Je veux t’aimer comme un petit enfant,
Je veux lutter comme un guerrier vaillant :
Comme un enfant plein de délicatesses,
Je veux, Seigneur, te combler de caresses ;
Et dans le champ de mon apostolat,
Comme un guerrier je m’élance au combat !...

4- Ton Cœur qui garde et qui rend l’innocence,
Ne saurait pas tromper ma confiance !
En toi, Seigneur, repose mon espoir :
Après l’exil, au Ciel j’irai te voir...
Lorsqu’en mon cœur s’élève la tempête,
Vers toi, Jésus, je relève la tête :
En ton regard miséricordieux
Je lis : « Enfant, pour toi, j’ai fait les Cieux. »

5- Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes
Sont devant toi, tout rayonnants de charmes.
Les séraphins au Ciel forment ta cour,
Et cependant, tu mendies mon amour !...
Tu veux mon cœur, Jésus, je te le donne !
Tous mes désirs, je te les abandonne,
Et ceux que j’aime, ô mon Époux, mon Roi,
Je ne veux plus les aimer que pour toi !

1- Arrête ici, passant, regarde cette tombe :
À la mort comme moi il faut que tu succombes ;
Regarde bien comme la mort m'a mis,
Et comme j'ai quitté mes parents, mes amis.

2- Quand la mort me surprit au printemps de mon âge,
Je me piquais d'esprit, de force et de courage ;
Dans un moment je me vis terrassé :
Tu doutes, me voyant, si j'ai jamais été.

3- Entre dans ce tombeau, prends de cette poussière,
Tu n'y verras plus rien de ma beauté première ;
Entre et regarde au fond du monument :
Les vers ne m'ont laissé que les os seulement.

4- À peine de mes traits conserve-t-on l'image,
Et mon nom paraît-il sur la funèbre page :
On ne sait plus que par quelque écriteau
Qu'après avoir vécu je suis dans le tombeau.

5- En me voyant ainsi pense bien à toi-même ;
Ton arrêt est porté par le Juge suprême :
Tu viens ici d'un pas précipité,
Et dans peu va, pour toi, s'ouvrir l'éternité.